Mortelle Vision....
Coucou !! Merci pour vos reviews 3
_Luciano Marconi était un agent de renseignement auprès des Cartelli. En gros, il était chargé de tâter le terrain pour ses copains... fît Angela, derrière l'écran de son ordinateur. En fait, il n'avait pas une grande importance chez les Cartelli, il est entré il y a peu - 9 mois environ - , et ce poste, c'était plus pour le tester qu'autre chose...
_Comment as-tu réussi à avoir toutes ses informations ? m'étonnai-je.
_Eh bien, j'ai tout d'abord consulté les rapports du FBI sur les différentes mafias du coin. Ensuite, j'ai regardé si le nom de Luciano Marconi apparaissait dans l'une d'elle et il s'est trouvé que oui. Apparemment, notre homme n'était pas très discret, il s'est fait repéré deux fois durant les six derniers mois par des agents sous couverture.
_Hum, OK. Et est-ce-qu'il y a quelque chose concernant les Piazza à tout hasard ? demandai-je, profitant de l'absence de Booth.
Elle pianota sur son clavier.
_Huum... si ! Apparemment, c'était les ennemis jurés des Cartelli dans les années 95. Mais l'agent responsable du dossier a fait tomber cette famille qui avait assassiné plusieurs agents déjà... Mais dis-moi, comment connais-tu les Piazza ?
_Regarde le nom de l'agent en charge de l'affaire, tu comprendras.
Elle s'exécuta.
_Booth !? Alors, tu crois que...
_Oui, c'est à lui qu'ils en veulent. Selon Booth, ils ont réussi à remonter le réseau et ils tentent de se venger.
_Donc ce cadavre ne serait qu'un alibi pour l'attirer.
J'enfournai dans ma bouche un petit bretzel salé.
_Exactement. Mais c'est aussi un avertissement ; soulignai-je. Ce matin, ils ont fait sauter la Crown Vic.
_QUOI ?!! s'écria l'artiste, hors d'elle alors que je continuai à ingurgiter mes bretzels, Mais tu aurais pu m'en parler !
_Je n'en avais pas le temps ! Il fallait qu'on conduise Parker en lieu sûr ! me justifiai-je.
_Parker ?
_Oui, Booth pense qu'ils pourraient passer par lui pour l'atteindre.
_Ou par toi... me fit-elle remarquer.
_Oui, ou par moi, selon lui... Mais ça ne veut rien dire ! précisai-je en en voyant le regard plein de sous entendu qu'Angie me lançait.
_Oh si ! Ça veut dire qu'il tient à toi, et tu le sais ! Rends-toi compte de l'importance que tient Parker à ses yeux ! S'il te met au même rang que lui, cela signifie qu'il tient aussi à toi... Et plus qu'en tant que partenaire.
Je levai les yeux au ciel, énervée par les propos d'Angela en reposant violemment le paquet de bretzels sur le bureau. Qu'est-ce-qu'elle pouvait m'agacer avec sa théorie à la noix ! Même Jack et ses conspirations étaient plus supportables !
Elle allait répliquer mais Zack arriva à cet instant.
_Dr Brennan, Hodgins et moi avons du nouveau avec le cadavre.
Angie partit d'un rire nerveux.
_Sauvée par le gong ! Mais tu ne paies rien pour attendre !
Je lui souris.
_Je sais, Ange, Je sais.
Puis je suivis Zack jusque sur la plateforme de l'institut. Hodgins s'y trouvait, penché au-dessus de son nouveau microscope photonique.
_Ah, Bren' ! Te voilà ! Fit ce-dernier en sortant de sa contemplation ; j'ai de bonnes nouvelles concernant notre cher Marconi.
_Victime, le coupai-je. Ne pas associer de nom, se concentrer sur les faits. On parle de victime.
_Oui, la victime.
Zack poursuivit :
_Vous rappelez-vous des fractures de stresse que j'avais trouvé sur les poignets de la victime ?
_Oui, bien sûr. Tu en a même conclut qu'elle avait été attaché plusieurs jours à une chaise...
_Oui, c'est exactement ça. Mais il se trouve que j'en ai aussi trouvé sur les chevilles, mais beaucoup plus prononcées cette fois-ci, s'expliqua-t-il en faisant de grands gestes.
_Cela suggère que les liens étaient plus serrés mais où veux-tu en venir ?
_Eh bien oui, les liens étaient plus serrés, mais serrés à le faire saigner ! Et ainsi, des particules du sol de la salle où il était enfermé se sont incrustées dans la blessure et ...
Hodgins le coupa sans ménagement.
_Ce que Zack veut dire, c'est qu'en analysant les particules, on a pu déterminer où il se trouvait.
Un sourire illumina mon visage.
_Vous êtes formidables !
_Oui, mais j'aurais pu le dire tout seul... grogna Zack.
_Pff... ce que tu peux être gamin... Marmonna Jack dans une moue dédaigneuse.
_"Gamin" !? Non mais tu veux rire ? Un "gamin" ne possède pas un demi-doctorat en ingénierie robotique et une thèse d'anthropologie judiciaire !
_Non, mais un gamin ça ne sait pas conduire ! Tout comme toi qui n'est bon qu'à rentrer par la navette qui pue des pieds !
_N'importe quoi ! Des milliers de personnes vivent sans avoir le per...
_STOP ! hurlai-je.
Mes deux collègues se turent instantanément.
_Je me fiche complètement de vos gamineries à tous les deux ! Je veux juste savoir où était notre homme.
_Les particules étaient anormalement concentrées en polystyrène et il y avait du pollen de pin. Donc, il devait être là, dans cette ancienne usine à fabriquer des emballages industriels, fit-il en désignant l'endroit indiqué sur la carte affichée par l'ordinateur.
Je fit volte-face.
_Bien. Je vous laisse à vos idioties.
Ils se renfrognèrent.
_Oh ça va ! Je ne faisais que blaguer ! dis-je en m'emparant de mon mobile avant de quitter la plateforme à reculons pour rejoindre mon bureau.
Une fois à l'intérieur, je m'installai dans le canapé tout en appelant mon partenaire.
_Booth, fit la voix de celui-ci au bout de quelques secondes.
_C'est Brennan. Je sais où était notre victime pour la dernière fois, peut-être les Piazza y sont-ils encore...
_C'était où ?
_L'ancienne usine d'emballage dans le Nord de la ville.
_Très bien, je passe te prendre dans un quart d'heure.
_Ok, à tout de suite.
Et je raccrochai. C'est cela que j'aimais chez nous : la concision. Notre partenariat était basé sur la concision. Les faits étaient traités avec concision. Tout cela dans un climat de confiance . Car notre partenariat, c'était avant tout une question de confiance. Aveugle.
x
Quinze minutes plus tard, je montai dans la toute nouvelle Crown Vic.
_Wouah ! Ils n'ont pas mis longtemps avant de t'en redonner une ! m'exclamai-je, impressionnée.
Il sourit légèrement.
_Nous sommes passés prioritaires. Notre enquête est considérée comme importante, et puis tu sais, le FBI nous tient en haute estime...!
_Vraiment ?
_Vraiment, assura-t-il, l'air convaincu.
Il s'engagea en direction du périphérique.
_Alors comme ça, il était dans une usine désaffectée ?
_Oui, dans la Zone Industrielle au Nord, tu sais celle qui...
"Je me réveillai, la vision encore troublée par les derniers effets du chloroforme.
_Alors Bella, on se réveille ? fit une voix à ma droite dans un fort accent italien.
J'essayai de tourner la tête, mais en était incapable, l'esprit encore trop engourdi par les effets du produit chimique.
_Où sommes nous ? demandai-je avec difficulté.
_Quelque part... répondit la voix avec sarcasme.
Je tentai de me lever mais constatai avec horreur que j'étais attachée à une chaise... "comme la victime" pensai-je avec effroi.
_Hep ! Hep ! Hep ! On reste sage, c'est compris ? Sinon je resserre les liens et je te bâillonne.
Quelques minutes passèrent alors que je reprenais lentement conscience. Je constatai que j'étais dans un appartement, une cuisine plus précisément.
_Quel jour sommes nous ? demandai-je avec plus d'assurance cette fois-ci.
_Le 25 février.
Le 25 février. Cela faisait donc moins d'une journée que j'étais prisonnière. La voix se rapprocha de moi.
_Et il te reste environ... 15 minutes à vivre, à moins que ton cher partenaire ne daigne nous rappeler...
Un frisson parcouru mon dos. Quinze minutes. Quinze petites minutes. Les larmes me montèrent aux yeux malgré moi. Et si Seeley n'appelait pas ?
Je regardai à ma gauche, pour m'occuper l'esprit. A travers les rideaux rouges de la fenêtre, je pouvais entr'apercevoir un petit restaurant : "Le Petit Paris". Français. Quelle ironie. J'allais mourir devant un restaurant français. Ma nourriture favorite. Je fermai douloureusement les yeux. Jamais Booth ne m'emmènerait dans ce restaurant. Jamais je ne lui avouerais que je l'aimais...
J'entendis mon ravisseur se rapprocher.
_Bella, tu sais, nous, on ne tue pas par plaisir. Mais par nécessité. A toi, je ne veux aucun mal, mais ton petit ami nous a chercher des noises et...
_Parce que vous essayer de vous justifier en plus ! criai-je avec rage.
_Non Bella. Je te dis simplement que si je te tue, ce sera la faute à ton copain.
_Oui c'est sûr, c'est lui qui va appuyer sur la détente ! Crachai-je avec mépris.
Il ne dit rien.
J'écoutais la trotteuse. Les secondes s'égrenait... L'heure de ma mort approchait, lorsqu'enfin, la sonnerie du téléphone se fit entendre.
_Je suis désolé Bella, mais je dois suivre les ordres, dit le mafieux.
Je n'y comprenais plus rien. Il ne devait pas me tuer ! Booth appelait !
_Si tu dois me tuer, regarde-moi dans les yeux ! Hurlai-je.
Il sembla hésiter, puis s'exécuta, l'air triste. Le téléphone sonnait toujours.
_Pardonne-moi Bella, dit-il doucement en me caressant le visage.
Puis il se recula, me regardant droit dans les yeux ; son arme pointée sur moi.
_Au revoir.
Le coup partit.
Inévitable."
x
_Bones ? BONES ! Hurlai-je, inquiet.
Soudain, elle se redressa et ses yeux s'ouvrirent brusquement alors qu'elle reprenait souffle à grand peine. Elle inspirai bruyamment ; sortant de sa léthargie.
_Bones ! m'inquiétai-je, en posant ma main sur son épaule.
Lorsqu'elle avait commencé à sombrer dans l'inconscience, je m'étais garé sur le bas-côté. Sa poitrine se soulevait au rythme de sa respiration saccadée.
_Temperance, est-ce-que tu m'entends ?
Ses yeux dévièrent sur moi. Elle hocha la tête.
_Tu es restée inconsciente pendant près de cinq minutes, soufflai-je, Est-ce-que ça va ? Tu as eu une vision c'est ça ?
Elle déglutit avec peine.
_Oui...
_Bon Dieu Bones, j'ai cru que tu allais y rester ! m'écriai-je en passant une main sur sa joue moite.
Soudain, sa main enserra vivement mon avant bras dans une force inouïe.
_Seeley, demain, je vais mourir.
Je me figeai. Bones n'avait jamais été douée pour annoncer les bonnes nouvelles mais là, je restai interdit. Il me fallu plusieurs secondes pour réussir à bafouiller :
_Que... Qu... Quoi ?! Fis-je abasourdi. Non. Non, c'est impossible ! Tu ne peux pas mourir comme ça !
Je regardai le fond de ses yeux. Je vis alors qu'elle ne me mentait pas. Mon sang se glaça, alors que je prenais réellement conscience de la situation.
_Non ! C'est pas possible... Merde !!
Je pris ma tête entre mes mains, comme pour essayer de me sortir de ce cauchemar. "Pas elle !" La vie était dégueulasse. Sa main attrapa l'une des miennes.
_Seeley...
Je tournai la tête vers elle, papillonnant malgré moi des yeux pour refouler les quelques larmes qui montaient déjà.
_Il est encore tant de tout changer...
xXx
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