Cauchemar récurrent.

Je n'ai pas eu beaucoup de reviews... :'(


"Booth et moi nous avancions, arme au poing dans une long et glacial couloir sombre. Au-dessus de nous, les néons lumineux n'arrêtaient pas de clignoter dans un bruit inquiétant.
Soudain, mon coéquipier plaqua sa main libre contre mon buste. Il avait perçu un bruit suspect.
Je le questionnai du regard. Le bruit semblait venir d'un peu plus loin. De son bras, toujours collé contre ma poitrine, il me poussa en arrière, signe qu'il ressentait du danger. Nous fîmes quelques pas et aperçûmes enfin une porte quelques mètres plus loin. Il s'arrêta. Je l'imitai, puis il se retourna.
_Reste là, tu me promets ?
Je levai les yeux au ciel avec lassitude. Cette expression le fit sourire. Néanmoins, il poursuivit :
_Promets.
Raah... il savait qu'avec une promesse il pouvait me faire faire tout ce qu'il voulait !
_Je...
"Oh non ! Voîlà qu'il me fait ses yeux de merlan frit !" pensai-je.
_Bon d'accord, mais promets-moi de venir me chercher après ! Je ne veux pas rester en plan ! finis-je par céder. Il me sourit avec gratitude. Il savait combien cela m'avait coûté d'accepter. Il savait combien je détestais le voir s'avancer, seul au devant du mal. Ce fut pour cela qu'il m'embrassa sur le front et me répondit :
_Promis.
Et il s'élança dans cette foutue pièce.
Quelques minutes passèrent sans un bruit. Puis brusquement j'entendis trois coups de feu.
"Merde !"
Je m'avançai près de la porte mais alors que j'allais pénétrer dans la salle ; quelqu'un me plaqua violemment un chiffon sur le nez et la bouche. Je n'eus pas le temps de me débattre que je me sentais déjà sombrer dans un profond sommeil... l'odeur de chloroforme..."

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22 février 2008.

Je me réveillai en sursaut, le corps en sueur, la respiration difficile et saccadée. Mon cœur battait à tout rompre.
"Encore ce fichu cauchemar ! Mais quand cela va-t-il cesser ?"
Je tentai de me lever... Mais me rassis aussitôt. Comme d'habitude des milliers de fourmis se mirent à parcourir mon corps et j'eus l'impression que ma tête allait exploser.
J'ouvris le tiroir de la table de nuit et m'emparai rageusement du tube d'aspirine. J'en pris deux cachets, en espérant que cette fois-là, ils agiraient.
J'attendis quelques secondes puis tentai une seconde fois de me lever. Avec brio cette fois-ci. Je regardai l'heure : 5h48. Pas la peine de me rendormir. Autant filer au Jeffersonian.

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8h15.
Angie passa le seuil de la porte.
_Hey Sweetie ! Comment ça va ? Me demanda-t-elle en me faisant la bise.
_Bof... J'ai encore cauchemardé.
_Génial ! Dit-elle ironiquement. Mais quand est-ce-que tu vas te décider à en parler à ton psy ?
Elle ôta son pardessus et son écharpe, les balança sur le canapé et s'assit sur mon bureau comme si c'était le sien. C'était tout Angie ça ! Ah... Ce que je pouvais l'adorer...
_Mais ce ne sont que des cauchemars Angela ! Pas de quoi en faire une polémique !
Elle leva les yeux au ciel.
_Mais enfin, Bren' ! Ça fait un mois que ça dure...
_Je sais, mais c'est pas comme si c'était tous les jours.
_Mais bien sûr, tu as raison ! C'est vrai que tous les deux jours c'est TOTALEMENT différent !
Je la regardai puis esquissai un léger sourire en guise de réponse.
Elle continua :
_Non mais chérie ! Tu te rends compte que c'est toi qui as les doctorats et que c'est moi qui m'inquiète ?
_Raison de plus pour ne pas t'en faire ! Si en tant que docteur je ne m'inquiète pas, tu n'as pas à te faire du mauvais sang ! répondis-je au tac-au-tac pour lui clouer le bec.
_Oui mais justement, là, c'est toi le docteur et c'est bien ça le problème ! s'exclama-t-elle en me pointant du doigt.
"Bilan : Clouage de bec = 0/20. Morale = Ne te mesure pas à plus grand que toi" pensai-je.
_Remettrais-tu en cause mes compétences en médecine ? Fais-je, faussement énervée.
_Non chérie, je remets simplement en cause ton objectivité vis-à-vis de ton cas.
"Aarg ! Dans le mille ! Mais comment fait-elle à la fin ? Elle lit en moi comme dans un livre ou quoi ?"

Voyant qu'elle avait gagné la bataille ; elle reprit son écharpe et son manteau, puis me dit avant de quitter la pièce :
_Tu as intérêt à prévenir Sweets ; sinon c'est moi qui le ferai...
Et elle sortit comme elle était entrée, avec toute la fraîcheur et la grâce qui la caractérisait.

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