Disclaimer : je ne touche pas d'argent pour cette fic, et les personnages sont à J.K. Rowling!
Merci à :
Glawdys Evans (tu as le droit de bouder, mais ça ne marchera pas! J'aimerai te souhaiter bonne vacances, mais demain, c'est la rentrée!),
Sahada (je suis désolé que ça ne te plaise pas, mais j'adore voir les différents point de vue des personnages dans l'histoire! Mais, ne t'inquiète pas, je ne le fait qu'une fois!),
klaude (c'est le but de ce chapitre.),
666Naku (ouais, ils abusent, mais la vengeance des Serpentard sera terrible!), angi (merci beaucoup! Je continue, mais dès fois, je désespère, car j'ai des pannes d'inspirations!),
Lily (Je suis contente que tu ai plusieurs hypothèses pour la fin, car moi je n'en ai pas!Ta review est très sympa! Tu en a mis une dans mon autre fic, tu as peut être confondu!)
Time Tell Will (une nouvelle lectrice! Chouette! je t'envoie ce chapitre que je viens de finir!)
Pour leur reviews qui me donne du courage!
Je suis désolé, désolé, désolé!! J'avais dit que je posterai un chapitre cet été, mais je n'ai pas pu!! Je vais essayer de mettre les bouchée doubles pour un autre chapitre, mais comme c'est la rentrée, ça va être plus dur!
Bonne rentrée à tous, que se soit maintenant ou plus tard!
Azuli
Quand James arriva près de Lily, il eut un léger sourire. Qu'est ce qu'elle était belle...Il observa de nouveau sa chevelure flambloyante, qu'il adorait. Puis ses yeux noisette rencontrèrent les émeraudes de Lily et il s'abandonna à ce regard hypnotique...pour se réveiller douloureusement :
- Tu attends le déluge, Potter? La douce voix de Lily avait prit une consonance âpre et sèche. Mais qu'avait t'il à la fixer ainsi?
- Je...euh...tu vas bien?
Cette simple question dérouta la belle rousse. Depuis quand Potter lui demandait s'il elle allait bien? Habituellement, les seuls mots - désolants - qui sortaient de sa bouche étaient "Lily-Jolie, veux tu sortir avec moi?". Elle avait toujours refusé parce que :
1. Ce n'était qu'un imbécile-prétentieux.
2. Il ne la connaissait pas vraiment.
Il n'avait aucune idée de ce qu'il lui plaisait, de sa situation familiale, de ses sentiments...
Elle n'était pas non plus butée : elle savait qu'il l'aimait d'un amour sincère. Il n'était pas dur de le savoir, quant on avait remarqué qu'il avait arrêté de sortir avec des filles en troisième année, année où il avait clamé être tombé amoureux d'elle. Si elle n'avait été qu'une vulgaire proie (ce qu'elle avait cru au début), il aurait lâché l'affaire depuis longtemps, non ? Ou alors il était particulièrement hypocrite - et tenace. Elle répondit à sa question gentiment (après tout, il n'avait pas encore été désagréable mis à part le regard fixateur):
- Je vais bien, merci. Quand va t'il de toi?
Cette réponse laissa toutes les Sylphides, tous les Maraudeurs, et Harry, stupéfaits. La constatation "Tiens, Lily ne hurle pas sur James" passa dans tous les esprits.
James, n'en croyant pas sa chance, bafouilla :
- Euh...je vais bien...merci. Il fait beau, hun ? Ajouta t'il inutilement (Lily n'avait pas besoin de lui pour savoir s'il faisait beau ou non!)
Lily s'interrogea. Lui faisait t'elle peur ? Parler du beau temps...quelle idée!
Mais, décidée à rester gentille, elle dit, amusée :
- Très beau. Le soleil brille, le ciel est bleu, les nuages sont inexistants, les oiseaux chantent et le calamar dort.
James eut un sourire contrit. Quel idiot ! Ne pouvais t'il pas trouver un truc plus intelligent ? Il ne fallais pas gâcher sa première (du moins, aussi loin que remontait ses souvenirs) discussion amicale avec Lily. Soudainement, une idée lui passa par la tête, et il eut honte. Il demanda :
- Je peux m'asseoir ? Je viens de me rendre compte que je ne connaissait pas grand-chose sur toi. Me permet-tu de combler cette lacune ? Plaisanta t'il.
Lily était troublée. Ses paroles faisaient écho à ce qu'elle avait pensé il n'y avait pas une minute! Il lisait dans les pensées ou quoi ? Elle sourit, c'était invraisemblable!
Puis répondit :
- Bien entendu, tu peux t'asseoir ! Quant à cette lacune, elle n'en sera plus une, ou du moins partiellement (elle n'allait tout de même pas tout lui dire!) dans un moment !
James était ravi. Il s'assit donc et commença à interroger Lily.
Les autres, autour, se sentirent un peu de trop. Ils s'éloignèrent, ensemble. Inévitablement, la conversation s'engagea. Peu de temps après, Sirius discutait énergiquement avec Amy, Remus débatait avec Cassandra des conditions des elfes de maison, et Harry, Ketty et Peter, comparaient leur opinion sur tel ou telle prof. Tout cela dans une bonne humeur étonnante. D'ailleurs, les élèves les regardaient fixement. Les Sylphides avec les Maraudeurs, et sans éclats de voix? Sûrement une hallucination. Hallucination pourtant bien réelle. La nouvelle fit le tour de l'école avec une vitesse impressionante.
Le soir, chacun rentra, songeur. Remus encore plus que les autres. Il était mal à l'aise. Il savait qu'il n'aurai pas dû. Mais c'était plus fort que lui. Qu'est ce qu'il n'aurait pas dû faire? Discuter avec Cassandra. Cette fille était vraiment trop intelligente, trop belle avec ses longs cheveux noirs...S'il continuait à la fréquenter, il était sûr qu'il tomberait amoureux d'elle. Si ce n'était pas déjà fait...Mais il n'avait pas le droit. Il ne la méritait pas, elle devait vivre heureuse, pas sans cesse en danger à cause du Loup violent en lui. Il n'était qu'un monstre. Il essaya de sortir la jeune sorcière de ses pensées, et prit pour sujet de réflexion Harry Roy. Son instinct de loup lui hurlait qu'il y avait un secret important que cachait ce garçon. Mais ce même instinct lui disait qu'il n'y avait aucun danger possible venant de lui. Il fallait qu'il découvre qui il était, car son odeur lui rappelait quelque chose de familier, de proche...
Loin de ces préocupations, Lily s'approchait de Harry.
- Oui ? Dit celui ci.
- Tu...pourrais m'entraîner ? Je voudrais être meilleure, pour pouvoir me défendre, au cas où. Et j'ai pensé...que tu pourrais peut-être m'aider...
Harry grogna. Cette demande lui rappelait quelque chose, L'A.D. Là, c'était sa mère. Il devait accepter. "Attends" se freina t'il. Ne changeai t'il pas le futur en l'aidant ?¨Par trois fois elle rencontrerait Voldemort, et elle serait plus forte s'il lui apprenait de nouveaux sorts... Ou au contraire il l'aidait à survivre le temps qu'il naisse ? Harry sentit une migraine qui pointait le bout de son nez. Oh, et puis, après tout, si Voldemort avait décidé de la tuer, ce n'est pas en l'entraînant qu'il allait la sauver. Bien qu'il en ait grande envie.
- Pas de problème, tu veux commencer quand ? Dit t'il en souriant négligemment.
- Demain soir, ça va ? Sourit Lily joyeusement.
- O.K., je vais me coucher maintenant. Bonne nuit Lily !
- Bonne nuit Harry.
Une fois qu'il eut rejoint son lit, il s'y allongea avec un soupir fatigué. Puis il fit comme à son habitude, il ferma les yeux, se concentra, pour finalement voir Kah-Lam qui l'attendait avec impatience :
- Te voilà enfin ! Je perdais patience!
- Il n'est pas si tard, rétorqua Harry.
- J'ai une nouvelle d'importance, alors montre toi plus respectueux ! Le dragon sourit pour alléger ses propos.
- Si c'est d'importance, tu ne me fera pas languir jusqu'à demain, si ?
- Détrompe-toi ! Ta vie ou une autre n'est pas en jeu donc cette nouvelle peut attendre...
- Je vous demande pardon, ô grand seigneur dragon. Mon intention n'était guère de vous vexer, mais, comme vous le savez bien, les paroles outrageantes sortent trop vite de ma pitoyable bouche... Je ne puis que vous assurer mon repentir le plus complet dans l'espoir de vous voir m'accorder votre pardon. C'est bon comme ça ? Ajouta Harry après sa tirade théâtrale.
- Cela aurait été parfait si je n'avais pas eu l'impression que tu te payais ma tête ! Enfin, passons. J'ai détecté dans la forêt Interdite des traces de...licornes !!! S'exclama, triomphalement Kah-Lam. C'est une occasion inespérée ! Les licornes connaissent la magie profonde, et si tu trouve grâce à leur yeux, elles te proposeront d'exaucer un de tes vœux, un peu comme les génies Moldus. Demande leur alors de t'enseigner la magie profonde et tu deviendras encore plus puissant, et donc plus apte à vaincre Voldemort !
- Est-ce que je paraîs ignorant si je demande ce qu'est la magie profonde?
- Non, car elle est connue de très peu de sorciers, le rassura le dragon. Elle permet de communiquer avec la pensée, je pense que tu appelles ça "télépathie". A un niveau élevé, tu pourras lire dans les pensées.
- Je suis déjà leglimens.
- Oui, mais ça ne permet que de fouiller dans les souvenirs, anciens ou récents, certes, admit le dragon. Mais si ton adversaire est bon occlumens, il te bloquera ! Et tu ne peux fouiller dans l'esprit que d'une seule personne à la fois. Là, lire dans les pensés, c'est comprendre immédiatement ce que l'autre pense, en même temps qu'il le pense, sans que personne ne s'en aperçoive, et que tu puisse aller dans plusieurs esprits en même temps ! Et, aussi, si tu es vraiment puissant, et je ne doute pas que tu le sois, tu pourras voir l'aura des personnes qui t'entourent ! C'est la partie la plus intéressante.
- L'aura ? Comment ça ? Harry était perplexe.
- L'aura, c'est la signature magique d'une personne. Tu vois immédiatement qui est cette personne. Son caractère, j'entends. Si elle penche du côté de la magie ténébreuse ou du côté de la magie blanche. Si elle est puissante ou non. Et, si elle ment ou pas. C'est un atout indéniable ! Expliqua Kah-Lam. Bon, avant de te laisser méditer sur ces révélations, je crois que nous avons un entraînement à poursuivre ! Alors commençons.
Harry gémit. Puis, résigné, il continua à apprendre tel sort, à exécuter celui-ci, à améliorer celui-là...
Le lendemain matin, Harry se leva de bonne humeur. Il allait avoir - enfin - son premier cours de défenses contre les forces du mal. Il avait hâte de voir comment le professeur allait leur enseigner. Il n'avait pu se faire aucune idée, pour la simple et bonne raison, qu'il n'avait jamais vu ledit professeur (il ne connaissait même pas son nom!). Une femme, un homme ? Il ne pouvait qu'imaginer, et ça le frustrait au plus haut point. Il avait mené avec soin une petite campagne d'investigation : Peine perdue ! Personne n'avait vu le mystérieux (ou la mystérieuse) professeur. Ceux qui aurait dû l'avoir en cours ne l'avait pas eu, car il était absent. Serait-il là aujourd'hui ? Après ses questions...sans réponses, il descendit, sourit à ses quatre amies qui l'avait attendu, et alla manger avec elles. La conversation se porta évidemment sur l'enseignant inconnu :
- Comment pensez-vous qu'il soit ? Sympathique ? Détestable ? Drôle ? Caustique ? Sombre ? Joyeux ? Puissant ? Nul ? Ironique ? Sévère ?
Après son énumération, Amy daigna écouter les réponses :
- Aucune idée, j'espère juste qu'il nous enseignera vraiment à nous protéger ! Pas comme celui de l'année dernière, Yough, qui était un véritable imbécile. Tu te rend compte ? Cet idiot nous as appris à faire des bulles ! Tu te vois, toi, en train de jeter des bulles à la figure d'un mangemort ? Dit Lily d'un ton moqueur.
- Il a dû oublier qu'il enseignait à des cinquièmes années, et pas à des enfants de quatre ans. Cassandra secoua la tête, genre "quel gars pitoyable, vraiment!".
- J'espère surtout qu'il sera là, moi ! Ketty parlait furieusement. Je ne trouve pas ça correct qu'il n'ait pas été présent au cours des premières et troisièmes années ! C'est franchement impoli. Dumbledore n'a pas engagé une professeur fantôme ! Du moins j'espère parce qu'on à déjà Bins et une heure de sieste deux fois par semaine me suffit!
- Tu dors en cours d'Histoire de la Magie ? Demanda Lily, incrédule.
- Tu as regardé autour de toi ??? Tu es la seule à suivre ! Tout le monde fait autre chose ! Ce prof est d'un ennui...Gémit Ketty.
- Je dois avouer qu'il n'est pas très...vivant. Admit la jeune rousse.
- C'est le cas de le dire, s'amusa Harry.
- Mais ce n'est pas une raison pour ne pas suivre, finit Lily, jetant un regard noir à Harry.
- Je pense qu'au contraire c'est une très bonne raison, dit calmement Cassandra.
Avant que Lily ne lance une remarque acide dont elle avait le secret, Amy se leva et leur dit de se presser pour ne pas être en retard. Lily ravala sa réplique acerbe et suivit son amie.
Une fois devant la porte de cours, Harry grogna. La porte était fermée. Il y avait donc de grandes chances pour que le prof soit absent. Lily regardait autour d'elle, tentant d'aperçevoir celui (ou celle) qui allait leur faire cour. Les yeux d'aigles de Ketty aperçurent une silhouette qui s'approchait. Elle s'avança plus près...pour voir Apollon, le concierge. Celui çi dit :
- Votre professeur est absent, vous êtes libres jusqu'au cours de botanique.
Des murmures déçus parcourir les bouches des élèves, qui avait espérés qu'il serait là.
- Je sens que quant on va avoir l'honneur de le connaître, celui-là, je vais lui donner des cours sur la politesse, grinça Ketty.
Une voix grave retentit soudain à son oreille :
- Je les attends avec impatience, mademoiselle.
Ketty se retourna vivement pour se retrouver face à un homme, grand, aux cheveux châtain, aux yeux verts sombres (qui pétillaient d'amusement), à la silhouette fine et musclée. Elle resta bouche bée un instant avant de se reprendre :
- C'est quant vous voulez, monsieur. J'aimerai vous parler de la ponctualité, une notion que vous ne devez pas connaître, rétorqua t'elle.
Lily eut une gémissement horrifié. Il allait la renvoyer pour insolence, c'était certain.
- Et moi celle du respect, qui doit vous échapper, sourit l'homme, avant de se redresser et d'annonçer d'une voix forte:
- Je suis Elric Kayz, votre nouveau professeur de Défenses contre les Forces du Mal!
Imédiatemment, des dizaines de paires d'yeux se tournèrent vers Elric et le scrutèrent attentivement. Celui-ci ne se démonta pas pour autant, et poursuivit :
- Veuillez rentrez dans la classe.
Tout le monde obéit, car la porte s'était soudainement ouverte, alors que le jeune professeur (il ne devait pas avoir plus de trente ans, dianostiqua Cassandra) n'avait même pas bougé.
Une fois que tous les élèves furent installés, Elric reprit la parole :
- Je pense vous devoir quelque explications sur mon absence ces deux derniers jours. En effet il m'a semblé que certaines personnes ne l'avait pas apprécié.
En disant ces mots, il regardait Ketty lourdement, un air narquois sur le visage.
- Je suis tombé malade, juste avant la rentrée. Je n'ai donc pas pu assurer mes cours. Connaissez-vous le corpus trepidat? C'est une maladie très rare, que l'on attrape plutôt en automne. Lors de cette maladie, le corps est pris de convulsion, il tremble, s'agite. Généralement, elle ne dure que deux jours environ, où quasiment sans répit votre corps est pris de soubresauts violents.
Cassandra fronça les sourcils. Sa grand-mère avait attrapé cette maladie il y avait trois ans, et après sa crise qui avait duré un peu moins de deux jours, elle avait dû rester au lit une semaine entière. Elle ne pouvait tout simplement plus bouger. Pendant sa convalescence elle avait eu les traits tirés, le teint pâle et maladif, et même parler lui demandait un effort considérable... Kayz avait l'air en pleine forme. Il mentait donc. Il n'avait pas été malade. Pourquoi avait t'il été absent alors ? L'adolescente n'en avait aucune idée. Mais elle avait bien l'intention de découvrir ce que cachait cet homme.
- Maintenant que je vous ais donner mon emploi du temps de ces derniers jours, je pense que nous pouvons commencer à travailler, dit avec entrain Kayz. Je voudrais, pour commencer, pouvoir situer à peu près votre niveau. Mettez vous par deux.
Quelques minutes plus tard, tout le le monde avait trouvé son binôme. James était avec Sirius, Remus avec Peter, Lily avec Amy, Cassandra avait voulu se mettre avec Emily et Harry était avec Ketty.
- Bien ! Vous connaissez le sortilège de désarmement, je suppose ? Lancez le donc sur votre coéquipier !
Tout le monde obéit à cette requête incongrue, et des "expelliarmus" fusèrent dans toute la salle.
Harry était content, car Kah-Lam lui avait appris à museler sa magie. Il réussit donc à ne pas envoyer Ketty contre le mur du fond. Par contre, la baguette de la jolie brune jaillit hors de ses mains dès la première fois. Cela sous le regard intéressé du professeur. Ketty essaya à son tour, mais ce ne fut qu'à la troisième fois qu'elle réussit à faire tomber la baguette de Harry (qui luttait car il avait un peu trop développé ses réflexes de défenses, et sa magie n'allait pas tarder à désintégré son amie). Celui-ci soupira de soulagement. Il ne savait pas s'il aurait tenu longtemps comme ça...
- J'ai à peu près vu tout le monde et je dois vous dire que je suis déçu. Je pensais rencontrer un niveau plus élevé ! Là, je viens de voir des élèves de sixièmes années s'y reprendre à environ trois fois pour récupérer la baguette de leur adversaire ! Vous n'avez même pas réussi à repousser votre adversaire à quelques centimètre plus loin.
Harry grogna silencieusement. S'il pouvait montrer ce qu'il savait faire à ce prof...
- Vous aussi êtes concerné, M. Roy ! Ce n'est pas parce que vous êtes le seul à avoir réussi votre sort du premier coup que vous devez vous reposer sur vos lauriers ! Vous non plus n'avez pas repoussé Miss Parker à quelques centimètres, au moins.
" Apparemment, il m'a vu grogner, songea Harry. C'est comme même injuste !"
- Je vais vous montrer ce qu'est un véritable "expelliarmus". Mettez vous tous au milieu de la salle. Ordonna Elric.
Les élèves obtempérèrent. Il se plaça devant eux. Il bougea sa baguette, et tout le monde fut projeté avec violence au fond de la salle; les baguettes s'envolèrent pour rejoindre la main de l'enseignant. Harry grimaça. Il avait dû à nouveau batailler contre sa magie qui voulait carboniser le professeur. Harry avait dû s'envoyer contre le mur tout seul, et lancer sa baguette avec un sortilège de Lévitation car le sort ne lui avait rien fait. Que c'était dur de paraître "normal"... Malgré tout, il devait reconnaître que Kayz était très puissant. Il le sentait.
Après avoir travailler (enfin pour les autres, car il avait surtout dû faire semblant de s'améliorer) pendant deux heures, Harry sortit de la classe. Ses amis le rejoignirent en gémissant.
- Je suis toute moulue, soupira Amy.
- J'ai des bleus partout, renchérit Lily.
- Bonjour les courbatures pour demain, prédit Ketty.
- Mais ce prof est génial, dirent t'elles en coeur sous le regard amusé de Cassandra.
- On a botanique, maintenant. Constata Harry, qui regardait son emploi du temps en tentant de masquer son sourire.
Les cinq amis se dirigèrent donc vers la serre. Le professeur, Mme. Eraly, les acceuillit avec un sourire chaleureux, et les invita à rentrer. Ce jour là, ils étudièrent les lutins élémentaires, des petites créatures malicieuses qui vivaient soit dans l'eau, la terre, le feu ou l'air. Ils eurent la chance de dénicher un lutin de terre qui leur envoya de la boue en rigolant, avant de disparaître. Amy regarda en louchant le filet de boue qu'il lui coulait sur le nez. Cela donnait une grimace comique. Ketty éclata de rire, et Lily pouffait discrètement derrière son bouquin.
C'est donc tous sales que les Griffondors rentrèrent dans leur salle commune. Chacun se lava, et commença à faire les nombreux devoirs donné par leur tortionnaires...euh, professeurs. Lily et Harry eurent fini les premiers.
"Comme d'habitude", se retint de dire James, qui peinait sur son devoir de Potions.
Ils regagnèrent leur dortoirs respectif sous les regards envieux.
Bientôt tout le monde eu - enfin - fini, et ce fut avec joie qu'ils allèrent s'étaler sur le lit. A minuit, deux silhouette furtives se glissèrent hors de la tour des Griffondors. A minuit dix, quatres ombres sortaient silencieusement de leur salle commune.
Harry guidait Lily vers une salle de classe où il savait qu'ils pourraient s'entraîner sans danger. La jeune fille avait l'air un peu inquiète de transgresser les règles qu'elle avait fait si souvent respecter. Harry ouvrit la porte de la salle en souriant à sa mère. Puis il referma la porte en jetant un dernier regard dans le sombre couloir.
Une forme invisible se mit soudainement rapidement en marche, jusqu'à une salle, appelée communément "salle des Blagues". A peine le portrait refermée, un James fou de rage arrachait avec hargne la cape d'invisibilité qui le cachait, lui et ses amis, depuis quelques minutes. Sirius jeta prudemment un sort d'insonorisation, tandis que Remus et Peter poussait les meubles sur les côtés. James explosa :
- Comment peut-il ??? Comment ose t'il N?? Il à dit qu'il ne s'intéressait pas à Lily !!! Je le déteste, je le hait !!! Il me l'a prise !!! On a été sympa avec lui, et il m'a trahit !!! Hurla t'il.
Il s'effondra soudainement, en répétant d'une voix brisé :
- Il me l'a prise...Il me la prise...je l'aimais et il me la prise...
Les sanglots vinrent se mêler à la sensation de désespoir qui envahissait James.
Les autres Maraudeurs ne savaient plus quoi faire. Ils s'étaient levés pour préparer une blague, mais ils avaient aperçus Harry et Lily, seuls dans les couloirs. Curieux, ils les avaient suivis pour les voir rentrer dans une salle vide. James avait malheureusement tiré les conclusions qui s'imposaient...Sirius tenta de réconforter maladroitement son meilleur ami en lui disant :
- On va lui faire payer, il va regretter d'être né !
Lui ne ressentait que de la haine : Roy avait trahit et blessé son frère, il devait souffrir lui aussi. Rogue ne l'intéressait plus, une nouvelle cible venait de naître. Oui, une ère de souffrance pour ce traître...
Harry, ne se doutant de rien, rentrait avec Lily. Sa mère était morte de fatigue, il ne l'avait pas ménagée.
- Bonne nuit.
- Merci Harry. Tu es un redoutable professeur ! A demain.
Nostalgique, Harry regarda sa mère monter. Parfois, il aimerait tellement prévenir ses parents du danger qui les attendait, de la mort qui les guettait...
Lui, sa mère, son père, Sirius, Remus, et même Peter. Tant d'adolescents qui n'avait pas le temps de grandir. Appelés par leur destion plutôt que les autres. Obliger de quitter leur insouciance pour trouver l'âpre réalité. Pour la première fois, il craqua. Les larmes se mirent à couler à flots. Il devait tuer Voldemort. Pour que des enfants puissent prendre le temps de rejoindre le monde des adultes. Ses yeux embués fixèrent les flammes grésillantes. Tant que l'espoir vivra, Voldemort n'aura pas gagné. Et c'était lui, l'espoir de son époque. Il se leva, lourd de sa décision. Tuer ou être tuer. La loi de la jungle...
Le lendemain, le sac de Harry se déchira. L'encre l'éclaboussa. Il ne put manger, car tout ce qu'il touchait prenait un goût affreux. Il ne pouvait marcher sans trébucher toutes les cinq secondes. Ses livres, quant il les sortit, se mirent à le frapper. Sa plume écrivait n'importe quoi. En Potion, son chaudron explosa sans raison. En Botanique, une plante normalement inoffensive le mordit sauvagement. En métamorphose, son petit éléphant faillit l'embrocher. Histoire : il se mit soudainement à danser sur la table. Enchantement : les coussins se mirent à le poursuivre. Astronomie : son télescope se détraqua. Soin au Créatures Magiques : il ne réussit même pas à s'approcher de son lutin de Cornouailles. Et cet enfer continua toute la semaine. Harry ne comprenait pas. Il savait que c'était les Maraudeurs qui lui jouait ses tours, d'autant plus que dès qu'ils le voyait, Harry récoltait un regard furieux. Mais la raison de cette vengeance lui échappait. Qu'avait il bien pu faire ? Un jour, ils s'entendaient très bien avec lui, et le lendemain, ils ne voulaient même plus lui adresser la parole. Lily, Amy, Cassandra et Ketty le soutenait entièrement, bien qu'elles non plus ne comprîsse pas le comportement haineux des quatres garçons. Enfin, plutôt des trois. Étrangement, Remus lui lançait des regards désolés dès que ses amis avaient le dos tourné. Seul les séances d'entraînement avec Lily, le soir, se passait sans problèmes.
Un soir, Harry réussit à coincer le lycanthrope dans les couloirs.
- Tu veux m'expliquer ce qui se passe ???
Remus se dégagea sans efforts.
- James est fou de jalousie et de rage.
- Pourquoi ?
- Tu dois bien le savoir ! Tu mérites qu'ils te traitent ainsi, bien que des fois cela dépasse les bornes.
Harry réfléchit.
- Je ne vois pas.
Remus tourna les talons en lui jetant, méprisant :
- Cherche bien ! Ca ne devrait pas être trop dur !
Au milieu de la semaine qui suivit, Harry explosa. Fou de rage, il hurla aux Maraudeurs qui lui faisait face, et qui venait une nouvelle fois de le faire tomber :
- Vous allez arrêter, oui ??? Vous m'avez pourri ma semaine, ça ne vous suffit pas ??? Y'a t'il une fin à vos conneries??
- Tu m'as trahit, répliqua James. Tu payes pour ça, et tu souffriras encore le temps qu'il faudra!!
- Tu ne sais pas ce que j'ai enduré James !!! Tu ne sais pas ce qu'a été mon enfance !!! Crois-moi, j'ai souffert déjà longtemps ! J'espérai que dans cette école, je pourrais me reconstruire pour affronter ce que je dois affronter, mais non !!! Je dois supporter une bande de crétins !!! Rugit Harry. Et je ne t'ai pas trahit, reprit-il, plus calmement.
- Peux tu m'expliquer alors, peux-tu nous expliquer, reprit James en englobant tous les élèves qui les regardaient, ce que tu faiq avec Lily, dans une classe vide, toutes les nuits ???
Un grand silence tomba sur l'assemblée. Lily, qui était présente, s'approcha dangereusement de James.
- Potter ! Espèce de...de...de crétin !!! On ne parle pas de ce qu'on ne connaît pas !!! Et si tu pouvais éviter de déballer ma vie privée devant tout le monde, crois-moi ça m'arrangerait !!!
Et la claque partit. James l'arrêta rageusement.
- Toi aussi tu juges sans me connaître Lily ! Et si je fais ça, c'est pour t'empêcher d'être malheureuse !!!
- Si tu voulais me rendre heureuse, Potter, alors tu cesserais de me harceler pour que je sorte avec toi, et tu laisserais Harry tranquille !
Sur cette tirade agressive, Lily, furieuse, partit.
James regarda Harry.
- C'est comme ça que tu m'as trahit Roy, et que tu as mentit ! Tu avais dit que tu ne t'intéressais pas à elle.
L'accusation plana dans le lourd silence. Harry le rompit en éclatant de rire. Il en avait les larmes au yeux. Toute sa colère avait disparue.
- Quel idiot tu fais, Potter, réussit-il à articuler. Apparemment, tu n'es pas rentré dans cette salle pour continuer à nous espionner !
- Je n'ai pas besoin de rentrer dans la pièce pour savoir ce que tu faisais avec Lily !!! Répondit hargneusement James. Et je ne t'espionnais pas!
- Eh bien si, tu aurait dû pénétrer dans cette pièce. Car tu aurais vu que j'entraînais seulement Lily, et rien d'autre !
- Entraîner ? Balbutia James.
- Oui. Elle est venu me voir, car elle voulait que je l'entraîne pour affronter l'extérieur. Ayant pas mal de travail, on se retrouvait après le couvre-feu, dans une salle du deuxième étage. C'est la guerre, dehors, tu le sais. Nous devons tous être prêts pour faire face. Ce que je vais dire est horrible, mais nous n'avons pas le choix : Les enfants eux aussi doivent être prêts.
- Tu les prives de leur innocence !
Harry faillit repartir dans son fou rire devant la réplique de la Poussoufle indignée qui venait de parler mais réussit à garder son sérieux.
- Oui. Mais je les prive aussi, peut-être, de la mort.
Sur ces dures paroles, il partit à la recherche de Lily.
