Oulala... J'ai tellement honte de moi... Ça fait tellement longtemps que j'ai pas publié! Bref je m'excuse et je vous laisse savourer ce petit chapitre dont je ne suis pas peu fière il faut bien l'avouer!
J'espère que vous apprécierez.
Chapitre 3 :
Assis à la terrasse d'un café, les écouteurs vissés sur les oreilles diffusant à plein régime sa chanson de prédilection, les lunettes de soleil posée sur le nez, il observait la foule. À cette veille de vacances scolaires, avec tout ces mômes grassouillets et sur-protégés, il ne savait décemment pas où poser son regard sans craindre un haut le cœur. Toute cette niaiserie et cette condescendance lui filait vraiment la nausée. Il avala une gorgée de café brûlant. Décidément, il avait horreur de la foule. Réprimant un air affligé en remarquant une mère attendrit devant les premiers mots de son mouflet, il jeta négligemment une poignée de pièces sur sa table, ça devait être suffisant. Il se leva avec toute la désinvolture et la grâce dont il se savait capable et esquissa un sourire malsain en observant du coin de l'oeil un grand magasin de jouets. Sa prochaine cible ? C'était une option.
Il avait décider de se promener, tel n'importe quel être humain à cette période de l'année où la chaleur de l'été commençait à se faire doucement oublier, malgré tout ces gens insignifiants et leurs petites joies médiocres. Il adorait l'automne, c'était une saison tellement poétique... Toutes ses feuilles qui voletaient de part et d'autre, telles les vestiges d'une splendeur passée, telles de petits corps sans vie. Malheureusement cette saison, ô combien fantastique, était la plupart du temps gâchée par ses ignobles gamins qui s'amusaient à hurler, à rire, et pire que tout, a donner de violent coups de pieds dans les tas de feuilles mortes.
Profondément énervé par le brouhaha ambiant, il marchait les poings enfoncés dans les poches de sa veste coupée sur mesure. Au détour d'un chemin, il capta le regard plein de tristesse d'un jeune garçon. On pouvait lire dans ses yeux vert de gris, toute la détresse du monde. Son cœur se sera à cette pensée. Ce regard lui rappelait sa propre enfance. Quelque peu sonné par cette rencontre involontaire, il s'assit sur le premier banc à sa porter, le regard vide.
Il devait avoir six ans quand son calvaire avait commencé. Ça faisait vingt ans ? Le temps passait si vite quand on ne souffrait pas... Ou plutôt quand on faisait souffrir les gens. Il se rappelait de tout ce que son père lui avait fait subir, et des autres aussi...
Pelotonné dans un placard plein de vieux vêtements, le petit James, 6 ans, avait peur. Il savait pertinemment que son père connaissait sa cachette, mais il voulait croire encore une seconde qu'il ne le trouverait pas cette fois ci. Il entendait tout ce qu'il se passait dans la maison, des pas de son père aux lamentations de sa mère, encore sous l'emprise de l'alcool. Il tremblait comme une feuille, les pas bourrus de son père se rapprochaient. Il ne voulait pas y penser, oublier l'horreur qu'il s'apprêtait à vivre encore une fois, mais ce bruit régulier et lourd lui vrillait la tête. Dans un instant de perdition totale, il se recroquevilla un peu plus, plaquant ses petites mains sur ses oreilles. Alors qu'il commençait à se calmer, il comprit qu'on ouvrait la porte de son havre de paix, de son palais de sécurité.
Une main puissante l'attrapa par le col de sa chemise à carreaux et le souleva sans ménagement. Ses pieds avaient quitté le sol, il pendait maintenant presque lamentablement, sans défenses devant son pire cauchemar. Alors que ses pieds retouchaient terre, cette même main vint lui administrer une claque retentissante qui lui fit perdre l'équilibre. Avant qu'il ne puissent se relever, un pied vint s'aplatir entre ses omoplates l'empêchant de faire le moindre mouvement. Une voix grave lui demanda alors avec une certaine douceur qui contrastait avec la violence des actes :
-Alors, on a peur de son papa ?
Pris d'une violente crise de panique le pauvre petit James tenta de se relever en se tortillant. Son père appuya un peu plus son pied sur le dos frêle, l'enfant lâcha un gémissement de douleur. Il fallait inventer un mensonge vite... N'importe quoi.
-Je... Non, je jouais aux fantôme avec les vieux draps... Murmura la petite victime au bord des larmes.
L'étau qui le retenait au sol se relâcha et il put enfin se redresser devant son paternel. Celui-ci le regarda avec un regard lourd de sens et lui murmura d'une voix rauque :
-Alors viens me faire un gros câlin, mon chéri...
Résigné, sachant pertinemment ce qui lui arriverait si il refusait, l'enfant s'approcha de son géniteur et passa doucement ses petits bras autour du cou de son père. Ce dernier l'étreignit avec force et descendit avec détermination caresser les fesses de son fils. Le jeune enfant tressaillit à se contact, il savait ce que cela signifiait. Son père lui intima de commencer son « travail ». Le petit James totalement apeuré, obtempéra. Il commença à lécher doucement et à regret le cou puissant de son paternel. Après quelques minutes le père le saisit par les cheveux et le tira brusquement en arrière en ouvrant d'une main son pantalon.
Alors que James regarder son père avec appréhension, un policier entra brutalement dans la pièce, permettant àJames de se libérer et de courir se réfugier une fois de plus dans « son » placard. Le reste, il ne s'en souvenait plus, il savait juste qu'il avait pleuré toutes les larmes de son petit corps. Il avait aussi crû entendre sa mère prononçait un vague « À la tienne, connard ! » entre deux hoquets.
Deux semaines plus tard, il était placé en foyer. Surement le plus minable de tout Londres. Là-bas, les enfants étaient de vrais brutes. À son arrivée, on s'était beaucoup intéressé à ce petit bonhomme couvert de bleus et au regard vide. Mais quand il avait enfin réussit à parler de sa mésaventure chez ses parents, tout le foyer c'était moqué de lui et l'avait traité de menteur. Il s'était alors renfermé sur lui même et avait continué à recevoir des coups, dans une moindre mesure.
Bref... Il n'avait pas eu d'amis, pas de véritables parents, pas d'enfance.
Il reprit finalement ses esprits. Ça ne lui allait vraiment pas de se laissait aller de la sorte. Il avait envie de se détendre, de faire souffrir des gens, même à distance. Il voulait plusieurs corps d'enfants mutilés, des parents éventrés, des familles entières en détresse. Il voulait prendre une revanche sur sa vie, il allait faire sauter ce magasin de jouets. Ça c'était une idée radieuse qui allait illuminer toute sa morne journée ! On ne s'appelait pas James Moriarty pour rien.
Voili voilou! Un petit commentaire pour me forcer à continuer? Ce serait gentil! La suite risque de mettre encore plus de temps à arriver mais j'espère que ça vous a plut! (Oui, oui, vous pouvez me fusiller, je ne broncherais pas promis!)
