Merci à :

naruto194 : eh oui, c'est ce qui fait tout son charme ! ) ;

pottermania bis : navré de te décevoir, la situation va s'arranger. Mais je te promet qu'elle va repartir dans une spirale de blagues, de disputes et de quiproquo!

delseroasn : si c'est très bon pour le morale ! Et oui, tu sais à 16 ans, les garçons sont pas toujours matures…mdr je plaisante ! (quoi que…)

Sahada : merci et oui, les Animagus vont lui mener la vie dure, voyages dans le passé ou pas !

Flore Jade : la voilà, elle sort du four !

Pour leur rewiews, qui, je le répète me donne le courage de continuer !! N'hésitez pas à m'en laisser!

Disclaimer : je ne touche pas d'argent pour la publication de cette fic, et les personnages sont à J.K. Rowling.


Chapitre 6

Les Maraudeurs s'excusèrent en prétextant une affaire urgente et s'en furent pour terminer leur blague…ou vengeance. Car oui, James désirait se venger de celui qu'il considérait comme son ennemi pour conquérir le cœur de celle qu'il aimait. Ils se dirigèrent vers les cuisines, versèrent leur potion soigneusement élaborée dans le bacon et s'enfuirent en riant sous cape. Quant à Harry et sa mère, au lieu de descendre, ils discutèrent un moment de la famille de la jeune fille, de ses ambitions, de ses goûts…Le temps passa vite et d'autres Griffondors se réveillèrent, notamment la meilleure amie de Lily qui les rejoignit.

Amy était une jeune fille aux yeux bleus océan, aux cheveux longs et blonds, plutôt grande, à la taille svelte, à la peau légèrement mat, au visage fin et au nez parsemé de petite taches de rousseur. Elle était d'un naturel optimiste, enjoué, rieur, plein de vie et d'humour : une jeune fille très agréable à la joie de vivre contagieuse. Sa famille, les McKinnon, étaient des sorciers de sang pur, farouchement opposés à Voldemort. Elle avait une soeur, Marlène, d'un an plus âgée qu'elle. Amy était une sorcière très douée, notamment en Enchantements où elle était la rivale de Sirius, mais les Potions n'étaient pas du tout son point fort et à cause d'elle de nombreuses catastrophes parsemaient les cours de M. Slughorn.

Une autre amie de Lily vint s'asseoir sur le canapé qu'ils occupaient. Cassandra était très différente d'Amy. Elle avait de très longs cheveux noirs corbeau, de grands yeux gris aciers, une silhouette grande et élancé, une peau très blanche, un visage mystérieux et impassible. Elle était assez renfermée, sarcastique, froide mais aussi posée, calme et compréhensive. Sa famille, les Taylor, était eux aussi réputés pour leur puissance mais celle ci était plutôt…ténébreuse. Et sa sympathie pour Voldemort n'était pas à prouver, la famille de la jeune fille partageant les mêmes idéaux que le mage noir. D'une longue lignée, les Taylor n'avaient pas à prouver la qualité du liquide qui coulait dans leures veines et ne cessaient de traiter avec condescendance et mépris ceux dont le sang n'était pas aussi parfait que le leur. Cassandra ne partageait pas leur avis, et si elle ne se rebellait pas elle affichait ouvertement sa désapprobation.

Comment des personnalités aussi différentes s'entendaient t'elles aussi bien ? Comment une amitié avait elle pu naître ? Mystère. En tout cas, les deux jeunes fille ne parurent pas le moins du monde gênées par la présence de Harry. Amy le détailla d'ailleurs longuement et Cassandra le jaugea d'un air appréciateur. Ils continuèrent à discuter en se dirigeant vers la Grande Salle dans l'intention de manger. Une bande de filles gloussantes suivaient Harry, ce qui l'agaça prodigieusement. Il s'assirent à la table des Griffondors où James et sa bande était déjà installés, ainsi que la quasi-totalité des lions. Le regard de Harry survola la salle et remarqua que tout le monde à un ou deux élèves près étaient présents. Le sourire qu'affichaient les Maraudeurs le rendit soupçonneux. Il jeta un coup d'œil méfiant à la nourriture qui se trouvait devant lui. « Si James a décidé de se venger ... Je ferais mieux de ne rien prendre», pensa Harry. Soudain, un éclat de rire retentit, et peu après toute la salle riait mise à part les Serpentards, Harry, Lily et Cassandra. Les Serpentards s'étaient mis à danser et à chanter pour le plus grand plaisir des Maraudeurs. Harry aperçut le coup d'œil que lui avait lancé James et ses doutes se confirmèrent. Il repoussa son assiette sous le regard dépité de son père qui voyait sa blague échouer partiellement. Il demanda à une Lily furieuse du tour « made in Maraudeurs » :

- Euh… Lily ? Je peux t'emprunter une tranche de jambon et ton jus de citrouille s'il te plaît ?

- Bien sûr…mais pourquoi ?

- Pour raisons d'empoisonnement alimentaire.

- C'est pas vrai ! Quel...Quel....Argh! Et pourquoi toi ?

- Il semble qu'il m'ait dans le collimateur en ce moment, bien que, je tiens à la rappeler, je ne sois arriver qu'hier. Donc merci.

Et il se servit. Il mangea sans problème puis il prit la tranche de bacon qu'il allait failli prendre avant de se diriger vers James. Il agita la tranche sous le nez de son père.

- Tu veux bien goûter cette tranche ? Pour vérifier un truc.

- Je ne suis pas ton goûteur personnel, s'insurgea James, quoique un peu honteux.

- Non, mais c'est TA blague. Si cette tranche est sans danger tu la mangerais, non ? J'en conclus donc que j'avais raison, et que ma nourriture est semblable à celles des danseurs-chanteurs à gauche. J'ai tord ? Si oui, prouve le en avalant ma tranche.

- Tu n'as pas tord…murmura piteusement le farceur.

- Bon viens ! J'ai à te parler Potter. Black tu restes je ne vais pas le tuer, ajouta Harry en voyant le jeune homme se lever.

Il entraîna James dans un recoin relativement sombre et il prononça distinctement ces sept mots :

- Je ne suis pas amoureux de Lily.

James parut s'affaisser de soulagement. Mais il fronça les sourcils.

- Pourquoi elle riait quant elle est rentrée dans la salle commune ? Pourquoi elle t'a aidé à remplir ta fiche d'options ? Pourquoi tu lui tenais la main ce matin ? Pourquoi elle mange avec toi ? Pourquoi elle est toujours avec toi ?

- Et pourquoi tu te tais pas ? Singea Harry. C'est bon, je peux en placer une ? Merci ! Tout d'abord elle riait de mon ignorance sur Poudelard, si je lui tenait la main, c'est inconsciemment, pendant le sommeil, ce n'était pas volontaire. Elle m'a aidé parce que je ne savait pas remplir ma fiche et en tant que préfète en chef c'est une de ses tâches de faciliter l'intégrations des nouveaux. Elle mange avec moi puisque apparemment on est devenu amis et cette réponse convient aussi à ta dernière question dont le "toujours" est d'ailleurs de trop puisque je ne la connais que depuis une journée.

- Mais pourquoi tu la regardait béatement à table ?

- Je ne le regardait pas béatement ! Se défendit Harry. Je la détaillais. Elle est très belle, tu as bon goût. Mais ce n'est pas pour autant que je suis amoureux d'elle. Rassuré ? Tu n'as aucun obstacle devant toi et tu n'en n'as jamais eu. A part Lily elle-même évidemment.

- Je pensais vraiment que…je suis désolé. J'étais terriblement jaloux. Mais je ne comprend pas pourquoi elle t'aime bien et pas moi…dit James d'un ton malheureux.

- Tu es trop arrogant ! Remets-toi un peu question et ensuite on aviseras.

Sur ces mots Harry s'éloigna. Il avait enfin mis au clair cette histoire qui commençait sérieusement à lui taper sur le système. De toute façon, s'il se souvenait bien, c'est au début de leurs sixième année que James et Lily s'étaient (enfin) mis ensemble. Donc, théoriquement ça n'allait pas tarder et James allait arrêter avec sa paranoïa excessive...

Il se sortit ces pensées de l'esprit avant de consulter son emploi du temps. Un peu trop chargé d'ailleurs. Mais bon…


Il commençait par Enchantements, il se dirigea donc vers la salle avant de retourner sur ses pas pour demander à James de lui montrer l'endroit où il y avait cours. En effet, normalement, il n'était pas censé connapitre le chemin.

Quant Sirius arriva, il sauta sur James et l'examina sur toutes les coutures. Comme si Harry l'avait soigneusement torturé ! James lui expliqua la petite discussion qu'ils avaient eu, Harry et lui. Le meilleur ami de son père lui fit aussitôt un grand sourire. Le professeur Flitwick les accueillit :

- Bonjour ! J'espère que vous avez passez de bonne vacances et que vous vous êtes bien reposé car c'est l'année des ASPIC. Cela déterminera votre futur (Harry ricana, lui son destin était tout tracé !) aussi je vous demande d'être particulièrement attentifs (James et Sirius se sourirent, complices) cette année là. Nous étudierons pour commencer les Illusions et juste après les Incantations. Question simple, que sont les Illusions ?

Lily, Sirius et Amy levèrent la main, ainsi que James et d'autres élèves. Harry, lui, avait déjà étudié les Illusions de haut niveau et il ne se donna pas la peine de lever la main.

- Miss Evans ? Lily eut un sourire victorieux.

- Les Illusions sont des sortilèges puissants qui permettent d'imaginer des choses qui apparaîtront mais qui ne seront pas réelles. Par exemple, on peut mettre un arbre imposant sur un chemin qui ne doit pas être pris. Les Illusions se dissipent quant elles sont touchées par une partie du corps ou un sortilège. Il arrive aussi, quant le sortilège de l'illusion est très puissant, que l'illusion ne se dissipe pas et qu'il faille utiliser une incantation requérant, elle aussi, une puissance magique de taille. Elles servent à donner une perception fausse, une apparence trompeuse à ce que l'on désire. Bien sûr, plus l'illusion est complexe, plus la puissance demandée augmente.

- Dix points pour Griffondors ! Je n'ai rien à ajouter si ce n'est que certains d'entre vous risque fort de pas y arriver, et que cela n'est pas important. Ce n'est pas vraiment au programme, mais avec la situation actuelle, il est préférable de savoir quelques Illusions. Il est possible que si l'on crée une illusion d'Auror ou autre, bien que cela soit très ardu, l'ennemi soit intimidé par la présence de votre illusion. Il est à noter que Vous-savez-qui peut aussi utiliser cette technique pour décupler ses mangemorts.

Un lourd silence répondit à sa dernière phrase. Voldemort était de plus en plus présent dans les esprits et le nombre de morts ne cessait d'augmenter. Beaucoup d'élèves avaient perdu des proches à cause de ce mage noir. Le professeur reprit la parole :

- Pensez à un objet quelconque, formez le dans votre esprit et en exécutant un coup sec avec votre baguette prononcez la formule « illusio » . Choisissez un objet simple ou vous n'y arriverez pas. Et même en prenant un objet simple certains peuvent ne pas y arriver. Allez-y !

Aussitôt, des « illusio » retentirent dans la salle. Harry, lui, regardait les autres. Il avait décidé que ce n'était pas la peine d'attirer l'attention sur lui en créant une illusion du premier coup. Il n'était pas très fort pour faire semblant de posséder un niveau moyen, il n'arrivait pas à juguler sa magie correctement. Et ce n'était pas faute d'entraînement ! Il n'y arriva pas, point final. Sirius avait réussi à créer une friandise, mais elle disparaissait par intermittence sous le regard exaspéré de son inventeur. Lily tenait un bout de parchemin entre les doigts mais il était quasiment invisible. Amy regardait un bout de pain qu'elle venait d'imaginer avec dégoût, en effet celui ci avait pris une teinte verdâtre peu engageante. James avait un peu de paille dans la main. Harry supposa qu'il tentait de faire un balai. Remus, un peu plus loin, observait le demi-quart de lune qu'il venait de faire. Chose étrange, sa création paraissait toute visqueuse et flasque. Peter s's'escrimait sur sa baguette sans arriver au moindre résultat, mais il n'était pas le seul. Plusieurs autres élèves regardaient, désespérés, l'endroit où leur objet aurait normalement dû être. Au fond de la salle, une élève tenait quelque chose d'indéterminable dans ses mains, et son voisin avait transformé une chaise en un vase parfaitement réel. Quand Harry avait vu les Illusions, il avait trouvé ça relativement simple. Ce n'était peut être pas le cas… Une voix derrière son dos le fit sursauter :

- L'exercice s'applique aussi à vous.

Flitwick regardait Harry, les sourcils fronçés.

- Professeur…Euh…Je…Je n'y arrive euh…je n'y arrive pas.

- Vous avez essayé, bien sûr ?

- Bien sûr.

- Montrez nous ça, je vous expliquerais ce que vous faites mal.

- C'est trop aimable à vous...mais le problème vient d'un manque de potentiel, affirma Harry.

- Lorsque je demande quelque chose j'essaye de ne pas me répété deux fois.

Tous les élèves regardaient Harry. Dans quelle situation s'était t'il encore fourré ? Comment allait t'il pouvoir s'en sortir ? Il fallait penser à un truc simple…euh…une fraise Tagada ! Avec un peu de chance le professeur ne connaîtrait pas ces bonbons Moldus et il penserait que Harry avait raté. Malheureusement il avait été trop long à réfléchir et… :

- Faite nous donc un parchemin comme Mademoiselle Evans avait tenté de le faire. Dépêchez-vous !

Harry grogna et s'exécuta.

- « illusio » murmura t'il en pensant de toute ses forces à un bout de parchemin.

Harry faillit pleurer quant il vit le résultat. Il avait demandé UN BOUT de parchemin. Non seulement il avait créé un parchemin entier mais il avait eu aussi sept autres parchemin identiques !!!. Il allait expliquer ça comment maintenant ? Il leva la tête. Flitwick regardait, bouche bée, la ou plutôt les créations de Harry.

« Quel idiot ! » se traita t'il mentalement. Flitwick réussit à articuler :

- Cinquante points pour Griffondors ! C'est…c'est fantastique ! Vous avez un don pour les Illusions, s'extasia t'il. Vous aviez vu les Illusions en Amérique ?

- Oui, exactement.

Instant de soulagement. Le professeur lui avait tendu une perche.

Malheureusement pour lui, Harry n'était pas très fort pour mentir, et, si le professeur et les autres élèves avalèrent l'histoire, les Maraudeurs le regardèrent avec suspicion. Le nouveau semblait très mal à l'aise. Etrange… Pourquoi aurait t'il mentit sur ses capacités ? « Un mystère à élucider » pensa James. Sirius, auquel il fit part de ses pensées, avait eu la même idée. Ils se promirent d'enquêter un peu sur "l'affaire Roy".

- Même si vous l'aviez étudié, ce n'est pas à la portée de tout le monde de faire des illusions pareilles ! Je vous félicite, dit le professeur d'Enchantements. Pourquoi m'avoir affirmer que vous n'aviez pas le potentiel nécessaire ?

- Hum...Je n'aime pas trop me montrer en spectacle.

Soudain il se figea. Et si ? Il ne fallait absolument pas que Flitwick touche les parchemins ou alors il serait dans une galère pas possible ! Le professeur avançait malheureusement sa main dans l'intention manifeste de faire disparaître la création de Harry. Or, si celui-ci avait raison…rien ne se passerait ! Et il devrait expliquer pourquoi son sortilège était aussi puissant. La main du professeur se rapprochait…encore…Incantation informulée ! C'est ça la solution ! Au moment où Flitwick touchait les parchemins, ceux-ci disparaissait sous une incantation informulée ( ôtes toi de ma route, illusion qui sème le doute !). Un peu ancien mais parfaitement efficace. Les parchemins avaient disparu comme des illusions ordinaires. Le professeur Flitwick n'avait pas précisé qu'on pouvait aussi tuer le créateur de l'illusion pour qu'elle se dissipe.

La sonnerie retentit. Harry s'effondra de soulagement. Petit coup d'œil à l'emploi du temps : il enchaînait avec Potions. Il se dirigea donc vers cette salle en courant presque, pour échapper au regards curieux. Petit détail : il ne savait théoriquement pas le chelin. James se tourna vers Sirius :

- Comment il sait où est la salle de cours ? C'est pas évident de deviner qu'elle est dans les cachots, et encore moins de la trouver. Il est très étrange. Tu ne trouve pas ?

- Si. Peut_être même…que c'est un de ses partisans.

- On n'a pas de preuve. Et ce n'est pas parce qu'il est puissant et qu'il sait où est la salle de Potions que c'est un futur mangemort. En plus, il est à Griffondors.

- C'était une supposition, on sait jamais. Et ce matin il nous a immobilisé sans effort et sans baguette, donc…Oups ! On ferait mieux de se dépêcher !

Sirius s'interrompit et courut avec James vers les cachots.