hey coucou. alors me voila rentrée!! le déménagement s'est assez bien passé, mais a été long (2 jours sur la route) et j'ai eu un petit accident mais rien de grave, ma voiture et moi allons bien !
merci pour tes coms, sur cette fic mais aussi sur "Alternative à l'Australie"!
voici une suite à Moments gâchés. bonne lecture!
JAG
0800
Le doigt effleurant la touche Entrer du clavier de son ordinateur, elle était perdue dans ses pensées quand le Quartier-maître Coates vînt la prévenir que le Général souhaitait la voir.
_ (Entrant dans le bureau de Creswell) Monsieur, vous vouliez me voir ?
_ Oui Colonel, fermez la porte et asseyez-vous.
Mac s'exécuta.
Le Général s'installa en face d'elle, appuyé contre son bureau.
_ Pensez-vous que mon personnel ait confiance en moi ?
_ Pardon Monsieur ?
_ Pensez-vous que les hommes et femmes sous mon commandement au JAG aient confiance en moi ?
_ (Ne comprenant pas le pourquoi de cette question) Euh… Oui… Bien sûr Monsieur.
_ Faîtes-vous partie de ces personnes ? Avez-vous confiance en moi ?
_ Euh, oui Monsieur.
_ Il me semble que vous avez des amis parmi les membres du JAG ! Le Capitaine Turner, le Lieutenant Roberts, ainsi que sa femme !
_ (Perplexe)... Oui Monsieur… C'est exact…
_ Alors pourquoi continuez-vous à vouloir nous le cacher ? Quand comptiez-vous me mettre au courant ? Le jour de votre accouchement ?
Silence. Mac ne savait pas quoi lui répondre. Elle ne voulait pas lui répondre.
_ Cela fait une semaine et demi que j'attends de vous voir franchir la porte de mon bureau et que vous me l'annonciez en personne ! Colonel, vous n'arriverez pas à nier l'évidence encore longtemps. Ça se voit, même alors que vous essayez de le cacher ! Et si certains ne l'ont pas encore remarqué, vous pouvez être sûre que cela va se faire dans les jours qui viennent. Les commérages sont déjà en route !
Mac pâlit. Un voile de peur et d'appréhension passa dans le regard de Mac.
_ Pourquoi n'avoir rien dit ? En général, les femmes aiment le crier sur les toits !
Mac s'enfonça davantage dans le siège et baissa la tête.
_ Je… Je n'étais pas encore prête à l'annoncer Monsieur.
_ Vous devriez y penser à présent. Car vous n'arrivez plus à le cacher !
Sans le vouloir, elle souffla. Ce qui ne passa pas inaperçu auprès du Général.
_ Colonel… je n'ai pas pour habitude de me mêler de la vie privée de mes subordonnés … mais…
Non ! Pas maintenant ! Pas de question.
_ (Se relevant) Monsieur, je suis désolée de vous avoir manqué de respect. J'aurais du venir vous en parler avant. Mais je ne souhaite pas faire d'annonce officielle. Je préfère laisser les choses en être ainsi. Vous avez raison, je n'arrive plus à le cacher, ça se voit. Tout le monde doit s'en douter à présent. Pas besoin d'annonce officielle.
Le général la sonda du regard.
_ Bien comme vous voudrez. C'est votre décision.
_ Merci Monsieur.
_ Vous connaissez le sexe ?
_ C'est une fille Monsieur.
_ Bien. Félicitations Colonel.
_ (Lançant le premier sourire depuis le début de la conversation) Merci Monsieur.
Elle se mit en garde-à-vous avant de se diriger vers la sortie du bureau. Mais au moment où elle entrouvrit la porte, elle entendit, sans se retourner :
_ Colonel. Parlez-en à vos amis. Je pense qu'ils préféreraient quand même le savoir de votre bouche. Et… vous semblez avoir besoin de parler. Vous n'avez pas l'air d'être aussi heureuse qu'une future maman devrait l'être.
Elle resta là, quelques secondes, sans bouger, des perles apparaissant aux coins des yeux, puis elle passa la porte. Elle sortait de son cocon. Maintenant les gens savaient. Les rumeurs avaient déjà commencé. Maintenant ce n'était plus SON secret. La réalité reprenait le dessus. Elle allait devoir en parler, et répondre à la question qu'elle redoutait le plus. Alors elle devait en parler avant à ses amis, pour anticiper toute réaction, pour éluder toutes questions non souhaitées, pour ne choisir de dire que ce qu'elle voulait.
Elle entra dans son bureau et se remit devant son ordinateur. Elle se concentra quelques minutes sur l'écran, ferma les yeux et appuya sur Entrer.
Ça se voyait. Les gens savaient ou allaient savoir. « Je pense qu'ils préféreraient quand même le savoir de votre bouche ». Le Général avait raison, et c'est ce qui l'avait décidé finalement à appuyer sur la touche du clavier. Le bouton de l'avenir. Le tour était joué. Ce n'était plus elle qui décidait maintenant. Elle passait la main. Soulagement. Elle n'aurait pas cru se sentir si apaisée après avoir lancé cette perche vers le futur. Attendre. Il n'y avait plus que ça à faire. Et profiter ! Profiter maintenant à plein temps de son nouveau statut de Maman.
Elle tourna son fauteuil vers la fenêtre, souriant au soleil qui se reflétait dans les feuilles encore couvertes de la rosée du matin, se perdant à nouveau dans ses pensées, bien plus joyeuses à présent. Bonheur. Enfin elle pouvait envisager l'avenir, non sans plus d'incertitudes, mais avec plus de sérénité.
Elle tournait le dos à l'écran, sur lequel un message d'alerte s'affichait, indiquant que le message avait bien été envoyé. Et sous cette fenêtre, on pouvait lire :
« Harm
J'ai eu beaucoup de difficultés à me décider à vous envoyer ce mail après tout ce qu'il s'est passé. Je ne souhaite pas en reparler, en tout cas pas maintenant, pas dans un mail. Je ne vous envoie pas ce message pour recevoir en retour des excuses ou des explications, ou pour reprendre contact et repartir sur de bonnes bases. Je ne pense pas que la situation puisse se régler aussi facilement. Je ne suis pas sûre d'ailleurs qu'elle puisse se régler ou qu'un de nous deux le veuille. Mais j'ai pris ma décision. Vous avez le droit de savoir. Quoiqu'il se soit passé, je ne peux pas vous le cacher. Ce sera à vous après, de prendre le relais et de décider. Je ne reprendrai plus contact avec vous. Je ne vous le dirai qu'une seule fois. A vous de voir ce que vous voulez.
Je suis enceinte. Vous êtes le père.
A vous de savoir si vous voulez jouer un rôle dans la vie de cet enfant.
Mac ».
à suivre...
