Ouais je sais, c'était long…
Pour celles qui n'ont pas déserté, je vous remercie de votre patience…
Après un gros passage à vide d'inspiration, un gros dilemme à résoudre qui est sans doute la raison de mon blocage, suivi de semaines bien remplies qui se sont enchainées sans que je puisse me mettre assez longtemps pour avancer devant mon ordi et pour finir il a fallut que je reprenne tout ce que j'avais déjà écrit…
Et bien, voilà le résultat, un « petit » chapitre. Au départ, il ne faisait qu'un avec le suivant mais les séparer m'a aidé à avancer, et l'avantage c'est que la suite est presque prête…
Une pensée toute particulière à Linou2701 et Morea905, merci les filles pour vos encouragements, même si je ne vous ai pas répondu (pas bien !), sachez que vos messages m'ont vraiment touchée et ça m'a donné l'envie de m'y remettre sérieusement, donc ce chapitre et le prochain c'est un peu (beaucoup) grâce à vous…
Pour les sans comptes :
Chatana : nous n'en sommes pas encore aux conséquences, mais on s'en approche tout doucement. Merci.
Karen : Bienvenue, alors tout d'abord merci pour ta review et tes compliments comme tu le vois je continue. Ensuite merci de ta clairvoyance, et oui je suis folle, tu es la première qui ose me le dire, mais rassure toi le soir après la pilule rose, je mets ma chemise qui s'attache dans le dos et je dors dans ma chambre au murs capitonnés, et en plus moi je ne mords pas, pas comme l'autre grand dadais de vampire ^^.
Les personnages et l'histoire originale appartiennent tous à Stephenie Meyer.
Welcome on board, c'est parti pour la première escale !
Chapitre 15 : Jacksonville
POV Bella
La luminosité à travers mes paupières, le confort du matelas et de l'oreiller sur lequel je gisais me firent rapidement réaliser que je n'étais pas dans mon lit. Je tentais d'entrouvrir mes yeux mais éblouie, j'abandonnais. Je me tournais sur le côté faisant immédiatement éclater une douleur atroce dans mon crâne. Je connaissais trop bien ces réveils, il n'y avait pas de doute j'avais bu, trop bu la veille.
Mais alors si je n'étais pas chez moi ou étais-je ? D'un coup la panique me submergea faisant affleurer dans mon esprit de mauvais souvenirs d'une époque ou je m'étais parfois perdue dans l'alcool.
Décidant d'être courageuse et d'affronter les conséquences de mes excès, j'ouvris les yeux pour faire le point de ma situation.
A ce moment apparu dans mon champ de vision le plus magnifique visage qu'il m'ait été donné de contempler. Il était là, assis en tailleur sur le parquet, sa tête à ma hauteur et il me couvait du regard, un sourire béat aux lèvres. Je ne voyais vraiment pas ce qu'il trouvait de merveilleux dans mes traits défaits par mes abus et mes cheveux qui devaient ressembler à un nid de corneille.
Les bribes de la soirée me revinrent alors une par une, les préparatifs, l'herbe, Jessica et Lauren, les verres que j'avais avalés de plus en plus nombreux au fur et à mesure que l'heure avançait.
Et enfin, il était arrivé ce qui ne m'avait pas empêché de me comporter de façon tout à fait catastrophique. Quelle image avais-je dû lui donner ? Je me rappelais alors notre retour chez lui, la façon dont il avait pris soin de moi. Je jetais alors un œil à ma tenue, un t-shirt et un short que je ne connaissais pas mais dont l'odeur ne laissait aucun doute sur le propriétaire.
J'eus soudain un raté. Qu'avions nous fait ? Pas pour notre première fois, avec moi dans cet état ? Je n'avais quand même pas été aussi minable ?
Je croisais alors ses prunelles ambre intriguées et je compris que ce n'était pas arrivé, jamais ce genre de chose n'aurait pu se produire avec Edward. De toute façon le peu de souvenirs que j'avais de la séance dans la salle de bain me démontraient qu'il s'était même arrangé pour ne pas me regarder quand j'étais nue.
Un sentiment de honte m'envahit, je me remémorais que malgré tout ce que je lui avais déjà fait subir, je ne lui avais pas épargné mon odieux chantage. Alice pouvait être fière, elle m'avait complètement contaminée.
Comment pouvait-il être si souriant… si… heureux ? Il n'y avait pas de doute c'était le bonheur que je lisais sur son visage, je n'y voyais aucune trace de colère ou de déception… Soit, il espérait que je n'ai pas de souvenir de la nuit, soit… il acceptait enfin de céder… Ses paroles me revinrent, étaient-elles sincères et non pas guidées par la pitié et la crainte ?
Pour en avoir le cœur net, je me forçais à entamer la conversation, le crâne vrillé de douleur.
Confirmant mes réminiscences de la soirée, il m'annonça qu'il m'emmenait en voyage, voir ma mère puis vers une destination inconnue. Comme je le compris rapidement sa sœur était complice de cette escapade et s'était arrangée pour qu'aucun obstacle ne se présente. Sans doute cela faisait-il parti de son maudit plan !
Je passais la matinée à préparer notre départ, repassant chez moi, chez les parents de Ben pour rassurer Angela qui était ravie que je m'octroie des vacances en amoureux. Et enfin je profitais de l'occasion pour présenter les Cullen à Seth, assurant ainsi leur alliance en cas de danger.
Alice et Jasper nous conduisirent à Seattle pour prendre un vol vers la Floride. Une fois devant les portes des salles d'embarcation. Jasper serra la main d'Edward.
- Bon voyage.
- Merci.
Je pouvais voir à leurs traits qu'ils avaient une conversation muette. Je commençais maintenant à tous les connaître assez pour deviner quand avaient lieu leurs échanges secrets. C'était devenu un mode de communication comme un autre pour toute la famille. J'avais parfois une pointe de regret car jamais Edward et moi ne pourrions converser de la sorte, bien que je préférais savoir qu'il ne pouvait deviner mes pensées.
Alice le serra fort dans ses bras sans un mot mais elle ne devait pas lui épargner ses réflexions elle non plus.
Jasper m'offrit sa première accolade. J'étais tellement surprise que j'en restais les bras ballants. Il se retira rapidement.
- Bon voyage Bella, prends soin de mon frère.
- Euh… Merci mais je crois que c'est lui qui a toutes les capacités pour veiller sur moi.
- Certaines choses ne sont pas une question de force et je pense que c'est toi la plus armée des deux, me répondit-il sur un ton mystérieux.
- Bon ok je te promets de te le ramener entier.
Je fus soudain enlacée par Alice.
- Oh Bella tu vas me manquer ! Profite bien de ton voyage ! Tu es sur la dernière ligne droite ! Prends bien soin de lui !
- Décidément c'est une obsession ! Ne vous inquiétez pas Edward reviendra entier, je veillerais bien à ce qu'il chasse à heures régulières, à ne pas le laisser sortir en plein soleil, à ne pas l'emmener dans des lieux de débauches ou il pourrait lire des esprits trop pervertis et bien sur extinction des feux à 21h !
- Fait pas ta maligne, tu sais très bien ce que l'on veut dire ! me répondit Alice agacée.
Edward me tendis la main et m'entraina de l'autre côté des parois vitrées. Je fis un dernier signe de la main à son frère et sa sœur qui nous regardaient partir avec un sourire satisfait. D'après ce que j'avais compris Alice considérait que ce voyage serait le point final de son plan.
Il ne m'amenait quand même pas chez ma mère pour coucher avec moi ? Je secouais la tête étouffant un rire.
- Je peux savoir ce qui t'amuse ?
- Rien, c'est juste ta sœur…
- Je ne sais pas ce qu'elle manigance encore, elle me cachait ses pensées, elle devient dangereusement douée à ce jeu là ! Que voulait-elle te dire en parlant de dernière ligne droite ? me demanda-t-il avec un air innocent.
- Euh, je ne sais pas vraiment… dis-je en rougissant trahissant mon mensonge.
Je décidais de diriger la conversation vers une autre partie des adieux.
- En fait je crois qu'ils veulent que je prenne soin de ton cœur, dis-je posant une main sur son torse.
Comme à chaque fois le silence régnait sous ma paume mais je savais que l'amour d'Edward allait au delà du symbole représenté par un simple organe.
- Ne crains rien, il est arrêté depuis longtemps, il n'y a aucun risque de ce côté là, dit-il un sourire en coin.
- Ne sois pas bête tu sais très bien de quoi ils voulaient parler.
- Oublions les veux-tu ? Nous sommes enfin seuls ! Es-tu heureuse de revoir ta mère ?
- Bien sur, j'ai hâte de te présenter à elle. Mais je ne comprends pas pourquoi on va la voir ?
- Eh bien, je connais Charlie et j'aimerais maintenant rencontrer la personne qui t'a donné naissance et savoir que tu veux me présenter officiellement à elle est important pour moi.
- Tu es toujours si solennel !
- Excuse-moi je suis vieux jeu, je n'y peux rien, répondit-il boudeur.
- Hé, ne te vexes pas je t'aime comme ça moi !
Je plantais un baiser sur ses lèvres et me dirigeais vers le portique de contrôle déposant mes effets personnels dans un bac.
Je passais de l'autre coté et pendant que je ramassais mes affaires je le regardais s'avancer de sa démarche féline me demandant bêtement si les appareils sophistiqués des agents de sécurité pouvaient détecter que son corps était différent de celui d'un humain. Mais il passa sans encombre et m'entraina vers notre porte d'embarquement.
Je m'assoupis une partie du vol. Vu l'heure tardive de notre arrivée, nous avions refusé que Renée et Phil viennent nous chercher. Edward avait loué une voiture et ma mère nous avait caché une clé sous l'avant toit du porche.
Elle avait été surprise de cette visite soudaine mais avec son caractère spontané, elle avait accueilli la nouvelle avec enthousiasme, me charriant même car j'étais habituellement incapable de ce genre de décision impromptue.
Elle était ravie de rencontrer Edward et elle s'était beaucoup amusée à me demander s'il fallait qu'elle prépare le canapé lit dans le salon ou si ma chambre suffisait. Je m'étais interrogée, me rappelant les conseils d'Alice sur la distance à maintenir. Mais je ne pouvais plus me passer de lui à mes côtés la nuit et j'étais capable de résister encore quelques temps, d'après elle il n'y en avait plus pour longtemps.
J'avais donc répondu à Renée que le lit de ma chambre serait parfait. Fidèle à elle même, elle m'avait confié qu'il grinçait avant de me dire qu'elle serait ravie de nous voir le lendemain matin.
Au moment de l'atterrissage les lumières qui se rallumèrent dans la cabine et les messages pour attacher les ceintures me sortirent péniblement de mon sommeil. Edward me caressa tendrement le visage.
- Courage, tu pourras dormir dès que nous serons dans la voiture, dit-il en embrassant mon front.
Je me reposais entièrement sur lui, restant imperméable à notre environnement, protégée dans le cocon de sa présence physique et de son odeur divine.
Il me guida son bras autour de ma taille dans les dédales de couloirs pour récupérer nos bagages et aller au comptoir de location de voiture. Puis il me laissa avec nos valises dans une entrée de l'aéroport pendant qu'il allait chercher notre véhicule.
Je détestais cette séparation, je me sentais nue, agressée par le monde extérieur. Et je ne pouvais empêcher l'appréhension infondée de ne pas le voir réapparaître.
Un 4x4 Volvo noir aux vitres teintées s'arrêta enfin devant les portes coulissantes. Edward en descendit et prit nos bagages. Je sortis dans la moiteur, j'avais oublié à quel point il pouvait faire chaud, même en pleine nuit, en Floride. Me refugiant rapidement dans l'habitacle, je somnolais pendant tout le trajet.
Une fois arrivés, je le sentis me soulever dans ses bras, je lui indiquais l'emplacement de la chambre. Il me déposa délicatement sur le lit.
- Dors maintenant Bella, on est arrivé, me glissa-t-il à l'oreille.
- Ouvre la fenêtre s'il te plait, lui demandais-je somnolente.
- Pourquoi ?
- Il fait chaud je pourrais être contre toi toute la nuit sans couverture entre nous…
Je le sentis se raidir légèrement. Mais j'étais trop épuisée et de toute façon je ne tenterais aucun geste déplacé comme je l'avais promis à Alice. Je m'escrimais alors à enlever mes chaussures et mon pantalon, quand deux mains froides vinrent à ma rescousse. J'ôtais alors mon t-shirt.
- Euh, Bella tu n'as pas un pyjama ?
J'eus alors un gros doute quant au fonctionnement du plan de mon amie. Se pouvait-il qu'il ait déjà changé d'avis ? Je décidais de ne pas me torturer cette nuit.
- Ton t-shirt dans mon sac, soupirais-je.
J'enfilais péniblement le t-shirt qu'il me tendait.
- Dors mon amour, dit-il doucement.
Il s'allongea près de moi et je l'entourais d'un bras et d'une jambe alors qu'il fredonnait ma berceuse. La chaleur de la pièce faisait que la température de son corps était idéale. Je sombrais alors dans un sommeil sans rêves.
Je me réveillais plusieurs heures plus tard dans la chambre baignée de lumière toujours contre lui.
- Bonjour, dis-je d'une voix endormie.
- Bonjour Bella, bien dormi ?
- Trop bien ! Quelle heure est-il ? répondis-je en m'étirant.
- Dix heure, Renée nous attends en bas avec impatiente.
- Alors allons prendre une douche !
- Vas-y, j'irais après toi.
- Nan, tu ne connais pas encore ma mère, mais si on partage la même chambre elle ne comprendrait pas que nous ne partagions pas la salle de bain, ça fait partie de ses sacro-saints principes d'une histoire d'amour réussie. Donc si tu veux qu'elle nous épargne un interrogatoire digne de la CIA sur nos habitudes de couple, je te conseille vivement de m'accompagner ! lui lançais-je sérieuse.
- Je suppose qu'elle ne partageait pas la salle de bain avec Charlie alors ? dit-il sarcastique.
- Très drôle ! T'inquiètes je ne regarderais pas pendant que tu te doucheras !
Je l'entrainais en le prenant par la main. J'entrais dans la douche, tandis qu'Edward me tournait le dos.
Après son histoire de pyjama de cette nuit, je n'allais pas le laisser s'en sortir comme ça, je ne lui épargnerais rien tout en gardant la distance nécessaire. Or, je savais que la salle de bain était un endroit stratégique pour mettre sa retenue à rude épreuve.
Je sortis et m'essuyais rapidement tournant sagement le dos pour qu'il se déshabille à son tour. Quand j'entendis le jet couler à nouveau je me dirigeais vers le miroir pour me démêler les cheveux. Je ne pus retenir un regard vers la cabine de douche. Je distinguais dans les vapeurs de l'eau chaude sa silhouette, le dessin de son dos, le galbe de ses fesses… Je compris alors que j'étais figée la bouche entrouverte et m'empressais de détourner la tête avant qu'il ne s'en aperçoive.
Il coupa l'eau et je l'entendis s'essuyer me faisant violence pour ne pas le regarder.
- Effectivement ta mère est ravie de nous partagions la salle de bain. Elle pense que c'est très bon signe pour notre couple.
- Tu vois je te l'avais d…
J'avais fait l'erreur de me retourner. Il était là à portée de main, une serviette autour de la taille, des gouttes d'eau perlant de sa chevelure bronze ébouriffée coulait sur ses épaules et son torse finement musclé. Je déglutis incapable de détacher mes yeux du spectacle.
- Un problème Bella ? m'interrogea-t-il un sourire en coin.
Je compris alors qu'il n'était pas dupe et que lui aussi s'amusait à me tester. Sa façon de me narguer m'empêcha de lui sauter dessus, à ce petit jeu j'allais être la grande gagnante. Je me détournais alors douloureusement.
- Non je me disais juste qu'il faut que l'on se dépêche, Renée est du genre impatiente et elle serait capable de venir voir ce que l'on fiche. Et te connaissant je pense que tu préfères la rencontrer un peu plus couvert ?
- Ça me paraît plus convenable effectivement !
Nous nous habillâmes rapidement et descendîmes main dans la main.
POV Edward
Je me demandais si ce passage chez Renée et Phil était réellement une bonne idée. Bella faisait tout pour me rendre dingue, provoquant par chacun de ses gestes des idées inavouables dans ma tête et s'arrêtant toujours au moment ou je pensais qu'elle allait aller plus loin. Savoir qu'elle en était parfaitement consciente était d'autant plus frustrant.
Ça avait commencé à notre arrivée, j'avais innocemment voulu l'aider à se déshabiller pour me rendre compte qu'elle se trouvait devant moi en sous-vêtements, absolument pas gênée. Après avoir réussi à lui faire enfiler un t-shirt, elle s'était collée à moi profitant de la fraicheur de mon corps dans la nuit étouffante de Jacksonville.
J'avais passé la nuit en enfer. Deux parties de moi luttant l'une contre l'autre, l'instinct qui me poussait à ne plus résister à la tentation une minute de plus et la raison qui me disait que ce n'était pas correct sous le toit de sa mère.
De toute façon je m'étais promis que ce serait parfait. J'avais réglé chaque détail de notre séjour, m'arrangeant pour que la maison soit prête, que le réfrigérateur contienne assez de nourriture et surtout que personne ne vienne troubler notre solitude.
Je pris donc mon mal en patience. Je saisis un livre sur la table de chevet, j'étais absolument incapable de dire de quoi il s'agissait mais il me permis de garder le contrôle jusqu'au matin.
Je la sentis enfin bouger à mes côtés, elle ouvrit les yeux, reposée, heureuse, détendue. Je me surpris à lui en vouloir de ne pas être dans le même état de frustration que moi après la nuit qu'elle m'avait fait subir.
Elle en rajouta avec un demi mensonge qui m'obligea à la suivre dans la salle de bain. Vu qu'elle ne m'épargnait rien et que j'avais l'avantage d'avoir compris son petit manège, je décidais de la faire languir à son tour.
Je n'étais pas forcément à l'aise de me montrer ainsi devant elle en sortant de la douche, mais ses joues roses, les battements déchaînés de son cœur, la façon dont elle se mordit la lèvre inférieure, ses mains qui se tordaient l'une contre l'autre, ne laissaient aucun doute sur l'effet que je lui faisait.
En descendant, je souriais encore en pensant à la manière dont j'avais retourné la situation à mon avantage. J'y avais peut-être été un peu fort, elle devait à présent soupçonner que je n'étais pas aussi naïf que j'en avais l'air.
La mère de Bella nous attendait en bas de l'escalier. Contrairement à l'esprit de sa fille, le sien m'était parfaitement accessible. Elle était une personne sincère, franche, fantasque et pétrie d'amour pour sa fille unique.
- Ah les enfants ! Enfin ! J'ai bien cru que vous n'alliez jamais vous réveiller ! Bella ma chérie, tu es magnifique, tu as enfin repris du poil de la bête ! s'écria-t-elle en engloutissant sa fille dans une effusion de baisers et de caresses.
- Bonjour maman je suis heureuse de te voir. Je suis désolée, c'est de ma faute, j'étais crevée. Je te présente Edward, lui répondit elle en me désignant.
J'étais resté en retrait. Je voulais être certain que Bella n'avait pas hérité son sang si attirant du côté maternel. Charlie avait peu d'effet sur moi et il s'avéra que seules des ressemblances physiques la reliaient à sa mère. En effet, hormis sa chevelure qu'elle tenait de son père, elles partageaient les mêmes traits, par contre leurs caractères étaient aux antipodes l'un de l'autre.
- Bonjour madame Dwyer, enchanté de faire votre connaissance, dis-je sincère.
- Je t'en pris, appelle moi Renée, ou je vais me sentir veille ! Je suis ravie d'enfin rencontrer le fameux Edward !
Aucune pensée ne précéda ce qui suivit, elle me serra dans ses bras et se recula avant même que je tente de m'esquiver. Décidément elle était spontanée, j'allais devoir me tenir sur mes gardes si je ne voulais pas être à nouveau surpris.
- Eh bien en plus d'être beau comme un dieu, tu sembles bien costaud. Tu fais du sport ?
C'était impressionnant à quel point ses paroles étaient l'exact reflet de ce qui se passait dans son esprit, contrairement à la plus part des humains elle ne s'imposait aucun filtre avant de s'exprimer à voix haute.
- Heu… Juste un peu de course et de la randonnée, répondis-je gêné.
- En tout cas c'est efficace ! Allez, venez manger un morceau après je vous emmène visiter la ville. Nous irons à la plage en fin d'après midi, il y aura moins de monde !
- Maman, Edward a des examens très importants à la fin de notre voyage et il compte rester réviser pendant que nous profitons l'une de l'autre, dit doucement Bella en me jetant un coup d'œil.
- Ah bon, et bien c'est comme tu veux. C'est vrai que nous avons un futur médecin parmi nous ! Et toi ma chérie quand comptes tu reprendre tes études ?
En voulant me couvrir, Bella avait évoqué un sujet qu'elle évitait jusque là avec tout le monde. J'avais tenté une fois de l'aborder avec elle, mais j'avais compris qu'elle n'était pas prête, sa culpabilité envers son père était encore trop forte.
- Maman je ne suis pas venue pour parler de ça ! Charlie va de mieux en mieux et Sue est très présente à ses côtés. Donc on verra ça pour la rentrée prochaine. Fin de la conversation !
Je constatais qu'elle avait évolué sur le sujet. Je lui en parlerai plus tard si l'occasion se présentait. Je me voyais déjà à ses côtés, suivant des cours de biologie dans une faculté du nord de l'Amérique. La voix de Renée me sortit de mon songe.
- Ok ! Allez à table, vu l'heure je vais vous faire un brunch. De toute façon Phil passe la journée au stade.
L'incessant bavardage de sa mère, nous permis de subtilement faire disparaître ma nourriture dans une serviette. Bella eut même des difficultés à terminer certaines bizarreries qu'elle nous avait servie.
Apparemment je plaisais beaucoup à Renée. Elle était agréablement surprise, surtout après la description peu flatteuse de ma personne que Charlie lui avait faite.
Bella partit ensuite avec sa mère. Je pouvais lire le regret dans ses yeux de devoir me laisser derrière elle. Elle n'imaginait pas à quel point j'avais hâte de reprendre l'avion le lendemain soir pour la destination finale de notre voyage.
Je profitais d'être seul dans la maison pour contacter ma famille. Je commençais par Jasper. Je lui avais demandé d'interroger Alice sur ses manigances. Je savais qu'il était le seul à pouvoir obtenir des informations. Je détestais être dans l'inconnu, je voulais en savoir plus car j'avais décidé que ma sœur ne s'en sortirait pas à si bon compte. Il répondit à la première sonnerie.
- Salut ! Tu es seul ?
- Ouais, seul au fond des bois, loin de la villa !
- Pourquoi ?
- Je fais une pause ! Alice est infernale depuis votre départ, elle ne cesse d'être perdue dans ses visions qu'elle ne veut pas partager, mais à ses commentaires je sais qu'elle vous surveille ! Elle est complètement obsédée par votre histoire !
- Tu es certain que ce n'est pas autre chose ? Elle semblait inquiète quand nous sommes partis…
- Non, rassure toi, le reste elle m'en parle et il n'y a rien de neuf pour le moment…
- Donc si je comprends bien elle ne t'a rien dit ?
- Et non ! Elle est muette comme une tombe ! Elle prétend qu'elle ne peut pas trahir son amie, sa sœur et elle m'a même balancé que j'étais cruel de la mettre dans cette situation ou elle devait choisir entre moi et Bella. Tout ça avec un air à faire pleurer dans les chaumières, je te laisse imaginer !
- Elle est forte, très forte !
- Ne lui en veut pas, elle fait ça pour vous. A ta place je laisserais tomber, ce n'est pas la première fois qu'elle te mène en bateau et crois moi ça ne sera pas la dernière !
- Je sais, mais ce n'est pas une raison pour qu'elle s'en sorte impunément à chaque fois !
- Moi, là, dans l'état actuel je ne peux plus rien pour toi ! Par contre je sais que c'est déplacé mais je t'en supplie va jusqu'au bout avec Bella, je n'aspire qu'à une chose c'est retrouver mon Alice ! J'aimerais que sa seule préoccupation soit à nouveau de savoir si la prochaine collection de John Galliano sera réussie !
- Je constate que tu deviens un vrai spécialiste de la mode !
- C'est bon ! Toi tu viens bien de te trouver une nouvelle passion pour la flore du comté d'Olympic ! Chacun son truc ! Bon et toi comment ça va ? Tu en es où ?
- Nul part pour le moment, nous repartons demain, et après ça il n'y aura plus qu'à espérer que je sois capable de me maîtriser…
- Tu es prêt, reste juste à t'en convaincre ! Détends toi un peu, laisse place à l'improvisation, laisse toi porter par tes sentiments et tu verras tout ira bien…
- Ouais, tu as sûrement raison… Bon je vais appeler Alice, je veux m'assurer qu'elle me tienne au courant de la moindre vision inquiétante…
- Bon courage et s'il te plait ne me l'énerve pas plus qu'elle ne l'est !
- J'essayerai, salut !
- Salut, amuse toi bien ! dit-il avant de raccrocher.
Je repensais à la longue conversation que j'avais eu avec Carlisle et Jasper, bien que n'ayant pas connu cette situation, ils avaient tentés tant bien que mal de me décrire les effets du sexe sur mon corps de vampire afin de me préparer au mieux à ne pas perdre le contrôle.
J'avais coupé cours quand mon frère m'avait dit laconiquement que dans le pire des cas si j'allais trop loin il me suffirait de la transformer, ne faisant qu'avancer l'inévitable. Mais cette solution n'était absolument pas envisageable pour moi. Je n'avais pas le choix, je devrais me maitriser, Bella devait rester en vie ou je ne me le pardonnerais jamais.
Pour l'heure, je voulais m'assurer que les visions d'Alice sur une éventuelle menace ne s'étaient pas clarifiées. Je composais son numéro. Je n'eus même pas le temps d'entendre la première sonnerie.
- Non rien de neuf et pas la peine de te servir de Jasper comme taupe, tu ne sauras rien ! D'ailleurs ce n'est pas très fairplay de faire marcher Bella comme ça !
- Non mais tu rigoles ! ça fait des jours que vous jouez avec moi et tu voudrais que je ne me défende pas ! Et épargne Bella s'il te plait, elle n'est qu'une humaine, elle n'a pas nos armes pour se défendre contre toi !
- T'inquiète à part quelques petits écarts vite corrigés c'est une excellente élève ! T'es cuit Ed ! Oh j'ai hâte, trop hâte, tu vas voir ça va être génial ! Je suis trop heureuse que tu connaisses enfin les plaisirs du sexe !
- Alice ! Aurais-tu l'obligeance de nous laisser un peu d'intimité ! Nous ne sommes pas des cobayes ! Tu sembles prendre ça à la légère mais je te rappelle qu'il y a quand même un risque que Bella y reste !
- Non.
- Comment ça non ?
- Non, il n'y a que deux solutions et tu les connais, dans tous les cas elle survivra humaine ou vampire ! D'ailleurs j'ai également hâte qu'elle fasse réellement partie de la famille !
- Alice ! Ça aussi c'est non ! Tu connais mon opinion la dessus !
- Ouais, ouais, de toute façon il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis !
- Merci !
- C'était un compliment !
- Aaaaah, tu m'agaces ! Je te laisse, tu me promets de m'appeler si tes visions se modifient ?
- Promis !
- Et sois gentil avec Jasper, oublie nous un peu, ok ?
- Ça, ça ne dépend que de vous…
- Trouve toi un autre passe temps ! Salut !
- Tic tac, tic tac…
Je raccrochais irrité. J'avais envi d'être seul au monde avec Bella, qu'absolument plus personne ne puisse se mêler de notre vie, que nous puissions faire ce que nous voulions quand nous le désirions.
Bien qu'ayant une participation active dans la conspiration de ma sœur, je ne savais pas si elle se doutait qu'elle était tout comme moi un pion qu'Alice déplaçait à sa guise. Son unique but était notre bonheur mais elle serait intraitable avec nous si elle n'arrivait pas à ses fins.
J'errais dans la maison, puis je finis par m'installer dans la chambre de Bella. Tous ses souvenirs d'enfance étaient là. C'était encore une chambre de jeune fille, quelques photos de famille, des posters représentant des paysages de désert tel que l'on trouvait aux alentours de Phœnix et des quantités de livres.
Le reste de la journée passa lentement, elle était loin de moi et je n'arrivais pas à me concentrer sur quoi que ce soit. Je finis par m'asseoir sur le lit, si un humain m'avait observé à ce moment il m'aurait trouvé anormalement immobile, j'étais dans une sorte de transe, j'attendais, je l'attendais.
Elles rentrèrent enfin, les pensées de Renée les précédèrent, elle s'amusait de la réaction de sa fille quand elle lui avait fait l'éloge de mon son savoir-vivre, de ma conversation et de mon physique. Bella avait été si gênée qu'elle avait fini par la couper pour pouvoir changer sujet.
Je les rejoins au salon, Bella se lova dans mes bras, sa tête dans mon cou, mon visage dans ses cheveux, nous enivrant chacun de l'odeur de l'autre, retrouvant nos marques. Ma gorge brulante était maintenant l'assurance qu'elle était près de moi et j'accueillais cette sensation avec bonheur.
Nous finîmes par nous détacher l'un de l'autre avant que Renée trouve ces retrouvailles trop excessives. Elle insista pour que je les accompagne à la plage, mais je refusais prétextant une phobie de l'océan. Bella cacha son sourire, elle se doutait que je pouvais passer mes journées dans l'eau si je le souhaitais.
Avant qu'elles ne partent à pied, je déposais un baiser sur sa joue et lui glissais à l'oreille que je viendrais les chercher en voiture.
Une demi-heure plus tard, j'enfilais une casquette et une veste et fonçais vers notre 4x4. Je me garais sur le parking surplombant la plage que Renée m'avait indiqué. Je coupais le moteur et les cherchais des yeux. Elles étaient dans l'eau discutant en nageant, se laissant porter par les courants chaud. Renée sortit tandis que Bella continuait à nager.
Elle se décida à rejoindre le rivage à son tour, elle portait un minuscule bikini noir ne cachant presque rien de son corps parfait. Les rayons du soleil couchant donnaient un hâle doré à sa peau de porcelaine. Elle pencha la tête en arrière pour essorer ses cheveux et continua à avancer vers le sable. Elle regarda alors dans ma direction et apercevant la voiture me fit un signe de la main.
Je m'aperçus alors que j'avais les mains crispés sur le volant, je m'efforçais de le lâcher. Je n'avais qu'une envie la rejoindre la prendre dans mes bras et l'embrasser. Sa marche jusqu'à sa serviette fut un spectacle délectable pour mes yeux. Par contre je n'étais pas le seul, un groupe d'étudiants installés à quelques mètres d'elles profitaient eux aussi de la vue.
Heureusement pour ma santé mentale, elles s'habillèrent et vinrent me rejoindre.
- Alors Edward pas de regrets ? Elle est excellente ! me lança Renée en s'installant à l'arrière.
- Non, non sincèrement.
- Bon c'est dommage, tu n'auras pas beaucoup profité des avantages de Jacksonville durant ton séjour.
- Ne vous inquiétez pas pour moi, le principal c'est que vous passiez du temps avec Bella.
- C'est très prévenant de ta part. Quand je pense à toutes mes copines qui se plaignent de leurs gendres…
- Maman ! l'interrompit Bella.
- Oh, c'est bon je sais, je suis trop bavarde, je me tais !
Elle s'enfonça dans son siège et regarda par la fenêtre perdue dans ses pensées. Elles étaient toutes tournées vers nous. Elle s'interrogeait sur moi, avec son caractère instinctif elle percevait que je n'étais pas tout à fait normal, mais elle ne ressentait aucun danger et quand elle regardait sa fille, toutes ses réticences s'envolaient, elle ne l'avait jamais vue si heureuse.
- Tu as passé un bon moment ? demandais-je doucement à Bella en démarrant.
- C'était presque parfait, me répondit-elle en m'adressant un clin d'œil.
Le reste du court trajet se fit dans le silence.
Une fois à la maison Bella me laissa pour aller prendre une douche. Renée en profita pour me poser des questions sur toute ma famille à laquelle je m'efforçais de répondre le plus sincèrement possible. Lui expliquant que nous partagions notre temps entre la maison de nos parents et l'université.
Elle s'étonna intérieurement de la façon dont nous semblions proches les uns des autres. Bella lui avait déjà dit que mes parents l'avaient accueilli comme leur propre fille et qu'elle s'entendait extrêmement bien avec Alice. Elle était heureuse pour elle, car elle s'était toujours sentie coupable de la famille déchirée dans laquelle elle avait fait grandir sa fille.
Le soir Phil nous rejoint et ils nous emmenèrent dîner dans un restaurant du centre ville. C'était un homme calme qui ne vivait que pour deux choses, le baseball et Renée. Il l'aimait d'un amour profond et sincère. Bella n'avait pas d'inquiétude à se faire pour sa mère, cette fois elle avait trouvé le bon. J'étais quand même reconnaissant du fait qu'elle avait croisé la route de Charlie quelques années auparavant…
Au cours du repas je trouvais Bella pensive et elle finit par être tendue, soucieuse. Une fois dans notre chambre, je me décidais à l'interroger.
- Ça va ? Tu m'as l'air inquiète depuis tout à l'heure.
- Ah bon, dit-elle en rougissant.
Elle semblait gênée.
- Dis-moi ce qui ne va pas ? Ais-je dis ou fait quelque chose d'inconvenant devant Phil et Renée ?
- Toi ? Tu rigoles, ça n'a rien à voir !
Ma question avait eu l'effet escompté, elle allait se sentir obligée de me donner une explication pour me rassurer.
- Et donc ça a à voir avec quoi ?
- Et bien, disons que je m'interroge sur la raison de notre voyage…
- Et ?
- Et… Sommes nous loin de Forks car Alice a vu que Victoria voulait attaquer ? Et vous avez tous pris la décision de m'éloigner sans m'en informer pour ne pas m'inquiéter ?
- Qu'est ce qui t'a mis ça en tête ?
- Et bien… J'ai eu ta sœur au téléphone en allant à la plage et elle m'a dit que tu lui avais parlé cet après-midi… J'étais étonnée de la nécessité de l'appeler alors que nous n'étions partis depuis à peine 24 heures… Alors j'ai pensé que tout ça, c'était pour m'éloigner… Mais vous faites quoi de Charlie ? s'écria-t-elle soudain effrayée.
- Ne panique pas ! Charlie est sous surveillance constante de la meute et des miens. Et il n'y a aucune raison de t'en faire, Victoria n'est toujours pas décidée à se venger. Quant à mon appel à Alice, je lui avais promis de le faire dès notre arrivée ici. Il faut également que tu saches que nous avons cette mauvaise habitude de rester en contact, car quand nous sommes ensemble, partager ses visions est devenu presque une seconde nature et je me sens désarmé quand je suis loin d'elle… Mais si tu veux j'arrêterais de l'appeler, après tout elle me préviendra si quelque chose se passait. Rassurée ?
- Oui, excuses-moi c'était bête de ma part. Et appelle ta sœur autant que nécessaire, je n'ai pas à intervenir dans votre relation.
- Bien sûr que tu as ton mot à dire ! Mais toi, pourquoi appelles-tu ma sœur à peine 24 heures après notre arrivée ici ? dis-je avec un sourire malicieux.
Je me délectais alors de ses joues rosies. Encore une fois, je profitais d'en savoir plus que je ne le laissais paraître.
- Ben… Je lui avais aussi promis de lui donner des nouvelles et je voulais lui demander un truc…
- Un truc ?
- Euh… Ouais… Je voulais savoir où nous allions après Jacksonville et pourquoi…
- Oh, la tricheuse ! dis-je en m'avançant menaçant vers elle.
Elle recula jusqu'à butter sur le lit et à tomber assise dessus.
- Tu sais que la curiosité est un vilain défaut ?
Elle me regardait implorante.
- Allez, dis le moi ! S'il te plait…
- C'est une surprise Bella, tu connais ce concept, non ?
- Je déteste ça ! J'ai toujours peur d'être déçue…
- Alors là tu me vexes, tu me crois capable de te faire faire quelque chose qui te déplairait ?
- Non, non…
- Alors sois patiente, d'ici 48 heures tu sauras tout, d'accord ?
- Ok, dit-elle en se laissant tomber en arrière.
Je m'avançais alors à mon tour sur le lit au dessus d'elle et commençais à embrasser ses joues, son front, son nez, son cou. D'un coup, elle se dégagea.
- Bella ?
- Tu m'as donné l'eau à la bouche, j'ai trop hâte de savoir, donc pour gagner du temps je vais dormir.
Elle se tourna alors sur le côté du lit me laissant seul et frustré. Mais après tout, j'avais bien mérité cette petite vengeance. Elle s'endormit rapidement et vint se lover contre moi, me faisant à nouveau subir la douce torture de sa présence durant toute la nuit.
Le lendemain, nous restâmes à la maison et je me délectais des anecdotes de Renée sur l'enfance de Bella qu'elle illustrait par des albums de famille et des vidéos. Malgré les protestations de cette dernière, sa mère ne m'épargna rien et je l'encourageais quand elle hésitait à me confier un souvenir.
Bella finit par monter agacée par notre complicité. Je l'entendais ranger rageusement nos valises. Elle n'imaginait pas à quel point j'étais heureux de la connaître un peu plus. J'aurais aimé moi aussi pouvoir lui faire le plaisir de mes photos en culotte courte, malheureusement cette partie de ma vie était à jamais effacée.
Le soir, Renée nous quitta dans les larmes, elle devinait qu'elle ne reverrait pas sa fille avant longtemps mais c'était aussi des larmes de joie de savoir qu'elle avait enfin trouvé le bonheur. Nous reprîmes la route vers l'aéroport, Bella ne parlait pas et affichait une mine renfrognée.
- Tu es triste de la quitter ? l'interrogeais-je.
- Oui, mais j'étais contente de la voir donc je ne suis pas triste, répondit-elle sèchement.
Je tentais de relancer à nouveau la conversation.
- Tu étais un très joli bébé tu sais ?
- Pas la peine d'essayer de te rattraper, je t'ai vu hurler de rire avec ma mère !
- C'est donc ça qui te met de cette humeur ! Ce n'était pas méchant, pardonne moi mais j'ai adoré tout savoir de ton enfance et ta mère est très drôle ! Tu ne m'en veux pas quand même ?
Je caressais sa joue mais elle se détourna vers la fenêtre. Je la laissais se morfondre espérant que ça ne serait que passager.
Je n'eus pas longtemps à attendre. Quand nous allâmes au comptoir destiné aux passagers de la première classe enregistrer nos bagages sur un vol pour Rio de Janeiro via Miami, ses yeux s'écarquillèrent et elle se retourna vers moi me souriant à nouveau.
Nous approchions de notre but, sa joie grandissait aussi vite que l'inquiétude qui recommençait à me ronger…
Non mais quel suspens ! Elle est trop forte cette Enée Lamia ! Mais ou peuvent-ils bien aller ? Et pour quoi faire ?
Samba de Janeiro…
Allez hop prenez vos maillots et vos glaçons !
Non, vous ne pouvez pas prendre Edward ! Oui il est glacé, mais ne provoque pas l'effet escompté ! D'après les dernières études publiées dans des revues scientifiques de renom, il contribuerait plutôt au réchauffement climatique...
PNC aux portes,
Armement des toboggans,
Vérification de la porte opposée.
Pour décoller c'est le bouton en bas, oui celui là juste en dessous, faites pas les innocentes je sais que vous l'avez vu…
