Enfin devenu un homme

Zoro passa ses mains dans ses cheveux en faisant les cents pas dans son bureau. Deux mains : Il est donc doublement exaspéré. Son self-control habituel semblait l'avoir lâché d'un coup.

- Je ne comprends pas pourquoi vous ne m'en avez jamais parlé.

- De un, on en a jamais parlé et de deux, je n'ai pas l'habitude de dévoiler mon statut sexuel a tous ceux que je croise. Enfin, on vient de se rencontrer... Répondit le blondin.

Sanji regarda ses mains, se sentant coupable.

- Je savais que vous n'aviez pas beaucoup d'expérience mais de là à être puceau... Souffla Roronoa. Merde, Sanji, je viens de vous montrer...

Il gint alors qu'il se prenait la tête entre les mains.

- Nom de Dieu. Aucune jeune fille ou jeune homme ne vous a fait perdre la tête ? Je ne comprends pas. Vous avez vingt et un ans, bientôt vingt deux. En plus, vous avez tout pour vous ! Comment vous y êtes pris pour éviter le sexe ?

Sanji haussa les épaules.

- J'en ai jamais ressenti le besoin.

Zoro soupira longuement et vint se rasseoir en face du blondin. Il l'observa longuement se les doigts et après quelques minutes de silence pesant, il reprit la parole alors que Sanji relevait la tête.

- Il est tard... et vous vous mordez la lèvre, dit-il d'une voix rauque.

Sanji se stoppa net et libéra sa lèvre. Il vit alors Roronoa se relever et lui tendre la main.

- Venez, murmura Zoro.

- Quoi ?

- Nous allons rectifier la situation immédiatement.

Sanji le regarda avec des yeux ronds comme des ballons. Le regard de Zoro s'enflamma.

- Sanji, je vais vous faire l'amour, maintenant.

- Oh.

Le sol venait de s'effondrer sous les pieds de Sanji. Bordel. Il déglutit alors Roronoa lui offrit un sourire coquin. Ce dernier avait les yeux brillants, enfiévrés, à la limite de l'excitation. Alors que Sanji lui donnait enfin sa main, il le prit dans ses bras, passa ses doigts sur la nuque du blondin et joua avec quelques mèches blondes pour finir par les tirer pour obliger le cadet à lever le visage vers lui.

Voir le milliardaire de si près suffit à Sanji pour s'abandonner totalement à celui-ci alors qu'il voyait le vert s'approcher lentement pour l'embrasser et sucer sa lèvre inférieur.

- J'ai envie de la mordre, cette lèvre, murmura Zoro, toujours collé à ses lèvres.

Il se mit à tirer dessus prudemment avec ses dents et en voyant Sanji complètement à sa merci, il afficha un sourire triomphant tout en le libérant. Il prit la main du blondin et ils traversèrent l'appartement en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

Ils arrivèrent dans une nouvelle chambre qui donnait directement sur l'ensemble de Tokyo. Sanji ne put admirer la vue tant il tremblait d'appréhension.

Ça y est. Je vais y passer. Certes, ce n'est pas avec une belle demoiselle comme je l'avais imaginé mais avec Roronoa Zoro, excusez du peu.

Sanji le dévora des yeux, le souffle court. Il le vit retirer sa montre et la poser sur une commode près du lit, enlever sa veste qu'il suspendra sur le dos d'une chaise avant de se retourner vers lui.

- Bien entendu, vous ne vous êtes pas fait dépister.

Il ouvrit le premier tiroir de la commode et en sortit une boite de préservatif. Après ça, il s'avança lentement vers Sanji, sûr de lui, sexy, le regard de braise. Le coeur de Sanji se mit à battre plus fort, son sang a bouillonner, le désir monta comme une boule humide et chaude dans son ventre. Debout devant lui, Zoro le regarda dans les yeux.

- On retire cette veste, d'accord ? Fit-il doucement.

Il saisit la veste de Sanji par les revers, la fit glisser de ses épaules et la posa sur la chaise. Aux tréfonds de son ventre, Sanji put sentir des muscles se crisper délicieusement. Cette sensation frôlant presque la douleur était si vive, si exquise que Sanji pensait ne pouvoir la contrôler. Zoro se pencha en avant pour l'embrasser. Ses lèvres exigeantes, fermes, lentes, se moulèrent parfaitement sur celles du cadet. Il commença à déboutonner lentement la chemise bleu que portait Sanji tout en embrassant sensuellement chacune des parties accessibles de son cou. Tout aussi lentement, il retira la chemise devenu gênante et la laissa tomber au sol tout en se reculant pour le regarder.

- Qui aurait cru que tu pouvais être si bien musclé dans ton costume ? Tu as une peau magnifiquement pâle, qui plus est. Je veux en embrasser chaque centimètre.

Joignant le geste à la parole, Zoro se rapprocha du blondin pour coller ses lèvres juste sous son oreille. Il parcourut la peau tendu du cou qui s'offrait à lui avec de doux baisers et s'attardait tendrement sur les points sensibles tout en les léchant et en y laissant une trace bien visible. Après le cou, il passa au torse. Prenant tout son temps, il laissa sa langue et sa bouche parcourir tendrement chaque parcelle de la peau blanche tout en laissant ses mains vagabonder sur le frêle corps du cuisinier.

Arrivant au niveau des petits bouts de chaire tendu sous le plaisir qu'il procurait au cadet, il fit quelques ronds concentriques autour de celui de droite pour arriver finalement au centre. Léchant minutieusement le petit bout de chaire rose, il vint pincer, cajoler le second avec sa main gauche. Il se délecta du long gémissement que son blondin laissa s'échapper de sa bouche lorsqu'il referma sa mâchoire sur cette partie sensible.

Jugeant s'être assez amusé sur cette partie du corps, Zoro se redressa pour embrasser avec exigence son blond tout en se collant sensuellement contre lui. Sanji put alors sentir le membre légèrement gonflé du milliardaire se frotter contre son bas-ventre, lui procurant un délicieux frisson. Totalement submergé par le baiser, il ne sentit pas le bretteur déboucler lentement la ceinture de son pantalon. Zoro le fit reculer jusqu'à ce que Sanji sente le lit derrière ses genoux, rompit le baiser et mit un genou à terre tout en aggripant les hanches du cadet. Le vert commença à lécher la hanche droite avant de se déplacer vers celle de gauche, tout en continuant de faire parcourir sensuellement sa langue sur l'épiderme plus qu'éveillé pour ensuite remonter vers son nombril qu'il titillera très brièvement.

Une main dans les cheveux vert tendre du bretteur, Sanji tira lentement dessus tout en essayant de contrôler sa respiration sifflante tandis que Zoro tirait désormais sur la braguette en la faisant descendre avec ses dents tout en regardant Sanji, le regard brûlant. Il fit descendre lentement le pantalon noir du jeunôt et une fois retiré, il passa son nez le long de l'intérieur de la cuisse, jusque .

- Tu sens délicieusement bon, fit Roronoa.

Il se releva pour rabattre la couverture et poussa lentement Sanji sur son lit. Il retira alors d'un geste sec les chaussettes du cuisinier alors que celui-ci se mettait sur ses coudes, haletant. Roronoa souleva un de ses pieds par le talon et fit courir l'ongle de son pouce le long de la cambrure. Ce geste presque douloureux résonna jusqu'à l'entrejambes du cadet. Ce dernier poussa un petit gémissement tout en regardant d'un oeil perdu le vert qui l'observait. Sans cesser de regarder Sanji, il passa sa langue, puis ses dents sur la cambrure du pied. Sanji retomba sur le dos en râlant sous un plaisir inconnu. Zoro eut un petit rire et se mit sur ses genoux pour détailler le corps fin à sa merci. Il défit les boutons de son jean et le baissa lentement sans quitter Sanji des yeux qui était de plus en plus proche de l'orgasme. Se remettant à quatre pattes entre les jambes musclées du blondin, Zoro repartit à la conquête des petits bouts de chaire.

- Voyons si on peut te faire venir comme ça... Souffla Zoro tout en reprenant possession du téton gauche cette fois-ci avec sa bouche et du droit avec sa main.

Tout en suçant et mordillant lentement le gauche, sa main était occupée à faire rouler le droit sous ses doigts en tirant dessus parfois. S'accrochant désespérément aux draps, Sanji gémit alors de plus en plus fort, quémandant plus de contacte. Il ne fallut que quelques minutes pour qu'il finisse par venir dans un gémissement rauque, faisant un peu plus durcir le bretteur qui lui servait désormais d'amant. Cet "amant" remonta vers son visage et l'embrassa sensuellement. Il se redressa un peu et fit d'une voix érotique :

- Tu es très réceptif...

Et tout en passant une main sous le boxer désormais empli de sperme, il ressortit un de ses doigts couvert de semence et le porta à sa bouche.

- Et délicieux ! Termina Zoro, le yeux remplis de perversité.

Sous cette dernière phrase, Sanji ne put que rougir alors qu'il voyait le bretteur retirer son tee-shirt et lui arracher son boxer, l'envoyant voler à travers la pièce. Il retira ensuite son propre boxer, dévoilant ainsi au cuisinier ses propres parties intimes. En voyant "la bête", Sanji pâlit d'un coup en se demandant s'il était possible que cette "bête" puisse être en lui.

C'est avec un sourire carnassier que Zoro vint titiller le gland de Sanji du bout de la langue pour lécher le reste de semence le long de son aine. Une fois avoir fini, il sortit un petit tube de sa table de nuit et enduisit ses doigts du liquide qui était présent à l'intérieur. Se léchant les lèvres il introduisit l'index dans la gaine chaude sans prévenir. Sanji retint de justesse et gémissement de douleur alors qu'un deuxième doigt venait rejoindre le premier.

Après quelques minutes de cette torture, Zoro retira ses doigts, prit un petit emballage sur la table de nuit et enfila un préservatif. Il se coula sur Sanji tout en lui disant de se décontracter le plus possible et présenta son gland à "l'entrée". Voyant le blond se ramolir légèrement, il prit cette fois-ci l'initiative de commencer à le pénétrer tout en le caressant.

- Sanji, tu peux me sentir jusqu'au plus profond de toi ? Je suis presque enfoncé jusqu'à la garde. Sens mon désir et profite du voyage des sens...

Mélangé entre la douleur et le plaisir, Sanji laissa une larme couler alors que Zoro arrivait enfin au bout. S'immobilisant pour permettre à Sanji de s'habituer, il en profita pour faire une énième marque sur ce corps tant désiré et enfin possédé. Voyant le blond calmé, il débuta un vas-et-viens lent et hypnotique qui accélérait de minutes en minutes. Les gémissements du blondin redoublèrent lorsqu'il reprit en main son érection, lui faisant transparaître les étoiles. C'était si bon, si intense, que Sanji n'arrivait même plus à penser à quelque chose de censé. À chaque coup de rein, il sentait qu'il se rapprochait de plus en plus de la jouissance ultime, surtout lorsque Zoro touchait toujours avec plus de hargne un genre de boule de nerfs qui le mettait dans tous ses états.

C'est dans un dernier coup de rein merveilleusement bien placé, que les deux amants se libérèrent de cette tension sexuelle éprouvée depuis que Sanji avait pénétré le bureau de Roronoa, quelques jours plus tôt. Zoro attendit quelques instants avant de se retirer, haletant, et de jeter le préservatif. Il se coucha aux côtés de Sanji qui s'étirait, toujours aussi à l'ouest.

- Ça va ? Pas trop mal ? Demanda-t-il.

- Y'a mieux, répondit Sanji, évasif. J'aimerai bien recommencer.

Sanji écarquilla les yeux. Merde ! J'ai pensé à voix haute ! Il croisa alors le regard de braise que lui lança Roronoa. Celui-ci se redressa et lui ordonna de se retourner. Écoutant son amant, Sanji se mit sur le ventre alors que Zoro lui remontait ses hanches. Ce dernier se pencha en avant, collant son torse contre le dos du cadet et lui murmura à l'oreille :

- Et bien... Cette fois-ci, je vais te prendre par derrière.

Et le manège recommença. Zoro, lui léchant avec délice chaque parcelle de peau de son dos, laissa vagabonder sa main droite vers l'entrejambes du blondin, tout en se rapprochant dangereusement de l'intimité de celui-ci avec sa langue. Passant dans chaque recoin, courbe, il arriva finalement vers son objectif tout en redonnant du dénivelé à la verge de son blond. Il sentit Sanji se crisper lorsqu'il passa le muscle chaud et humide sur son intimité. Poussant un petit soupir de contentement, le blondin se cambra un peu plus, laissant libre accès à cette langue qui lui procurait de délicieux frissons. Il réussit à pénétrer sa langue dans l'intimité mais ne si attarda pas. Jugeant le blondin prêt, Zoro mit un nouveau préservatif et enfonça plus durement l'appel à la luxure qui se tortillait sous lui.

Le pilonnant comme si sa vie en dépendait, Zoro poussait désormais des grognements rauques couverts par les cris de pur plaisir de Sanji. Il accéléra encore la cadence, s'enfonçant encore plus profondément, il envoya son soumis au septième ciel, le suivant de très près. Il se retira ensuite, éjecta son préservatif et observa le cadet déjà plongé dans les bras de Morphée. Il décida lui aussi de s'endormir, et se coucha près du blond pour rejoindre lui aussi le pays des rêves.


Quelques heures plus tard, Sanji se réveilla lentement, une atroce douleur aux reins. Il se redressa, et vit que Zoro avait disparu. Tout en allumant la lumière de la table de chevet, il put voir quelques médicaments qu'il s'empressa d'avaler alors qu'il apercevait de la lumière dans le salon. Après avoir observé la vue sur Tokyo par la fenêtre, il décida de jeter un coup d'œil dans le salon. Emportant la couette avec lui, il se leva - non sans difficultés - et se dirigea vers la source de lumière.

Il découvrit Zoro en profonde méditation.

- Que fais-tu ici ? Tu devrais dormir, fit Roronoa, prenant de surprise le blondin.

- J'ai vu de la lumière, je suis venu voir. Pourquoi es-tu partit ?

- Je n'arrivai pas à dormir. Je dors seul, habituellement.

Roronoa ouvrit un oeil puis se leva. Il ne portait qu'un bas de pyjama lui tombant sur ses hanches. Pas de tee-shirt. Sanji le dévora du regard et s'attarda sur sa cicatrice.

- Au lit, ordonna Roronoa.

Il tira Sanji vers sa chambre et lorsqu'il ouvrit la lumière, tous deux regardèrent la tache de sperme au milieu du lit. Ne s'y attardant pas, Zoro tira un tee-shirt de la commode et ordonna une nouvelle fois à Sanji de se coucher.

N'ayant pas la foi pour protester, Sanji s'exécuta tout en évitant la tache et fut vite rejoint par Roronoa qui le prit dans ses bras. Il lui embrassa tendrement ses cheveux et inspira profondément.

- Dors, maintenant, murmura-t-il.

Sanji ferma les yeux et repartit aussitôt vers ses rêves rempli d'yeux verts. Il était enfin devenu un véritable homme, même si ça c'était fait avec un homme et non pas avec une femme comme il l'avait imaginé avant cette rencontre.


FINI ! ENFIN FINI CE LEMON !

Et vui, il est assez soft ! Ca viendra plus tard, le SM... Promis ! 8D

Sinon, je suis désolée de le poster si tard... Mais y'avait les fêtes et tout... Bref.

Un petit lemon pour reprendre les cours en beauté ~ bien que le chapitre est trop court, je le sais -_- . Mais ce chapitre est censé n'être qu'un lemon, sans plus...

Review pour une fanficeuse en pleine déprime à cause de la reprise ?