merci pour ton feedback!
voila voila, le retour de Harm s'annonce!!!! donc tu ne devras plus attendre très longtemps. quand aux questions que tu te poses encore (comme le travail de Mac), et bien elles viendront au compte-goutte pour faire durer un peu plus le suspence lol.
bonne lecture!
_ [...] Le Commandant Turner et le Capitaine Roberts vous aideront. Et j'ai fait également rappeler l'ancien Amiral Chegwidden et … le Commandant Rabb. Ils seront là demain tôt dans la matinée.
Oh mon dieu ! S'asseoir ! Vite !
_ Je pense que vous ne serez pas de trop si tous les deux se joignent à vous étant donné qu'ils ont également participé au dossier. Je mets également le Second Maître Coates à votre disposition si vous en avez besoin pour des recherches, et Harriet Sims s'est également proposée d'aider si besoin se faisait ressentir.
Silence. Que dire ? Il fallait s'y attendre un jour ou l'autre ! Ça devait arriver !
_ Colonel, vous vous doutez je pense de l'importance de cette réouverture du dossier ! Nous ne pouvons pas nous permettre d'avoir eu tort lors du premier procès ! Pas pour une accusation de crime de guerre ! On ne doit pas considérer ça à la légère, c'est la réputation de la Marine et du Président des Etats-Unis qui est en jeu !
_ Euh… Bien sûr Monsieur… Je comprends…
Assommée. Perdue.
_ Bien, je vous attends demain en salle de réunion à neuf heures précises avec le Commandant Turner et le Capitaine Roberts. L'ancien Amiral Chegwidden et le Commandant Rabb devraient être arrivés à cette heure-là.
Tôt. Trop tôt. Ce n'était pas prévu. Elle n'avait rien prévu !
_ … Euh Colonel… Colonel ?
_ (Revenant à la réalité) Oui, pardon Monsieur, je suis là.
Il la sentait hésitante. Il la sentait absente. Il s'en serait douté. Les retrouvailles avec l'équipe n'allaient pas être simples.
_ A demain alors. Neuf heures.
_ Oui Monsieur, à demain.
_ Bonne soirée Colonel.
La tonalité du téléphone indiquait que le Général avait raccroché. Mac avait le regard perdu dans le vide, le téléphone avait glissé de son oreille mais était toujours maintenu dans sa main, sur ses genoux. Que venait-il de se passer ? Avait-elle réellement entendu ? Avait-elle imaginé ?
Il allait vraiment revenir ?! Lui, son ancien partenaire, son ancien meilleur ami, son ancien amant, son ancien cauchemar… le père de sa fille ?! C'était impossible ! Pas après tout ce temps ! Pas après avoir menti à tout le monde ! Pas après avoir fait semblant qu'il n'existait pas ! Pas après avoir réussi à construire une vie sans sa présence ! Pas après avoir réussi à être heureuse sans lui !
Qu'allait-elle lui dire ? Qu'allait-IL lui dire ? Comment allaient-ils réagir ? Comment devait-elle se comporter face à lui ? Comment ALLAIT-elle se comporter face à lui ?
Etait-elle prête à le revoir ? Avait-elle envie de le revoir ?
Elle ne savait plus du tout où elle en était ni quoi penser. Pourquoi maintenant ? Pourquoi fallait-il qu'il existe à nouveau après plus de cinq ans de total silence ! Pourquoi fallait-il que son souvenir refasse surface alors qu'elle avait réussi à faire taire ses cauchemars ? Pourquoi fallait-il qu'il revienne alors qu'elle avait enfin réussi à ne plus le voir à travers les yeux océan de sa fille ? Alors qu'elle avait réussi à établir un certain équilibre dans sa famille ?
Sa fille. Rachel. Qu'allait-elle lui dire ? Comment allait-elle pouvoir faire comme si tout était normal en sachant que son papa était dans la même ville ? Comment pouvait-elle continuer à lui taire la vérité alors que Harm serait là le lendemain !
Qu'allait-il vouloir ? Fera-t-il comme si sa fille n'existait pas ? Jouera-t-il l'étonné devant l'existence de Rachel ? Voudra-t-il la rencontrer ? Voudra-t-il rentrer dans sa vie ? Et elle que voulait-elle ? Que devait-elle faire pour le bonheur de sa fille ?
Les larmes se faisaient discrètes sur ses joues. Ses mains et ses jambes se faisaient flageolantes. Elle voulait s'endormir et ne pas se réveiller le lendemain. Elle voulait s'endormir et ne pas penser à son avenir et à celui de sa fille qui allaient être bouleversés le lendemain. Elle voulait s'endormir et l'oublier. Lui.
_ Maman ?
Une petite voix la ramena à la réalité. Combien de temps était-elle restée là, assise sur son lit, à se torturer l'esprit ?
_ Maman, pourquoi tu pleures ?
Mac effaça rapidement les perles salées qui parcouraient ses pommettes.
_ Ce n'est rien ma chérie. Que fais-tu debout ?
_ Tu n'es pas revenue me finir l'histoire. Tu m'as dit d'attendre.
_ Ah oui, c'est vrai. Désolée mon ange, j'ai mis plus de temps que prévu.
_ C'était qui au téléphone ?
_ C'était le Général. Pour me dire que je vais devoir aller travailler demain.
_ Et c'est pour ça que tu pleures ?
_ Non, non. Ne t'inquiète pas, regarde, c'est déjà fini, je ne pleure plus.
_ C'est pas vrai, tes yeux sont tout mouillés !
Mac avait toujours été stupéfaite par les répliques et la perspicacité de sa fille.
Rachel s'approcha de sa mère dans son pyjama militaire, monta sur ses genoux et embrassa ses deux yeux.
_ C'est comme quand je me fais mal et que je pleure. Un bisou magique pour les deux yeux et les rivières de larmes disparaissent ! C'est ce que tu me dis tout le temps !
Elle regarda tendrement sa fille, son soleil. Sourire.
_ (Caressant les cheveux de Rachel) Merci mon ange ! Tu sais que je t'aime ?!
_ Ben oui, tu me le dis tous les jours !
Deuxième sourire. Un véritable ange ! Sa fille, sa vie.
_ (Se relevant et se dirigeant vers la chambre de Rachel, la gardant dans ses bras) Et si on allait finir cette histoire du chevalier et de la princesse ?
_ Oh oui !
Mac installa Rachel dans son lit et s'assit à côté d'elle, passant un bras derrière les épaules de la petite fille, la serrant tendrement.
_ Où en étions-nous ?
_ Tu allais arriver au moment où le chevalier va voir la copine de son papa dans la campagne et qu'elle lui dit qu'il est au paradis !
_ Ah oui je me rappelle. Alors la princesse et le beau chevalier arrivèrent dans une grande ferme, celle de la dame russe…
Etait-il possible d'effacer de ses souvenirs des épisodes d'une vie ou des personnes qu'on souhaite complètement oublier ? Non. Elle en était à présent sûre. On pouvait les rejeter, on pouvait les enfouir, on pouvait les ignorer, mais on ne les oubliait jamais. Elle aurait du être plus prudente. Elle savait déjà que c'était impossible ! Elle n'avait jamais oublié son père et leurs mésaventures ! Mais elle avait voulu croire que pour cette fois cela était possible. Elle y avait cru. Tellement cru ! Jusqu'à dix minutes auparavant. Jusqu'à cet appel. Jusqu'à ce que le passé refasse surface après une simple phrase au téléphone. Jusqu'à ce que les souvenirs s'imposent violemment à l'esprit à nouveau. A croire qu'ils n'attendaient que ça. Resurgir. Angoisser. Torturer.
à suivre…
