Salut !

Désolée de ce léger retard. Je rentre lundi et j'ai profité de ma semaine pour me préparer et tout et tout. J'essaye de m'avancer au maximum dans cette histoire afin de pouvoir continuer à publier malgré mon année, normalement ça devrait passer. ;)

Voilà donc le dernier chapitre ! Bonne lecture, on se retrouve en bas !


Inversons les rôles

Chapitre 5

Une fois Gates partie, Castle se retourna vers Beckett et ouvrit la bouche, son habituel air amusé sur le visage quand son téléphone sonna. Il regarda le nom de l'appelant et porta le combiné à son oreille.

« Je t'écoute Ryan.

-C'est bien le même homme ; le corps a été disposé et apprêté après la mort. Sans parler du ruban…

-Les premières constatations de Lanie ? demanda alors Castle en s'asseyant sur son bureau.

-Apparemment la femme serait morte en début de matinée. La rigidité était déjà présente.

-Il a donc pris le temps de déplacer le corps et de le préparer…

-C'est ce qu'on s'est dit aussi.

-On en reparlera au poste, merci Ryan. » abrégea Castle en voyant Gates saluer le maire en sortant de son bureau.

Le détective raccrocha et se redressa alors que le capitaine se dirigeait vers eux. Le maire leur fit un bref signe de main avant de quitter l'open-space auquel Castle et Beckett répondirent par un petit hochement de tête poli.

« Madame Beckett, aux vues des circonstances je pense qu'il serait bienvenu que vous bénéficiiez d'une protection policière.

-Je vous remercie capitaine mais je suis apte à me défendre toute seule. »

Castle tiqua. Le capitaine Gates n'était pas le genre de femme à qui on répondait de la sorte. Aussi, l'écrivain ne semblait pas être de celles qui avaient besoin d'être dorlotées, bien au contraire. Toutefois, le détective trouvait la suggestion de sa supérieure des plus étranges : elle n'était pas du genre à demander une protection autour d'une personnalité importante seulement à cause d'une lettre très peu explicite. Il fronçait les sourcils alors que Gates coulait un imperceptible regard vers l'ascenseur, dans lequel le maire venait de s'engouffrer. Cela avait à peine duré une seconde mais Castle avait comprit : le maire lui avait personnellement demandé de veiller sur Kate Beckett.

« Je n'en doute pas, mais voyez-vous c'est la première fois que notre homme prend contact avec quelqu'un, une civile de surcroît. Ce serait donc utile pour l'enquête que vous restiez en présence de certains de mes hommes au cas où il vous recontacterait. »

Le détective su qu'elle avait fait mouche. Il avait beau connaître Beckett depuis peu et certainement pas de façon très approfondie, il savait que l'écrivain était habitée par un profond sens du devoir. Il nota la façon dont elle pinça les lèvres et fronça les sourcils et su qu'il avait raison. Gates lui avait sorti l'argument ultime.

« Je serai ravie de vous aider. »

Les deux femmes se jaugèrent un instant du regard puis le visage de Gates se fendit d'un petit sourire. Ses épaules se détendirent et elle s'apprêtait à regagner son bureau quand elle ajouta à l'adresse de Beckett et de Castle, un petit sourire aux lèvres :

« Vous pourrez toujours vous inspirer des pratiques du lieutenant Castle pour vos romans. »

Rick trépigna et Beckett lui jeta un regard noir qui signifiait « même pas la peine ». Gates ne remarqua rien de l'échange silencieux entre les deux protagonistes et regagna son bureau afin de passer quelques coups de téléphones.

« Coincée avec moi on dirait ? lança joyeusement Castle en tirant une deuxième chaise vers son bureau afin que Beckett puisse s'y asseoir.

-Pas avec vous, je pense que le capitaine Gates ne vous a pas assigné personnellement à cette tâche.

-Oui mais je dirige l'équipe qui s'occupe de cette affaire et je suis donc le seul à assigner qui s'occupe de quoi. »

Il haussa un sourcil victorieux alors que Beckett levait les yeux au ciel, plus amusée qu'agacée à vrai dire. Elle ne saurait expliquer pourquoi, mais le comportement de Castle l'amusait. Toute la personnalité du détective l'amusait, pour être plus exacte. Elle ne savait pas pourquoi mais elle avait souvent tendance à sentir un petit sourire naître sur son visage quand elle était en présence du détective. Sourire qu'elle dissimulait habilement à l'intéressé. Sinon, elle n'avait pas fini d'en entendre parler…

Elle remarqua alors que Castle semblait s'être lancé dans un long monologue qui semblait plus ou moins la concerner. Il fut néanmoins coupé par le retour de ses deux collègues.

Ryan et Esposito s'attardèrent un peu sur Beckett, accoudée sur un des coins du bureau de Castle, mais ce dernier leur jeta un rapide coup d'œil afin de leur faire comprendre qu'il leur expliquerait la situation. Aussi, Esposito s'avança vers lui afin de faire son rapport sur la scène de crime.

« D'après Lanie, la fille est morte ce matin. Nuque brisée, ça a du se passer très rapidement parce qu'elle n'avait pas de marques apparentes de lutte.

-Il a préparé le corps, continua Ryan en s'asseyant sur le bureau de Javier, on en est pas encore certains mais on pense qu'il a maquillé la fille. On a envoyé un échantillon du rouge à lèvres au CSU afin de savoir si c'était la même teinte que celui de l'autre fille.

-Et la disposition du corps ? continua Castle alors que Kevin cherchait les photos dans le dossier.

-Assez simple, la fille a été déposée près de la sortie du métro, il a du profiter du carambolage qu'il y a eu cet après-midi pour faire sa petite mise en scène.

-Il a donc changé de lieu au dernier moment, répondit Castle.

-C'est ce qu'on s'est dit aussi. Tu penses… Qu'il commence à jouer avec nous ? »

C'était la question que tous se posaient. De ce qu'ils avaient appris des précédentes enquêtes, leur tueur au ruban préférait la discrétion et la sobriété pour ses crimes. Il tuait pour son plaisir personnel et suivait son propre rite. En intégrant Beckett à la donne, il semblait avoir changé. Il voulait rendre ses faits publics. L'accident qui avait coupé la circulation non loin de la quinzième avait aussi interrompu le service de la ligne de métro dans ce quartier. Ce fait avait été rendu public aux alentours de quinze heures, et la fille avait été tuée tôt ce matin. De ce qu'ils pouvaient en déduire, il l'avait tué puis avait pris le temps de la préparer de son côté avant de l'emmener vers le lieu prédestiné. Seulement, il avait changé d'avis en cours de route et avait décidé de la disposer près de la bouche de métro. Il savait qu'une fois le trafic revenu à la normale, ce serait l'affolement. Les journalistes seraient présents encore plus rapidement que précédemment, et ses crimes interpelleraient plus les médias.

« Donc vous pensez qu'il change son jeu ? demanda Ryan.

-Peut-être que sa psychose a changé et qu'un nouvel élément perturbateur, vous, commença Castle en désignant Beckett, l'a fait tomber dans une spirale de folie plus intense et que… »

Beckett fixa le détective interloquée. Les deux autres se contentèrent de secouer la tête en haussant les sourcils d'un air résigné. Alors que Castle, qui s'était approché du tableau blanc afin d'agrémenter ses dires des photos des victimes, se retourna dans une pose théâtrale afin de clore sa théorie, il fronça les sourcils devant l'air choqué de Beckett.

Alors que Castle prenait son habituel air boudeur, Esposito croisa le regard de Beckett. Le latino semblait mi- amusé mi- désespéré par le comportement de son collègue et il fit un petit clin d'œil à Beckett. Il ne savait pas pourquoi mais son instinct lui soufflait que la jeune auteur était quelqu'un de bien et de droit, et il ne pouvait s'empêcher d'avoir de l'empathie pour elle, bien qu'elle écrive des livres de gonzesses dont Kevin était friand…

« Beckett restera avec nous pour cette affaire, commença alors Castle en remarquant les coups d'œil des deux autres vers la jeune femme, Gates pense que c'est une bonne chose qu'elle soit sur place si notre gars essaye de la contacter. »

Les deux autres hochèrent positivement la tête et sourirent à Beckett. Cette dernière jeta un petit regard vers Castle. Elle lui était reconnaissante d'avoir abordé la chose comme ça. Elle n'aimait pas paraître diminuée aux yeux des autres, et encore moins avoir recours à de l'aide. Elle était quelqu'un de fier et n'aimait pas dépendre des autres. Or la façon dont Castle avait tourné la chose devant ses collègues ne l'a faisait pas passer pour une demoiselle en détresse, au contraire.

Leurs regards s'accrochèrent pendant quelques secondes, et Beckett eut l'impression qu'on lui retirait un poids des épaules. Les yeux bleus de Castle luisaient de malice et étaient plissés à cause du petit sourire qu'il lui destinait. Elle senti à nouveau ses lèvres s'étirer et pour la première fois elle ne se retint pas. Elle adressa un vrai sourire au détective, et elle eut l'impression de voir ses yeux pétiller d'autant plus.

Un bruit de téléphone résonna dans l'open-space et leur échange silencieux se termina brusquement. Un peu gêné, Beckett coula un regard en direction de Ryan et d'Esposito, mais ces deux derniers semblaient n'avoir rien remarqué du manège de leur collègue et de la jeune femme.

« Castle. Ok, merci. »

Il raccrocha et se tourna vers les trois autres. Malgré elle, Beckett sentait son ventre se tordre d'anticipation et ses membres fourmiller. Elle avait envie de savoir ce qui se passait, envie de savoir quelle tournure prenait l'enquête. Finalement, ce compromis avec Gates avait peut-être des bons côtés…

« C'était la scientifique. Le rouge à lèvres correspond, c'est bien notre homme qui a maquillé la victime.

-Il a eu plus de temps que pour la femme de Central Park cette fois, dit Ryan en désignant la victime sur le tableau, peut-être qu'on en apprendra plus sur ses méthodes. »

Les autres acquiescèrent. Ils allaient devoir attendre le rapport d'autopsie de Lanie afin de savoir à quelle heure précisément la jeune femme était morte. Ensuite, ils allaient devoir essayer de combler les blancs de la journée d'aujourd'hui, de comprendre ce qu'avait fait le tueur, et ce qui l'avait poussé à changer de lieu au dernier moment.

« En parlant de scientifiques, il faut que je leur apporte la lettre, lança Castle en secouant le bout de papier, Beckett vous devriez venir avec moi, John est un fan inconditionnel de vos bouquins et… Hé ! »

Beckett lui avait coupé la chique en attrapant le sachet dans lequel il venait de ranger la lettre. Boudeur, Castle la dirigea donc vers l'ascenseur afin d'aller rendre visite à l'équipe technique. De leur côté, Ryan et Esposito accrochaient les nouveaux éléments dont ils disposaient sur le tableau blanc. Ils essayaient tant bien que mal de retracer la journée de leur homme en plaçant du mieux qu'ils pouvaient la succession d'évènements. Ils devraient attendre d'avoir plus d'informations de la part de Lanie afin d'être plus précis. Ils détestaient cette sensation qu'ils avaient de piétiner dans cette affaire.

« Tu penses que Beckett pourra nous être utiles sur cette affaire ? demanda Ryan en accrochant une photo de la victime.

-Possible, Gates ne nous l'aurait pas assignée sinon. Puis c'est la première fois que notre gars prend contact.

-Ouais…

-Allez mon pote, on va l'avoir ! »

L'optimisme de Javier fit sourire Ryan et il s'attela avec un peu plus de cœur à sa tâche. Il n'aimait pas se sentir impuissant et c'est tout ce que cette affaire lui inspirait… Il espérait qu'Esposito avait vu juste, et que le fait que le tueur tente d'entrer en communication avec Beckett ne le mène à sa perte.

Les deux équipiers avaient à peine fini d'accrocher les photos et diverses informations sur le tableau blanc que des éclats de voix les informèrent du retour de Castle et Beckett. Ils se retournèrent pour leur faire fasse et se retrouvèrent en face d'un Castle suppliant et d'une Beckett passablement agacée. Difficile de supposer qu'ils étaient dans un commissariat… L'arrivée de l'auteur semblait rendre Castle encore plus fou et plein d'énergie qu'il ne l'était déjà. Il était grandement comparable à un jeu chiot, à vrai dire…

« On aura les résultats, si résultats il y a, dans la soirée, les informa Beckett en remarquant que Ryan et Esposito fixaient Castle dans l'attente d'une réponse.

-En attendant, on va essayer d'en apprendre plus sur notre victime pour savoir où elle se trouvait quand elle a été agressée. »

Kevin et Esposito acquiescèrent et se dirigèrent vers leur bureau respectif tandis que Castle regagnait le sien. Beckett resta un instant debout puis remarquant que personne ne lui disait rien, elle alla s'asseoir sur la chaise que le détective avait mis à sa disposition contre son propre bureau.

« Je sais que vous allez me demander de rentrer chez vous, et la réponse est non, lui dit Castle d'une voix enfantine que Beckett jugea désagréablement horripilante.

-J'ai un livre à écrire, rétorqua-t-elle, faute de mieux.

-Il y a bien de quoi écrire ici, lui dit Castle en lui tendant son stylo avec un air mielleux, à moins que ce soit ma compagnie qui vous dérange ? »

Elle leva les yeux au ciel. Décidément, c'était devenu une habitude en très peu de temps ! Le détective ne la quittait pas du regard, goguenard. Beckett n'avait aucune envie de se faire baby-sitter, et il le savait. Il allait profiter de sa situation pour la taquiner encore plus qu'il ne le faisait déjà, et cette perspective lui donna des frissons. Elle n'avait pas besoin qu'il mette son nez partout dans sa vie, et elle était sûre que c'est ce qu'il ferait… Elle eu une brève vision de Castle, debout en plein milieu de son salon, occupé à fureter partout comme un gamin de six ans. Décidément, ce tueur au ruban lui causait bien des soucis…

Malgré tout, Kate devait admettre qu'elle se sentait grisée par l'aventure qui lui tendait les bras. Elle ne disait pas là qu'elle était ravie de se retrouver en plein milieu d'une affaire de meurtres en série, loin de là. Toutefois elle avait toujours été une femme d'action, et elle devait admettre qu'elle se sentait parfois frustrée de voir que les seules aventures qu'elle avait vécues étaient celles qu'elle couchait sur du papier. Elle ne regrettait en rien sa vocation ; écrire était devenu son exutoire et elle était certaine qu'elle se serait enfermée dans une torpeur sans fin sans ça.

Castle était retourné à ses occupations tandis que Beckett était perdue dans ses pensées. La vérité, même si la jeune femme était incapable de le réaliser clairement, était qu'elle angoissait à l'idée de laisser un flic entrer dans son intimité. Elle avait peur qu'il rouvre malgré lui ses anciennes blessures et qu'elle plonge à nouveau tête la première dans le gouffre sans fond qu'avait causé la mort de sa mère. Elle était parvenue à surmonter tout ça, à laisser cette part de son passé derrière elle et à avancer malgré la douleur et la solitude qui l'avaient oppressés. Elle avait vu son père sombrer dans l'alcoolisme, se détruire à petits feux et s'était senti ronger d'une telle colère et d'une telle rancœur à l'encontre de ceux qui avaient causés la mort de sa mère. Toutefois depuis, de l'eau avait coulé sous les ponts, elle avait appris à dompter ses émotions, à remonter la pente, et son père avait arrêté de boire. Elle avait sauvé la vie de son père, et enterré ses démons. Elle ne voulait pas revivre tout ça, et même si elle ne réalisait pas encore, c'était ce qu'elle craignait le plus et une de ses raisons de se monter réticente envers Castle. Ça plus le fait qu'elle n'était pas forcément quelqu'un qui se liait d'amitié avec le premier venu.

Un léger bip interpella les quatres personnes présentes dans l'open-space et ils relevèrent la tête en direction du bruit. Javier, dont c'était le téléphone, lu rapidement le sms avant de lancer :

« Lanie a les premières constatations, elle veut nous voir. »

Les deux équipiers se dirigèrent donc vers la morgue mais Castle prit son temps afin de pouvoir parler avec Beckett.

« Vous restez ici ? La machine à café est un peu capricieuse et ne vaut pas le Starbuck mais c'est toujours ça.

-Je ne suis pas une petite fleur fragile vous savez » lui répondit Beckett en lui jetant un regard de défis.

Il la toisa un instant puis son petit sourire qui lui faisait plisser les yeux fit son apparition. Il désigna alors les portes de l'ascenseur tout en mimant une courbette.

« Après vous ! »

Ils arrivèrent cinq minutes plus tard à la morgue. Castle fut rassurer de voir que le corps était recouvert du linceul noir caractéristique. Apparemment, Esposito et Ryan avait mis Lanie au courant quant à la situation de Beckett, car la jeune femme semblait attendre l'arrivée des deux derniers comme la venue du Père Noël.

« Madame Beckett, enchantée ! s'exclama-t-elle en lui présentant sa main gantée.

-Elle n'aime pas qu'on l'appelle madame, elle a l'impression de prendre vingt ans ! » lui indiqua Castle qui récolta en retour un regard noir des deux femmes.

Un petit toussotement discret de Ryan sembla faire revenir Lanie sur terre puisqu'elle arbora aussitôt son visage professionnel tout en leur tendant son rapport contenant ses premières constatations. Elle s'empressa de leur détailler :

« Comme je l'ai dit plus tôt, je ne pourrai être sûre et certaine de l'heure de la mort qu'après l'autopsie. Mais je peux déjà affirmer que ça fait plus de dix heures. »

Les trois hommes hochèrent la tête tandis que Beckett laissait son regard dériver sur ce qui l'entourait tout en écoutant le rapport de la médecin légiste.

-Elle a été tuée rapidement, et d'une rapide torsion de la nuque. D'après la taille de la victime, je pense que notre type doit avoisiner les un mètre quatre-vingts. D'après le sens de la torsion, il est droitier. »

Elle continua ainsi de leur donner divers petites informations utiles concernant la victime et leur tueur. Les trois enquêteurs ainsi que Beckett écoutaient attentivement puis la remercièrent avant de prendre congés.

Alors que Beckett allait quitter la morgue à la suite de Castle, elle senti qu'on la retenait par le bras. Elle se retourna vers Lanie qui la fixait, un peu gênée.

« Vous tenez le coup… ? demanda-t-elle d'une voix douce, ça ne doit pas être facile de se retrouver mêlée à une histoire pareille.

-Ça paraît tout droit sorti d'un livre ! » répondit Beckett avant de saisir l'ironie de la situation.

Il y eu un petit silence puis les deux femmes se dévisagèrent. Elles se mirent alors à pouffer et Beckett se senti plus détendue.

« Juste au cas où, si jamais la présence des gars vous pèsent ou que Castle… Enfin, n'hésitez pas à descendre. Si jamais la salle est occupée, il y a un panneau sur la porte. Vous ne risquez pas de tomber sur quelque chose qui vous ôtera l'envie de déjeuner pendant trois jours ! »

Beckett la remercia et la salua avant de regagner l'ascenseur. Alors que les portes se refermaient, elle soupira. Cette journée avait été éprouvante, vraiment. Mais elle était contente d'avoir fait la connaissance du docteur Parish, ou encore d'avoir revu Ryan et Esposito. Les services de police de New York étaient plutôt impersonnels et c'était bon de voir que c'était des personnes comme eux qui veillaient à notre sécurité. Elle ne pouvait pas en dire autant de Castle…

« Alors, elle a réussi à vous faire signer ses bouquins ? » lança Esposito en souriant alors que Beckett les rejoignaient.

Elle allait répondre mais son téléphone sonna. Elle s'excusa avant de s'éloigner et de porter machinalement l'appareil à son oreille.

« Beckett.

-Salut Kate… »


Et voilouuu, un chapitre un poil plus long que les autres il me semble. Petite avancée dans l'enquête... Et base de l'amitié Lanie/Kate ! J'ai eu un peu de mal pour Espo et Kate, parce qu'ils sont assez proches et Beckett a énormément confiance en lui, et je ne savais pas trop comment aborder leur relation dans le futur... Et au fait, merci d'avoir éclairé mes lanternes concernant la traduction des surnoms, d'ailleurs je voulais vous en demander un autre : est-ce qu'en VF Castle donne un surnom à sa fille ? Il me semble qu'en VO il l'appelle pumpkin de temps en temps...

Voilà, sinon je vous laisse sur le -mystérieux ?- coup de téléphone de Beckett... ;) À très vite !