ce n'est pas grave hermione2b. par contre c'est vraiment embêtant pour toi, il y a quelques semaine j'avais perdu ma connexion aussi et c'était l'horreur lol. je te mets une suite. j'espère que tu aimeras.
JAG
1 mois plus tard
Un mois déjà qu'il était parti. Et pas de nouvelle. Aucune. Bien que Mac et Bud n'en attendaient pas vraiment suite à la tournure des évènements du fameux dimanche, Sturgis lui s'étonnait de n'en avoir aucune du tout. Il avait essayé de le joindre chez lui, d'aller à son appartement, au mur, au terrain d'aviation, mais pas de trace de Harm. Il s'était alors dirigé vers Mac pour savoir si elle avait eu des nouvelles, mais il s'était retrouvé devant un masque indifférent qui lui avait dit que non elle n'en avait pas, qu'il avait dit au Général qu'il avait besoin de se ressourcer et qu'il ne fallait pas s'inquiéter car c'était un grand garçon qui arrivait à se débrouiller tout seul.
Il avait été stupéfait de la réaction de Mac d'autant plus qu'elle avait coupé court quand il avait essayé d'engager un peu plus la conversation sur leur ami. Ça ne lui ressemblait pas de réagir ainsi, surtout quand il s'agissait de Harm ! Sa réaction était contradictoire avec la Mac qu'il connaissait et avec son comportement des dernières semaines. Avant elle aurait été la première à s'inquiéter pour lui, d'ailleurs c'est ce qu'elle avait fait depuis son retour de mission. De plus, depuis que Harm était parti - Sturgis ne voyait pas d'autre explication que le départ de Harm, il ne croyait pas aux coïncidences - Mac s'était refermée sur elle-même se forçant à faire bonne figure, travaillant davantage que tout le monde, acceptant beaucoup trop de dossiers, refusant les rares sorties avec les collègues, et surtout ne faisant plus du tout référence à Harm. D'ailleurs c'était apparemment devenu le mot d'ordre au JAG. Comme si tout le staff s'était mis d'accord tacitement de ne plus l'évoquer. De la part du reste du personnel du JAG, cela ne l'étonnait pas trop. Ils n'osaient probablement pas en parler devant les amis du Capitaine, eux même ne parlaient pas de lui. Et c'est ça qui laissait Sturgis perplexe. Ni Mac ni Bud n'avaient une seule fois prononcer le nom de Harm ! Et ça, il n'arrivait pas à l'expliquer.
Ceux-là n'avaient en effet plus reparlé de Harm depuis le fameux dimanche, ni aux autres, ni entre eux. La vie au JAG était plus facile ainsi. Faire comme s'il n'existait pas. Faire semblant que tout allait bien. Ils géraient mieux la situation au travail de cette manière.
Ils étaient encore fâchés après lui. Harriet avait essayé une fois d'en parler avec eux. Non pas qu'elle lui avait pardonné d'avoir fait peur à son fils, mais elle ressentait le besoin d'en parler et de comprendre. Malheureusement pour elle, Bud et Mac n'avaient pas été plus loquaces l'un que l'autre. Bud lui avait dit que il ne pouvait pas en parler sans monter le ton car il était toujours furieux et qu'il ne voulait pas entendre parler de Harm pour l'instant, et quand elle avait demandé à Mac si elle avait eu des nouvelles et ce qu'il s'était passé le dimanche au soir quand elle était allée le retrouver, son amie lui avait répondu qu'ils s'étaient un peu engueulés, que Harm s'était rendu compte qu'il avait fait du mal à Jimmy et avait du mal à l'accepter et qu'elle n'avait pas de nouvelles de lui mais ne cherchait pas à en avoir non plus car elle aussi lui en voulait.
Oh oui, elle lui en voulait ! Pour ne pas être venue lui parler dès le début, pour s'être mis à boire alors qu'il l'aidait depuis des années à ne pas retomber dans l'alcoolisme, pour s'être éloigné d'elle, pour ne pas avoir voulu de son aide. Elle lui en voulait de ne pas avoir fait face à ses problèmes, d'avoir fait peur, d'avoir été violent, d'avoir fui, de ne pas avoir essayé de s'excuser. Mais plus que tout, elle s'en voulait à elle ! Pour s'être laissée écarter de sa vie petit à petit, pour ne pas avoir plus insisté dès le début, pour ne pas avoir réussi dans son rôle d'amie, pour ne pas avoir été à la hauteur de ce qu'il représentait pour elle. Elle s'en voulait d'éprouver encore certains sentiments alors qu'il avait été odieux, de ne pas réussir à s'empêcher de s'inquiéter encore alors qu'il l'avait frappé, de souhaiter le voir débarquer à son appartement pour des excuses, de penser encore à lui.
Elle n'avait parlé à personne de ce qu'il s'était passé le dimanche soir avec Harm. Elle ne pouvait pas. Pour des centaines de raisons. Elle essayait de ne plus y penser mais c'était peine perdue. A peine se levait-elle le matin et se regardait-elle dans un miroir qu'elle revoyait sa joue meurtrie et le sang séché au coin de sa bouche. Bien sûr, cela faisait longtemps que son visage avait repris un aspect normal, mais c'est ce que lui rappelaient les souvenirs. Toujours là à lui remémorer cette fameuse soirée.
Son état d'esprit n'avait pas beaucoup évolué en un mois. Il la torturait toujours et lui faisait passer des nuits horribles et épuisantes. Totale contradiction. Elle était tellement en colère contre lui mais elle ne pouvait empêcher la petite voix dans sa tête. Oh qu'elle aurait aimé la faire taire parfois pour pouvoir se concentrer plus d'une demi-heure sur autre chose ! Un dossier par exemple ! Ce n'est pas ce qui manquait en ce moment. Elle en avait plusieurs tas qui encombraient son bureau au JAG la journée, et à la maison le soir. Elle avait accepté beaucoup de dossiers, beaucoup trop d'après le Général qui se refusait à présent de lui en donner davantage. Le meilleur moyen d'oublier Harm et leurs mésaventures était de se plonger dans le travail. C'est ce qu'elle avait cru au début, mais même si elle refusait de l'admettre à haute voix, ce n'était pas si facile. Même éloignés, même fâchés, même déçus, Harm et elle, seraient toujours prisonniers l'un de l'autre.
JAG
1400
_ COLONEL MACKENZIE, DANS MON BUREAU, TOUT DE SUITE !
Mac était dans son bureau rédigeant le plaidoyer dans une affaire de meurtre au premier degré quand elle avait été effrayée par ce hurlement. Elle sortit alors sur le plateau, le Général était déjà retourné dans son bureau. Elle s'y dirigea en essayant de ne pas faire attention aux visages interrogateurs sur son passage. Elle entra, ferma la porte et se mit au garde-à-vous.
_ Colonel MacKenzie au rapport Monsieur !
_ (Toujours en colère) Repos ! Qu'est ce que c'est que cette histoire Colonel ?! Vous étiez au courant n'est-ce pas ?!
_ (Ne comprenant pas de quoi il parlait) Monsi…
_ (Même ton) Vous auriez pu me tenir au courant ! Vous auriez DU me tenir au courant ! Vous êtes mon chef d'Etat-major tout de même ! Je suppose que cette idée a été lancée il y a quelques temps déjà, ça ne se décide pas à la dernière minute !
_ Génér…
_ Au lieu de ça, je l'apprends par une lettre recommandée et un appel du SecNav ! Je pensais que j'entretenais des relations de respect et de confiance avec mes subordonnés ! Il aurait au moins pu me le dire de vive voix !
_ Monsieur, avec tout le respect que je vous dois, de quoi parlez-vous ?
_ De ça Colonel !
Il lui mis sous le nez la fameuse lettre.
_ Mais vous savez sans doute déjà de quoi il s'agit, c'est votre meilleur ami il me semble !
Le visage de Mac se décomposa au fil de la lecture de la lettre. Du moins l'espace d'une minute, avant qu'elle ne reprenne une expression neutre devant son supérieur. Mais celui-ci avait tout de même eu le temps de l'apercevoir. Il se rendit compte.
_ Vous ne le saviez pas non plus.
C'était plus une affirmation qu'une question. Elle ne savait pas. Rabb ne l'avait pas plus tenue au courant qu'il ne l'avait fait avec lui. Sa colère s'était évanouie.
_ (Essayant de ne rien laisser paraître) Non Monsieur.
Il souffla et s'appuya sur son bureau.
_ Je suis désolé. Je pensais que vous deviez savoir et que vous me l'aviez caché aussi.
Elle ne répondit pas.
Se comporter en Colonel. Ne pas craquer. Ne rien montrer. Pas devant le Général. Plus tard. A la maison.
_ Depuis quand ne l'avez-vous pas vu ?
_ Depuis sa prise de congés.
_ Je vois.
Non il ne voyait pas. Il ne savait pas, il ne savait rien.
_ Vous allez accepter Monsieur ?
_ À vrai dire je n'ai pas vraiment le choix. Il a appelé le Secrétaire d'Etat à la Marine pour lui faire tout un baratin sur les avantages de placer un homme de son expérience à ce poste. Et vous savez à quel point le Capitaine peut être convainquant.
_ Oui Monsieur.
...
_ Quand prendra effet son transfert Monsieur ?
_ Dès que ma signature sera apposée sur la demande et que les divers papiers nécessaires seront remplis.
Ils s'enfermèrent chacun dans le silence quelques minutes avant que le Général ne la libère.
« Faire bonne figure ! C'est ce qu'il y a de mieux ! Vous n'auriez de toute façon pas pu retravailler ensemble comme avant. C'était impossible. Tu vas enfin pouvoir aller de l'avant ! C'est mieux ainsi ! Pour lui et pour toi !
Ou peut-être pas. »
à suivre...
