Merci à :

Angi : Ma mémoire est défaillante…snif ! Pour Alios, je me demande toujours ce qui m'est passé par la tête ! Enfin, si ça vous as plus !

Klaude : Les Maraudeurs ont été bien humiliés ! Niarc niarc…(je suis sadique !) Pour Dumbledore, Harry sera méfiant, mais il lui fera comme même encore confiance.

Grispoils : Ouais, ils ont pris un sale coup ! Bien fait ! Pour le bracelet..mystère et boule de gomme ! Tu le sauras…mais je ne sais quand !

Haryytrotter : Tu as rit à en pleurer ? Wahou…Je suis touchée ! Et les Maraudeurs vont descendre un peu de leur piédestal !

Gwladys Evans : Olàlà, c'est trop de compliments pour ma si misérable histoire (lol) ! J'en rougis !

Sahada : Vous avez tous l'air de bien l'aimer, cette blague, mais moi je la trouve pas top ! Enfin, si tu lui a accordé un de tes précieux sourires, peut-être qu'elle est pas si nul…j'espère !

Pour leur reviews qui me donnent le courage de continuer cette histoire !


Le château de Beauxbâtons étaient vraiment splendide. Il était si semblable et pourtant si différent de Poudelard. Il était très lumineux, très ouvert. Il se trouvait au milieu d'une prairie verte et fleurie. Des chevaux ailés y broutaient tranquillement Ses pierres blanches, éclatantes, éblouissaient. Des vents capricieux jouaient entre les tourelles claires, et la porte faite d'argent et de bronze semblait receler les plus merveilleux trésors. L'ensemble était harmonieux et dégageait une impression de calme et de sérénité. Sans l'agitation qui régnait, Harry aurait presque plus croire que le château était inhabité. Ils avaient été accueillis a Beauxbâtons avec les plus grands honneurs. Pour les impressionner, les jeunes françaises avaient créé des papillons aux couleurs scintillantes et de belles fleurs dont le doux parfum embaumait l'air. Pour ne pas être en reste, les élèves de Poudelard avaient imaginé de longues flammes rougeoyante et des gerbes d'eau pure. Un arc-en-ciel grandiose vint clôturer cette démonstration. Les jeunes étudiantes avaient applaudis, charmées.

Harry avait remarqué une belle fille à l'air hautain, qui se tenait légèrement en retrait. Elle avait une taille gracile, de grands yeux bleus absolument magnifique, de longs cheveux blonds pales, des jambes longues et fines et un très beau visage. Elle observaient Sirius et James avec intérêt. L'adolescent frissonna. Ce regard, il l'avait déjà vu dans les yeux de son parrain quand il regardait une jolie fille. Il signifiait "toi, tu finiras dans mon lit."

Elle n'avait pas encore aperçu Harry, car Cassandra était devant lui. Il se promit que cette fille ne l'approcherai pas de trop près. Avec l'apparence que lui avait donné Dumbledore, il était conscient qu'il entrait dans la catégorie "proie". Une autre adolescente attira son attention. Elle était petite, ronde, avait des cheveux ternes, une figure rougeaude, un gros nez. Harry su tout de suite qu'il allait bien l'aimer. Elle semblait tellement sympathique à coté de la fille arrogante...Son air maladroit et fragile donnait l'envie de la protéger. Elle était isolée des autres, comme une pestiférée. Il sentit monter un sentiment de révolte en lui. Pourquoi la beauté primait t'elle autant? S'était on donné la peine d'essayer de connaître cette fille avant de la rejeter? Il secoua la tête. La directrice de Beauxbâtons venait de prendre la parole :

- Nous somme très heureuses de vous accueillir ! Cette arrivée était attendu avec impatience ! Veuillez me suivre, sil vous plait !

Les élèves obéirent et franchirent la belle porte d'entrée. Le sol était marbré, les murs étaient couleur crème. Des statues blanches de nymphes et de fées ornaient les couloirs, des miroirs joueurs étaient accrochés sur les cotés. Sirius n'avait d'yeux que pour les étudiantes, et celles ci n'avait d'yeux que pour lui, James, Remus et...Harry. Amos Diggory et Evan Rosier avaient aussi leur part d'admiration. Harry sourit discrètement. Son parrain se pavanait, lançant des œillades taquines aux plus beaux spécimens de la gente féminine.

- On ne t'a pas dit que tu étais ridicule? Lui glissa Harry.

- Tu es le seul à le penser, répliqua Sirius.

Il soupira. C'était malheureusement vrai...

On leur donna le programme : ils passeraient une semaine entière "normale", c'est à dire qu'ils suivraient les françaises dans leurs cours ordinaires. Un sort avait été jeté qui ferai que les anglais comprendrai parfaitement les professeurs? Hors des cours, ils devraient se débrouiller pour communiquer. La deuxième semaine était plus intéressante, ils visiteraient un peu la France et feraient des activités et des jeux. Il y aurait aussi un match de Quidditch où tout le monde participerait et un grand bal pour clôturer ce voyage. Harry gémit. Un bal ! Lui qui ne savait pas danser! Et en plus, il ne choisirait pas ses habits, ceux ci seraient distribués. Car c'était un bal déguisé en plus ! Quelqu'un ne s'acharnerait pas contre lui, par hasard? Ketty remarqua son manque d'enthousiasme flagrant :

- Bah alors? Le petit Harry à peur de danser?

- Aucun risque, je danse comme un dieu. Je n'aime pas exposer ma supériorité, c'est tout! Sourit-il.

Malheureusement Ketty ne comprit pas qu'il plaisantait. Une minute après, ses trois autres amies étaient prévenu de son "don". Il voulut les démentir ; elles ne l'écoutèrent pas. Amy en profita pour l'inviter.

- Je veux expérimenter tes talents de danseur, expliqua t'elle en souriant.

- Mais...je ne sais pas...

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase, elle ne l'écoutait déjà plus.

- Mais dans quel pétrin je me suis fourré? Murmura t'il.

- Ne t'inquiète pas, je sais qui pourra t'aider.

Harry sursauta. La voix de Mystique venait de jaillir de sa poche.

- Ca va pas bien?! J'ai failli avoir une crise cardiaque! Je peux savoir ce que tu fait dans ma robe? Chuchota t'il furieusement.
- Ce que l'on fait dans ta robe, je ne suis pas tout seul! Et comme tu fais souvent des betises, on a décidé de venir avec toi pour te surveiller.

- Je n'ai plus trois ans!

- Eh ben, parfois, on se demande!

Harry en resta bouche bée.

- Pardon?

- Je rigolais! En fait, c'est ton inclination pour les dangers mortel, genre Alios, qui à besoin de surveillance.

- Tu crois que j'ai demandé à ce fichu Maître de pacotille de m'envoyer dans son jeu débile? Rétorqua Harry.

- En attendant tu porte bien le bracelet de "ce fichu Maître de pacotille".

Mystique se tut. Cassandra s'approchait du jeune homme.

- Tu parles tout seul?

Il haussa les épaules d'un geste négligeant.

- Bah ouais. Je suis étrange, je sais. J'assume.

Et il se mit à siffloter.

Une certaine fille le regardait avec des yeux brillants de désir. Celui là, elle l'aurait aussi, comme les autres...

Le banquet de bienvenue fut magnifique. Les françaises parlaient approximativement anglais, et les problèmes de compréhension donnaient lieu à de belles crises de rires.

Seul les Serpentards semblaient faire bande a part. Ils regardaient les autres en souriant avec arrogance. Il y avait quelque chose qui se tramait. Mais, quoi?

Harry avait appris le nom de la fille hautaine : Iris de Valière. Il s'était assis à coté de la jeune fille timide qu'il avait aperçu au dîner. Son visage avait affichée une expression surprise. Lily, Amy, Cassandra et Ketty n'étaient pas avec lui, elles s'étaient assise le plus loin possible des Maraudeurs.

- Bonjour. Je m'appelle Harry Roy, dit il d'une voix douce.

- Je...moi c'est... Lucy...Styler, balbutia t'elle.

- C'est pas un nom anglais ça?

- Si...mon père... est anglais.

- Oh! Et tu le parle couramment?

Elle acquiesça

- Je suis bilingue.

- C'est super!

Il la vit rougir, puis ouvrir la bouche, la refermer, puis finalement dire à toute vitesse :

- Pourquoituesassisàcotédemoi?

- Euh...tu peux répéter?

Elle inspira un bon coup.

- Pourquoi tu es assis à coté de moi?

- Bah, t'as l'air sympa.

- Mais je suis moche, dit elle faiblement.

Il éclata de rire.

- Et parce que TU te trouve moche, je n'ai pas le droit de m'assoire à coté de toi?

- Non...mais...toi t'es beau, et Iris de Valière t'avais gardé un place...

- Mais je m'en contrefiche!

- Mais elle est super belle...

- Et alors? A cause de ça, je dois m'assoire avec elle?

- Bah non...mais...

- Laisse tomber. Tu manque de confiance en toi, c'est tout. J'ai envie d'être à coté de toi, et je fais ce que je veux. Ta belle Iris, elle l'air arrogante, superficielle et mangeuse d'homme. Moi, je les évite autant que je peux, ces filles là. Bon tu compte continuer à m'exposer comme quoi tu es moche et tout le tralala ou tu me raconte des histoires sympa sur ton école? Je te préviens, je veux absolument tout savoir!

Elle eut un sourire fragile, et lui raconta plein d'anecdotes amusantes sur les profs, les élèves, la directrice...

Harry remarqua qu'elle semblait aduler Iris de Valière. Il fit une grimace.

La soirée était très agréable, Lucy devenant de moins en moins timide. Mais son "idole" vint tout gâcher.

- Salut, toi, dit suavement la fameuse Iris.

- Bonsoir, répondit froidement Harry.

- Comment tu t'appelle?

- Demande à Sirius.

Elle eue une moue pensive.

- Tu sais, le gars que tu drague depuis le début du banquet. Le beau brun, musclé.

- Tu es jaloux?

Harry sourit.

- De quoi? Tu ne m'attire pas du tout. J'aime les gens avec de la personnalité. Et je n'ai pas l'impression que tu en possède beaucoup. As-tu un autre but dans la vie que de sortir avec tous les garçons qui sont "mignons"?

- Que tu es agressif! Je ne sors pas avec n'importe qui, tu te trompe sur mon compte. Et de la personnalité, mon cher, j'en ai. Et tu va en faire les frais...Dit elle dans un anglais parfait.

- Oh mon dieu, je suis terrifié. Bon maintenant, si ça ne te dérange pas trop, j'étais en train de parler. Je vais reprendre cette conversation là où tu l'as interrompu, et ta présence n'est pas nécessaire. Tu as sûrement d'autres personne qui seront ravi de te profiter de ta présence si...enrichissante. Au revoir.

Et il détourna la tête.

- C'est avec Styler que tu parlais? Demanda t'elle d'une voix onctueuse.

- Ton sens de l'observation est surdéveloppé. Mais celui de l'audition l'est un peu moins. Quel est le mot que tu ne comprend pas dans "au revoir"? Ce n'est pas assez explicite? Répliqua t'il durement.

Elle le regarda, étonnée. Elle n'avait pas l'habitude de se faire envoyer sur les roses. Ce garçon l'intriguait. Il ne cédait pas à ses charmes. Et puis, il était vraiment très beau...Foi d'Iris, celui là aussi tomberait dans ses filets. Ce serai un mauvais coup pour sa réputation s'il elle n'y arrivait pas. C'était un défi, et elle aimait les défis.

Harry se réveilla le lendemain en frissonnant. Il était sur que Voldemort préparait quelque chose. Sans doute allait-il attaquer un lieu important...Poudelard? Le Chemin de Traverse? Le Ministère? Beauxbâtons? Il s'étira. Il voulut descendre manger, mais il se perdit. Après avoir tourné en rond pendant ce qui lui semblait une éternité, il croisa une jeune étudiante. Sauvé!

- Excuse-moi, où mange t'on? Je me suis perdu, dit il dans un français maladroit.

La fille lui sourit gentiment.

- Suis-moi.

Elle l'accompagna sans peine à la salle à manger. Il la remercia avec gratitude. Il goûta une spécialité française : les pains au chocolat et les croissants. C'était drôlement bon ! Il vit Lucy arriver. Elle hésita, puis comme il lui faisait de grands signes, elle s'assit à coté de lui.

- Salut! Bien dormi?

- Oui, et toi? Fit elle sans enthousiasme.

- Parfaitement. Vos lits sont spacieux et très moelleux!

- C'est vrai, approuva faiblement la jeune fille.

Elle paraissait mal à l'aise. Harry remarqua alors une trace profonde de griffure sur son bras.

- Qui t'a fait ça?

- Oh...un chat. Si ça te dérange pas, je n'ai pas faim, je préfère remonter...

Et Lucy partit en courant presque.

Il haussa les sourcils. Il y avait un truc louche là-dessous. Il n'eut pas le loisir de réfléchir, Ketty et Lily s'étant assise à coté de lui.

- Salut! C'était qui la jeune fille qu'on vient de croiser? Elle pleurait.

- Lucy Styler. Une sixième année très sympa. Elle était bizarre ce matin.

Lily regarda gravement Ketty qui hocha lentement la tête.

- C'est...c'est la fille avec qui tu as mangé hier soir?

- Oui.

- Et...Iris de Valière, tu sais un belle blonde à l'air dédaigneux, ne serais pas aller te voir, par hasard?

- Oui, elle est bien venu. Mais je l'ai rembarré.

Ketty s'agita sur son siège, mal à l'aise.

- Euh...On a entendu une conversation, Lily et moi.

- Et...? Demanda Harry, les sourcils froncés.

- Je crois qu'Iris... te veut pour elle seule. Et elle aurait usé de méthodes expéditives pour que Lucy ne t'approche plus.

La longue griffure et le comportement étrange de Lucy s'expliquait maintenant. ll contracta les mâchoires. Il était furieux. Il allait lui passer l'envie de s'en prendre aux autres, à cette peste! Justement, sa cible venait d'entrer. Il se leva brusquement et s'approcha d'elle. Iris sourit victorieuse. Son sourire s'estompa quant elle aperçu le visage de Harry, déformé par la rage. Il la prit violemment par le bras avant de l'entraîner hors de la salle. Elle n'eut pas le temps de protester que déjà elle était plaqué contre un mur.

- Tu vas laisser Lucy tranquille, compris? Articula t'il, menaçant.

- Tu agresse une femme sans défenses? Répliqua Iris.

- Sans défenses...mon oeil! J'ai pu remarquer que tu savais sortir tes griffes. Dans tous les sens du terme.

Elle eut une moue méprisante.

- Tu n'est qu'un rustre.

- Tu n'est qu'une vipère, rétorqua t'il. Tu touche encore à Lucy, et je t'assure que tu vas le payer très cher. Qui es-tu pour décider de mes fréquentations?

- Lucy est aussi moche qu'un pou. Ne préfère-tu par la beauté? Ma beauté?

- J'aime les gens sympathiques. Les sournois et les opportunistes ne m'intéresse pas. Sous ton apparence fragile tu cache une âme de serpent. N'approche plus Lucy.

Il la lâcha brusquement, dégoûté. Il avait peut-être réagi trop violemment mais cette fille méritait qu'on la remette à sa place.

- Mes parents ont le bras long. Tu regretteras de m'avoir fait ça, dit elle d'un ton mauvais.

- Tes parents pourraient être Ministres, je m'en contrefiche. Tu n'est qu'une gamine pourri gâté habitué à se faire obéir, et tu aurais besoin d'une bonne leçon!

- J'ai reçu la meilleure éducation possible. Ce n'est apparemment pas ton cas.

- Où as tu été élevé pour être aussi imbu de ta personne?

- Dans un lieu où tu ne mettras jamais les pieds.

- Te rends-tu compte du degré d'égocentrisme et d'orgueil que tu as réussi à atteindre?

Il partit sans attendre de réponses. Cette fille était d'un mépris affolant! Elle se prenait pour le centre du monde ou quoi?

Il retrouva Lily et Ketty.

- Alors?

- Elle a compris qu'on ne touche pas à mes amis. Du moins je l'espère.

Ketty soupira avant de changer de sujet.

- On commence par quoi?

- On a cours de Duel! Les duellistes français sont les meilleurs, j'ai hâte d'y être! S'exclama Lily, enthousiaste.

- Mouais, dit son amie, peu convaincue. Au fait, tu as trouvé le plan pour que les Maraudeurs ne se vengent pas, Harry?

Il hocha mystérieusement la tête.

- Allez, dis!

Il céda sous les suppliques conjuguées de sa mère et de Ketty.

- Ils sont en train de préparer leur représailles, je les ai surpris en train d'en parler. Je vais contrecarrer leur plan. Mais ils risquent d'en faire un autre, alors je vais leur faire croire que leur blague à marché.

- Comment ça?

- Je vais créer une illusion. Ils auront l'impression que leur blague marche, mais en fait ce sera juste le produit d'un sortilège. Personne ne verra rien sauf eux. Ils riront probablement et ils passeront pour des fous. Vous imaginer le tableau? Les Maraudeurs en train de taper du poing contre la table sous les regards étonnés de tout le monde. Leur réputation va en prendre un sale coup. Et par un autre sort très sympa, personne ne pourra leur dire que ça n'a pas marché.

- C'est assez malin, reconnu Lily. Mais ils se rendront bien compte qu'ils sont les seuls à rire.

- Exactement. Ils trouveront ça étrange. Mais la farce se déroule sous leurs yeux, comme penser qu'elle n'a en fait pas lieu? Ils douteront juste. Et leur doute sera suffisant pour les empêcher, après, de se vanter et se moquer.

- C'est parfait. Il n'y a plus qu'a espérer que tu sache faire une illusion de ce niveau.

Harry se fustigea mentalement : "Evidemment, tu n'aurais pas pu trouver encore plus compliqué? Tout le monde n'est pas capable de faire ça! C'est raté pour qu'elles pensent que je ne suis pas puissant maintenant!"

Il sourit, mal à l'aise.

- Eh bien, ça ira, je pense. On a l'impression que c'est dur, mais ça ne l'est pas.

- C'est ça, fit Lily, pas dupe. Bon, on à cours maintenant! Allons demander notre chemin.

Ils poussèrent la porte. Ils étaient les premiers. Ils s'assirent en silence, impatient de commencer. La salle ne tarda pas à être rempli. Le professeur apparu alors. C'était une jeune femme. Elle avait des cheveux noirs, coupés court, ainsi que des yeux amandes. Elle était grande et relativement musclée.

- Bonjour. Je m'appelle Victoria Leray. Je suis donc le Professeur de Duel, une matière difficile que vous avez du pratiquer rarement. Mademoiselle de Valière et Mademoiselle Séviz vont vous faire une démonstration.

Iris se leva gracieusement, un léger sourire suffisant aux lèvres, et monta sur l'estrade. Elle fut vite rejoint par Alice Séviz, une jolie fille brune. Tout d'abord, elles se tournèrent le dos. Elles firent trois pas avant de se retourner vivement, la baguette pointée vers leur adversaire. Aucun des sorts lançés n'atteignirent leur cible. Les deux françaises commencèrent alors à se battre franchement, à coup de "stupéfix" et de "protego", ainsi que d'autres sorts moins banals. Tout le monde vit bien vite que malgré le bon niveau d'Alice, c'était Iris qui menait la danse. Celle ci l'acheva avec un puissant "flambo", qui crama les cheveux de sa pauvre partenaire de duel.

- Très bien, approuva le professeur. Alice, il faut que tu sois plus rapide et toi Iris, tu dois etre un peu plus maligne que ça. Essaye d'utiliser des sorts moins "ordinaires".

Les deux élèves acquiescèrent, mais Iris souriait victorieusement. Elle jeta un regard narquois à Harry.

- Quelqu'un désire affronter Mademoiselle de Valière? Demanda Victoria Leray.

Sans hésiter, Harry leva la main.

- Monsieur...?

- Roy.

- Aller donc sur l'estrade et montrer nous vos talents.

Il obéit.

Il réfléchit un instant et décida qu'il battrait Iris en trois coups pour qu'elle sente bien la défaite, mais sans pour autant dévoiler toute sa puissance. Il lui tourna le dos, fit trois pas et se retourna si rapidement qu'il en devient flou. Son sort réussit, Iris se retrouva couverte de furoncle. Il bloqua sans peine son "experlliarmus", bien qu'il fut assez puissant. Harry lui balança alors un sort qui la trempa entièrement sans qu'elle eusse le temps d'esquisser un geste. Elle exécuta un "stupéfix" particulièrement bien réussi ; il se décala sur le coté pour l'esquiver. Il fit alors, à son tour, un puissant "experlliarmus". Elle fut projeté contre le mur.

- Excellent! Je suis très impressionné! Vous êtes très doué, M. Roy! Je vous félicite. Mademoiselle de Valière, vous n'étiez pas assez rapide et vos sorts n'étaient pas assez recherchés. L'on bloque facilement un "stupéfix" et un "expelliarmus", car on en à l'habitude. M. Roy, vous avez aussi utilisé des sorts "banals", même si votre puissance et votre rapidité à compenser ce manque d'originalité. Veillez à trouver des sorts qui déstabiliseront votre adversaire.

"J'en connais des sorts "déstabilisant", moi, mais je ne peux pas les montrer. Souci de discrétion", pensa Harry. Mais il dut admettre que ce serai effectivement une bonne d'idée de rechercher des sorts d'un niveau commun mais rarement utilisés. Cela lui servirait si il se battait sans vouloir exposer ses pouvoirs.

- Maintenant, vous allez faire des groupes de deux, je veux un français avec un anglais. Vous allez travailler l'esquive. C'est très important dans un duel. Votre coéquipier lancera des sorts et vous devrez les éviter sans utiliser la magie. Vous inverserez, ensuite.

Harry allait se mettre avec la jeune fille qui l'avait aidé, ce matin, à trouver son chemin, mai le professeur ajouta :

- Mademoiselle de Valière et Monsieur Roy, j'aimerais que vous vous mettiez ensemble.

Harry grogna, ne cachant pas le peu d'envie qu'il avait de faire équipe avec Iris. La mort dans l'âme, il finit par obéir.

- Tu commence? Demanda t'il froidement à la jeune fille.

- Non. A toi. Fit elle, sèchement.

Sans plus attendre, elle lui envoya les sorts les plus compliqués qu'elle connaissait.

Harry les évita vivement. Il se projetait sur le coté, se baissait, sautait...

Les sorts se succédaient à un rythme effréné. Aucun ne toucha l'agile adolescent. Au bout d'un quart d'heure, Iris s'arrêta, essoufflée. Harry lui laissa quelques minutes pour récupérer, avant d'envoyer des sorts simples à une vitesse moyenne. Elle les évita, pour la plupart, mais elle fut tout de même touché quelques fois. La sonnerie retentit. Le sorcier eut un sourire satisfait.

- Tu es admirablement doué, lâcha t'il, ironique, avant de s'aller avec Lily qui l'avait rejoint.

Harry discuta joyeusement avec sa mère pendant quelques instants, avant d'arriver en cours de Soins aux Créatures Magiques. Les chevaux ailés, qu'il avait aperçu le jour de son arrivée, étaient là, fièrement dressés sur leurs fines jambes. Le professeur, M. Pinson, les salua et dit d'une voix calme et posée :

- Nous allons étudier, aujourd'hui, les Atalans. Ce sont, comme vous pouvez le voir, des chevaux ailés. Ce sont des animaux très calmes et très intelligents. Un Atalan est doté d'un paire d'ailes qui mesure généralement entre 2 et 3 mètres. Ils sont assez grands, et peuvent voler à une vitesse de pointe d'environ 200k/H. Ils sont très rares, et surtout concentré en France. Un Atalan est une créature libre mais il arrive, parfois, qu'elle se lie à un être humain. Elle le suivra alors jusqu'a sa mort. Les Atalans qui sont présents sont libres, mais en échange de nourriture et de protection, ils ont accepté de se laisser montrer, toucher par des humains, voir monter.

Les Atalans peuvent parler, mais uniquement par la pensée. Et ils ne le font pratiquement jamais. Quelqu'un sait-il quel est l'autre particularité des Atalans? Cette capacité spéciale qui est fort utile? Mademoiselle...?

- Evans. Lily Evans. Les Atalans peuvent créer des bouclier de protections très puissants.

- Parfait. C'est effectivement ça. Walin, le chef de Atalans présent, va vous montrer un bouclier.

Le professeur s'inclina courtoisement devant Walin, un Atalan plus imposant que ses compagnons. Celui ci baissa la tête, concentré. Une minute après, une suberbe barrière apparaissait. On ne la voyait pas vraiment, seuls les reflets d'argents laissaient deviner ce barrage. Le professeur les invita à lancer des sorts. Aucun n'entailla le mur. Harry avait préféré ne pas participer...on ne savait jamais!

- Peu peuvent franchir cette barrière. Et même les plus puissants on du mal. Maintenant, quelqu'un veut-il expérimenter le vol sur un Atalan?

Tout le monde leva la main. Finalement, ils y allèrent un par un, en formant une sorte de file d'attente. Quand ce fut le tour de Harry, un Atalan, qui se nommait Zalen, le regarda étrangement. Le jeune homme monta souplement sur son dos. Zalen s'envola en battant puissamment des ailes. Il volait de plus en plus vite. Harry sentait le vent qui lui fouettait le visage. L'Atalan montait de plus en plus haut. Harry voyait flou et peinait à rester les yeux ouverts. Tout défilait à une vitesse vertigineuse. La sensation que cela procurait était...indéfinissable. Il avait l'impression que son corps se désintégrait, mais en même temps il se sentait joyeux. Il éclata soudainement de rire. Pourquoi? Il ne savait pas. Il lâcha Zalen, écartant les bras. Il allait vite, vite, vite...Il se sentait bien, oui, tellement bien. Alors, avec un sourire éclatant, il se projeta en arrière. Il se sentait tomber, tomber, tomber...La chute ne paraissait pas avoir de fin. Une poussée d'adrénaline explosa en lui. Il se sentait tellement heureux. Ses soucis? Laissé à terre. Rien ne pouvait l'atteindre dans l'étendu du ciel. Le sol se rapprochait de plus en plus. Harry rit gaiement, avant de remonter dans le ciel. Comment? Zalen l'avait récupéré. Harry ne s'était pas inquiété une seule seconde. Comme si il ne pouvait pas s'écraser. Comme si il était normal que l'Atalan arrive à le reprendre alors qu'il tombait si rapidement. Il lui aurait poussé des ailes que ça ne l'aurait pas étonné. Pourquoi cette confiance? Pourquoi cette inconscience? Pourquoi tout ça? Mais...il ne savait pas. Tout était si normal. Il savait que Zalen allait le rattraper. Il n'en n'aurait pas pu être autrement.

L'Atalan le déposa sur le sol, près des autres. Ces autres qui n'avaient rien vu, et qui ne savait pas ce qu'avait fait Harry. Celui ci était ivre de joie. Une telle liberté. Libre comme l'air...Il tituba en retrouvant contact avec la terre. Amère désillusion. Moment d'intense plaisir qui s'enfuit, insaisissable. Harry regarda les dernières brumes de sa gaieté s'évaporer. Il tendit la main, comme pour tenter de la retenir. Ses doigts n'effleurèrent que le vide. Il se sentait si lasse tout d'un coup. Pourquoi, alors qu'il était si heureux, il se sentait soudainement si triste? Un phénomène si commun, et pourtant si mystérieux. Qui ne s'est pas éveillé plein de gaieté et s'est couché, plein de détresse, sans que l'origine de ce mal ne soit évident? Serait-ce un frisson de froid? Serait-ce une pensée malheureuse? Serait-ce la vue d'un arbre mort? Comment savoir? Peut-être est-ce un être invisible qui s'amuse, là-haut, à tirer les fils de nos humeurs? Peut etre n'y a t'il pas d'explication à donner...

- Qu'est-ce que tu as? Tu semblais si joyeux, et tout d'un coup tu deviens triste.

Harry sortit brutalement de sa réflexion. Ketty le regardait, intriguée.

- Je ne sais pas.

Son amie eue un moue perplexe, mais n'insista pas.

- Il y a un Atalan, là, Zalen je crois, qui te fixe depuis tout à l'heure.

Les prunelles émeraudes rencontrèrent les prunelles d'argent. Zalen cilla, mais ne détourna pas son regard. Harry sentit alors une voix dans sa tête :

- Tu es spécial. Tu es puissant. Tu es mystérieux. Quel est donc ton secret, jeune humain?

- Quelle importance? Pourquoi tient-tu à connaître ce que je cache? Pensa Harry.

- Cela m'échappe. J'ai l'impression que tu n'existe pas, mais pourtant tu es là. Comment est-ce possible?

- Je ne suis pas encore né. Je n'ai donc pas réellement d'existence, ici.

- Tu viens donc du futur. Par quel magie est-tu parvenu à cette époque?

- Un vœu. Je voulais revoir mon parrain, mais je n'imaginais pas me retrouver dans le passé.

- Je me sens...mal. Mais en même temps bien. C'est toi qui est la cause de cela, affirma Zalen, désorienté.

- Pourquoi moi?

- Tout est si bizarre...Tout tourne...Rien n'a réellement d'ordre...Je sens que tout est chamboulé. Une sensation de mystère...Ton aura est éclatante...C'est toi. J'en suis certain. Je ne sais pourquoi, je ne sais comment, mais c'est bien toi. Tu es l'enfant de Lumière. Celui qui se mesurera à l'enfant des Ténèbres. Mais tout n'est pas si simple...non, tout n'est pas si évident. Tu es gris, comme l'autre. Vous n'êtes pas des extrêmes. Vous êtes les milieux. De quoi? Peu savent. Harry Potter, Héritier du Destin, ce qui t'attends n'est pas écrit. Seul le Temps nous racontera la suite de l'Histoire. Tout est si trouble...Tout est si flou. Mes paroles sont elles justes? Je ne sais pas. Sont-elles fausses? Je ne sais pas. Pourquoi cet ignorance du Futur, moi qui en est le gardien? Je ne comprend pas. Personne ne peut savoir...Personne ne doit savoir. Mais...quoi? Qu'est-ce que l'on ne doit pas savoir? Le sais-tu? Le sais-je? Tout est si brumeux...Tout s'échappe. Que comprendre?

L'Atalan se tut, les yeux empli d'incompréhension. Ses paroles étaient si étranges, si sibyllines...Harry ne comprenait plus rien. Enfant de la Lumière, Héritier du Destin...Mais quels étaient ces titres qu'il ne connaissait pas? Et qu'est ce que personne ne devait savoir?

Le cheval ailé posa une dernière question, une question qui ressemblait à un appel au secours :

- M'aideras-tu à comprendre, toi qui es la clef de tous ces mystères?

Harry, qui n'était pas vraiment conscient de ses actes, hocha la tête.

- Tout va se révéler...à un moment, tu devras accepter ce que tu es. Je veux savoir. Harry Potter, moi, Zalen, gardien du Futur, je me lie à toi. Le Hasard guidera tes pas, mais le Destin te fera marcher droit. Et je te suivrai dans ce nuage impénétrable.

L'Atalan s'illumina. Un rayon de lumière vint frapper Harry. Celui ci vacilla sous la puissance du choc. Un rayon argenté sortit de son corps pour frapper à son tour Zalen.

Un hennissement. Des cris de stupeur. Un fil, un lien. Un bruit sourd. Puis le noir total.

Est-ce que tout cela avait réellement un sens?

Harry s'éveilla. La blancheur immaculée du plafond de l'infirmerie de Beauxbâtons agressa violemment ses yeux. Une figure inquiète était penchée sur lui. Sa mère. Il eut un faible sourire. Il s'habitua peu à peu à la lumière. Il murmura d'une voix rauque :

- Qu'est-ce qui m'est encore arrivé?

Lily poussa un petit cri d'étonnement. Elle n'avait pas vu qu'il s'était réveillé.

- Oh mon Dieu, tu nous as fait une de ces peur! Je me suis fait un sang d'encre pour toi! Ne me refait jamais ça! L'Atalan s'est illuminé, un lien vous à relié tous les deux, Zalen s'est évanoui, puis toi aussi. On t'a aussitôt transporté à l'infirmerie où Madame Aclaire te soigne depuis une journée entière! Tu ne respirais presque plus! M. Pinson dit que toi et Zalen, vous êtes liés. C'est...C'est vrai? La rousse respira enfin après sa longue tirade.

Harry mit quelques instant avant de se rappeler de tout. Il sentit soudain une présence. Un souffle de vie. C'était Zalen.

- Je crois, répondit-il simplement à la question de Lily.

Celle ci écarquilla les yeux, stupéfaite. Le jeune homme se mordit pensivement la lèvre. Il se souvenait d'une étrange conversation. Zalen n'était pas certain de ce qu'il avait dit. Mais...pourquoi lui? Cela ne suffisait pas de se retrouver dans le passé? Il devait maintenant être "entouré de mystères"? Il était lié à un Atalan qui voulait le comprendre. Ou plutot, comprendre les secrets qu'il recelait. Secrets dont Harry ne connaissait même l'existence! Il devait mettre ça au clair. Mais il le ferait quant il serait de retour à Poudelard. Là, il allait se reposer, s'amuser. Profiter de ces sortes de "vacances" avant de retrouver l'horreur de la guerre et la dure réalité de son destin : "et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun d'eux ne peux vivre tant que l'autre survit...". Une prophétie qui dirigeait sa vie. Il se ressaisit, rejetant au loin ses noires pensées.

- Je pense que je suis assez en forme pour lever, dit Harry, en illustrant ses paroles par les gestes.

Aussitôt, un faucon fondit sur lui.

- M. Roy, vous allez me faire le plaisir de rester au lit! Ordonna l'infirmière.

Le concerné gémit en clamant théâtralement :

- Par pitié, par ça! Un clone de Mme Pomfresh!

Lily éclata de rire, mais se reprit vite sous le regard noir de Mme Aclaire. Elle toussota en murmurant un "pardon" étouffé.

- Prenez ça, ajouta l'infirmière en tendant au (pauvre) Harry un potion verdâtre.

- Ce truc est censé me soigner, vous en êtes bien sur?

- Evidemment!

- Ah bon. Non, parce que j'avais un petit doute, en fait.

- Buvez! Dit sèchement Mme Aclaire, tentant de cacher son sourire amusé. Mais ses yeux la trahissait.

Harry leva la potion et l'avala en déclarant :

- Adieu, monde cruel !

Quant la mixture pénétra dans sa gorge, il crut qu'il allait s'étouffer tellement le goût était atroce. Le teint blanc du jeune homme passa au vert plus vite qu'un feu de signalisation. Il eut un haut-le-cœur. Il faillit tout recracher.

- C'est...c'est immonde ! Articula t'il, une grimace de dégoût sur le visage. Vous avez réussi à faire des potions encore plus abjects que celle de Mme Pomfresh ! Et je vous assure que vous battez un record, là ! C'est quoi votre secret? Vous m'aimez tellement que vous voulez me rendre encore plus malade pour que je reste ici plus longtemps, c'est ça? Ou alors vous voulez m'assassiner! Belle tentative, mais raté! Fit-il en plaisantant.

- Taisez vous ou je vous en fait avaler une deuxième!

La menace fit son effet, Harry se tut aussitôt. Il grommela juste un instant à propos de :" chantage...ignoble...profite de sa situation...aucun sens de l'humour"

Lily se détourna pour pouffer discrètement. L'infirmière leva les yeux aux ciel. Elle ajouta :

- Vous pouvez partir.

- Quoi?? Vous m'avez retenu juste pour boire votre truc affreux?

- Oui. Je vous ai donné cette potion pour vous passer l'envie de revenir à l'infirmerie, dit Mme Aclaire d'un air angélique.

Harry faillit s'étouffer d'indignation. Il avait bu ce truc pour rien?

- Je...je...Balbutia t'il, tellement offusqué qu'il n'arrivait pas à parler.

L'infirmière le poussa, avec Lily, hors de son territoire. Quant il fut dans le couloir, Lily se moqua de lui :

- Alors, c'est bon ta potion? Tu te sens mieux maintenant? Si tu veux, Mme Aclaire en a sûrement une autre. Elle sera ravie de te la donner.

- C'est un complot! Je suis victime d'une machination, affirma Harry, faussement vexé.

Sa mère lui ébouriffa les cheveux d'un geste familier.

- Mais oui, c'est ça. Tout le monde est contre toi, mon paranoïaque préféré!

- De toute façon, je suis un incompris, grogna t'il.

Ils allèrent manger. Tout le monde était déjà là. Et des centaines de paires d'yeux fixèrent Harry. Celui ci chuchota à Lily :

- C'est bizarre, on dirait du déjà vu!

- Que veux-tu, tu es une célébrité, Harry. Je peux avoir un autographe? Se moqua t'elle.

- Ahaha. Trèèèèès drole.

- Mais je suis ta plus grande fan, minauda t'elle.

- Je suis mort de rire. T'en a d'autres des comme ça?

- Des tonnes, sourit Lily. Regarde et admire.

Harry déglutit. Il n'aimait pas vraiment ce regard malicieux.

- Mon chériiiiiii! Je suis si contente que tu sois sain et sauf! J'ai eu siiiii peur!! S'écria soudainement la jeune fille en se pendant au cou de Harry.

Celui ci rougit de honte. Elle l'avait fait devant toute les élèves et les professeurs. Heureusement que le ridicule ne tuait pas, sinon il serait déjà mort depuis longtemps...

Mais il décida de réagir. Il était déjà humilié, à son tour maintenant :

- Mon amoooooour! Je ne voulais pas t'infliger cette torture! Comment ais-je pu te faire ça??

Lily lui jeta un regard étonné. Puis elle eut un sourire machiavélique. Il voulait jouer à ça, hun?

- Je ne sais même pas comment j'ai pu survivre sans toi! Tu m'a tellement manqué! Oh, tu es mon hérooooooo! S'exclama t'elle.

- Ma petite poupée de sucre! Tu m'as manqué aussi! Même dans mon inconscience, ton beau visage ne me quittait pas, déclama Harry avec conviction.

- Les épreuves nous réunissent et rendent notre amour plus fort ! Avant que tu arrive, je sentais un vide dans mon cœur, et tu l'a splendidement comblé! Dit Lily, la main sur le cœur.

Oulà! Elle y allait fort. Il décida de mettre aussi le paquet :

- Oh ma Lily d'amour...je ne peux plus supporter cette attente. Lily, veux-tu m'épouser? Clama t'il haut et fort en s'agenouillant.

La rousse ne se déconcentra pas un instant :

- Oh, j'attendais ce moment depuis tellement longtemps!! Oui et mille fois oui!!

Ils se regardèrent un instant avant d'exploser de rire. Ils se roulaient par terre en se tenant les cotes. Leur fou rire ne s'arrêta qu'un quart d'heure après. C'est alors qu'ils purent se rendre compte de l'effet de leurs paroles. Les élèves avaient la bouche ouverte, incrédules. Les professeurs n'en revenait pas. Puis Harry croisa les iris noisettes de James. Et là, il frissonna. Le regard était glacial. Une froide colère semblait l'avoir envahi. Harry déglutit. Apparemment, son père n'avait compris la blague...

- On plaisantait, hun, dit Harry.

Les muscles de James parurent se détendre légèrement.

- C'était une blague? Demanda t'il froidement.

- Oui, bien sur. Je n'ai absolument pas envie d'épouser Lily!

"Je ne vais pas me marier avec ma mère comme même!" pensa, amusé, Harry.

- Et je n'ai pas, moi aussi, l'envie de l'épouser! Sans vouloir te vexer Harry . Dit Lily.

- Tu ne me vexe pas. Tu m'aurait mis dans une situation embarrassante si tu t'avait vraiment voulu passer la fin de tes jours avec moi...

Lily sourit, et ajouta, à l'intention de James :

- C'était une sorte de défi. Je voulais qu'il est bien honte. Sauf qu'il à riposter et du coup on est partit dans notre délire.

James soupira de soulagement. Il était rassuré. Un moment, il avait vraiment cru que la demande en mariage était sérieuse!


Ce chap' est un peu en retard, car j'étais chez mon père le week-end dernier, et je n'ai pas pu écrire.

Sinon, demain je reçois une corespondante pour deux semaines, je ne pourrais pas donc écrire le chapitre 13. La suite risque de se faire désirée...Je m'exuse d'avance!

Azuli