Ascenseur mon ami...
Des souvenirs épars de la soirée remontent lentement à la surface. La boisson - Aïe, j'ai trop bu. - ; le coup de fil - Aïe, je l'ai appelé. - ; les vomissements - Aïe, j'ai vomi. - ; Nami, Zoro. Non, non, non !
Sanji se recroquevilla sur lui-même et tenta vainement de se rappeler de comment il était arrivé ici. Il portait sa chemise et son caleçon seulement. Pas de bermuda. Pas de chaussettes. Et merde. Il jeta un coup d'oeil à la table de chevet. Un verre de jus d'orange et deux comprimés d'Advil : en authentique maniaque du contrôle, il avait tout prévu. Sanji s'asseya et avala les comprimés. Ce jus d'orange a un goût divin.
À ce moment la, quelqu'un frappa à la porte. Le pauvre petit coeur du blondin ne fit qu'un bond alors que sa voix avait déserté. Il entra alors sans y être invité.
À première vue, il revenait d'une séance de sport : il portait un pantalon de survêtement gris qui lui descendait sur les hanches et un t-shirt fraîchement remis qui s'imprégnait de sa sueur tandis que quelques mèches de cheveux se collaient sur son front trempé.
La sueur de Roronoa Zoro... rien que cette idée me trouble. pensa Sanji tout en fermant les yeux, comme un enfant coupable.
- Bonjour, Sanji. Comment vous sentez-vous ?
- Mieux que ce que je mérite.
Roronoa déposa un gros sac en plastique sur une chaise et aggripa la serviette qui lui pendait autour du cou, fixant un point fixe au sol. Comme d'habitude, je n'arrive pas à savoir ce qu'il pense.
- Comment suis-je arrivé ici ?
Zoro s'asseya au bord du lit, assez près de Sanji pour le toucher.
- Vous vous êtes évanoui, et je n'ai pas voulu faire courir le risque aux sièges de ma voiture de vous raccompagner chez vous. Alors je vous ai emmené ici, expliqua Roronoa, flegmatique.
- C'est vous qui m'avez couché ?
- Oui.
- J'ai encore vomi ?
- Non.
- Vous m'avez déshabillé ?
- Oui.
Le verdoyant haussa un sourcil tandis que la bouche de Sanji s'asséchait.
- Nous n'avons pas ... ?
Le blondin ne put finir sa phrase tant ça bouche était sèche.
- Sanji, vous étiez dans le coma. La nécrophilie, ce n'est pas vraiment mon truc. J'aime que la personne soit consciente et réceptive.
Sanji baissa la tête alors que Zoro affichait un sourire ironique.
- Ce fut une soirée très divertissante, je ne risque pas de l'oublier.
Sanji fusilla le verdoyant regard. Eh ! Il se moque de moi, le salaud !
- Et puis si je n'étais pas intervenu, vous vous seriez sans doute réveillé dans le lit de cette photographe, et si j'ai bien compris, vous n'étiez pas particulièrement ravi qu'elle poursuive de ses assiduités. Quoiqu'à votre réveil, ça aurait pu être très amusant, continua Roronoa, toujours avec ce sourire bien qu'il regardait Sanji sévèrement.
Ce dernier gloussa.
- Vous vous êtes échappé d'une chronique médiévale, ou quoi ? Vous parlez comme un preux chevalier.
Le regard de Roronoa s'adoucit immédiatement et son expression devint presque chaleureuse.
- Mon brave petit Citron sur pattes - restons dans l'élément de la cuisine, vu que vous êtes cuisinier - ça ne risque pas. Ou alors un chevalier noir. Ou vert. Ouais, vert; j'préfère nettement plus cette couleur, répondit Roronoa, enfantin.
- "Brave petit citron sur pattes" ? Vous vous êtes vu, monsieur le Marimo ?
- Monsieur l'Emmentale a reprit du poil de la bête, dites donc ! En parlant de nourriture, avec-vous mangé hier soir ?
Sanji secoua la tête négativement.
- Il faut que vous mangiez ! C'est la règle numéro un : manger avant de boire ! C'est impératif !
Roronoa passa une main dans ses cheveux, exaspéré.
- C'est bon, vous avez fini de me gronder ? Demanda Sanji.
- Je vous gronde ?
- Je crois.
- Vous avez de la chance que je ne fasse que vous gronder.
- C'est-à-dire ? Demanda Sanji.
- Si vous étiez à moi, après votre petite escapade d'hier soir, vous ne pourriez pas vous asseoir pendant deux bonnes semaines. Vous vous êtes mis en danger.
Mais qu'est-ce que ça peut lui foutre ? Si j'étais à lui... et bien je ne le suis pas. Même si, en fait, ça me plairait. AAAARGH ! Saleté de cerveau bipolaire !
Alors que Sanji se lamentait mentalement, Zoro se fit plus froid.
- La prochaine fois que votre amie dépasse les bornes, quelqu'un devra aussi lui apprendre les bonnes manières, au passage, termina Zoro.
- Vous êtes un adepte de la discipline, on dirait.
- Sanji, vous ne savez pas à quel point vous avez raison.
Roronoa plissa les yeux en souriant malicieusement. Rien qu'avec ça, Sanji oublia tout ce qui avait été dit avant. Cet homme en face de lui changeai constamment humeur, pouvant passer de l'énervement au rire et bien autres choses.
- Je vais prendre une douche. À moins que vous préfériez passer en premier ? Fit Roronoa tout en souriant un peu plus.
Sans savoir pourquoi, la respiration de Sanji avait décidée de déserter à ce moment-là. Zoro tendit la main pour atteindre la lèvre inférieur du blondin.
- Il faut respirer, Sanji, chuchota-t-il en se relevant. Le petit déjeuné est prêt dans quinze minutes. Vous devez être affamé.
Il se dirigea vers la salle de bains et referma la porte derrière lui.
Je ne sais pas pourquoi mais en ce moment même, j'ai une folle envie de le rejoindre.
Sanji ressentit de nouveau cette chaleur qu'il avait éprouvé lors du shooting photo et sentit aussi son membre s'engourdir alors qu'il imaginait le verdoyant sous la douche, sa peau caché par une fine couche de mousse... STOP !
Après quelques minutes, il reussit enfin à se calmer et se leva du lit pour chercher son bermuda. Au même moment, Zoro émergea de la salle de bain encore mouillé, la peau luisante, les cheveux plaqués en arrière, avec juste une serviette autour des reins qui laissait le torse finement musclé barré d'une cicatrice en diagonale libre de tous regards.
- Votre bermuda est au pressing. Il a subit une attaque des nos envahisseurs d'hier soir : les sucs gastriques.
- Vous êtes d'un romantisme, ça fait peur, fit Sanji en levant son seul oeil visible vers le plafond.
Roronoa eut un petit rire alors qu'il regardait Sanji s'exaspérer tout seul dans son coin.
- Johnny est allé vous chercher un autre jean et des chaussures. Tout est dans le sac.
- Merci, je vais prendre ma douche.
Sanji se précipita et enleva à la hâte ses vêtements restant après s'être enfermé dans la salle de bain. Il se jeta sous le jet d'eau chaude et ferma les yeux.
Comment ce mec peut-il me faire réagir ainsi ? Il est plus qu'exaspérant, difficile, compliqué, déroutant. Mais le pire c'est un HOMME qui me fait cet effet. Je ne m'y ferais sûrement jamais. Mais en même temps, il a tout pour lui ! De magnifiques abdos ; une gueule de démon mais tellement séduisante - du point de vue d'une femme, bien sur - ; un torse parfaitement musclé barré d'une cicatrice qui le rend d'autant plus sexy, et j'en passe ! D'ailleurs, d'où vient cette cicatrice ?
Sanji prit du gel-douche qui appartenait au milliardaire et commença à se laver de partout tout en imaginant les mains de ce cher Roronoa remplacer les siennes. Alors qu'il avait de nouveau ce problème d'entre-jambre, Zoro toqua pour lui informer que le petit déjeuné était prêt, sortant Sanji de son fantasme solitaire.
Faisant tout pour se calmer à nouveau, il opta pour la solution de l'eau froide pour «refroidir la machine» avait-il pensé. Il sortit ensuite en moins de temps qu'il ne faut pour le dire de la douche et observa de plus près les habits que le garde-du-corps lui avait choisis. Il y trouva un jean simple noir, un t-shirt bleu électrique, des converses noires et, comble de tout, un caleçon d'une marque connue dans le monde entier avec des citrons jaunes et des canards dessus. Il va me le payer, ce Roronoa !
Après s'être rendu présentable, Sanji sortit enfin et rejoignit Zoro dans le salon de la suite. Ce dernier lisait tranquillement son journal.
- J'ai prévenu Franky, par rapport à votre découchage de dernière minute de cette nuit. Mademoiselle Robin est au courant.
Sanji fit un signe de tête pour le remercier et vint s'asseoir en face du milliardaire. Après s'être servi de quoi manger, il reprit la parole :
- Merci pour les vêtements.
- De rien, c'est normal, fit Roronoa en fermant son journal. Café noir ?
- Vous vous en rappelez ?
- Je vous avais bien dit que ça servirait à quelque chose, de s'en rappeler, répondit Zoro en tendant une tasse bouillante de café au blondin.
- Merci, fit Sanji. Mais dites-moi...
- Hm ?
- Pourquoi m'avez-vous offert ces livres ?
Roronoa posa ses couverts et regarda Sanji dans les yeux.
- Je pensais que je vous devais des excuses pour l'autre jour mais je devais aussi vous avertir : je ne suis pas du genre fleurs et chocolats... J'ai des goûts très particuliers. Je ne peux pas vous approcher. Vous devriez m'éviter.
Il ferma les yeux, comme s'il s'annonçait vaincu.
- Je dois avouer - même si je déteste ça - qu'il y a quelque chose en vous qui m'attire irrésistiblement, ajouta-t-il. Mais j'imagine que vous l'aviez remarqué, car si je n'avais pas ce ... sentiment ? ... je ne vous traquerai pas ainsi.
« ... » étaient les pensées de Sanji à ce moment même. Son cerveau avait dû court-circuiter tant la surprise était grande et prit un petit moment avant de répondre.
- Alors ne résistez pas.
Zoro inspira brusquement.
- Vous ne savez pas ce que vous dites, répliqua le verdoyant.
Un petit silence s'installa entre les deux hommes avant qu'il ne soit coupé à nouveau par Zoro.
- Qu'avez-vous de prévu aujourd'hui ?
- Je prends mon service à partir de midi. Quelle heure est-il ? Se précipita de demander Sanji.
- Un peu plus de dix heures : vous avez tout votre temps.
Roronoa avait posé son coude sur la table et maintenait sa tête d'un main. Il semblait s'amuser de coup de stress que Sanji d'éprouver en un éclair. Ce dernier fixait son assiette encore pleine de nourriture, ne savant quoi dire.
- J'aimerai bien mordre cette lèvre, chuchota Zoro d'un air sombre.
Sans s'en rendre compte, Sanji s'était mis à mordiller sa lèvre inférieur. Il le défia alors du regard bien qu'encore surpris de la remarque de Roronoa.
- Pourquoi pas ?
- Parce que je ne veux pas vous toucher, Sanji. Pas avant d'avoir obtenu votre consentement écrit, précisa Zoro en souriant.
- Que voulez-vous dire ?
- Exactement ce que j'ai dit.
Il soupira à nouveau tout en passant une de ses mains dans ses cheveux.
- Bon, il faut que je vous explique tout ça. Que dites-vous de venir chez moi ce soir ?
- Pourquoi ne pas le faire maintenant ?
- Parce que je savoure mon petit déjeuné en votre compagnie. Dès que vous saurez, vous ne voudriez sans doute plus me voir.
Sanji n'y comprenait plus rien alors que son appétit avait disparu. Il fallait vraiment qu'il résoude l'énigme de Roronoa Zoro au plus vite. Que voulait-il dire ? Et qu'elle était cette histoire de consentement écrit ?
La tête de Sanji carburait à plein régime.
- Allons pour ce soir, répondit simplement Sanji.
Le verdoyant le toisa longuement puis sortit son BlackBerry dernier cri.
- Johnny, j'aurai besoin de Thousand Sunny.
Thousand Sunny ? Qui c'est lui ?
- De Shizuoka, disons à 20h30... Non, à disposition à Tokyo... Toute la nuit.
Toute la nuit ?
- Oui, c'est ça. Je le piloterai moi-même de Shizuoka à Tokyo.
Piloterai ?
- Et un pilote doit rester à disposition à partir de 22h30. Merci.
Roronoa posa le téléphone.
- Finissez votre petit déjeuné ensuite je vous déposerai chez vous. Je passerai vous prendre au Baratie à 20 heures. Nous irons en avion à Tokyo.
- En avion ?
- Oui, j'ai un avion privé, fit Roronoa en souriant.
- On va en avion à Tokyo ? Pourquoi ? Et avec votre sens de l'orientation peu commun, c'est possible que réussissiez à aller à Tokyo sans embûches ?
Roronoa prit un air malicieux.
- Il existe désormais des appareils permettant de se repérer en avion la nuit, vous savez.
- Je me disais bien que c'était impossible que vous puissiez piloter un avion sans engins pour vous repérer, fit Sanji, provocateur.
- Finissez votre assiette, répondit Zoro froidement.
- Je ne peux pas manger tout ça... Tous ces événements me coupent l'appétit.
- Videz votre assiette. Je déteste qu'on gache la nourriture. Vous aussi en tant que cuisinier, non ?
Sanji approuva d'un signe de tête et quelques temps plus tard il avait fini son assiette.
- Bravo. Allez, préparez-vous, on va partir dans peu de temps. Je vous ramène chez vous.
Alors qu'il se relevait, Sanji se rappela d'une chose :
- Où avez-vous dormi cette nuit ?
Aucun draps ni couvertures étaient dans le salon. Il les a déjà peut-être fait enlever ?
- Dans mon lit.
- Ah.
- Oui, ça, c'était assez nouveau pour moi.
Roronoa souria.
- De ne pas avoir... de rapports sexuels ?
Le sourire de Zoro s'aggrandit.
- Non. De ne pas dormir seul.
Il reprit alors son journal.
Sanji n'y prêta pas plus attention et se dirigea vers la salle de bains. Après avoir improvisé un "brushing" avec ses doigts, il lorgna la brosse à dents de Roronoa.
Après avoir jeté un coup d'oeil coupable par-dessus son épaule, il s'en empara, mit du dentifrice dessus et se brossa les dents à toute vitesse. J'ai l'impression d'être un vilain garçon
Il attrapa le reste des habits qu'il portait la veille pour les fourrer dans le sac plastique apporté par Johnny et retourna dans le salon. Le milliardaire observa Sanji d'un air impénétrable alors qu'il donnait des ordres à travers son téléphone portable à l'un de ses subordonnés sur un de ses projets.
Quelques minutes plus tard, il raccrocha.
- Prêt ? Demanda Roronoa.
Sanji hocha la tête en se demandant vaguement de quoi il pouvait bien parler juste avant. Zoro enfila son gilet gris aux motifs blancs rustiques et prit ses clés de voitures.
- Après vous, monsieur Kuroashi, murmura-t-il en ouvrant le porte.
Passant la porte, Sanji put voir un petit sourire satisfait sur les lèvres de son interlocuteur. Il se rappela alors de ses paroles.
- « Il y a quelque chose en vous qui m'attire irrésistiblement »
Ce sentiment semblait être réciproque du côté de Sanji qui parcourait désormais le couloir en silence avec le bretteur. Pendant qu'ils attendaient l'ascenseur, Sanji l'observa à la dérobée. Il put alors constater que Roronoa l'observait du coin de l'oeil et souria.
L'ascenseur arriva : ils étaient seuls. Soudainement, alors qu'ils pénétraient dans la cabine, l'atmosphère se chargea en électricité. Zoro se tourna vers le cuisinier : ses yeux avaient viré au vert d'eau. Sanji se mordilla une nouvelle fois la lèvre.
- Oh, et puis merde pour la paperasse, grogna le verdoyant.
Roronoa le poussa contre le mur de la cabine, lui agrippa les deux mains et les lui cloua au-dessus de sa tête tout en l'immobilisant avec ses hanches. De sa main libre, Zoro attrapa Sanji par les cheveux et tira dessus pour lui renverser la tête en arrière puis écrasa ses lèvres sur celles du cadet. Ce dernier poussa un faible gémissement, livrant passage à la langue impatiente du bretteur qui en profita pour explorer sa bouche. Bordeeeellll... Leurs langues se carressèrent timidement pour débuter une danse lente, érotique, un frotté-collé-serré de sensations. Zoro l'attrapa par le menton.
Je suis sans défense, les mains épinglées au mur, le visage maintenu ; ses hanches m'empêchent de bouger. Son érection contre mon ventre... Oh mon Dieu... Il a envie de moi.
Zoro se détacha.
- Vous êtes adorable, murmura-t-il.
L'ascenseur s'arrêta, les portes s'ouvrirent, et il s'écarta de Sanji en un clin d'oeil, le laissant pantelant. Trois hommes en costume sombre adressèrent des sourires égrillards aux deux jeunes-hommes alors que Sanji était on-ne-peut-plus essoufflé.
Ce dernier leva les yeux vers Zoro. Il avait l'air aussi flegmatique que s'il venait de faire des mots croisés de son journal. Il regarda Sanji du coin de l'oeil et lâcha un petit soupir. Ouf, quand même un peu essoufflé. Les hommes d'affaires descendirent au premier. Plus qu'un étage.
- Vous vous êtes brossé les dents, fit Roronoa en fixant le Coq.
- Et je me suis servi de votre brosse à dents.
Zoro souria à demi.
- Ah, Kuroashi Sanji, que vais-je donc faire de vous ?
Les portes s'ouvrirent au rez-de-chaussée. Roronoa le prit par le poignet.
- Les ascenseurs, ça fait toujours de l'effet, marmonna-t-il tout en traversant le hall.
Ce qui me restait de présence d'esprit s'est fracassé en mille morceaux dans l'ascenseur de l'Hotel Century Shizuoka.
Hehehehehehehehehehe ! c:
Oui, il est trop couuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuurt ! et pourtant, je me suis démenée comme une folle pour le faire plus long... bouhouhouuuuuuuu ! m'en voulait pas, mais j'avais pas vraiment la foie pour ecrire ce chapitre mais tout ca ne vous regarde pas -w-
Alors, je sais, bien qu'à la fin ça bouge, je trouve que l'on avance pas assez vite dans ce chapitre...
Bref, si vous avez des remarques dites-le moi par un beau pitit commentaires :3 Enfin, même si vous n'avez rien à dire, mettez un commentaire, ça fait toujours plaisir !
Bizouilles,
Shinory-chan.
