Ô belle France.

- Et bien Zoro, aucune femmelette ne t'a tapé dans l'oeil ? hurla Ace, posant sa bouteille de rhum sur la table basse.

Ce dernier leva les yeux vers le brun, et lui répondit tout aussi fort.

- Non. Je n'en ai pas envie ce soir, le rendez-vous de demain est bien trop important, il faut que je sois en forme !

La musique lui vrillait les tympans, l'odeur de transpiration lui donnait envie de vomir mais Franky avait vraiment voulu l'emmener avec eux pour leur première soirée en France. L'ambiance changeait vraiment du Japon, et heureusement que Sanji savait parler plus ou moins français car sans lui, ils seraient dans de beaux draps. Il regarda Ace qui sembla surpris de sa réponse avant de le voir se lever et rejoindre une jeune française aux cheveux bleus.

- Ça-y-est, on a perdu notre Ace ! Ria Franky.

- Il n'a pas changé, en tout cas ! Toujours aussi tombeur !, fit Sanji, amusé.

Zoro vit Ace emmener dans un coin la fille pour après disparaître. En même pas cinq minutes, il avait déjà une conquête dans ses bras. Son regard parcouru la salle où des dizaines et des dizaines de personnes dansaient collées-serrées, ne comprenant pas un mot de ce que les gens pouvaient se dire. Il finit par tomber sur Sanji qui arborait un petit sourire au coin des lèvres tout en regardant les personnes danser. Il étouffa un bâillement, visiblement épuisé par la journée qui venait de se dérouler. C'est vrai que, juste après être descendu de l'avion, ils n'avaient pas eu de temps de se reposer, Brook, un ami musicien de Franky, les avait emmené visiter la capitale avant même de déposer leurs bagages à leur hôtel. Celles-ci avaient été transportées jusque dans la voiture du musicien et n'avaient toujours pas bougé de cette dernière.

- Désolé les amis, mais je dois y aller, il se fait tard ! Yohohohoho !

Ce que ce rire pouvait emmerder le bretteur... Il fit tout de même un petit geste de la main mais Sanji retint l'homme à la coupe afro.

- Eh Brook, comment on fait pour nos bagages, abruti ?

Ah, ce blond avait bien fait de s'en souvenir, il avait complètement zappé ça.

- Euhm, je ne pense pas que vous voudriez rentrer tout de suite... En plus votre ami est, comment dire... occupé ! Yohohohohohoho !

Ace arriva à ce moment-là, les cheveux ébouriffés et un sourire niais collé au visage. Un bout de papier dépassait légèrement de son pantacourt, où un numéro était écrit.

- Déjà ? Firent Zoro et Franky, surpris de le voir revenir si vite.

- Ouais... ! Non, en fait, on s'est fait chopés par un vigile...

Tous le regardèrent d'un air blasé tandis que Sanji se levait, suivant le musicien.

- Moi je vais à l'hôtel, la nuit a été courte...

- Bah attends, on vient avec toi ! Ce ne sera pas super cool sans toi ! répliqua Franky en se levant lui aussi, suivit de Zoro.

Ace les suivit alors, n'ayant pas trop le choix. Après tout, il s'en fichait, d'après ce qu'il avait compris la jeune fille Vivi lui avait donné son numéro pour se revoir très vite. Et il comptait bien le faire ! Cette fille, bien qu'elle soit timide, était parfaite pour lui ! Douce, délicate, attentionnée... Ce n'était pas parce qu'un vigile les avait attrapés en pleine action la raison pour laquelle il était revenu si vite, mais juste que sa belle n'avait pas voulu aller plus loin qu'un baiser.

Les cinq hommes montèrent dans la voiture, un chouia serrés. Sanji était entouré de la carrure imposante de Franky et d'Ace qui ne décrochait pas un mot, rêveur. Le temps du trajet, Sanji pensa à sa courte nuit durant le vol.

Ace et Franky n'ayant voulu d'un Zoro baveur sur leurs épaules, ils s'étaient arrangés pour que ce soit Sanji qui s'y colle, ignorant totalement que les deux amants ne demandaient que ça. Bien qu'en classe « Business », le vert trouva un moyen de s'effondrer sur les genoux du blond pendant son sommeil, étant tombé dans les bras de Morphée alors que les roues de l'avion n'avaient pas encore quitté le sol. D'abord gêné, il le laissa faire et attendit que les autres s'endorment pour s'autoriser à entremêler ses doigts avec les cours cheveux verts du squatteur. Il s'endormit une bonne heure plus tard, bien que le sommeil ne fut pas bien long.

Sanji fut tiré de ses pensées alors qu'il commençait à somnoler. Ils étaient enfin arrivés, ils allaient pouvoir souffler. Bien sûr, l'hôtel qu'avait réservé le bretteur n'était pas un vulgaire deux étoiles, oh non. Remerciant Brook, ils entrèrent dans la majestueuse bâtisse.

- Bon les gars, va falloir se répartir en groupe de deux, fit Zoro.

- Je refuse de dormir avec toi Zoro-Bro, tu ronfles beaucoup trop fort ! Se précipita Franky, connaissant par le billet de Robin la relation des deux hommes.

- Quoi ?! Zoro ronfle ?! Hors de question que je dorme avec ! S'exclama Ace.

- Merci les gars, répondit-il, blasé. Il se tourna vers Sanji qui piquait du nez plus qu'autre chose. Tu veux dormir avec eux, au point où j'en suis...

Le blond fit un signe négatif de la tête, bien trop fatigué pour parler. N'étant malheureusement pas au même endroit, Sanji et Zoro prirent un ascenseur différent d'Ace et Franky. A trois heures du matin, peu étaient les personnes vagabondant dans l'hôtel, permettant à Zoro de profiter de cette occasion pour redonner du peps au blond. Qui a dit qu'il était innocent concernant la grande distance qui séparait les deux chambres qu'il avait réservées ... ?

Un sourire se dessina sur ces lèvres lorsqu'il entra dans l'ascenseur avec le cuisinier. A peine les portes s'étaient refermées qu'il plaqua un blond complètement amorphe contre celles-ci. Le choc eut le don de le réveiller alors que des lèvres se plaquèrent violemment contre les siennes. A peine eut-il compris ce qui lui arrivait qu'un gémissement lui échappa tandis qu'une main vicieuse avait déjà son membre en main. Complètement étourdi, Sanji s'accrocha aux épaules larges du bretteur et noua ses jambes autour de ses hanches, se faisant embrasser férocement par ce dernier. Il vit sa chemise être arrachée violemment, Zoro étant visiblement légèrement impatient.

Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et, ne lâchant pas sa proie, le bretteur se précipita vers la chambre qu'il avait réservée, passe son badge tout en plaquant l'homme qu'il embrassait toujours contre la porte et s'engouffra dans la suite, fonçant vers la chambre où il retrouva leurs valises emmenées plus tôt par un jeune bagagiste. Il balança les chaussures du blond à travers la pièce suivit des siennes et balança à moitié son compagnon sur le lit moelleux.

Désormais bien réveillé et n'ayant absolument plus envie de dormir, Sanji attira violemment son amant à lui, clairement décidé à passer un bout de sa nuit dans les bras de cet homme.


- Dis, t'avais pas dit à Ace que tu voulais dormir le plus possible pour ton rendez-vous de demain ? Demanda Sanji.

Son corps recouvert d'une algue humaine demandait plus que du repos, complètement lessivé de tout ce sport nocturne. Mais il était bien là, sentant le souffle désormais régulier de Zoro s'échouer dans son cou, là où s'était nichée la tête de ce dernier. Celui-ci semblait lui aussi lutter contre le sommeil, souriant légèrement.

- Ce n'était qu'un prétexte pour rentrer plus vite aussi. Et puis, jusqu'à preuve du contraire, je suis déjà pris, non ? répondit-il en chuchotant, ses forces pour résister disparaissant.

Se positionnant un peu mieux et laissant son corps nu épouser les formes de celui qui lui servait de matelas, bien décidé à dormir ainsi, il n'attendit pas plus longtemps et n'entendant pas de réponse de l'autre homme il s'endormit, ronflant très légèrement seulement. Sanji sourit en entendant la dernière phrase du bretteur et se laissa bercer, plongeant lentement dans les limbes du sommeil.

La chaleur disparut de son corps, le réveillant. Sanji ouvrit difficilement les yeux, la lumière du soleil s'infiltrant à travers les rideaux les agressant. Il vit Zoro s'ébouriffer les cheveux, assis au bord du lit. Il rapprocha son corps du vert et attrapa ses hanches.

- Oh, je t'ai réveillé ? Désolé.

Il n'obtint qu'un « Hm. » de la part du blondin qui se colla un peu plus contre lui.

- Je dois y aller Sanji si je ne veux pas être en retard.

Il reçut la même réponse ce qui lui soutira un soupire. Il réussit difficilement à s'extirper des bras de Sanji qui n'était pas vraiment décidé à le laisser tranquille et alla prendre une douche avant de s'habiller. Il l'a joua cool, une simple chemise blanche, un veston noir et un pantalon de la même couleur. Repassant dans la chambre, il vit que Sanji n'avait pas changé de place et s'approcha de lui. Il put constater qu'il s'était déjà rendormi et il se pencha pour lui embrasser le cou. Un soupire s'échappa d'entre les lèvres de sa victime tandis qu'il se redressa lui-même surpris de son geste. La niaiserie commençait à s'emparer de lui, quelle horreur ! Il secoua la tête de droite à gauche pour s'éclaircir les idées et déposa un bout de papier sur les affaires de Sanji, lui disant d'appeler Ace et Franky une fois qu'il sera réveillé pour faire la tournée de Paris approfondie pendant que lui serait à son rendez-vous. Il partit alors, laissant un badge au blond et se fit violence pour ne pas faire demi-tour, le réveiller et faire quelques « calins » sous la couette.


Quinze heures de l'après-midi, et toujours aucune nouvelle de Zoro. Cette réunion durait plus longtemps que prévue, elle avait pourtant démarré à dix heures ce matin-là... Sanji fit la moue, dégoûté que le bretteur ne soit pas là pour admirer cette magnifique capitale. Paris faisait partit de ses rêves, elle et sa gastronomie française, ses restaurants prestigieux... Il était sur un petit nuage ! Ce midi il eut la chance de manger dans un très grand restaurant parisien, savourant chaque aliment, chaque gorgée de vin, pas comme ce crétin d'Ace qui bouffait comme un gros porc. Il eut même le privilège d'être reçu par le Chef, lui donnant quelques recettes françaises incontournables au passage.

Grâce à son français plus que correct il put dialoguer avec quelques personnes tandis que Franky et Ace étaient à la ramasse et préféraient aller jouer les parfaits petits touristes en visitant la Tour Eiffel, le Trocadéro, tout ce qui était impératif de voir. Cependant, ils zappèrent le Louvre, mais Franky prit une doc' pour Robin, les musées et eux, ce n'était pas compatible.

Ils croisèrent d'autres japonais qui eux étaient juste de passage pendant quelques heures, ayant déjà visiter la capitale. Suivant les conseils de leurs compatriotes, ils allèrent se détendre au Jardin des Tuileries, profitant des dernières heures de soleil.

Sanji leva les yeux au ciel, appréciant le paysage qui l'entourait. Il se sentait bien ici. Pourquoi ne pas venir s'installer en France ? Oui mais il allait ouvrir un restaurant à Tokyo... Il dut se résoudre profiter de ces derniers instants qu'il passera sur ce bout de paradis, si possible Zoro en sa compagnie.

En parlant du loup, le téléphone de Franky sonna. Ce dernier décrocha, et porta le téléphone à son oreille.

- Mushi mushi ? - ... - No problem, Bro'. T'es où là ? - ... - NON ! Tu restes où tu es ! On vient te chercher ! Manquerait plus qu'on doive aller à l'autre bout de la ville pour te retrouver ! - ... - Tu restes là et tu te tais !

Franky raccrocha violemment.

- Non mais il est complètement taré ! Il voulait nous rejoindre à pieds ! Franchement, mais qui m'a fichu un frère pareil ! S'exaspéra-t-il sous les regards rieurs d'Ace et Sanji.

Ils partirent tous les trois chercher le « Marimo en détresse » dixit Sanji et après quelques minutes de marche en silence, Ace reprit la parole.

- Eh les mecs...

Les deux se retournèrent vers lui, intrigués.

- J'ai faim.

- Avec tout ce que tu as bouffé ce midi ?! T'es un grand malade !

Après s'être assuré qu'Ace ne filerait pas en douce (ils l'ont attaché au poignet de Franky), ils reprirent leur route.

- Bon, ce soir on reprend l'avion les gars, alors après avoir récupéré Zoro, on va dévaliser toutes les boutiques pour ramener un max de trucs au Japon, ok ?

Un cris de guerre et un rattrapage d'une algue sur patte plus tard, les magasins furent dévalisés, autant que les boutiques de souvenirs que les boutiques de fringues et nourriture. Heureusement que le retour se faisait dans un jet privé qui partirait d'un petit Aéroclub, la quantité astronomique de toutes choses confondues qu'ils ramenaient au Japon ne seraient jamais passée...


Et voilà un chapitre un peu plus long... Mais j'en garde encore pour le prochain, qui sera certainement le dernier.

Alors, pas trop frustrée bande de perverses ? Je ne suis pas gentille en ce moment, je n'écris pas de lemon en entier...

Ah, oui ! Je viens de cmmencer une nouvelle fiction "Opération séduction !" étant donné que Disparu et celle-ci vont très bientôt se terminer ! (Je m'auto-fais de la pub.)

Allez, une petite review pour que la suite arrive plus vite ? :yeux de chat potté:

Bisous, Shino.