dsl pour le retard. voila la suite, et une autre semaine prochaine, peut-être avant je sais pas trop. Je n'ai toujours pas le net chez moi et je ne l'aurais pas avant un moment. bye. bonne lecture!!!
Harm était retourné au JAG en courant, voulant voir de ses propres yeux ce qu'elle avait écrit, voulant voir lui-même sa stupidité. Et il l'avait lu. Oh mon dieu ! Comment cela avait-il pu arriver ? Comment avait-il pu en arriver là ? Avoir un enfant et ne pas le savoir ! Avoir une fille et manquer sa vie ! Dévastation.
Il avait marché un bon moment, errant dans les rues, totalement perdu dans son monde. Le temps de comprendre. Le temps de réaliser. Le temps d'imaginer. Le temps de se torturer. Il avait une fille ! Il avait un enfant avec Mac ! Comment était-ce possible ?
Il devait réfléchir. Il devait prendre des décisions. Il devait faire des choix.
Soudainement, il avait sorti son téléphone portable de sa poche et cherché un numéro dans son répertoire.
_ Sturgis, c'est moi. Donne-moi l'adresse de Mac s'il te plait.
Il se retrouva ainsi devant leur maison. Tout était noir, seul un feu semblait crépiter dans la cheminée du salon, prouvant que la maîtresse de maison n'était pas encore couchée. Il frappa doucement à la porte. Il ne voulait pas réveiller Rachel qui devait dormir à cette heure là. Personne ne répondit. Il recommença deux fois, mais toujours aucune réponse. Il enclencha la porte, mais comme il s'y attendait elle était verrouillée. Il fit le tour de la maison alors, espérant que la porte donnant sur le jardin n'avait pas encore été fermée à clef, espérant l'apercevoir à travers une porte fenêtre, espérant qu'elle l'aperçoive de l'intérieur.
Ce fut là qu'il la vit. Seule, à réfléchir, assise sur les deux marches de la terrasse donnant sur le jardin. Qu'elle était belle sous la lumière de la lune !
Il s'approcha et s'assit à côté d'elle. Elle ne dit rien. Il prit ça pour un bon signe. Elle était calmée.
Ils restèrent là, pendant plus d'un quart d'heure, sans qu'aucun ne dise un mot, sans qu'aucun ne fasse un mouvement, chacun regardant l'horizon sombre. Ce fut Harm qui trancha le silence de la nuit, les yeux toujours perdus au loin.
_ (D'un ton calme) Je n'ai jamais lu ton mail. Je ne l'ai jamais ouvert. Il est toujours resté là, dans ma boite de réception, à me narguer. A me rappeler ma punition. A partir du moment où j'ai décidé de disparaître, pour te laisser vivre tranquillement, pour me punir, je me suis interdit d'avoir le moindre contact avec toi et mon ancienne vie. Je n'en avais pas le droit. Je ne le méritais pas. Et tu ne le méritais pas.
Elle écoutait attentivement. Les yeux fermés, réalisant, acceptant la vérité, les larmes menaçant de couler. Elle avait mal. Pour lui. Pour elle. Pour Rachel.
Le silence les enveloppa encore pour de nombreuses minutes. Chacun dans ses pensées, le regard toujours perdu au loin.
_ C'est pour elle que tu es finalement devenue juge ? Pour ne plus avoir à partir sur le terrain ?
_ Oui.
Il acquiesça. Il comprenait. Enfin.
_ Je vais demander à revenir au JAG. Si ce n'est pas accepté, ou si toi, tu ne le souhaites pas, je démissionnerai. (Tournant le regard vers elle) Je veux faire partie de sa vie Mac.
Celle-ci acquiesça. Elle le savait déjà, elle s'en était doutée. Elle comprenait.
_ Elle ne sait pas que tu existes. … Je lui parlerai. Demain.
_ Merci.
_ (Ancrant ses yeux dans les siens, afin de bien lui faire passer le message) Je sais que d'un point de vue légal, tu as des droits. Mais si ça ne se passe pas bien avec Rachel, si elle ne t'accepte pas, si elle n'est pas heureuse, je ne veux pas que tu reviennes. Seul son bonheur m'importe. Si tu insistes, si tu vas au tribunal, je te détruirai.
Elle le regardait intensément, telle une louve qui veut protéger son petit et qui guette le danger.
_ Bien sûr Mac. Je veux également le bonheur de Rachel. Je m'effacerai si elle ne supporte pas la situation.
_ Et si tu lèves une seule fois la main sur elle, ou si j'apprends que tu bois encore, tu ne la reverras plus jamais.
Ça l'atteignait en plein cœur qu'elle puisse penser à ça, mais il la comprenait. Elle voulait simplement protéger sa fille. Elle avait raison.
_ Je ne bois plus Mac, depuis longtemps. Et jamais je ne la frapperai. Tu le sais bien.
Elle ne répondit pas. Car non, elle ne le savait pas, elle n'était pas sûre. Bien sûr, le Harm qu'elle avait eu comme ami ne le ferait jamais. Mais elle ne le connaissait plus. Depuis longtemps.
Elle le sonda quelques longues secondes pour s'assurer qu'il était sincère et qu'il avait compris, puis elle tourna à nouveau le regard vers l'horizon.
_ Viens vendredi soir. Elle n'a pas école samedi, elle se couchera un peu plus tard du coup. Tu pourras la voir plus longtemps.
_ (La regardant, ému) Merci Mac.
_ (La regardant à nouveau) Mac, je voudrais m'…
_ (Les yeux toujours vers l'horizon) Non. Je ne veux ni excuse ni explication, ça ne servirait à rien. Ça ne changerait rien. Sois un bon père pour Rachel, c'est tout ce que je te demande. Pour elle, nous agirons en adultes responsables, nous laisserons nos différents de côté, pour qu'elle grandisse en paix et qu'elle ne voit pas ses parents se déchirer. Mais ne t'attends à rien de plus. Je ne pense pas être capable de te redonner mon amitié un jour.
Sur ce, elle se leva et se dirigea vers la maison. Il avait mal, ces paroles et ce qu'elles entraînaient étaient durs. Mais il ne pouvait pas lui en vouloir. Tout ça était à cause de lui. De sa faute à lui !
Père. Papa. Il était en train de devenir Papa ! Le rôle qui lui avait tant manqué dans son enfance, le rôle qu'il avait tant rêvé jouer un jour !
Finalement il avait tenu sa promesse. Il en était heureux, tellement ! Car en plus de son rêve à lui, c'était celui de Mac qu'il avait également réalisé ! Il lui avait donné une fille, il lui avait fait don d'une vie, alors que la médecine était sceptique, alors que le corps de Mac était réticent. Ils avaient gagné. Elle avait gagné !
Les prochains mois n'allaient pas être faciles, il s'en doutait. Bien sûr, il fallait que Rachel l'accepte comme Papa, ce qui ne se ferait pas du jour au lendemain. Mais le plus dur serait de convaincre Mac, de regagner sa confiance, de la persuader que le Harm qu'elle avait connu il y longtemps était là, et que le monstre avait complètement disparu. Il y arriverait, il se le promit. Cela prendrait le temps que ça prendrait, des semaines, des mois, des années, mais il y arriverait ! Il redeviendrait son ami, même si pour l'instant elle ne le voulait pas. Il serait son ami, et peut-être plus, un jour. Les rêves ont toujours aidé à vivre, et comme Rachel lui avait dit une fois, paroles de sa maman, quand on veut quelque chose, on peut l'avoir. Alors il l'aurait, sa famille. Avec sa fille. Avec la femme de sa vie, même s'ils ne restaient qu'amis. Ce serait à vie. Il s'en fit la promesse, et il avait l'habitude de tenir celles qu'il faisait. Il l'aurait sa famille !
