Kuroashi.

À peine les portes fermées que le blondin se jeta sur le bouton où "RDC" en gros était écrit. Une fois l'ascenseur mit en marche, Sanji s'appuya contre l'une des parois et essaya de comprendre ce qui venait de se passer.

« Mais qu'est-ce qui m'a prit, putain ! J'ai jamais rougit de ma vie et il a fallut que ce soit devant un multi-milliardaire que je commence a faire ma petite prude ! Non, mais c'est quoi c'bordel ?! En plus le genre gros lourd qui se la pête alors - qu'en plus ! - il a les cheveux verts ! Le pire, c'est qu'il avait l'air fier de lui, c'te tête de Sapin ! Raaaaaaaah ! Ça y est, j'suis énervé pour la fin de la journée ! »

Arrivant au rez-de-chaussée, il prit une meilleure posture et une fois les portes ouvertes, il se précipita en dehors du bâtiment - tout en remettant son Pass Visiteur à la jeune hôtesse. Il coura jusqu'à la vieille Mercedes de son amie et, une fois installé, il inséra un CD dans le poste radio. Choisissant une musique, il opta pour un bon vieux rock. Après avoir prit quelques contournements suite à des travaux, il entra enfin sur la voix rapide et augmenta le volume de la musique, histoire de le rendre sourd afin de ne plus jamais entendre ce maudit Roronoa.


Ouvrant la porte de son appartement, il découvrit Robin plongée dans un livre concernant sûrement encore l'histoire d'un siècle oublié d'on ne sait quand. En entendant du bruit, Robin releva la tête et pu enfin voir la tête exténuée du pauvre blondinet.

- Ça s'est bien passé ?

- Super. Répondit Sanji, avec une fausse joie.

- Un problème, Cook-san ?

- Tous mes problèmes ce sont envolés dès que mes yeux ce sont posés sur toi ma Robin-d'amourrrrr, menti Sanji en tourbillonant.

Il s'arrêta à sa hauteur et sortit son dictaphone.

- Tiens ma douce, voilà ce que tu désirais.

- Je ne te remercierai jamais assez ! Fit la brune en lui souriant.

- Par contre, je n'ai pas eu l'air bête à propos de...

- Hm ?

- Non rien. Mais tu aurais pu me passer une biographie ! Je ne savais rien de lui !

- Je suis désolée ! J'ai complètement oublié de te la donner !

- M'ouais... Au fait, il est bien jeune pour être à la tête d'une entreprise comme celle-ci !

- Oui, c'est exacte. Il a vingt-sept ans, pour tout te dire. Peu importe l'âge, tu sais. Mais c'est incroyable ce qu'il a fait jusque-là, en tout cas.

- Hm hm.

Partant vers la cuisine, Sanji retira sa veste avant de préparer un repas digne de ce nom. Malgré tous ses efforts, il ne cessait de penser au fameux Roronoa et son sourire en coin.
Robin le rejoint dans la cuisine.

- Tu travailles ce soir ?

- Oui, de 19h30 à 23h30. Je dois me dépêcher, je vais être en retard. Tu connais le Vieux-Schnock : si j'arrive à la bourre, corvée de vaisselle pendant un mois ! Fit le blond tout en tirant une chaise pour que Robin puisse s'asseoir.

- Tu ne manges pas ?

- Je mangerai en route, je prendrai un truc chez l'épicerie de la mère de Kaya, comme d'habitude ! Lui répondit-il en lui offrant un clin d'oeil tout en déposant une assiette devant elle.

Elle lui souria et commença à manger tandis que Sanji se dirigeait vers l'entrée, son manteau au creux de son bras.

- Surtout, ne te salis pas les mains ! Je rangerai tout en rentrant ! Et va te coucher tôt pour que ton teint soit frais demain matin ! À plus tard, ma Robin que j'aiiiiiiiiime ~

Et il ferma la porte derrière lui.


Arrivant pile-poil à 19h30 au restaurant, il se précipita dans les vestiaires et se changea en quatrième vitesse. Vêtu de son incontournable costume noir qui le moulait à souhait, il se dirigea vers les cuisines afin de connaître son rôle de ce soir. Tous les cuisiniers étaient regroupés autour d'un homme un peu âgé mais très tonique. Il s'approcha d'eux.

- Bien ! Maintenant que Barbie à fini de se maquiller, je vais pouvoir répartir les rôles.

Sanji tenta du mieux qu'il put de calmer sa rage envers le Vieux.

- Mais m'sieur Zeff, pourquoi faisons-nous ça, au juste ? Demanda l'un d'entre eux; Autant faire toujours la même chose !

- C'EST MOI QUI DECIDE ! Hurla le prénommé Zeff en envoyant une casserole dans la tête de celui qui venait de parler.

Cet homme, Zeff, était surnommé "Zeff aux Pieds Rouges" suite à son ancienne vie de bandits où il ne se servait que de ses pieds pour combattre et y avait laissé l'une d'elle sur le terrain. Il s'était ensuite rangé du bon côté et avait bâti son restaurant maintenant connu dans le monde entier : le Baratie.

- DONC, je disais...

Le "Vieux-Schnock" - ainsi surnommé par Sanji - attribua alors les postes aux autres cuisiniers.

- ... Quant à toi, petit Cornichon, tu seras serveur ce soir. Allez, au boulot ! Et arrêtez de jouer aux fénéants et faites-moi quelque chose de comestible ! D'autant plus que nous avons un très grand invité de marque, je vous le rappelle ! D'ailleurs, Marmiton, c'est toi qui t'en chargera et ce sera seulement à ce moment que tu pourras cuisiner ce soir, même si ce que tu fais est vraiment immangeable.

Passant outre sur les surnoms plus qu'affectifs - provenant de Zeff - qui lui étaient destinés, Sanji demanda :

- J'y pense ! Qui est ce fameux "très grand invité de marque" ?

- Tu le verras par toi-même ! Et maintenant, BOUGEZ-VOUS !

Et c'est ainsi que chaque homme se mit à sa tache.


Il était environ 22h17 et alors qu'il ne restait que quelques personne, le fameux invité de marque arriva.

- SALETÉ DE FACE DE CITRON ! VA T'OCCUPER DE NOTRE CHER INVITÉ ! Hurla une voix plus que connue de tout le restaurant dans les cuisines.

On put entendre quelqu'un l'insulter puis sortir quelques secondes plus tard. Il se dirigea vers la table où l'invité était installé, le visage caché par la carte des menus.

- Bonjour Monsieur, désolé de ce petit contre-temps dans les cuisines. Avez-vous choisi ?

Le monsieur en question posa la carte et le blond se figea complètement.

- Tiens donc... Ce ne serait pas notre cher interviewer improvisé nommé Kuroashi Sanji ?

- M-monsieur Roronoa ?!

- Qui voulez-vous que ce soit ? Répondit le milliardaire, blasé.

Le blondin soupira.

- Que faites-vous à Shizuoka ?

- Je vous le dis si vous m'apportez de quoi manger : je commence à avoir faim. Que me conseillez-vous ?

- La plupart de nos clients prennent le plat du jour mais vu que vous n'êtes pas tout le mon-

- Le plat du jour sera parfait !

Un peu surpris, Sanji se reprit rapidement.

- Et bien un Gyudon (= Donburi au bœuf) pour monsieur !

Et il repartit en cuisine, plus qu'agacé de revoir la tronche d'algue qui lui servait de client.


Au bout de quelques minutes, Sanji revint à la table de notre cher Roronoa, un large bol parfaitement bien présenté reposant sur une assiette qui brillait de propreté. Déposant le tout devant le milliardaire, il lui proposa de quoi boire.

- Du sake, ça ira.

- Ce n'est pas vraiment la joie, avec ce plat.

Il n'eut comme réponse qu'un regard noir.

- Donc, du sake ?

Zoro hocha lentement la tête alors que son regard se radoucissait en voyant le blond disparaître dans la cuisine.


Revenant avec une bonne bouteille en main, Sanji l'ouvrit, servit le vert et débuta la conversation.

- Alors, que faites-vous ici ?

- Asseyez-vous : ne restez donc pas debout.

Le blond s'exécuta et attendit patiemment.

- J'ai une affaire urgente à régler ici. Dit-il entre deux bouchées.

- C'est tout ?

- Toujours aussi curieux.

- On ne change pas en quelques heures.

- C'est vrai.

- Pourquoi être venu dans ce restaurant ?

- C'est le meilleur de tout Shizuoka, d'après ce que j'ai entendu dire. Et maintenant, je ne peux que l'approuver !

- Merci. Et-

- QU'EST-CE QUE TU FOUS, TRONCHE DE GRUYERE ?! ON NE DISCUTE PAS AVEC LES CLIENTS ! QUI PLUS EST, UN CLIENT DE HAUTE IMPORTANCE ! Hurla de-nouveau la voix des cuisines.

Le vert pouffa.

- Tronche de Gruyère ? Quel joli surnom ! Il vous va comme un gant ! Fit le Roronoa, rieur.

- Un problème, face de Sapin ?!

Grand silence + regard ultra noir.

- Euuh... C'est sortit tout seul...

Roronoa soupira.

- Mes cheveux sont naturels, si vous voulez savoir. Donc, je vous emmerde.

- Eh ! Me parlez pas comm-

/ZBEING/

- PAUVRE IMBECILE ! ÇA NE VA PAS DE PARLER COMME ÇA À MONSIEUR RORONOA ?! Hurla Zeff, sur le palier des portes menant aux cuisines.

Le vert rigola en voyant le pauvre blond assomé par la casserole qu'il venait de se prendre en pleine tête mais se reprit bien vite.

- Laissez, monsieur Zeff. Je l'ai cherché.

- Voyons, ce n'est pas une manière de traiter un client !

- Vous en faites pas. Répondit Zoro tout en secouant du pied le blond pour qu'il se réveille.

Alors que le blond reprenait ses esprits, une jeune rousse arriva et se rua vers Sanji.

- Sanji-kun !

- Naaaaamiiiii-swwaaaaaan ! ~ Fit le blond en faisant la danse du mollusque autour de la nouvelle arrivante.

Zoro fixa la rousse de son regard le plus noir alors qu'il demandait à Zeff si Sanji n'avait pas un problème dans sa tête, ce qui valut au blond un nouveau coma.

La rousse se présenta alors à Roronoa qui s'était rassit tandis que Zeff retournait dans les cuisines.

- Je m'appelle Nami. Je vous ai vu parler avec Sanji-kun. Vous vous connaissez ?

- En quelques sortes. Répondit froidement Zoro.

- Mais... Dites-moi...

- Hm ?

- Vous êtes bien Roronoa Zoro, le mécène de notre université, non ?!

Heureusement qu'il ne restait qu'un couple dans le restaurant sinon il n'aurait pas supporté le fait d'être exposé ainsi.

- Vous êtes dans l'université de monsieur Sanji ?

- Oui ! Sauf que moi, il me reste encore une année. J'étudie la météorologie et aussi la photographie.

- Je vois.

Sanji reprit enfin ses esprits et demanda avec des petits coeurs flottant autour de lui si la belle avait besoin de quelque chose ce qui emplifia l'aura noire qui se dégageait du milliardaire. Après quelques minutes, la rousse repartie tout en prenant soin d'embrasser le blond sur la joue.

Venant de finir son dessert, Zoro demanda froidement à Sanji :

- Votre petite amie ?

- Ah non. J'aurai bien aimé mais je la considère plus comme une soeur qu'autre chose.

- Et Mademoiselle Robin ? Fit Roronoa, toujours aussi froid.

Surpris à-nouveau des questions et de la froideur du vert, il y répondit un instant plus tard.

- Non. C'est ma meilleure amie, je ne peux pas lui faire ça.

- Bien. J'ai fini, je peux avoir la note ?

- Évidemment.

Allant chercher la note, il passa par les cuisines en avertissant Zeff du départ prochain de leur dernier client. Se rendant à peu près présentable, Zeff alla à l'encontre de Roronoa qui le remercia pour ce délicieux repas et l'agréable ambiance du restaurant tout en l'ajoutant dans ses favoris. Il paya son repas et se tourna vers Sanji.

- À la prochaine, monsieur Sanji. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, appelez-moi... Fit Zoro en lui tendant sa carte de visite. Si possible avant 10 heures demain matin.

- Très bien. Répondit Sanji en prenant la carte, les mains légèrement tremblante. À bientôt, monsieur Roronoa.

Zoro se retourna et rejoignit la sortie lorsqu'un homme en costards lui ouvrit la porte pour le laisser passer et fit de-même pour la portière d'un magnifique 4x4 avant de s'installer à l'avant et démarrer le moteur puissant de la voiture.

« Un chauffeur privé... Sale veinard » pensa Sanji.

Il fut tiré de ses pensées par son chef.

- Et beh, t'as bien de la chance mon p'tit gars ! Mais dis-moi... Vous vous connaissez déjà, avant ?

- Ouais, vite fait.

Pour une fois, son chef n'insista pas et Sanji put aller se changer pour retourner chez lui.


À son grand étonnement, sa douce Robin n'était pas encore couchée bien qu'il était minuit passé. Elle était en train de taper son article sur Roronoa Zoro. Il lui fit un signe de tête et elle se tourna complètement vers lui.

- Alors ? Pas trop de monde ?

- Ça va... Mais tu ne devineras jamais qui était là.

- Non, mais tu vas me le dire...

- Roronoa Zoro en personne.

- Non...

- J'te jure.

- Tu aurais pu m'appeler ! Je voulais justement des photos de lui pour l'article !

- Désolé Robin-chan ! Mais... Il y en a plein sur internet...

- Oui mais non. Je voulais des photos uniques, tu vois ?

Sanji sortit alors la carte de visite de Roronoa.

- Tiens.

- Qu'est-ce que c'est ?

- Sa carte de visite. Il me l'a donné si j'avais besoin de quoi que ce soit.

- Mais c'est PARFAIT ! Appels-le, vite !

- Mais...

- Allez !

- Il doit dormir là !

- Tant-pis, essaye. S'il te plait...

- Hay ! Répondit-il, pleins de petits coeurs autour de lui.

Le blond prit son portable en main, tremblant légèrement et composa le numéro. À la seconde sonnerie, il répondit.

- Roronoa.

- Herm... Monsieur Roronoa, c'est-

- Oh, tronche de Gruyère ! Je vous manque déjà ? Le coupa Zoro, rieur.

Prenant une grande inspiration pour se calmer, le blond ne répondit pas à sa question et dit d'une traite :

- Seriez-vous disponible pour un shooting photo ?

- Hein ?

Gros blanc.

- Alors ? Qu'est-ce qu'il dit ? Chuchota Robin.

- Monsieur ?

- Oui euh demain, 9h15 à l'Hotel Century Shizuoka. Possible ?

- Oui, d'accord. Bonne nuit monsieur.

- C'est cela, bonne nuit Sanji.

Et il raccrocha.

- Alors ? Alors ?

- Rendez-vous demain à 9h15 à l'Hotel Century Shizuoka.

- Je te remercie de fond du coeur, Cook-san ! Mais il faut trouver un photographe...

- Ce serait l'occasion idéale pour Nami-san ! Ça l'aiderait grandement !

- Excellente idée ! Mais tu es rouge... Tu as de la fièvre ?

Sans s'en rendre compte, Sanji avait rougit pour la seule fois de la soirée alors qu'il était au téléphone avec le milliardaire.

- Ce n'est rien, juste un peu de fatigue ! Allons nous coucher maintenant !

- Bien, j'envois un message à Nami pour demain et je vais me coucher !

Sanji lui sourit tendrement et se dirigea vers sa chambre. Il se déshabilla en quatrième vitesse pour ne garder que son caleçon et se faufiler dans sa couette pour tomber dans les bras de Morphée.


Voilà pour le Second chapitre ! Je viens de le finir et il est... 4 h 56 !... Je sais, il est très court...

Je le poste donc après un bon sommeil ! Bref, une belle review pour une auteur crevée rien que pour vous ?