Salut !

Me revoilà pour un nouveau Chapitre de Impossible love. Je tenais à remercier tout ceux qui ont lu les précédents chapitres et qui m'ont donné leur avis.

Alors on se retrouve en bas !


Je restais sous le choc de la déclaration de Carlisle. J'avais un don, tout comme Edward. Je regardais autour de moi légèrement affolée, tout le monde était là, sauf Emmett et Rose. Une vague de calme me traversa. Mes émotions étaient réellement étranges, je pouvais passer de la colère, à la tristesse en 2 secondes puis revenir à la joie. Je ne me comprenais vraiment pas.

- « Tout les vampires ont des dons ? » demandais-je intriguée

Carlisle sourit. « Non, seulement certains. » Je hochais la tête dans l'attente d'une réponse un peu plus approfondis.

-« Par exemple, je n'en ai pas. Esmé, Rose et Emmett, non plus » m'expliqua-t-il doucement

Je le regardais interloquée, Carlisle me paraissait tellement calme, gentil en toutes circonstances que je ne pouvais l'imaginer dénuer de dons. De même pour Esmé avec sa gentillesse et son instinct maternel, Emmett et sa super force et Rose qui possédait une beauté à vous couper le souffle.

-« Vraiment ? » soufflais-je

-« Vraiment ! » Sourit-il

-« Alice, Jasper ! Quels sont vos dons ? » Souris-je à mon tour en me tournant vers mes frères et sœurs d'adoption.

- « Je peux voir l'avenir ! » rigola Alice devant mon enthousiasme.

Je restais bouche-bée devant elle, la regardant telle une déesse qui descendait des cieux. Mon Dieu, comment pouvait-elle faire cela ?

-« Et moi, je suis empathe, et je peux faire ressentir l'émotion que je veux à la personne que je veux, je les contrôle. » dit calmement Jasper avec un sourire charmeur du coin des lèvres.

-« Hum, ça veut dire que maintenant tu ressens tout ce que je ressens ? » lui demandais-je légèrement inquiète.

-« Inquiétude, mais tu es aussi heureuse et surprise. » Répondit-il avec un autre de ses fameux sourires à tomber. Il me fit un petit clin d'œil, et je compris qu'il ressentait sans doute du désir -ou quelque chose dans ce genre- venant de moi.

Esmé me prit tendrement dans ses bras, et remonta à l'étage avec Carlisle. Alice et Jasper restèrent avec moi sur le canapé à écouter Edward. Alice se blottit amoureusement dans ses bras se laissant bercer par la douce mélodie sortant de l'instrument. Je laissais mon esprit vagabonder, aurais-je un jour la chance de passer mon éternité avec la bonne personne ? Celle qui fera chavirer mon cœur ? Tous les Cullen semblent si heureux avec leurs conjoints. Cela pourra-t-il m'arriver un jour ? Jasper me lança un regard un peu inquiet alors que je me levais. Je m'assis sur le sol, les jambes pendant dans le vide, par la fenêtre que j'avais brisée un peu plus tôt, ma tête reposait contre le mur.

Je ne sais pas combien de temps, je restais là, sans bouger, telle une statue de marbre. Je vis le soleil se lever à travers les immenses pins de la dense forêt qui entourait Forks. Le spectacle était à couper le souffle, magnifique. Edward qui s'était assis sur le canapé pour lire, fit mine de s'étirer comme un humain resté trop longtemps dans la même position. Il se leva et alla dans sa chambre et quelques secondes plus tard, j'entendis l'eau de la douche couler. Des bruits venant de la chambre de Rose et Emmett me firent grimacer. Alice le remarqua et rit :

- « Tu vas t'habituer à ça aussi ! »

-« Ouais, j'espère. » soufflais-je

Une légère brulure dans ma gorge me rappela à ma nouvelle nature. Carlisle m'avait dit que je devais chasser très régulièrement, quotidiennement en fait, pour être sûr de me contrôler à tout moment. Jasper me lança un regard d'avertissement alors je pensais à me défiler pour ma chasse quotidienne. Comment pouvait-il savoir ceci ?

-« J'ai sentis ton hésitation, puis ta culpabilité et maintenant ton interrogation ! » sourit-il « Et oui, c'est vrai ! A présent, plus beaucoup de vie privée. » Ajouta-t-il alors que je soupirais.

Je gravis les escaliers d'un bond, courut dans ma chambre encore en travaux. J'aillais alors dans celle d'Alice, posais mes escarpins dans son dressing, pris un débardeur chocolat tout simple et un short en jean. Puis sautais par la fenêtre de sa chambre, les odeurs de la nature emplirent mes narines. Tout sentait si bon le matin ! La rosée, les oiseaux qui chantaient, le ruisseau qui coulait non loin de là, les fleurs des champs, tout m'émerveillait. Je marchais doucement dans l'herbe, profitant de la sensation de l'herbe mouillée sur mes pieds nus.

- « Elisabeth ! Elisabeth ! » Hurla une voix à l'intérieur de la maison.

Je me tournais doucement et la tête de Carlisle apparu par la fenêtre de son bureau.

-« Où vas-tu ? »

-« Chasser. » J'haussais les épaules, nonchalante.

-« Je ne veux pas que y aille seule, je te l'ai déjà dit ! » dit-il en fronçant les sourcils

-« Je ne veux être un poids pour personne. Je n'ai pas envie de les déranger. » Répondis-je fronçant les sourcils à mon tour.

-« Très bien. » souffla-t-il. « Alors je viens avec toi. » Répliqua-t-il en haussant les sourcils, fier d'avoir trouvé un compromis.

-« Non, je ne veux pas vous déranger non plus. »

-« Tu nous ne dérange pas ma chérie » dit Esmé qui devait se trouver dans la même pièce. Oh mon dieu ! Les avais-je déranger alors qu'ils…partageaient un moment intime? Carlisle sautait par la fenêtre gracieusement. Je soufflais bruyamment. Alice cria :

-« Tu ne pourras rien y faire. L'avenir est comme cela. Bonne chasse. A tout à l'heure. »

-« Allons-y alors. » dis-je en faisant semblant d'être contrarier mais je ne pus m'empêcher de laisser échapper un sourire.

Carlisle chassa peu par rapport à moi. Il n'avait pas besoin de chasser aussi régulièrement que moi. Je voulais toujours être parfaitement nourris, au cas où. Carlisle restait toujours prêt de moi, se préparant à toutes éventualités. Alors que je drainais un cerf, Carlisle était assis sur une branche balançant ses jambes dans le vide, à 1km de moi estimais-je. Je relevais ma tête de l'animal sans vie à présent, Carlisle me sourit et sauta de sa branche. Je courrais dans la forêt sans but précis, je sentais Carlisle 500 mètres derrière moi. Il ne surveillait mais n'envahissait pas mon espace personnel mais de toute façon je crois que même s'il le voulait, j'étais trop rapide.

Je m'enfonçais de plus en plus dans la forêt sombre. Je regardais passer les arbres alors que mes pieds touchaient à peine le sol. Une odeur étrange me parvint aux narines. Je reniflais disgracieusement et suivis cette odeur en accélérant. Survint alors de nulle part une masse de poil devant mon visage, je m'arrêtais et fixais avec effroi des loups immenses de la taille de chevaux, ils étaient une dizaine. Sans que je m'en rende compte, je reculais effrayée. J'entendis clairement Carlisle hurler mon prénom au moment où le loup noir, le plus grand, avança d'une foulée. Je voulus le faire bouger avec mon don mais il sembla que celui-ci ne fonctionnait pas très bien car je vis un loup gris s'envoler et s'écraser contre un arbre.

-« Oh Mon Dieu ! » gémissais-je. Oubliant leur odeur, et mes peurs, je sautais à côté du loup que je venais de fracasser. Les loups grognèrent lorsque je m'approchai, je passai doucement ma main sur la tête du loup blessé qui saignait. Carlisle arriva, tout de suite les loups se retournèrent pour le regarder, le loup noir disparu et à sa place un humain à la peau dorée apparu, vêtu d'un short en jean. Je me penchais de nouveau vers ma victime, qui alors que je ne m'y attendais pas du tout, se métamorphosa en un humain dans son plus simple appareil si ce n'est un short en jean accrocher à sa cheville par une ficelle. Tout comme le loup sa tempe était ouverte, il faudrait surement des points de sutures, sa lèvre saignait légèrement. Je posais ma main froide sur sa tempe, il gémit doucement. Ce son me parut étrangement délicieux. Certains loups grognaient, mais je ne faisais attention à rien à part à lui.

-« Elisabeth, viens là ! » M'appela Carlisle. Je remarquais que lui et l'humain étaient à 500 mètres de nous. Je me relevais et couru vers eux.

-« Bonjour. » saluais-je poliment l'homme. Il me lança un regard noir qui me glaça sur place. Carlisle me prit par la main pour que je me place à ses côtés.

-« Elisabeth, tu te rappelles des quileutes, dont Edward t'as parlé ? » demanda Carlisle

-« Oui. » Répondis-je docilement même s'il savait parfaitement que ma mémoire était intacte.

-« Je te présente le chef de la meute, Sam Uley. »

-« Ravie de vous rencontrer. » J'hésitais à lui tendre la main mais son regard m'en dissuada définitivement.

-« Vous étiez sur notre territoire ! C'est une violation du traité ! » Gronda-t-il

Je tournais la tête pour regarder Carlisle, confuse. Le traité, Edward ne n'avait pas parlé de territoire. Je ne comprenais pas.

-« Tu as pénétré dans leur territoire, mais tu ne savais pas. Je te montrerais les frontières.»

-« Je suis désolé. Je ne savais pas, je… »Commençais-je en me tournant vers l'indien.

-« C'est bon. Mais que cela ne se reproduise plus ! » M'interrompu-t-il.

Je lançais un regard à l'homme toujours au sol. « Et Désolé, pour ça aussi. »Grimaçais-je.

-« Si vous voulez je peux jeter un coup d'œil. » proposa le médecin. Le chef regarda son compagnon puis nous regarda et finalement acquiesça.

Nous franchîmes donc la frontière, encore une fois pour moi. Le chef fit un signe de tête aux loups et ils se divisèrent. Une moitié s'enfonça dans la forêt en courant et l'autre moitié revint sous forme humaine. Carlisle inspecta ma victime et en conclut que ce n'était pas très grave. Deux indiens le portèrent et s'éloignèrent dans la forêt. Carlisle prit mon bras et me conduit à la frontière.

-« Bien. » murmura-t-il. « Encore désolé, Sam. Et merci. » Cria-t-il au chef

-« Au revoir » Ajoutais-je plus doucement.

Carlisle passa ensuite le reste de la journée à me montrer les limites de notre territoire, où j'avais le droit de me trouver ou non. Il ne fit aucun commentaire sur mon intrusion chez nos ennemis.

Nous arrivâmes enfin à la maison. Carlisle gravit les escaliers sans un regard pour moi, je sautais alors les marches qui nous séparait et saisissait son bras.

-« Carlisle. Ecoute, je suis vraiment désolé. Si j'avais su, je n'aurais jamais fait ça. Désolé, je… »

-« Oublie ça. » déclara-t-il avant de passer la porte d'entrée.

Je redescendis les marches et m'assit sur la première, mes coudes sur mes genoux et mes mains dans mes cheveux. Je soufflais. J'avais tout gâché. Les Cullen me faisaient confiance et j'étais allée sur le territoire de leurs ennemis. J'entendis une voiture prendre le chemin qui menait à la villa. Etrange, personne ne prenait ce chemin à part les Cullen. Je me levais et vis la Volvo grise d'Edward se gara devant la maison, je vis une personne sur le siège passager. Oh Mon Dieu, c'était une humaine, ses joues légèrement rougis, j'entendais même son cœur battre. J'arrêtais immédiatement de respirer, je vis Ed lui parler et descendre de voiture. Il ferma la porte et un courant d'air apporta son odeur jusqu'à moi. Je fermais les yeux me concentrant sur l'amour qu'Edward lui portait, si jamais je la blessais je ne m'en remettrais jamais. Heureusement j'avais assez chassé dans la journée. L'odeur me paraissait alléchante mais pas assez pour sauter sur cette pauvre Bella et ne pas me contrôler. Il me regarda curieux et inquiet. Je hochais doucement la tête pour lui faire comprendre que tout allait bien.

Il s'approcha de moi, posa sa main sur mon épaule dans un geste réconfortant.

-« Ça ne va pas ? »

-« Si, tout vas bien. » souris-je. Mais des images de la terrible journée que je venais de passer me revinrent à l'esprit. Edward les intercepta toutes, puisqu'il me prit doucement dans ses bras.

-« Personne ne t'en veut. Carlisle était juste un peu en colère. Notre entente avec les loups garous est très instable, le moindre incident pourrait tout ruiner. Il s'inquiétait. Ne t'en fais pas. Ça va aller. »

-« Sur ? » sanglotais-je sur son épaule.

-« Mais oui. Aller ça va aller ! »Sourit-il. « T'as vu ? J'ai amené Bella. En fait je croyais que tu n'étais pas là. » Rigola-t-il

-« Oh ! Tu veux que je m'en aille ? » Demandais-je inquiète.

-« Non, non ! Si tu veux on peut essayer de voir si tu supportes la présence d'une humaine dans la pièce que toi. Ne t'inquiète pas, tout le monde sera là, près de toi. »

-« Oh, et bien, on peut essayer, je suppose. » haussais-je les épaules.

-« Bien, rentre à la maison. Je vais la chercher. »

J'obéis et rentra dans la maison. Alice sauta dans mes bras.

-« Je sais pas pourquoi j'ai rien vu. Je ne sais pas ce qui sait passer. Carlisle m'a expliqué. Désolé. »

-« Eh Alice ! Tu n'as pas à t'excuser. Ce n'est en rien ta faute. » Souris-je doucement. « Et Bella est ici ! »

-« Oui, ça, je le sais ! » Rigola-t-elle

Bella et Edward rentrèrent dans la maison alors qu'Alice et moi rigolèrent encore. Tout de suite, je me figeais et bloquais ma respiration. Bella était jolie, ses cheveux bruns bouclaient sur ses épaules, ses yeux d'un chocolat profond étaient très expressifs, son visage était beau, ses lèvres pleines et ses joues légèrement rougies. Elle n'était pas très grande 1m65 tout au plus, comme moi. Elle était habillée simplement d'un jean et d'un pull beige et d'une veste marron. Alice devait détester cela. Je regardais ma tenue et souris, si un humain m'avait vu, il aurait pensé que j'étais totalement folle à lier.

-« Bonjour ! » me dit-elle en baissant les yeux.

-« Salut ! » soufflais-je crispée. Son sang m'appelait, je résistais. J'étais fière de moi, j'arrivais à rester là, près d'elle, sans lui sauter dessus. J'éclatais de rire sous le regard incrédule des autres. Edward se joignit à moi en gloussant. Je secouais la tête, pour stopper mon fou rire. Lorsque Carlisle descendit l'escalier dire bonjour à Bella, je me tendis, Jasper m'envoya une vague de calme. Je grognais doucement à son attention, j'aimais contrôler moi-même mes émotions, pour apprendre à me contrôler toute seule et Bella sursauta alors qu'Ed m'envoya un regard de reproche.

-« Pardon. Je n'ai pas l'habitude de devoir me surveiller. » Grimaçais-je

-« Pas de problème.» Rougit-elle

Edward et sa dulcinée montèrent à l'étage, dans sa chambre. Carlisle s'approcha doucement de moi, j'étais dos à lui. Il posa sa main sur mon épaule, je me dégageais rapidement.

-« Eli. » soupira-t-il. « Viens, s'il te plait. » dit-il en me prenant la main. Je le suivis donc, on passa la porte pour se retrouver à l'orée du bois pour avoir un semblant d'intimité.

-« Ecoutes, je suis désolé. Je n'ai pas été aimable avec toi alors que ce n'était pas de ta faute. Les relations avec les quileutes sont difficiles et j'ai rejeté la faute sur toi, il me fallait un coupable et tu étais là. Et je suis désolé. Je ne sais pas quoi dire d'autre, pourras-tu me pardonner ? »

-«C'est oublié ! » Lui lançais-je en le prenant dans mes bras.

-« Au fait, je suis très fière de toi. » Je le regardais interloquée. « Tu n'as pas sauté sur Bella. » rigola-t-il

-« Et oui ! » Riais-je avec lui. « Mais j'ai essayé de tuer un loup garou par contre. » ricanais-je ironiquement. Il me fit un petit sourire entendu. Cette histoire était derrière nous à présent.

-« Aller, rentrons. » déclara-t-il

-« Hum, si ça ne te dérange pas, je vais aller faire un tour, dans la forêt. » demandais-je

-« Hum, ok. Tiens ! Prends mon portable, on ne sait jamais. »

-« A tout à l'heure. » Soufflais-je en m'élançant dans la forêt sombre. Malgré la nuit, je voyais tout, mes yeux n'avaient aucun problème avec le noir.

Je courrais sans m'arrêter, pendant des heures et des heures, je ne voyais pas le temps passé, je me perdais dans mes réflexions, ne fatigant jamais. Je vis le soleil se levé lentement sous les nuages de l'automne. Je fis alors demi-tour. J'empruntais un chemin différent cette fois-ci. Je dus courir encore une dizaine d'heures, avant de tomber sur un petit ruisseau, qui tombait en cascade dans un petit lac. L'endroit était magnifique. Je m'assis sur un rocher, trempais mes pieds dans l'eau. Mon esprit vagabondais ici et là, réfléchissant à ma nouvelle vie. Une vibration se fit ressentir dans mon short. Je sortis rapidement le téléphone et décrochais.

-« Oui ? »

-« Eli ! Que fais-tu ? »

Esmé. Je souris.

-« Esmé. Ne t'inquiète pas. Je suis au bord d'un ruisseau. Je rentre bientôt. »

-« Je m'inquiétais. Tu sais que tu es comme ma fille. Et une mère s'inquiète toujours quand ses enfants ne sont pas près d'elle. »

Je ris et me levant, je mis à courir en direction de la maison.

-« J'arrive. À toute suite. »

Il me fallut un peu plus d'une heure pour rentrer à la maison. J'avais encore du mal à considérer cette splendide villa comme ma demeure mais c'était pourtant bel et bien ce qu'elle était à présent. A peine passais-je le pas de la porte qu'Esmé m'entourait de ses bras.

-« Ne fais plus jamais ça ! »

-« Esmé, je suis seulement partis… »

-« Presque une journée ! C'est beaucoup trop ! » Me coupa-t-elle

Je ne m'étais pas rendu compte d'être partit aussi longtemps. Mais cela m'avait fait un bien fou.

-« Je te surveillais de toute façon. S'il y avait eu un problème nous l'aurions sut. Esmé s'inquiète toujours trop ! » sourit Alice. Je lui rendis son sourire, montais à l'étage pour prendre une douche. Cette balade m'avait sali. Lorsque que je redescendis au rez-de-chaussée, j'entendis des rires et une odeur humaine dans la cuisine. Je m'y rendis, cela faisait plus d'une journée que je n'avais pas chassée et l'odeur que dégageait Bella me paraissait plus attirante. Bella mangeait sous le regard attentif d'Esmé et Ed.

-« Tu devrais aller chasser. » me conseilla Edward.

-« Sa va. » répondis-je en haussant les épaules.

Bella me regardait, curieuse. « Ta promenade s'est bien passé ? »

-« Oui ! C'était super ! » M'écriais-je. « Le coin est vraiment magnifique »

-« Tu sais que tu es allée beaucoup plus loin que la région. Bella ne pense surement pas au même coin que toi. » Railla Edward.

-« Très bien. Tu sais que si tu veux que je parte, tu peux le dire clairement. » Dis-je avec un sourire moqueur. « Je vais chasser » repris-je un peu sèchement.

-« Je viens ! » attendis-je Jasper hurlé.

J'avais enfilé un jean clair et un tee-shirt bleu. Je rassemblai rapidement mes cheveux dans un chignon désordonné et ouvrit la porte d'un geste brusque si bien que cette dernière sortit de ses gonds et je la rattrapais de justesse avant qu'elle ne tombe par terre. Je fis un sourire désolé à Esmé.

-« Oups. Désolé. » Bella me regarda choquée, les yeux écarquillés.

« J'ai encore un peu de mal avec ma force. » Je grimaçais.

-« Ce n'est pas grave, mon trésor. Laisse-la ici. Je la remettrais plus tard. » Me sourit tendrement Esmé.

Jazz descendis de l'étage, regarda la porte avec un sourire moqueur avant d'éclater de rire. Je lui mis un coup de poing dans l'épaule et il hoqueta avant d'arrêter de rire, et de se pincer les lèvres pour se retenir. Je laissais échapper un gloussement avant de courir dehors. Il me rattrapa alors que nous nous enfoncions dans les bois pour nous nourrir. J'étais plus lente que les autres pour manger, je m'étais ça sur le fait que j'avais moins d'expérience et que je chassais également un peu plus qu'eux. Jasper et moi profitions simplement du fait d'être dehors. Le climat et le paysage de Forks était absolument magnifique. Je m'allongeais sur une branche basse d'un arbre, une jambe dans le vide. Jasper disparu de mon champs de vision en courant, je sautais donc rapidement pour le rejoindre. Mais je ne percevais que son odeur. Je courais donc en suivant l'odeur qu'il laissait derrière lui, mais je tournais en rond. Il jouait avec moi, je devais être plus maline. Je grimpais dans l'arbre le plus proche pour essayer de l'apercevoir, je me rendis alors compte qu'on était très proche de la frontière du territoire des loups. Je sautais au sol et me rapprochais de la ligne interdite. Je m'arrêtais à un pas de franchir la ligne. Je reniflais l'air, un ou plusieurs loups n'était pas très loin mais pas de vampire à l'horizon. Mais où était passé Jasper ? Je ne pouvais pas croire qu'il m'est abandonné ici. J'entendis des pas de course, de galop venir du territoire quileute. Instinctivement, je reculais de quelques pas quand un immense loup gris apparu. Je ne savais pas pourquoi mais l'odeur ne me parut pas repoussante, peut être que la meute réunie dégageait plus d'odeur. Le loup se retourna, j'eus l'impression que l'air tourbillonnait, et il se transforma en un adolescent aux cheveux noirs, à la peau mate et totalement nu ! J'eu tout le loisir de pouvoir admirer son postérieur parfaitement musclé. Rapidement, il se pencha pour prendre un short en jean et l'enfilé. Lorsqu'il se retourna, je reconnu ma victime, l'homme que j'avais envoyé contre un arbre. Je hoquetais de surprise. Il me fit un petit sourire.

-« Salut. Je m'appelle Seth. »

-« Elisabeth. » Je hochais doucement la tête dans sa direction. Je n'osais sympathiser avec lui. J'étais sensé être son ennemi après tout.

-« Enchanté. » Sa voix était chaude et envoutante.

-« En fait, on s'est déjà rencontré. » souris-je oubliant immédiatement qu'il était mon ennemi mortel au moment où il me sourit.

-« Je ne suis pas sûr de parfaitement me rappeler de ce jour-là. »Sourit-il moqueur.

-« Ouais, Désolé pour ça ! » grimaçais-je légèrement honteuse.

-« Oh ! Ne t'en fais pas ! Les loups guérissent très vite. » Je remarquais d'ailleurs qu'il m'avait aucune marque de l'incident. Une vibration me sortit de mon observation de son visage, magnifique au passage. Je sortis mon téléphone, qu'Esmé avait insisté pour que j'ai en permanence sur moi.

« Oui ? »

« Puisque tu ne m'as pas trouvé, je suis rentré à la maison ! » ricana Jazz. Je grognais légèrement.

« J'arrive.» Je raccrochais et enfonçais le portable dans la poche de mon jean.

Je lançais un regard à l'humain en face de moi.

« Je dois y aller. »

« A un de ses jours. » Je hochais la tête avant de m'élancer dans la sombre forêt.

Allais-je le revoir ? Il semblait penser que oui. Voulais-je le revoir ? Je réfléchis à cette question sur le trajet du retour, sans trouver de réponse. Jasper et Emmett discutaient l'un en face de l'autre dans la cour. Je bondis sur le dos de Jasper, et fit semblant de lui mordre le cou. Il ricana en me repoussant.

-« Tu pus ! » dit-il en fronçant le nez

-« Merci » ironisais-je. « J'ai vu un loup à la frontière, je me suis excusée. »

-« C'est pour ça que tu ne m'as pas trouvé ? »

-« Euh, ouais ! » Je lui fis un clin d'œil, alors qu'il secouait la tête de désespoir.

Emmett tenait un journal dans les mains.

-« Qu'est-ce que c'est ? » lui demandais-je en montrant le journal de ma tête.

-« Le journal d'hier. » répondit simplement Emmett.

Je lui pris des mains. L'article qui faisait la Une annonçait des meurtres, beaucoup, à Seattle. Je regardais les deux frères, le regard interrogateur.

-« Avons-nous besoin de nous inquiéter ? »

-« Eh bien, oui sans doute. Je pense à des vampires, des nouveaux nés probablement, vu le carnage. »

-« Ils doivent être nombreux pour faire autant de dégâts. » renchérit Emmett.

-« Allons-nous faire quelque chose ? »

-« On surveille depuis déjà pas mal de jours. Mais rien de plus pour le moment. »

-« Pourquoi n'étais-je pas au courant ? Je veux vous aider ! » Plaidais-je

Il haussa les épaules. « On voulait te laisser le temps de t'adapter à ta nouvelle vie. Mais si tu veux, tu peux nous aider. » Sourit Jasper.

A ce moment Bella et Edward descendirent l'escalier de la maison en se tenant la main tendrement.

-« Alors j'ai entendu dire que tu t'étais perdu ! » ricana le vampire.

-« C'est ça, fait le malin, Eddie ! » ricanais-je à mon tour.

-« Sérieusement, tu devrais te méfier des loups garous. » Je grognais doucement pour ne pas effrayer Bella.

-« Ne t'inquiète pas pour moi. » Il grimaça légèrement, me faisant comprendre qu'il ne plaisantait pas.

-« Nous ne saurons pas là, ce week-end. » m'apprit Ed.

-« Ah oui ? »

-« Nous allons rendre visite à ma mère avant la graduation. » M'expliqua Isabella.

-« La graduation ? C'est si important de la voir avant ? Pourquoi pas après ? » Lui demandais-je

Jasper secoua la tête tandis qu'Edward soupirait. Je tournais la tête, confuse vers Bella, qui semblait gênée.

-« Je…hum. Nous avons décidé qu'après la graduation, je deviendrais comme vous. »

-« Oh. Désolé. Je ne voulais pas être indiscrète. » M'excusais-je. Elle hocha doucement la tête me faisant comprendre qu'elle acceptait mes excuses. Edward lui ne dit pas un mot et amena Bella dans sa voiture.

-« Que se passa-t-il avec Edward ? »

-« Il n'est pas ravi que Bella veuille être comme lui si vite. » expliqua Jasper.

-« Mais il savait que sa arriverait un jour. Je veux dire c'était inévitable ! »

-« Je suppose qu'il espérait les choses autrement. » dit-il simplement.

Nous rentrions dans la villa où chacun retrouva sa compagne. Nous prîmes place sur le canapé un petit instant quand la sonnette de la porte d'entrée retentit. Je regardai Alice qui me sourit et me fit signe d'aller ouvrir. Je reniflais l'air. Un humain. J'ouvris la porte et un homme en uniforme d'une boutique de bricolage se tenait devant la porte. Il écarquilla légèrement les yeux en m'observant et j'entendis clairement son cœur accélérer. Je souris.

-« Hum. Bonjour. Je…euh. » Je souris pour l'encourager à continuer.

« Oui. Hum… Le livreur a oublié de livrer cela, la première fois. » Je remarquais enfin le carton à ses pieds.

-« Oh. Merci » Il rougit alors que je retenais difficilement un rire.

-« Bien. Au revoir mademoiselle. »

« Au revoir » lançais d'une voix que je voulais sensuelle. Le pauvre rougit d'avantage et partit en loupant la dernière marche de l'escalier alors que je pouffais. Je pris le carton et le déposa sur la table du salon pour regarder le contenu. J'arrachais le scotch du carton et l'ouvrit rapidement, je découvris deux coussins, un vert pomme et l'autre marron, une couverture, quelques cadres photos et une lampe de chevet.

Je me tournais vers Alice, ses yeux pétillaient de bonheur. Elle sauta du canapé et m'entraina à l'étage. Elle ouvrit ma chambre avec empressement, le désordre et les travaux avaient laissé place à une chambre, ma chambre en fait. Elle était magnifique. Le mur qui nous faisait face, était recouvert de baies vitrées qui donnaient directement sur la forêt environnante. Un des murs était vert bambou, l'autre marron chocolat et le dernier était gris taupe (marron plus clair). Un lit était appuyé contre le mur à notre gauche, il était grand, la tête de lit était en bois assez foncé et semblait travaillé avec soin, au bout du lit se trouvait un coffre ancien, en bois également. Un bureau faisait l'angle à gauche avec un ordinateur posé dessus. Sur le mur de droite se trouvait la porte menant à la salle de bain que je partageais avec Jasper et Alice, ainsi que mon dressing caché par de larges portes coulissantes, une recouverte d'un miroir et l'autre vert anis, des étagères étaient fixés sur le mur derrière nous. Ma chambre était parfaite. Je souris et me retournais. Alice me regardais les yeux pétillants, je lui sautais au cou en souriant.

-« Merci. » murmurais-je

-« De rien. » sourit-elle

Esmé arriva avec le carton fraichement parvenu, s'avança jusqu'au lit et le posa dessus.

-« Où souhaites-tu mettre ceci, Alice ? »

Elle prit les coussins et la couverture et les posa sur le coffre. Puis installa les cadres qui représentaient de magnifiques paysages, et la lampe sur la table de nuit à côté du lit.

-« Tu pourras remplacer les photos, si tu veux. » conclut Alice.

Elles se retirèrent me laissant seule, pour découvrir ma nouvelle chambre. Mon endroit. C'était parfait, juste comme je l'imaginais. Je me dirigeais vers les immenses fenêtres, ouvrit la première et respirait à plein poumons l'air frais. Je pris la couverture, la posa par terre et les coussins contre le mur où je m'adossais, une jambe dans le vide. J'étais bien. Ma nouvelle vie débutait et j'étais heureuse. Bien sûr je pensais constamment à ma famille, mes amis. Croyaient-ils que j'étais morte ? Ce qui n'était pas tout à fait faux après tout. Mais je pensais également à un homme aux cheveux noirs et aux yeux sombres.


Voila !

J'espère que vous avez aimer. Mais même si ce n'est pas le cas, j'aimerais votre vis. Les critiques font progrèser, non ?

Merci de m'avoir lu. Et à bientôt pour la suite.