Une nouvelle nuit en sa compagnie.
Stoppant tout mouvement, Zoro bâillonna Sanji tout en lui murmurant à l'oreille de ne faire aucun bruit, l'eau chaude de la douche ruisselant toujours sur leurs peaux. Il s'appuya un peu plus sur le corps du blondin tout en répondant à Robin.
- Mademoiselle Robin ? Que faites-vous ici ?
« Toujours en train de fouiner dans les affaires des autres celle-là, pensa-t-il. » Ils entendirent les pas de la jeune femme résonner sur le carrelage, se rapprochant d'eux.
- Je vous cherchais, vous et Sanji. Où est-il ?
- Aucune idée, répondit Zoro alors qu'un sourire de pervers fleurissait sur son visage.
Sachant très bien que la jeune femme avait repéré les habits de son ami, il reprit ses mouvements dans un va-et-viens langoureux, toujours autant excités malgré qu'ils furent stoppés dans leurs "affaires". Sanji, toujours bâillonné, mordit dans la main du bretteur pour s'empêcher de gémir. Jamais il n'acceptera que Robin entende ce genre de sons sortir de sa bouche, il préférait les garder pour le milliardaire.
- Pourtant ses affaires sont là elles aussi.
- Il a dit qu'il voulait prendre une douche lui aussi. Mais c'est vrai que je ne l'ai pas entendu ouvrir l'eau d'une seule douche.
Zoro alla mordre le cou de Sanji au niveau de ses points sensibles, rigolant intérieurement. Il fallait avouer que voir Sanji se tordre dans les sens pour essayer de le stopper et à la seconde d'après se cambrer de plaisir, montrant par ses gestes d'en vouloir encore plus était un spectacle plus qu'excitant.
- Vous vouliez me rejoindre dans la douche ? Je ne savais pas que vous aimiez varier les plaisirs... Surtout entre deux frères, fit Zoro après avoir donné un furieux coup de reins.
- Je m'inquiétais seulement. Je ne vous voyez pas revenir. Mais je ne sais toujours pas où est Sanji.
- Vous avez essayé les toilettes ? fit distraitement Zoro, plissant les yeux de plaisir tandis que Sanji se contractait sur lui, comme pour le faire aller plus profondément encore. Il aggripa fortement les fesses du blond, allant encore plus vite et plus fort.
- Non... Mais je connais Sanji, et c'est loin d'être un naturiste.
Faisant tout pour se retenir et ne pas jouir en présence de Robin, Zoro l'envoya paître gentiment.
- Bon, écoutez, j'en sais rien. Maintenant, j'aimerais terminer ma douche tranquillement !
Robin s'excusa, voyant bien l'impatience du verdoyant et sortit des vestiaires avec un petit sourire en coin, ayant une petite idée d'où Sanji "prenait sa douche". Elle retourna aux côtés du père de ce dernier, inventant une histoire pour expliquer le retard de son fils.
Zoro était complétement avachi sur Sanji, tentant péniblement de reprendre son souffle, l'eau coulant toujours sur eux. L'orgasme avait été dévastateur, violent et tellement bon que quelques points noirs avait élu domicile devant ses yeux, tout comme devant les yeux du blond. Sanji avait hurlé sa jouissance, tout juste lorsque Zoro avait retiré sa main. Il avait aussi arraché de la peau avec ses ongles dans le cou du vert sous le plaisir qui l'avait submergé. Désormais, il appréciait le poids du bretteur complétement appuyé sur lui, celui-ci ne s'étant toujours pas retiré de son postérieur et tenant toujours fermement ses jambes autour de ses hanches.
- C'était tellement bon, murmura Sanji, les mots s'étant échappés sans qu'il le veuille de sa bouche.
Après avoir réalisé ce qu'il venait de dire, il pria pour que Zoro ne l'ait pas entendu. Malheureusement, le bretteur avait très bien entendu et souriait desormais comme un possédé.
- Hm, vraiment ?
Sanji bafouilla, le rouge lui montant aux joues. Zoro rigola, amusé du comportement du cadet et se retira, gardant tout de même le blond contre lui.
- Si tu aimes autant ça, pourquoi ne pas terminer cette douche et aller chez toi... continuer ce qu'on vient de commencer... le temps d'une nuit ? fit-il en embrassant son cou.
- Arrête... Et si Robin revient ce soir chercher ses dernières affaires et nous attrape encore une fois ?
Remontant son visage à la hauteur de celui de Sanji, il lui sourit, un air conspirateur collé au visage.
- Franky l'a justement invité chez lui ce soir... Il l'empêcha de répondre en l'embrassant, le décollant du mur pour sortir de la cabine.
N'ayant qu'une serviette dans son sac de sport, Sanji, toujours porté par le bretteur, se vit être séché en quatrième vitesse par un homme-vert particulièrement impatient. Ils se rhabillèrent, et partirent rejoindre les autres, l'air de rien.
Après avoir passé une partie de la soirée en compagnie de Zeff, Robin et Franky qui les avait rejoint, Sanji avait traîné jusque chez lui le milliardaire, dans son ancien appartement où trainait encore quelques affaires dont un canapé-lit, près à être servi. Ce dernier n'avait fait que de l'aguicher tout le long de cette interminable (aux yeux de Sanji) soirée et en payait désormais les conséquences, ayant été violemment projeté contre le mur du couloir donnant accès à l'appartement du blondin par celui-ci. Il était désormais coincé entre le mur et Sanji qui l'embrassait furieusement, lui faisant ainsi comprendre à quel point son petit jeu avait bien marché.
Se séparant seulement pour reprendre de l'air, Sanji se vit être projeté contre la porte de son appartement avant d'avoir à nouveau les lèvres du vert sur les siennes. À l'aveugle, il glissa la clé dans la serrure et à peine avait-il ouvert la porte que celle-ci était à nouveau fermée, lui étant déjà sur le canapé-lit qui fut ouvert en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, recouvert d'un homme en rut.
S'en suivit des préliminaires musclés, Sanji prenant de plus en plus confiance en lui et voulant à son tour dominer l'autre. Malheureusement cette tentative se solda par un echec total, se retrouvant encore une fois sous le bretteur.
Quelques minutes plus tard, après un nouvel orgasme dévastateur, il eut néanmoins la satisfaction de prendre le contrôle de cette danse érotique pour le second round.
- Pourquoi c'est toujours toi celui du dessus ? avait-il demandé en essayant de reprendre son souffle.
- Parce que je suis plus expérimenté, avait simplement dit Zoro, titillant le sexe du blondin de ses doigts.
Faisant une moue boudeuse, Sanji répondit :
- Et alors ? Je peux toujours essayer...
Après quelques minutes de réflexion intense (LOL), Zoro arbora un nouveau sourire pervers tout en roulant sur le lit pour avoir Sanji au-dessus de lui assis sur son bassin, son sexe de nouveau dur toujours ancré dans son bas-ventre.
- À ta guise. Je t'autorise à me dominer ainsi pour le moment, avait-il annoncé, ce sourire collé aux lèvres.
Sanji avait sourit aussi, excité comme jamais, surement dû au fait de dominer en partie cet homme. Il avait imposé son rythme, usant toute forme de patience en Zoro qui avait fini par craquer et attraper les hanches du cuisinier pour qu'il aille plus vite.
Après une nuit des plus sportives, Sanji, toujours sur le bassin de Zoro, avait fini par s'écrouler sur celui-ci après qu'il se soit retiré et s'était endormi ainsi, ne laissant aucune chance de fuite au vert.
Ce n'est qu'en début d'après-midi qu'ils se réveillèrent à cause du téléphone de Sanji qui s'était mis à sonner. Après avoir répondu à une Robin aux propos étrangement incohérents, le blondin alla commander des pizzas, n'ayant plus de nourriture dans cet appartement. Ce fut seulement lorsque les pizzas arrivèrent que Zoro daigna se lever du canapé-lit ne prenant la peine de ne mettre que son caleçon alors que Sanji était déjà complètement rhabillé. La discussion allait de bon train, comme un couple tout à fait normal malgré le fait que Zoro s'amusait à constamment à aguicher le cuisinier.
- Oh, j'y pense. Sanji il va falloir que tu vois un médecin. J'en connais un très bien, ne t'en fais pas, déclara Zoro.
- Pourquoi ça ? fit le concerné alors qu'il venait de finir sa part.
- Nous n'avons pas utilisé préservatifs la nuit dernière, remarqua Zoro.
- Hm...
S'en suivit un moment de silence, Sanji craignant qu'il pourrait avoir donner une quelconque maladie au verdoyant. Il alla pour prendre une nouvelle part et alors qu'il l'atteignit, une fourchette en plastique se planta dedans.
- Oï. C'est pas grave, hein.
- Comment ça, "c'est pas grave" ? Et si je t'ai filé un mauvais truc ? Tu imagines ? s'emporta Sanji.
- Et bien je ferais avec, fit Zoro, las.
Voyant qu'il était impossible de parler plus de cela, Sanji soupira en s'affalant sur sa chaise, abandonnant sa part, toujours aussi inquiet. En plus de faire manger de la "mal-bouffe" au sabreur en sa présence, il manquerait plus qu'il lui ait donné une maladie incurable. Il sortit de ses pensées lorsqu'une fourchette garnie d'un bout de pizza se planta sous son nez.
- Mange.
Il la repoussa gentiment, faisant un signe négatif de la tête.
- Non, merci.
Zoro soupira, se leva en prenant son assiette en plastique avec lui et alla s'installer sur Sanji.
- Ce n'était pas une question. Mange, tu n'as quasiment rien mangé.
- À qui la faute ? Tu m'as coupé l'appétit avec cette hi-..., il ne put finir sa phrase, une fourchette ayant prit place dans sa bouche.
- Chhht. Mange.
Tournant la tête sur le côté pour masquer sa gène, Sanji se demanda vaguement si ça lui arrivait souvent de s'asseoir sur les genoux des autres pour les obliger à manger.
- Je sais à quoi tu penses. Et non, je ne fais ça que pour toi. J'aime te rendre mal à l'aise.
- Tch, fut la seule réponse du cuisinier avant qu'un autre bout ne vienne remplir sa bouche.
Après quelques gamineries de la part du milliardaire et grognements de Sanji, ils finirent enfin leur pizza, permettant ainsi à Zoro d'aller s'habiller. Chose faite, il entraîna Sanji dehors et récupéra sa voiture au parking de la fac.
- Tu m'emmènes où ?
Fermant la portière, Zoro mit le moteur de son Aston Martin en marche, produisant un grondement bruyant.
- À mon jardin secret, répondit Zoro avec un clin d'oeil, tout en prenant la direction pour aller dans les terres du Japon.*
Cette fin est d'une mievrie... Avouez que, franchement, j'ai fait mieux !
* Quand je parle des terres du Japon, ça veut dire que c'est dans l'arrière pays, hein !
Une petite review, malgré cette fin... de merde ?
Shino-
