Merci à :
benji251 : Avis pris en compte!
haryytrotter : Ah, mais je ne ment pas! Il est bel et bien mort, et ce n'est pas une technique pour le renvoyer dans le futur.
klaude :Moi, méchante? Jamais!
EP : Sale bête et fière de l'être.
Xilyon : Je trouve aussi que ça lui donne un atout de plus...Mais enfin, j'attends les autres avis!
666Naku : La licorne...je sais pas comment elle va réagir. Je dois avouer que j'écris quand je suis inspiré, et que je ne prévois rien. Je ne sais même pas comment mon histoire va se finir! Pour Harry qui ne serait pas mort une nuit d'Halloween à cause de...J'ai pas très bien compris, c'est effectivement compliqué! Mais pour que ce soit plus simple, on va dire que les vampires ne peuvent pas résister aux impardonnables...du moins à l'avada kadavra. Quant à la perle de Souvenir, oui elle montre la dernière image, et tant pis si cette image est sanglante!
Hinata : Et si je réponds que je veux mourir dans d'atroces souffrances, tu fais quoi?^^Hum, bon, d'accord, j'écris la suite...et je la poste!
Angi : Vous êtes trop bonne de m'épargner, Votre Majesté. J'apprécie cette faveur à sa juste valeur. Vous ne le regretterez pas!
fireblade 71 : Game over! Try again! Harry Vampire ne va aider en rien Harry normal à se sortir de ce nouveau problème!
Di castillo de mortes : J'ai coupé là exprès pour que vous me détestiez...j'étais la seule à décidé de la suite et vous vous énerviez derrière votre écran pour la connaître. Hum...Quel plaisir!
malicia-evil : Assasine! De toute façon, puisque tu m'a tué, je ne peux pas écrire la suite...enfin, faut croire que si parce que la voilà. Tu me rends mes tripes?^^
Yudith : Quelle voix! Oulà, je vais me tenir à carreau maintenant. Je vais faire profil bas et poster ce chapitre rapidement...^^
Loki93 : Mille idées de torture? Tu me les passes? Je trouve que Harry ne souffre pas assez...
Sahada : Je connais pas, et, désolé, il va pas renaître avec un héritage magique. ll est déjà puissant, notre Ryry!
Angel for all demons : Va s'y pleure! J'ai écris ce chapitre exprès pour que vous souffriez! (rire diabolique)
Drak : Que de compliments! J'en rougis! Sinon, j'ai pris ton avis en compte, mais il m'en faut d'autres.
Gabriel : Alors, pourquoi ai-je arrêté à ce moment là...? Hum...Pour vous faire souffeir évidemment! Et vous apprendre la patience! Quoi que moi si on me faisait ce coup là, je détesterais l'auteur et je piquerais une crise de nerf derrière mon ordi...
firewings : Evanouis-toi! Evanouis-toi! Bah..tu t'évanouis pas? Pffffff...pas drôle. Enfin, je suis sympa, je poste comme même la suite!
neverland25 : Je sais pas si je vais le faire mourir...*réfléchis intensément*...Bon, ok, il survit. Je suis tellement gentille...
Pour leur reviews...énergiques!
Qu'est-ce que je me suis amusé à lire vos reviews! Je suis morte et torturé dix fois à ce que j'ai compris...Enfin, voilà la suite! Et je repose ma question, puisque seulement trois personne ont daigné y répondre :
Voulez-vous que Lily et Harry restent Vampires, oui ou non???
Répondez-moi vite!Les chapitres suivant en dépendent...
Azuli
Harry, dans la profondeur de son inconscience, s'était sentit...emmené. Ce n'était pas son corps qui était ainsi emporté, mais son esprit. Et il était partit. C'était le seul mot qui convenait pour expliquer cette sensation d'élévation, de départ, de voyage. Et beaucoup de voyages ont une fin. Le sien n'y avait pas échappé. Après avoir traversé les nuages et les flammes, après s'être joué du vent et de la chaleur, après avoir franchi des paysages aériens et souterrains, il était arrivé. Il avait repris son corps, son véritable corps. C'est à dire ses yeux verts, ses cheveux noirs, son visage imparfait, et tout le reste. La seule différence était que ce corps n'était pas réel, mais irréel. Un fantôme. Comment appeler autrement cet état? Immatériel et matériel. Un ensemble de contradictions pour former un être. Il s'intéressa au lieu où il se trouvait. Il était dans une grande pièce blanche. Toute blanche. Il regarda derrière lui. C'était blanc. Seule un petite porte rose pâle tranchait et attirait l'œil. Il alla l'ouvrir. Il n'y réussit pas ; il passa alors à travers. Et il atterrit dans un univers rose. Mais là, la couleur ne se contentait pas de rayonner, non, elle ornait des choses réelles, ou du moins à l'apparence réelle. Peinture, meubles, marbre, lumière...Le rose s'étalait fièrement dans chaque recoin. Finalement, à part l'air, une porte orange, une orange, une rouge, une grise, une jaune, une orange et une file de fantômes, rien ne possédait d'autres couleurs que celle ci. Elle se déclinait partout, rose fushia, rose bonbon, rose pâle, rose cœur...Il y avait tous les dégradés possibles et inimaginables. Harry essaya d'ignorer cette profusion pour se concentrer sur la file de fantômes. Ceux-ci avaient diverses apparences. On passait par toute les étapes de l'évolution entre "bébé venant juste de naître" à "vieillard plus que centenaire". Harry se rendit compte alors en contemplant cette variété de personnes inconnues, qu'il n'était rien. Et qu'il était libre. Fini célébrité et mage noir psychopathe! Plus de prophétie ou de destin pour lui gâcher sa mort. Car, il était sans doute mort, non? Ou alors il rêvait. C'était aussi possible. Il décida que le mieux à faire était de s'ajouter à la file de fantômes. Il attendit environ une heure. Il aurait pensé que cela aurait duré plus longtemps. Il s'avança près d'une...personne au sexe indéfini. Elle avait les cheveux roses, les dents roses, les yeux roses, la peau rose, les vêtements roses...
- Bonjour! Fit-elle d'un ton enjoué. Vous êtes au service rose. Je m'appelle Melagda, et je suis là pour vous guider dans votre mort. Quel est votre nom? Continua t'elle en lui adressant un sourire éclatant...de rose.
Harry finit par supposer que c'était une fille.
- Harry Potter.
La...fille regarda sur sa grande liste rose.
- Alors...Potter...Potter Harry! Oh, vous êtes un nom en gris, dit-elle en le regardant avec étonnement. On n'en voit pas souvent. Eh, bien, il faut que vous passiez la porte grise, rien de plus simple. Ensuite, c'est la troisième porte à gauche! Juste un conseil, évitez de plaisantez. Les gens du service gris possèdent le sens de l'humour au degré zéro. Enfin, l'humour normal. Bonne chance et bonne mort! Le salua t'elle d'un ton joyeux.
- Merci, dit distraitement Harry.
Il passa la porte grise comme on le lui avait indiqué. Tout était gris. Il passa la troisième porte à gauche et entra dans une salle entièrement...oh, quelle stupeur...grise. Du plafond jusqu'au parquet. Un bureau gris trônait au milieu de la pièce, derrière se trouvait une chaise grise sur laquelle était assis un homme vêtu de gris.
- Bonjour, dit celui-ci d'une vois doucereuse. Enfin, cela ne doit pas être un bon jour si vous êtes mort, n'est-ce pas?
- Oh si, ça l'est. Très bon jour, vraiment. Je suis enfin libre. On dit souvent que la vie est trop courte pour être vécue, et bien je pense le contraire, elle est bien trop longue pour être vécue! Dit Harry avec entrain.
- Je reconnais bien là les victimes des prophéties.
- Elle a gâché ma vie. Mais maintenant je suis mort, donc je peux la jeter aux oubliettes.
- Pas exactement. Selon l'article 5 du "Droit à la mort", un personne apparaissant dans une prophétie ne peut pas mourir tant qu'elle n'a pas exécuté cette prophétie. Sauf bien évidemment si cette prophétie est à long terme, dans ce cas les descendants peuvent s'en charger. Et la vôtre est plutôt explicite, si j'en cite un passage : et l'un devra mourir de la main de l'autre, car aucun d'eux ne peux vivre tant que l'autre survit. En résumé, euh...comment s'appelle t'il déjà? Ah oui, Tom Jedusor. Donc Tom Jedusor ne peut mourir que de votre main, et vous ne pouvez mourir que de sa main. Vous ne pouvez donc pas mourir d'une banale explosion. Je me vois dans l'obligation de vous ressusciter.
- Quoi???S'indigna Harry. Vous voulez dire qu'en plus de régir ma vie, cette f**** prophétie régit aussi ma mort?
- Vous avez tout compris.
- Mais...mais...
La colère de Harry tomba. Il avait l'habitude après tout. Il ne faisait jamais rien comme tout le monde, alors pourquoi ne ressusciterait pas t'il?
- Comment comptez-vous me renvoyez sur Terre? Demanda t'il, résigné.
- Oh, c'est assez simple. Il vous faut juste quitter le Royaume des Morts, puis retourner dans votre corps.
- Et personne n'y a pensé? Ils sont tous en train de faire la queue dans votre service rose, alors qu'ils pourraient s'en aller?
- Personne n'a dit que les humains étaient intelligents. Enfin, cela c'est tout de même passé. Un certain Jésus qui se disait fils de Dieu -je n'ai jamais très bien compris qui il était ce Dieu d'ailleurs- s'était mis en colère en disant qu'il ne voulait pas mourir, qu'il avait encore plein de choses à faire et blablabla. Il est partit du service rose totalement furieux, et est sortit du Royaume. Il a rejoint son corps, et il a ressuscité.
- Et vous n'avez rien fait?
- Bah, on s'en fiche un peu. Si ce phénomène devait se généraliser, on agirait, évidemment. Mais une ou deux personnes, où est le mal?
- Et si, par exemple, je mourrais de la main de Jedusor, et qu'arrivé ici je décidais de repartir dans mon corps. Vous me laisseriez faire?
- Ah non. La prophétie est claire, vous mourrez de la main de votre ennemi ou vous le tuez. Vous ne pouvez pas ressuscitez.
- Donc Jedusor ne pourra pas non plus?
- Non. Lui, s'il meurt, il meurt. D'ailleurs, lui aussi est venu nous voir il y a quelque temps. Il s'était reçu un sortilège de mort, à cause d'un sort de votre mère si je me souviens bien. On l'a renvoyé sur Terre à cause de la prophétie mais aussi à cause de l'article 4 qui précise qu'un personne s'étant fait des Horcruxes ne peut mourir tant qu'on ne les a pas détruits.
- Mais si je lui lance un Avada Kadavra sans avoir détruit ses Horcruxes, qu'est-ce qui va se passer?
- Cela n'est jamais arrivé. Je suppose qu'il ne mourra pas, ou qu'on le renverra sur Terre puisque d'une certaine façon les Horcruxes le rendent vivant.
- Je vois. Autre question : Pourquoi la deuxième salle était entièrement rose? Blanche et noir, c'est préférable.
- Parce que nos dirigeants voulaient "moderniser", dit sombrement l'homme. Avant, la salle était noire, et cela faisait trop "sombre", et trop "cliché". Ils l'ont donc fait rose.
- Et vous ne faite jamais de mélange de couleur?
- Non. C'est tout blanc, tout rose, tout gris, etc...
- A quoi correspondent ces couleurs?
- Le blanc c'est le hall, le rose c'est le service "Accueil", le gris c'est le service "Droit à la mort", le rouge "Démons", le jaune "Ange Gardiens", le orange "Réincarnation", et le bleu c'est les toilettes.
- Les fantômes vont aux toilettes? S'étonna Harry.
- Non, mais nous si.
- Ah. Je sais pas si je vous reverrais, mais à la prochaine. Et, dite à vos dirigeant que le rose c'est franchement moche.
L'homme acquiesça.
- J'essayerais, mais je n'ai pas grand espoir sur le résultat. A bientôt! Le salua t'il.
- C'est ça. J'espère que j'ai comme même quelques années devant moi. Salut!
Et Harry s'en alla. Il rejoignit son corps sans peine. Il ouvrit les yeux. Et son cœur faillit s'arrêter de battre. Et voilà. Pourquoi est-ce que des trucs de ce genre arrivaient t'ils toujours et invariablement à lui? Une autre prophétie ou une malédiction? Il essaya de trouver une solution pour se tirer d'affaire. Car oui, il avait encore un problème. Le bon côté de ce problème, c'est qu'il ne l'avait jamais eu, ça ajoutait donc une aventure de plus dans son palmarès. Cette aventure était assez exotique, comme les autres. Visiblement, on n'avait pas jugé nécessaire de laisser son corps à l'infirmerie. On l'avait même mis sous quelques tonnes et mètres de terre. Dans un cercueil. En clair, on l'avait enterré vivant.
Il réfléchit. Le plus simple était d'utiliser la magie. Et il n'était pas nécessaire de faire dans la dentelle. Il pouvait donc tout dévaster sur un rayon de dix mètres, puis sortir. Mais non, il avait une meilleure idée. Pourquoi ne pas propulser le cercueil en l'air? Il se concentra, et entoura le cercueil de sa magie, tel un cocon. Puis il lâcha un bonne moitié de son énergie. Il se sentit envoyé en l'air malgré la terre qui faisait barrage. Sauf qu'une fois sortit à l'air libre, le cercueil continua de monter dans les airs. Harry grimaça. Il avait peut-être mis trop de puissance...Il continuait à monter, à monter, et encore à monter. Et puis il lui sembla s'arrêter pendant un millième de secondes, et il se mit à tomber, à tomber et encore à tomber. Mais la descente était bien plus rapide que la montée. Et s'il ne faisait pas quelque chose, il allait s'écraser, mourir, revenir au Royaume des morts et ressusciter une nouvelle fois. Et bon, mine de rien, c'était assez fatiguant tout ça. Il essaya de donc de ralentir la chute de son cercueil. Il réussit, et il se posa comme une plume sur le sol. Il désintégra la planche de bois qui le séparait du monde de vivants. Il sortit donc, inspirant à plein poumon. Il n'était même pas sale, puisqu'il était resté dans son cercueil pendant toute l'opération. Personne n'avait aperçu ce qui s'était passé dans le cimetière. Il soupira d'aise, puis transplana dans le château de Beauxbâtons. Il avait repris son physique d'Harry Roy. Pour se rendre compte que Dumbledore lui avait mentit. En fait, il aurait très bien pu changer son apparence, contrairement à ce que le directeur lui avait fait croire. Et lui, naïf, était tombé dans le panneau. Enfin, il était trop tard pour râler, tout le monde le connaissait sous son apparence de jeune homme "séduisant".
Il n'y avait personne dans les couloirs ; normal, il était quatre heure et à cette heure-ci ils avaient cours. Quoique cette semaine, ils avaient un programme spécial s'il se souvenait bien. Il réfléchit. A oui! Il y avait une série de jeux moldus aujourd'hui. Dans le parc. Il sortit donc. Il aperçu les professeurs, assis sur un banc en train de discuter, surveillant vaguement quelques silhouettes excités qui couraient au loin. Il se réjouit d'avance de la tête qu'ils allaient faire quant ils allaient le voir...Il s'avança donc discrètement, très discrètement. Puis alors qu'il était juste derrière il demanda d'une voix innocente :
- Je suis désolé, je suis en retard. Est-ce que je peux comme même participer aux jeux?
Les professeurs sursautèrent et sortirent leur baguette avec vivacité, la pointant sur Harry. Quant ils le reconnurent, leur mâchoire faillit se décrocher.
- Bah quoi? On dirait que vous avez vu un revenant! Dit ingénumment Harry. D'ailleurs, à ce propos, ce n'était pas très gentil de m'enterrer vivant!
Décidant que la personne qu'ils avaient en face d'eux était bien vivante et n'était pas le résultat d'une hallucination collective, les professeurs commencèrent à réagir.
- Roy? C'est...c'est bien vous?
- En chair et en os, plaisanta l'intéressé.
- Vous n'étiez pas mort?
- Si, mais j'ai ressuscité.
Les regards incrédules qu'on lui lança le décidèrent à mentir :
- Je plaisante. Si je suis là, c'est qu'en effet, je n'étais probablement pas mort. Je me suis réveillé il y a quelque minutes.
- Mais...on vous a enterré dans un cercueil. Comment en êtes-vous sortit?
- J'ai fait un petit trou dans la terre et dans le cercueil, dit Harry, souriant.
- Sans votre baguette?
Tiens, il l'avait oublié celle-là. Il sentit son contact rassurant dans sa robe de sorcier. Il la sortit en répondant :
- J'ai réussi à l'attraper. D'ailleurs, la prochaine fois que je meurs...enfin que je meurs vraiment, ce serait sympa de me faire un cercueil plus large. Et de m'habiller un peu plus chic, parce que la robe de Poudelard, elle est bien, mais pas pour les grands évènements. Et la mort en est un.
- Je suis désolé, , de ne pas avoir pensé à vous habiller "chic" et de ne pas avoir vérifié si vous vous sentiez à l'aise dans votre cercueil, alors que je vous tenais mort dans mes bras, grinça le professeur McGonagall qui était arrivé en France exprès pour la (fausse) mort tragique de Harry Roy.
Celui ci lui offrit un sourire éblouissant.
- Ce n'est pas grave, vous ferez mieux la prochaine fois!
- J'espère bien qu'il n'y aura pas de prochaine fois! S'indigna la professeur de Métamorphose.
- Ah bah, je ne suis pas immortel, je vais bien finir par mourir un jour ou l'autre.
- Je parlais de mort non naturelle, soupira McGonagall.
- Désolé. Qu'est-ce que je peux être stupide parfois, se fustigea Harry qui l'avait fait exprès.
- En tout cas, je suis ravi de vous revoir parmi nous, M. Roy. Ces deux jours d'absences ont été ennuyeux sans votre présence...intéressante, dit Albus Dumbledore.
- Deux jours? S'étonna Harry. Je pensais que cela faisait moins longtemps.
- Le temps est trompeur.
- Surtout lorsqu'on est dans un cercueil, approuva le jeune sorcier.
- Je n'en doute pas. Je suis certain que Miss Evans, Taylor, Parker et McKinnon seront elles aussi ravies de vous revoir vivant.
- Vous avez raison, je vais aller les voir. Je prends donc congé.
Il s'inclina respectueusement devant les professeurs anglais et français et tourna les talons.
- Elles sont près de la rivière! Lui cria Dumbledore. Elles n'étaient pas assez en forme pour participer aux jeux!
- Merci!
Il se rendit donc près de la rivière appelé Rivière de Mai par les français. Et il vit quatre jeunes filles assises sous un saule pleureur. Elles avaient les traits tirés, des cernes violettes et les yeux bouffis. Elles parlaient. Il s'approcha.
- J'ai envie de lui donner des coups de poing pour avoir fait quelque chose d'aussi stupide et en même temps de le serrer dans mes bras, une dernière fois, entendit-il.
C'était Lily qui avait parlé.
- Va s'y, défoule-toi, lâcha gentiment Harry en surgissant.
Les jeunes filles sursautèrent.
- C'est...C'est une...C'est une hallucination? Balbutia Amy.
- Je crois pas, lui répondit Cassandra les yeux rivés sur Harry.
- Il a l'air réel, souffla Ketty.
Lily éclata en sanglot et se jeta dans les bras de Harry. Il l'étreignit avec tendresse.
- Je suis désolé, dit-il doucement. Je ne voulais pas te faire mal. Vous faire mal.
La belle rousse resta encore quelques instants dans ses bras, puis recula. Et lui envoya une claque terrible. Il aurait eu le temps de la bloquer, mais il ne le fit pas.
- Je suis désolé, se contenta t'il de répéter, sa joue maintenant décorée d'une trace de main rouge.
- Quant on nous a appris ta mort, j'ai moi aussi cru mourir. J'ai eu l'impression que l'on m'arrachait une partie de moi, dit Lily avec tristesse.
- C'est une déclaration d'amour? Plaisanta Harry.
Elle ne se fâcha pas. Et elle ne rit pas non plus.
- Non. Tu es comme une frère pour moi, dit-elle simplement. Comme un fils, ajouta t'elle plus bas.
Harry entendit. Il la regarda, troublé.
- Alors, pardon, maman...murmura t'il.
Lily sourit.
- Comment tu t'en est sorti, cette fois? Reprit-elle plus joyeusement.
- Je n'étais pas vraiment mort. Juste dans le coma. Je me suis réveillé pour m'apercevoir qu'on m'avait enterré vivant ; j'ai détruit le cercueil. Et un petit peu de terre. Voilà.
Les jeunes filles se sourient, complices. Et demandèrent d'une seule voix :
- Tu es sûr de n'avoir détruit "qu'un petit peu de terre"?
- Oui, je vous assure! Se défendit Harry. Vous pouvez aller vérifier si vous ne me croyez pas.
- D'accord, on te crois. Mais si on vois dans les journaux de demain "un phénomène inconnu dévaste le cimetière de Pré-au-Lard", on saura que c'est toi.
- Je ne ment pas, protesta l'adolescent avec vigueur.
- On se moque de toi, tu ne le vois pas? Sourit Ketty.
- Quelle susceptibilité! Renchérit Amy.
Harry leur tira la langue avant de tourner la tête, l'air offensé.
- Bah faut pas bouder, mon petit Ryry!
Le sorcier se jeta sans hésiter sur Ketty pour lui faire subir le supplice des chatouilles. La bataille se généralisa, et on entendait les rires des cinq adolescents résonner dans une partie du parc. La fin de l'après-midi passa, et ils se décidèrent à rentrer. Harry se sépara des Sylphides pour aller se changer. En effet, les quatre filles l'avaient jeté dans la rivière de Mai. Il avait protester pour la forme et avait essayé d'entraîner ses amis dans l'eau, sans succès. Il était donc le seul trempé.
Il allait ouvrir la porte du dortoir lorsqu'il entendit :
- Maintenant que ton petit chevalier servant n'est plus là, tu vas payer sale garce!
Il aurait reconnu cette voix entre mille : Iris de Valière.
Harry couru en direction du bruit, et le spectacle le figea sur place; Iris en train de donner de violents coups de pieds dans toutes les parties du corps de Lucy qu'elle pouvait atteindre.
- Tu es vraiment certaine que son chevalier servant à disparu? Dit-il en apparaissant, rempli d'une rage froide.
- R...Roy? Balbutia Iris en reculant précipitamment.
- Gagné. Je vois que tu a profité de mon absence temporaire.
Il la cloua magiquement au mur. Il s'approcha d'elle avec lenteur. Plus la distance entre lui et Iris s'amenuisait, plus le visage de l'étudiante blêmissait. Il plongea ses yeux émeraudes dans les deux lacs d'eau emplis de peur qui tenaient lieu de yeux à Iris.
- Touche encore une seule fois à Lucy et je te jure que tu le regretteras tout le restant de ta misérable existence, cracha t'il haineusement. Ne serais-ce que pour la toucher ou lui donner une petite claque. Mon châtiment serait terrible. Si tu me crains, Iris de Valière, tu a raison. Car je suis capable de faire des choses auxquelles tu n'oserais même pas penser dans tes rêves les plus fous. Et ces choses ne sont pas forcément agréables. Fais attention, je ne te donnerais pas de dernière chance. Est-ce que c'est clair?
Iris acquiesça, terrifiée.
- Bien, ronronna Harry, tel un chat s'apprêtant à dévorer sa proie. Et que je n'ai plus à poser les yeux sur ta pitoyable personne! Ajouta t'il en la délivrant.
Iris, totalement terrorisée, tomba lourdement sur le sol, ses jambes refusant de la porter. Ses dents s'entrechoquaient à se briser, et des larmes de peur commencèrent à couler sur ces joues. Quant il le voulait, Harry pouvait être réellement très effrayant.
- Ote-moi un doute, je ne t'ai pas dit de dégager? Rugit-il quant il vit Iris effondré sur le sol qui le regardait comme s'il était le diable en personne.
La jeune française reprit le contrôle sur ses membres tremblants, et s'enfuit.
- C'est mieux. Heureusement qu'elle sait parfaitement l'anglais, ça ne lui aurait pas fait le même effet s'il elle n'avait rien compris, dit Harry avec satisfaction.
Il se tourna alors vers Lucy, prostrée à terre.
- Hey, ça va? Demanda t'il doucement.
- Je croyais que tu m'avais abandonné...Souffla la jeune fille en se relevant, des hématomes lui couvrant le visage.
- Non, pas encore.
- Comment ça, "pas encore"?
- Je vais partir, chuchota Harry. Je ne sais pas quand. Sans doute à la fin de l'année.
- Où? On pourrait tout de même se joindre ou se voir si tu transplanes.
- Personne d'ici ne pourra me joindre à l'endroit où je vais, pas plus qu'on pourrait y transplaner.
- Dis-moi le nom de l'endroit, insista Lucy.
Harry réfléchit. Peux-être pourrait-il lui dire la vérité? Après tout, si elle savait mais qu'elle ne le répétait pas, rien ne changerait. Il ne connaissait rien de son futur après tout.
- Je viens du futur, et je vais y retourner, avoua t'il.
Lucy le regarda avec surprise.
- Du...futur?
- Oui. De 1996. Je suis retourné dans le passé à cause d'un vœu. Et je vais y retourner...je ne sais quand, comme je l'ai dit. Dumbledore cherche une solution.
Il ne précisa pas que si Kah-Lam n'avait pas aidé la magie ancienne à l'œuvre pendant son vœu avec sa propre magie (ledite magie est spécifique aux dragons), le souhait n'aurait eu aucun effet.
- ...Wahou. Je ne pensais pas que c'était possible...
- Moi non plus. Je compte bien évidemment sur ta discrétion. Je vais d'ailleurs te lancer un sort pour que tu ne parles pas de mon secret par inadvertance. "Coffrus silencio", dit Harry tranquillement. Voilà. Tu ne pourras parler de ma provenance qu'avec moi.
- Je n'en aurait pas parlé de toute façon.
- Je n'en doute pas. Mais si des personnes avaient eu vent que tu connaissais mon secret, elles seraient capables d'user de moyens...tès imaginatifs pour te faire parler. Alors je prends mes précautions.
- Je vois...Fit Lucy, pas très rassurée. Enfin, je comprends mieux pourquoi tu ne seras pas éternellement là. De toute façon, il était temps que j'apprenne à me débrouiller seule. Je ne pourrais pas toujours compter sur l'appui et le soutien de quelqu'un, dit-elle avec fermeté.
- Je préfère ce comportement à celui que j'ai vu au début. Une nouvelle Lucy est en train de naître, et elle est encore mieux que la précédente, approuva Harry.
- Merci. Enfin, tout n'est pas gagné.
Elle allait poursuivre quant elle s'interrompit soudainement.
- Ce serait pas l'heure de dîner?
- Si. Mais en Angleterre, nous avons un créneau de deux heures pour commencer à manger. Pas vous?
- Normalement on aussi des créneaux, mais là je crois que notre directrice voulait faire une annonce.
- O.K. Met ta main sur mon bras.
Lucy s'exécuta, et Harry transplana juste devant la porte de la grande salle française. Ils y entrèrent juste à temps, le repas allait commencé et la directrice de Beaubâtons s'apprêtait à se lever pour faire son annonce. Quant Harry passa la porte, tout le monde le fixa avec des yeux exorbités. Il haussa les épaules. Ce n'était pas comme si il n'avait pas l'habitude...Il alla s'assoire avec Lucy à côté des Sylphides qui firent connaissance avec la jeune "anglo-française".
La directrice prit la parole :
- Je voulais juste vous annoncer quelques bonnes nouvelles : Comme vous venez de le voir, Harry Roy n'est pas mort. Il a été enterré vivant à cause d'une regrettable erreur, mais s'en est heureusement sorti. Deuxième bonne nouvelle : le bal, dont les costumes sont choisis au hasard je vous le rappelle, à lieu dans trois jours. Messieurs, ne tardez donc plus à inviter vos cavalières. Demain nous irions visiter le Chemin de Lumière, l'équivalent de votre Chemin de Traverse, et après-demain la grande partie de Quidditch inter-école à lieu. Voilà, bonne appétit!
La directrice se rassis sous une véritable ovation. Le bal enthousiasmait les filles, le match de Quidditch les garçons.
- Je dois y aller avec qui? Demanda Lily en gémissant presque.
- Potter, répondirent ses amis en chœur.
- Aha aha aha. A part ça?
- Un français? Suggéra Cassandra.
- Pas bête.
Lily scruta la salle pour voir si quelqu'un lui attirait l'œil. Elle vit un jeune brun aux yeux gris regarder dans sa direction. Il était beau. Parfait.
- Lui là-bas, il est bien?
Harry décida d'abuser un peu de ses pouvoirs. Il entra discrètement dans la tête du garçon indiqué. Il grimaça.
- Un autre Lily. Celui ne s'intéresse qu'à ton corps.
La rousse fusilla du regard le brun aux yeux gris qui détourna la tête, gêné.
- Comment tu sais ça? Demanda Amy.
- Leglimencie, lui répondit Harry.
Il avait décider de ne plus trop mentir sur ses pouvoirs.
Sa mère avait repéré un autre. Brun au yeux bleus cette fois. Pas mal. Voir carrément mignon. Harry approuva. Celui là accepterait et saurait se montrer charmant et courtois. Lily se leva donc, décidé. Elle avança d'un pas gracieux vers sa "cible". Celle ci la dévorait des yeux. C'est alors que Potter vint gâcher le champ de vision de Lily. Elle soupira, se préparant mentalement à refuser poliment et calmement.
- Tu veux aller au bal avec moi, Lily-jolie? Dit James, un sourire idiot sur le visage.
- Pour la centième fois, arrête avec ce surnom débile, et ensuite, non, je ne veux pas aller au bal avec toi.
Elle le repoussa avec force et il repartit, un air malheureux sur le visage. Elle reprit sa marche vers le brun aux yeux bleus. Elle s'assit à côté de lui avec élégance.
Il plongea son regard dans le sien, et, timidement, d'une voix mal assuré :
- Tu t'appelle comment?
- Lily. Et toi? L'interrogea Lily, en français.
- Arthur. Tu veux venir au bal avec moi? Demanda t'il dans un anglais hésitant.
- Oui, répondit Lily, toujours en français.
Il sourit, elle sourit.
- A bientôt, dit la jolie rousse, satisfaite, en adressant un doux sourire à son cavalier.
Et elle repartit vers ses amis. Elle capta un regard noir de James envers Arthur. Elle fit un détour à sa table et se dressa devant lui, menaçante :
- S'il arrive quoi que ce soit à mon cavalier, je te jure que tu le regretteras Potter. Une seule blague et ce sera la guerre entre nous.
- Tu peux la perdre, fit remarquer Sirius.
- Non. Tu sais pourquoi? Parce que j'ai un atout déterminant dans ma manche. J'ai Harry avec moi, dit-elle très satisfaite.
Et elle partit. Les Maraudeurs ne répondirent pas. Que pouvaient t'ils dire? C'était vrai. Avec Harry Roy dans son camp, Lily s'assurait la victoire. Car il était bien plus puissant que les autres. S'il se lançait dans la "bataille", c'était perdu d'avance pour eux. Et ils n'étaient pas suicidaires. James se résigna donc à fusiller de loin Arthur.
- Vous croyez que je peux demander à Amy, pour le bal? Dit soudainement Sirius.
- Tu peux toujours essayer, lui répondit Remus en haussant les épaules.
- Qui ne tente rien n'a rien, dit sagement Peter.
Sirius se leva donc, et se dirigea vers la table des Sylphides.
- Amy, tu veux venir au bal avec moi?
Celle ci le regarda, stupéfaite, mais répondit aussitôt :
- Laisse-moi un jour pour réfléchir.
Sirius fit la moue, mais il accepta. Il n'avait pas véritablement le choix d'ailleurs...
- D'accord. A demain.
Et il rejoignit les autres Maraudeurs.
- Je cauchemarde ou le grand séducteur Sirius Black vient réellement de demander à Amy d'aller au bal avec lui? Dit Ketty en écarquillant les yeux avec exagération.
- Tu cauchemarde bel et bien, répondit Cassandra.
- Ouf. Un moment j'ai cru que c'était la réalité.
- C'est la réalité. Tu cauchemarde dans la réalité.
Ketty la regarda avec un faux désespoir :
- Alors...c'est vrai???
- Oui.
- Mon Dieu!
- Je te le fait pas dire, dit Amy qui revenait de sa stupéfaction.
- Tu nous cache rien avec lui? S'enquit Lily, soupçonneuse.
- Je crois bien que je suis tombé amoureuse de lui depuis ma cinquième année, répondit sereinement Amy.
Elle était toujours très honnête, et cette fois-là n'échappa pas à la règle.
- Tu ne nous l'avait pas dit, remarqua Cassandra.
- Vous étiez bien trop occupé à lui crier dessus ainsi que sur Potter.
- Et toi Harry t'en pense quoi?
Le jeune homme qui parlait avec Lucy releva la tête :
- Pardon?
- Amy est amoureuse de Sirius Black et il vient de l'inviter au bal, l'informa Lily.
- Bah...C'est plutôt bien, non? Un conseil, Amy : Black n'est pas du genre à s'attacher et il aime les défis. Si tu ne glousse pas, si tu ne rougis pas, si tu lui envoie des piques acerbes, ça va l'agaçer mais il va s'intéresser à toi. Il va falloir que tu résiste le plus longtemps possible en essayant de le faire tomber amoureux. Bonne chance.
Et Harry se retourna pour continuer de discuter avec Lucy.
- Merci Harry, dit Amy, enregistrant le conseil.
- Je savais pas que Harry était psychologue, fit Lily, ironique. Une nouvelle facette de sa personnalité!
Harry se retourna de nouveau, piqué au vif.
- Eh bien, je peux "t'analyser" aussi si tu veux Lily.
- J'attends de voir ça.
- Très bien. Tu es totalement raide dingue de James Potter, mais tu essayes de te le cacher en te répétant sans cesse que ce n'est qu'un "idiot immature". Tu fais semblant de ne pas savoir qu'il t'aime à la folie, tu fais semblant de ne pas t'apercevoir qu'il donnerait tout pour toi. Pourquoi te caches-tu Lily? Parce que tu as peur d'être abandonné. Ta sœur avec qui tu t'entendais si bien t'a rejeté lorsqu'elle à su que tu étais une sorcière, tu as peur que l'on fasse pareille pour un autre motif. Mais je peux t'assurer, Lily, que James Potter ne te rejetteras jamais. Ne t'abandonneras jamais. Rien ne pourrait éteindre l'amour qu'il te porte, sauf toi-même. Cette flamme, tu souffles dessus chaque jour avec tes refus et tes claques. En t'obstinant à te voiler la face, non seulement tu vas le perdre pour toujours, mais tu es aussi en train de fuir, Lily. Tu es dans la maison des Lions, fait leurs honneur! Affronte ta peur! Regarde, Amy et Cassandra sont avec toi depuis ta première année, et elles ne t'ont pas abandonnés. Arrête d'avoir peur, Lily. Arrête de fuir. Personne ne va t'abandonner, répéta Harry.
- ...Comment sais-tu pour ma sœur? Dit la rousse d'une voix blanche.
- Tu me l'a dit, une fois, mentit Harry.
- Je ne m'en souviens pas.
- Ce n'est pas ma faute si tu as une mauvaise mémoire. Et puis le problème n'est pas celui là, mais celui que tu fuis sans cesse pour ne pas t'avouer que tu es amoureuse de James Potter.
- C'est...vrai.
Cette simple phrase sembla faire un bien fou à Lily. C'était le déclic. Oui, elle était folle amoureuse de James Potter. Oui, oui et oui!
- Tu es certain qu'il ne va jamais m'abandonner? Demanda t'elle d'une petite voix.
- Jamais, dit Harry d'une voix ferme.
Lily se leva, et alla voir Arthur.
- Je suis désolé, je ne peux pas aller au bal avec toi, je viens de me rendre compte de quelque chose. Je suis amoureuse! Lui dit-elle d'en un français correct.
Il la regarda, déçu, très déçu.
- Ce n'est pas grave. J'espère qu'il te rendra heureuse. Dit-il, en français également. Et il partit d'un pas un peu lourd.
Lily le regarda, se sentant un peu coupable. Mais cette culpabilité s'envola lorsqu'elle vit James. Elle courut vers lui, lui sauta au cou et s'écria, joyeuse :
- Oui, je vais au bal avec toi, James.
Celui ci la regarda d'un air ahuri. Puis il se retourna vers ses amis et leur adressa un regard chargé de reproches :
- Qu'est-ce que vous lui avait fait?
- On n'y est pour rien, je te jure! Répondit Sirius en levant les mains.
- Alors tu m'expliques pourquoi elle est comme ça? Elle me rejette en disant non pour venir au bal, elle se trouve un cavalier, et là elle arrive et saute dans mes bras? Je persiste à croire qu'on lui a fait boire un truc.
- En attendant, je suis là, moi. Et je n'ai rien bu du tout. Je viens juste de faire face et d'arrêter de fuir. Je suis raide dingue de toi depuis déjà deux ans, James Potter.
- Lily...lâcha James.
- Oui?
- Tu es sûr que tu ne t'ai pas drogué?
La rousse grogna.
- Non mais c'est la meilleure! J'avoue mes sentiments, et on me demande si je ne me suis pas drogué! Je rêve! Bon bah, t'as loupé le coche, Potter! Salut!
Et elle s'en alla en marmonnant furieusement. James entendit vaguement : ....droguer...et puis quoi encore?...
Harry surgit alors.
- Elle n'a pas un peu abusé sur le whisky, Lily? Lui demanda James, un peu dubitatif.
- Non. Elle s'est véritablement rendue compte qu'elle t'aimait. Et elle est venue te le dire. Après avoir renvoyé son cavalier bien sûr.
- Donc...elle était sincère? Et en possession de son cerveau, de sa conscience, et de son esprit?
- Oui. Mais je crois que tu l'a un peu énervé. Je la comprends, elle se jette dans tes bras en te disant qu'elle t'aime, et toi tu lui demande si elle ne s'est pas drogué!
- Je...Elle m'aime vraiment? Redemanda James qui commençait à se demander s'il n'avait pas fait une bêtise en disant ça à Lily.
- Oui. A la folie. Elle doit être juste dans le couloir maintenant. Si tu la rattrape et que tu te montre convaincant, elle te pardonnera peut-être. T'as plutôt intérêt à te dépêcher, si tu veux qu'elle n'ai pas trop le temps de ressasser sa rancœur. Elle pourrait bien changer d'avis...
James, cette fois totalement paniqué à l'idée de perdre Lily, couru comme un fou. Il la rejoignit dans les couloirs.
- Lily! Attends!
- Désolé, je suis drogué, fit-elle sans même le regarder.
Alors James fit ce qu'il pensait être le mieux. Il l'attrapa et la força à se retourner.
- Eh! Fais attention! Si tu veux de la drogue, demande à quelqu'un d'autre! Et...
James s'avança, et l'embrassa, la faisant ravaler sa réplique acerbe.
- Désolé. Je n'y ai pas cru tout de suite, c'était trop beau...Comprends-moi, tu me donnes des claques et tu donnes l'impression de me détester, puis là tu saute dans mes bras en me disant que tu m'aimes. Il y avait de quoi croire que t'avais absorbé quelque chose...s'excusa James.
- Hum...C'est vrai. J'aurais peut-être dû être un peu moins directe…Enfin, tu sais te faire pardonner. A mon tour maintenant.
Et Lily captura les lèvres de James avec passion.
- Si c'est un rêve, je veux en profiter en maximum, soupira James, en plein état de félicité totale.
Lily rit.
- Ce sera ton plus beau rêve, et il ne se finira jamais, dit-elle alors qu'il déposait un baiser brûlant sur ses lèves.
- J'ai appris que tu avais virer ton cavalier. Tu veux aller au bal avec moi? Dit-il dans un souffle.
- Non.
James se recula, surpris. Son visage s'assombrit.
- J'avais raison. Trop beau pour être vrai.
- Mais je plaisante! Aucun sens de l'humour vraiment. Bien sûr que j'y vais avec toi, idiot!
James la regarda, incertain.
- Je dois te rendre stupide, soupira Lily.
Elle passa les mains autour du cou de James, et l'embrassa de nouveau.
