Merci à :
Titmo : Je suis content que tu ai trouvé qu'il ai bien réagi, j'avais peur que vous ne le trouviez pas sympa !
Djéfox : Si ça te plaît qu'il montre ses défauts, je crois que le petit passage final va te satisfaire…
666Naku : Anti-bisounours !!!!!!!!!!!!
Sahada : Evidemment qu'il a eu raison…il faut juste qu'il se rende compte.
Narcissss : J'apprécie ta critique car elle me permettra de revoir mon style, mais je ne changerais pas ce chapitre. C'est ma première histoire et c'est une sorte de brouillon. J'écris, et puis je vois comment on réagit, ce qui me permettra de m'améliorer dans une autre fic. Je t'accorde que c'est un peu tiré par les cheveux, mais personne, à part Lily et Dumbledore, n'aura compris qui est réellement l'Animagus dragon. Donc, d'une certaine façon, c'est assez discret. Pour le inflammable, je l'ai changé, merci de me l'avoir fait remarquer !
Time Tell Will : Le médecin à diagnostiqué la folie, mais, heureusement, il ne l'envoie pas à l'asile.
L'ange demoniaque : On lit des fic alors qu'on a des partiels le lendemain ??? C'est pas bien ! (vas-y, continue comme ça !^^) Il supportera mal son « petit côté dark », mais bon, quelqu'un va le « consoler » ou du moins, le faire accepter cette réalité.
Klaude : Il doit faire souffrir les autres, parce que c'est moi qui le dirige! Et je suis sadique !
Firewings : pauuuuuuuuvre Harrynouchet…Snif. Il a tué plein de méchants mangemorts …bouhouhou.
Haryytrotter : T'a oublié génial! (moi, vaniteuse ? Pfffffff, jamais !)
Bachelor49 : Pourquoi tout le monde est si gentil avec moi? C'est un complot pour me faire pleurer ?
Luffynette : Et voilà la suite...avec, comme promis, notre Voldy adoré !
Malicia-evil : Personne n'est parfait, c'est justement ça que je voulais faire passer comme message ! Ouf, on m'a comprise ! (enfin, au moins toi !)
My point of view : Tu m'accorde du temps pour écrire cette fic? C'est trop d'honneur ! Quant à notre cher Voldy, il va arriver d'une façon un peu spéciale. Enfin, pas comme vous le pensiez. (enfin, comme je pense que vous pensiez)
Addidash : Merci pour les encouragements! Prions pour que le prochain vous plaise aussi!
Kex Black : Et ça y'est, on dirait que je suis apparenté avec une tomate…Trop de compliments, c'est un mauvais régime pour mon teint. Enfin, moi, je me plains pas, alors…je vous autorise à continuer !
Pour leur reviews !
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, et je ne gagne pas d'argent sur le dos de cette fic.
Ma connexion Internet ayant quelques problèmes et fluctuations, je m'excuse pour cet énorme retard. J'ai également eu un gros manque d'inspiration, mais enfin…Je voulais également vous annoncer que cette fic va bientôt se finir, probablement lors du chapitre 20. Voilà !
Azuli
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Les sixièmes années étaient rentrés à Poudelard, choqués. Mais celui qui avait été le plus profondément marqué par cette attaque était, sans nul doute, Harry. Personne n'avait encore deviné que c'était lui, l'Animagus dragon, puisque personne ne l'avait vu se transformer. Les journaux sorciers s'étaient emparé du sujet, et aucun n'avait omis d'utiliser en gros titres "Qui est-t'il?", "Animagus dévastateur", "Le dragon inconnu", ou toutes autres sortes de formulations différentes mais identiques. Des recherches mondiales avaient été entreprises pour trouver le "sauveur", sans succès pour l'instant. Ceci n'était pas l'essentiel. Car si Harry avait su, grâce à un effort de volonté surhumain, garder un visage suffisamment crédible pour que personne ne lui pose de questions, il n'en n'était pas moins rongé par la culpabilité et par l'horreur de son geste. Il avait tué exactement deux mille cinq cent sept mangemorts ; les chiffres avaient été publiés dans la presse. L'urgence de la situation, la défaite certaine, les innombrables Aurors et duellistes morts, rien de cela, à ses yeux, n'excusait son geste. "Pourquoi ne les ai-je pas uniquement paralysés?". "Pourquoi ai-je commis ce massacre?". "Pourquoi ne me suis-je pas arrêté?". Et ceci n'était qu'une infime partie de ce qui torturait incessamment Harry. Il se le reprochait constamment, et ne pouvait penser à autre chose. Même le bref soulagement qu'il avait ressenti lorsqu'il avait compris qu'aucun étudiant n'était mort lors de la bataille ne l'avait pas détourné plus d'une seconde du supplice qu'il s'infligeait. Il était convaincu qu'il le méritait, et rien ne semblait détruire -même partiellement- cette certitude. Les paroles rassurantes, puis colériques, puis suppliantes de Kah-Lam et Mystique n'y avait rien fait ; il évitait d'ailleurs le dragon avait un zèle effrayant, se protégeant l'esprit lorsque celui-ci tentait de lui parler.
Ketty et Amy s'interrogeaient sur le soudain besoin de solitude qu'Harry avait exprimé, et si Cassandra avait une légère idée de ce qui s'était passé - l'ayant vu quitter la salle au début de l'attaque -, elle était loin de la vérité. Seule Lily savait, et elle ne disait rien. Elle avait tout de suite fait la liaison entre l'Animagus dragon de Harry, et l'Animagus dragon qui faisait la une des journaux. Elle était consciente que ce n'était pas bien d'avoir tué autant, les victimes fussent-elles des mangemorts, mais la situation exigeait que l'on fasse quelque chose. Harry n'avait peut-être pas choisi la bonne solution, mais au moins celle-ci s'était démontrée efficace. Et entre deux mille mangemorts et deux mille Aurors, Lily n'hésitait pas. Les premiers ne se seraient jamais sentis coupable d'avoir tué autant dans le camp ennemi ; ils auraient d'ailleurs exterminés tous les sorciers n'adhérant pas à la cause de leur maître s'ils l'avaient pu. Et ils s'en seraient félicités. C'était la pure, bien que malheureuse, vérité. Alors, oui, elle ne blâmait en rien son ami. Il était de part ailleurs probable - elle se l'avouait quelque peu honteusement- que si elle s'était retrouvée dans un situation identique, elle aurait fait le même choix. Au diable les convenances et la moralité! Quant on est en guerre, on pense tout d'abord à survivre. La rousse, réaliste, était certaine que personne ne dissertait sur ce qui se faisait et ne se faisait pas face à un sort mortel : on ripostait, et on réfléchissait après. Un peu primitif comme mode de fonctionnement, mais redoutablement efficace quant il s'agissait de rester en vie.
Harry était dévoré de l'intérieur, et les souvenirs vivaces de son acte le harcelait sans cesse.
-Flash-Back-
Des cris. Du sang. De la chaleur. Puis...Le silence. Les morts. Le froid. Puis...Des suppliques. Des questions. Des réponses. Puis...Le vide. Le dégoût. La solitude.
Il souffrait, mais il ne pouvait laisser comprendre aux autres que Harry Roy et le dragon meurtrier et la même et unique personne. Pas encore. Voldemort le tuerait. Il ne pourrait pas tenter de se racheter. Non. Il s'était relevé, et s'était transformé en panthère. Il avait rejoint discrètement le château, avait reprit sa forme humaine, et était monté, invisible, au dortoir qui leur avait été attribué. Seul les Sylphides avaient remarqués son absence, et il leur avait donné une explication convaincante. Il s'était alors couché, pour subir une nuit ponctué de cauchemars, de cris, de sueur, d'horreur. Une nuit des plus terribles de son existence.
- Fin de Flash-Back-
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La journée s'annonçait radieuse, mais Harry ne s'y trompait pas. Comme les autres, elle serait une détestable suite d'accusation personnelles qui ne s'achèverait que lorsqu'il aurait rejoint son lit, et s'y serait endormi. Les étudiants discutaient joyeusement, et se prélassaient dans le parc sous un soleil éclatant. On était en effet dimanche, et ils n'avaient pas cours. Les sixièmes années s'étaient hâtés d'oublier la bataille qui avait eu lieu en France, et la presse n'accordaient plus que deux lignes au sujet du "sauveur", bien que ce dernier ait fait la première page pendant environ deux semaines. Les recherches continuaient, mais bien moins actives qu'auparavant. Deux mois étaient en effet passé depuis l'évènement, et les échecs cuisants que les employés des différents ministères avaient subi les avaient découragés. Ceci pour le plus grand soulagement de Harry, qui avait pu s'adonner à son immense culpabilité sans l'inquiétude qui l'avait tenaillé lorsqu'on le cherchait.
L'adolescent était étendu sur son lit et ruminait ses noires pensées. C'était ainsi depuis longtemps et personne n'aurait pu dire qu'aujourd'hui, un élément allait venir perturber le cours de l'habitude. Harry s'était réfugié dans son esprit, où il lui était plus facile de se culpabiliser hargneusement. Il s'y était créé un endroit : une rivière rouge sang qui coulait, de l'herbe enflammée à ses côtés, une effigie de dragon dévastateur flottant au dessus de la scène. Le sorcier était dessus, et contemplait ses souvenirs avec une amertume quelque peu excessive. Et soudainement, une personne apparu dans son petit univers. Une personne qu'il connaissait bien. Une personne qu'il haïssait. Une personne qui n'en n'était pas une. Voldemort.
- Eh bien, serions-nous d'humeur colérique, aujourd'hui? Dit celui-ci avec un sourire narquois.
Harry se redressa, sa rage l'enveloppant tel une nuage sombre.
- Que viens-tu faire ici? Dit-il d'une voix grondante.
- J'ai découvert que nous sommes liés, Harry Roy. Je n'ai pas encore compris pourquoi, et comment, mais le fait est là. Il m'a été facile de m'infiltrer sous tes défenses, après cette constatation.
L'adolescent en fut surpris. Cela voulait-il dire que tout son travail d'occlumencie n'avait servi à rien? Quelle déception...Le point positif était que Voldemort n'avait pas encore découvert qui il était, vu qu'il continuait à l'appeler Harry Roy.
- Ce n'est pas ton véritable nom? Demanda le mage noir, intéressé.
Harry se figea. Pétrifié, il comprit que son ennemi de toujours avait le loisir de lire dans ses pensées.
- Exact! S'amusa l'autre. Je trouve par contre que la formule "ennemi de toujours" est exagéré. Après tout, je ne te connais que depuis seulement quelques mois. C'est déjà bien trop, je te l'accorde.
Le jeune homme ne faisait pas trop attention à ce que le Seigneur des Ténèbres disait, étant bien trop occupé à tenter de cacher ses secrets en pensant de toutes ses forces à la beauté de la nature.
- Ta nature à toi est bien sanglante, dit Voldemort en indiquant d'un grand geste l'herbe enflammée et la rivière écarlate.
- Parce que ce n'est pas le cas de la tienne, peut-être? Riposta Harry.
Il avait enfin réussi à enfermer les informations importantes au fin fond de son esprit. Etrangement, le mage noir ne pouvait y accéder. Si l'on considérait que ce dernier avait réussi à entrer dans ledit esprit et était capable de lire dans les pensées, l'acte est miraculeux.
- Si. En pire d'ailleurs. Mais cela reste un point commun, n'est-ce pas?
- Je n'ai rien à voir avec vous! Rugit Harry.
- Quel caractère! La rage gronde en toi, et jaillit tel un éclair foudroyant. Comme la mienne. L'Avada Kadavra est d'ailleurs l'illustration de mon éclair foudroyant.
- Alors dans ce cas, c'est avec votre propre rage que je vous tuerai!
- Tu possèdes d'admirables instincts sanguinaires, mon garçon. Nous sommes fait pour nous entendre. Si tu me suivais, tu pourrais régner avec moi. Imagine-tu? Deux puissants parmis les puissants, associés? Nous devriendrons rapidement les maîtres incontestés de cette planète!
- Pourriez-vous cesser de dire "nous"? Cracha le sorcier. Mes instincts sont peut-être sanguinaires, mais ils n'ont aucune parenté avec la folie!
- Dommage, dommage. Je pensais que tu étais plus intelligent que ça. Ne t'es-tu donc pas rendu compte que tout en toi clame l'assurance et la puissance? Tu es un leader né! Malgré tout, tu n'as pas développé toutes tes capacités. Or, je peux t'y aider. D'ailleurs, moi seul en suis capable. Viens avec moi, dit Voldemort, persuasif.
- Cela ne se passerait que dans mes pires cauchemars! Rétorqua Harry.
- Mais, ne suis-je pas ton pire cauchemar?
- Non. Vous êtes bien plus horrible que ça.
- Que de compliments! Je suis flatté.
- Vous êtes pathétique.
- C'est bien à toi de dire ça! C'est toi qui vis dans des tourments coupables infligés par ta seule et unique personne. C'est toi qui te force à regretter, alors que ce n'est pas nécessaire. Le plus pathétique de nous deux, ce n'est pas moi. Au fait, si ça peut te rassurer, je n'avais envoyé qu'une petite partie de mes troupes.
- Quelle consolation! Grinça Harry, bien qu'il su parfaitement que le mage noir avait raison.
- Bon, étant donné que je ne suis pas venu te remonter le moral, revenons à nos affaires premières, veux-tu?
- Non, grogna sourdement l'adolescent.
Voldemort fit semblant de ne pas avoir entendu.
- Rejoins-moi, et plus rien ne nous résistera.
- T'a piqué ça où? "Les répliques d'un mégalomane : cliché"? Fit Harry, railleur.
- Tous nos veux seraient exaucés, le monde à nos pieds. Que vouloir de plus?
- Que vouloir de plus, en effet on se le demande, ironisa t'il.
- Mais enfin, qu'est-ce qui pourrait te faire céder?
- Rien, répondit-il clairement.
- Même les doloris? Même si je torture...Cassandra Taylor? Amy McKinnon? Ketty Parker? Lily Evans? Lucy Styler? Que je les fais mourir devant toi, dans d'atroces souffrances? Quel cœur de pierre! Tu m'impressionne! On se ressemble beaucoup, c'est bien ce que je disais.
Harry serra les dents.
- Alors? Moi, ou la mort de tes amies? Reprit le mage noir.
- Aucun des deux.
- Ce n'était pas dans la proposition.
- Je viens de l'y ajouter. J'espère que ça ne te dérange pas trop, Tom chéri?
Ce fut au tour de Voldemort de serrer les dents.
- Comment connais-tu ce nom? Siffla t'il.
- Lequel? Tom Jedusor? Enfin, il était écrit sur la tombe de ton père! Celui que tu as assassiné, tu te souviens? En tout cas, je suis ravi que ta mère, Merhope Gaunt, est échappé à ton parricide vengeur, et sois morte sans ton aide!
- Comment connais-tu autant de choses sur moi? Répéta Voldemort, menaçant.
- Qui serais-je pour ne pas connaître ma propre famille, petit frère?
Le mage noir eut un haut-le-cœur et fixa Harry, horrifié.
- Par...Pardon?
- Non, je plaisante. Si je t'étais apparenté, je me serais sucidé.
La surprise de Voldemort se transforma en une fureur noire.
- DOLORIS!!!!!!!!!!!!! Hurla t'il, fou de rage.
Harry ne bougea pas, certain que le sort ne l'atteindrait pas dans son esprit. Il en fut pour ses frais. Une immense douleur l'envahit, et il laissa échapper un cri de souffrance. Malgré tout, il réussit à contrer le sort, sans trop savoir comment. Il riposta aussitôt, et de gigantesques vagues allèrent s'écraser sur Voldemort. Ou plutôt, sur son bouclier.
- Merosum!!
Lorsque Harry observa l'immense nuage noir que le Seigneur des Ténèbres venait de créer, ce ne fut pas la peur qui le prit, mais la curiosité. Son instinct de survie reprenant le pas sur cet intérêt sucidaire, il renvoya le sort avec un "Zyx" efficace. Mais pas assez, apparemment, puisque le nuage disparut avant de blesser son lanceur. C'en suivi une véritable guerre. Les sorts volaient d'un adversaire à l'autre, dans la plus grande confusion. Des lianes épineuses surgissaient du sol, des lances aiguisées tombaient du ciel, des cris de rage et de douleur retentissaient, des giclés de sang jaillissaient des corps, des trombes de feu carbonisaient tout sur leur passage, des vortex ténébreux aspiraient toute vie, des brouillards mortels se créaient, des explosions dévastatrices éclataient...
- Lumos!! Cria alors Harry.
Voldemort fut tellement surpris par ce sort minable qu'il en oublia de se protéger. Et cria de douleur lorsqu'il fut aveuglé par le flash d'une intensité insoutenable. Harry en profita pour lancer un Avada Kadavra sans que son ennemi ne le vit venir. L'éclair vert fonça...dans le vide. Harry n'eut pas le temps de se retourner que déjà un sort mortel le ratait de peu, échec dû uniquement à l'aveuglement de Voldemort.
- C'est qu'il est coriace, le petit Harry! Siffla ce dernier.
- C'est qu'il mord, le petit Voldy! Riposta l'intéressé.
Entre deux répliques acerbes, les adversaires continuèrent de tenter de s'assassiner, sans succès.
- Flechum Obscur! On s'entraîne au cent mètres? Demanda railleusement le Seigneur des Ténèbres.
Harry venait en effet de piquer un sprint pour éviter l'escadron de flèches qui le poursuivait, implacables.
- Protego! Séiterra! On s'entraîne au saut à la perche? Répliqua Harry, un sourire mauvais au lèvres.
Voldemort avait sauté en l'air à l'aide d'un long bâton, dans l'intention d'échapper à un séisme impitoyable.
- Orful ! Au moins, moi je suis élégant, remarqua t'il en observant l'adolescent plonger à terre pour fuir les crocs d'une bête monstrueuse.
- Incendio! Templa Lumey! On n'a pas la même définition du mot. Horreur conviendrait mieux, se moqua le jeune homme.
Le mage noir venait de rouler peu gracieusement sur le côté pour échapper aux pierres blanches qui s'étaient mise en tête de l'écraser.
- Destructum! Explode! Pas la peine de te décrire, riposta t'il.
Harry venait d'exécuter un saut périeux pour éviter l'immense déflagration qui jaillit à l'endroit même où il se tenait auparavant.
- Caligraphia! Banania! Tu sais que tu as l'air malin comme ça? Dommage que j'ai pas l'appareil photo! Ricana Harry.
Le mage noir tentait de semer une plume et une banane géante qui avaient la ferme intention de raccourcir sa durée d'existence.
- Disparium! Tenebrus! Tes sorts sont vraiment pitoyables! Une banane géante? On retourne en enfance! Grogna Vodemort.
Le jeune sorcier bloqua la vague ténébreuse par une vague lumineuse de la même puissance.
- Hagger! Bah quoi? Tu n'aime pas qu'on s'abaisse à ton niveau? Rétorqua l'adolescent.
Le mage noir, qui venait de tomber dans un trou profond qui commençait déjà à se refermer, en sortit tel une flèche.
- Graf Ehne!!! Je crois que tu te trompe de mot, ce n'est pas "s'abaisser", mais "s'élever"! Et tu n'y arriverait jamais, alors ne gaspille pas tes maigres forces!
Et ils continuèrent ainsi.
Au bout d'une heure de combat, Harry était épuisé, non pas physiquement mais magiquement parlant. Les sorts qu'il envoyait étaient complexes et il n'avait pas l'habitude d'en lancer autant à la suite, tout en bloquant de puissantes attaques. Comme l'avait dit Zalen, il manquait d'entraînement. Il avait voulu apprendre le plus de sortilèges possible, et il en avait oublié de les tester souvent pour s'assurer de bien les maîtriser. Face à Voldemort, ses connaissances ne faisaient pas le poids, et il était systématiquement contré. Mais lui aussi arrivait à parer son ennemi, bien que beaucoup de ses sorts lui fussent inconnus. Ce dernier, d'ailleurs, avait une figure impassible et ne semblait pas le moins du monde mis à l'épreuve par cet échange intensif, et mortellement dangereux. Harry comprit qu'il fallait qu'il trouve un moyen de rompre la bataille. Il ne servait de toute façon à rien de s'épuiser : Il n'avait pas éliminé tous les horcruxes. De ce fait, même s'il "tuait" Voldemort, celui-ci reviendrait après un petit séjour au Royaume des Morts. Que pouvait-il bien faire pour repousser le mage noir? Soudainement, il se rappela où il était : dans son esprit. Et, aux dernières nouvelles, il en était le seul et unique maître. Il devait pouvoir bannir son adversaire...avec suffisamment de volonté et de puissance. Le jeune sorcier fixa le Seigneur des Ténèbres avec une intensité presque effrayante. Ce dernier lu dans ses pensées ce qu'il comptait faire, il arrêta donc de combattre pour mobiliser ses forces dans l'intention de contrer l'attaque de Harry. Le plan de celui-ci changea soudainement, et il bondit sur Voldemort. Son ennemi, par réflexe, créa un bouclier. Malheureusement, comme Harry l'avait appris avec les géants, un bouclier n'a jamais protégé d'un bon coup de poing. Le Seigneur des Ténèbres eut l'air surpris, avant de s'effondrer à terre tel une poupée de chiffon. L'adolescent en profita pour l'expulser de son esprit. Le mage noir, affaibli, ne put résister. Il ne reviendrait pas de sitôt...Harry se retrouva donc seul sur le champ de bataille, épuisé. Et il s'effondra à son tour, s'enfonçant dans une inconscience accueillante.
Lorsqu'il se réveilla, il était dans son lit, comme la veille. Il s'étira félinement, avant de mettre son uniforme. Les Maraudeurs n'étant plus dans le dortoir, il eu le loisir être bruyant sans remords. Il descendit déjeuner ; sans grande surprise, ses amies étaient déjà présentes.
- Salut, la belle au bois dormant! Le salua joyeusement Amy.
Ketty se contenta d'un "Enfin réveillé, la marmotte?" moqueur. Harry se plaignit d'être la cible, dès le matin, de remarques railleuses. On lui répondit qu'il n'avait qu'à se réveiller plutôt. Il répliqua que si il l'avait fait, il aurait également eu droit à des plaisanteries du genre "Tu viens de découvrir l'invention du réveil?". On convint que c'était fort probable. Et la discussion se poursuivit, agrémenté de petites piques acides. Lily observait Harry avec attention, Cassandra également, ce qu'il finit par remarquer.
- Je sais que je suis beau, mais je ne vous savait pas sensible à mes charmes, plaisanta t'il .
- Tu...semble de meilleur humeur que les jours précédents, avança prudemment la belle rousse.
L'adolescent se rendit compte que ces paroles étaient véridiques. Il ne se sentait plus coupable de son acte. Etait-ce la rencontre avec son cher Tom qu'il l'avait transformé ainsi, ou avait-il comprit que ce n'était pas la peine de se torturer avec le passé, l'avenir étant plus important? Il n'en savait rien, mais, de toute façon, le résultat était le même : il se sentait revivre. Il adressa un sourire lumineux à sa mère.
- J'étais un peu malade, mais je me suis remit.
Lily n'en crut pas un mot, mais comprit qu'il avait enfin arrêté de se culpabiliser pour son massacre. Elle lui retourna son sourire, sincèrement soulagé.
Le reste de la journée se passa merveilleusement bien, malgré le fait que Harry, épuisé par son combat contre Voldemort, eut beaucoup de peine à exécuter le moindre sort, ce sous les regards étonnés des professeurs et des élèves, habitués à l'excellence de l'adolescent en magie.
Le soir venu, il se coucha sans que l'euphorie qu'il avait ressenti toute la journée disparaisse.
Ce fut donc d'excellente humeur qu'il se réveilla le lendemain, et d'un pas dansant qu'il rejoignit la Grande Salle. Sa joie s'évanouit. Les visages étaient graves, les yeux rouges, les corps tremblants. Lily était en larmes, consolée par une sombre Amy et par un James à la mâchoire contractée. Ketty regardait mornement son assiette. Harry frémit. Que s'était-il donc passé? Il s'avança rapidement vers la table des Griffondors. Sans desserrer les dents, il regarda fixement Cassandra. Celle-ci, sans daigner lever les yeux, répondit à sa question muette :
- Plus de deux milles Moldus morts. Dont les parents de Lily.
Harry regarda cette dernière avec colère : pas contre elle, mais contre Voldemort, qui obligeait si tôt aux enfants à vivre seuls. Il était bien placé pour savoir ce que c'était d'être orphelin. Bien que dans le cas de sa mère cela devait être plus dur, puisqu'elle avait connu ses parents. Lui n'avait eu cette chance qu'avec un voyage dans le passé, et il se demandait si cela ne lui faisait pas plus de mal que de bien.
- Je les vengerais, promit-il fermement.
Lily le regarda, reconnaissante. Il n'avait pas dit "désolé", comme tous les autres. Il ne la regardait pas non plus avec pitié, mais avec compassion.
- Je sais, fit-elle avec un sourire forcé, mais avec conviction.
"C'était mes grands-parents", songea le jeune homme. Il regretta de ne pas avoir eu l'occasion de les rencontrer. Il contempla les autres élèves, et remarqua que Lily n'était pas la seule à pleurer. Et puis un détail le frappa. Dumbledore était absent. Cela n'aurait eu rien d'étonnant si il n'y avait pas eu cette attaque. Mais lorsqu'une telle chose arrivait, le directeur était toujours présent pour tenter de réconforter les élèves avec un petit discours. Ce n'était pas normal. Il se dirigea vers la table où le vieux sorcier aurait dû siéger.
- Professeur McGonagall?
Cette dernière le regarda un instant, les yeux vides, avant de se reprendre.
- Oui?
- Ne sauriez-vous pas où est le directeur?
- Euh...Non. J'avoue ne pas avoir fais attention, et j'aurais pu le croiser dans les couloirs sans le voir.
- Merci, professeur.
Harry savait que McGonagall, traumatisée ou pas, aurait certainement remarqué Dumbledore si elle l'avait vue. Il interrogea les autres professeurs, mais aucun n'avait aperçu le directeur. Conclusion : il avait disparu. Et Harry n'était pas certain d'aimer ça...Il revint voir le professeur de métamorphose. Il était en apparence calme, mais à l'intérieur de lui se déchaînait une tempête de sentiments différents.
- Professeur, pourrais-je vous parler en privé quelques minutes?
- Voyons, M. Roy, je suis certaine que vous n'avez rien à cacher à mes collègues. Ils sont tout à fait digne de confiance.
- Je n'en doute pas, mentit Harry. Mais en vérité, c'est à propos du...massacre.
Il prit un air à faire pleurer les pierres. McGonagall le regarda, affligée, certaine qu'il avait dû subir la perte d'un être proche et qu'il éprouvait le besoin de se confier.
- Mais bien sûr, mon enfant, répondit-elle doucement.
Harry grinça intérieurement au "mon enfant", mais garda son visage larmoyant.
- Me...Merci, ma...madame, dit-il d'une voix faussement tremblante.
Il la suivit jusqu'à son bureau, dont elle referma la porte avant de se tourner vers Harry, prête à lui prodiguer des paroles réconfortantes. Mais ce dernier perdit son expression de tristesse infinie pour afficher un air inquiet.
- Maintenant que nous sommes seuls, j'ai quelques précisions à vous demander.
- Vous...N'avez perdu personne?
- Personne que je connais, affirma Harry.
Après tout, il n'avait jamais vu ses grands-parents.
- Que me voulez-vous alors? Gronda t'elle, menaçante.
Visiblement, elle le prenait pour un mangemort venant lui soutirer des informations. Et ce qu'il allait dire ne risquait pas de rétablir la vérité...
- Lors de la bataille, quelle est la dernière fois où vous avez vu Dumbledore?
- Quelle bataille?
- Ne jouez pas les imbéciles avec moi. Pardonnez mes manières quelques peu cavalières, mais il s'agit d'une affaire urgente.
- Parlez-moi encore sur ce ton, et j'enlève des points à Griffondor.
- C'est le cadet de mes soucis! Où avez vu Dumbledore pour la dernière fois? Répéta le jeune homme.
- Hier soir.
- Mais quand, hier soir??? S'énerva t'il. Lors de la bataille, oui ou non?
- Il n'y a pas eu de bataille.
Harry inspira profondément pour reprendre son calme.
- Vous tentez de me faire croire que l'Ordre du Phénix a laissé des milliers de Moldus se faire massacrer sans intervenir? A d'autres!
- Comment...Mais, comment connaissez vous l'Ordre? S'écria McGonagall, surprise et méfiante.
- Là n'est pas la question. Je vous en prie, répondez! Il en va de la vie du directeur!
- Peu à près que les mangemorts se fussent enfuis, tout le monde s'est réuni, et il n'était pas là. Comme nous n'avons pas retrouvé son corps, nous avons supposé qu'il avait une affaire à traiter dans les plus brefs délais. Maintenant, allez-vous me dire comment savez-vous autant de choses?
L'inquiétude sourde de Harry montait de plus en plus. Il ignora la question.
- Voldemort était-il présent?
- Oui, répondit-elle sans frémir à l'entente du nom tant redouté. Albus était d'ailleurs allé le combattre.
Le sorcier s'effondra sur le sol, désespéré, soupçonnant l'horrible vérité.
- Qu'est-ce qui se passe? S'inquiéta McGonagall, quoique toujours sur ces gardes.
- Ne comprenez-vous donc pas? Dumbledore à été enlevé par Voldemort!
- C'est absurde, voyons! Jamais il n'aurait pu le réduire à l'impuissance pour l'emmener.
- Cela fait bien longtemps que je me suis aperçu que Dumbledore n'était pas aussi puissant que l'autre serpent, déplora Harry.
- Vous racontez n'importe quoi! Vous avez été traumatisé par le choc de la mort de tous ces gens, allez vous reposer.
- Vous savez que j'ai raison, ne vous cachez pas derrière des "chocs traumatisants" pour fuir la vérité. Dumbledore à été enlevé, il n'y a pas d'autres réalités. Croyez-moi, je suis aussi terrifié que vous par ce fait.
- Non...Impossible.
- Rayez ce mot de votre vocabulaire, il est incompatible avec Voldemort, railla sombrement Harry.
- Il faut prévenir l'Ordre, et organiser des recherches! Décida le professeur.
- Ne vous donnez pas cette peine, il sera sans doute mort avant que vous ne le trouviez.
- Proposez des solutions, au lieu de contrer les miennes! On ne va tout de même pas l'abandonner à ce...ce monstre sans rien tenter! Il est notre seul espoir.
- Erreur, je suis votre seul espoir. Mais vous avez raison, je vais le chercher. Ne paniquez pas et faite comme si de rien n'était. Si je ne le trouve pas, personne ne le pourra. A bientôt, professeur. Je reviendrais en compagnie de Dumbledore...vivant, je l'espère...et moi aussi tant qu'à faire.
Il s'en alla, laissant derrière lui une McGonagall au bord de la crise de nerfs.
Il réfléchissait à toute vitesse, quand une idée lui vint. Si il y avait des personnes qui pouvaient connaître l'emplacement de la forteresse de Voldemort, c'était bien les Serpentards. Il fila dans les cachots où il attrapa un vert et argent devant la porte de leur salle commune.
- Le mot de passe, ordonna t'il d'une voix menaçant.
- Je ne te le dirais pas, sale lion, crâna l'autre.
- Oh si, tu vas me le dire. C'est dans ton intérêt.
En ce moment même, il était terrifiant, et le Serpentard n'eu pas le courage de le défier :
- Sou...Sournoi...Sournoiserie, balbutia t'il.
- Merci, ce fut un plaisir de te rencontrer.
Il lâcha sa victime et pénétra dans la salle commune des Serpentards dont le tableau s'était ouvert. Ces derniers réagirent comme on pouvait s'y attendre lorsque un élève de la maison ennemie à l'impudence de pénétrer dans leur antre : ils se levèrent, menaçants.
- Pourrais-je parler à Bellatrix Lestrange, sil-vous plaît? Demanda t'il poliment.
Les serpents hésitèrent. Si elle avait demandé à le voir, ils payeraient très cher d'avoir tenté de l'empêcher d'entrer.
- Elle voulait me voir, précisa Harry.
Plus aucun ne bougeait, espérant que celle qu'il cherchait apparaîtrait comme par magie pour ne pas avoir à régler ce dilemme.
- Je ne savais pas que je vous faisais cet effet, mais bon...
Et le Griffondor franchis la ligne des Serpentards en haussant les épaules. Il poussa gentiment les verts et argents qui ne réagissaient toujours pas, et il disparut dans les dortoirs des filles. Personne ne s'étonna qu'il puisse y aller sans déclencher le toboggan automatique qui empêchait ordinairement les garçons d'aller voir les filles. Comme le jeune homme s'y attendait, Bellatrix était sur son lit, un recueil de magie noir sur les genoux, sa baguette dans une main, un pauvre Serpentard de première année gémissant à ses pieds tandis qu'elle le torturait avec délectation.
- Navré d'interrompre ta séance de pratique de magie noire, mais j'ai une question à te poser, dit-il suavement.
Bellatrix eut du mal à dissimuler son sursaut de surprise.
- Que fais-tu ici? Qui t'a laissé entrer?
- Je te l'ai dit, j'ai une question à te poser. Et tes amis, compréhensifs, m'ont laissé passer. Maintenant, j'aimerais que nous soyons seuls, si ça ne te dérange pas...
D'une main experte, Harry fit léviter la victime ensanglanté à l'extérieur, tout en la soignant au passage. La porte du dortoir se referma dans un claquement sec.
- Doloris! Cria l'apprentie mangemort.
Harry bloqua l'Impardonnable sans effort. Il récupéra la baguette de Bellatrix à l'aide d'un experliarmus informulé.
- Voyons, ne t'énerve pas. Je veux juste savoir où est la forteresse de ton maître, dit-il narquoisement.
- Je ne le sais pas, cracha son interlocutrice.
- Tsss, tsss...On ne t'a donc jamais appris que ce n'était pas bien de mentir? Quelle petite fille mal élevée tu fais, Bella...Je ne répéterais qu'une dernière fois ma question : où est la forteresse de Voldemort? Je t'informe juste que me mentir une nouvelle fois aurait des conséquences fâcheuses...pour toi.
- Je ne sais pas, répondit-elle de nouveau, les dents serrées.
Harry l'envoya contre le mur brutalement. Un craquement retentit. Un gémissement de souffrance le suivit de près.
- Je n'aimerais pas te casser l'autre bras, Bella. Ma réponse?
- Sale monstre! Je ne te dirais rien!
- Je m'en doutais, tu sais. Et j'aurais pu avoir ma réponse sans te casser les...(un nouveau craquement retentit, un cri de douleur aussi) deux bras. Mais tu m'a fais beaucoup souffrir, et j'avais juré de venger celui que tu as tué. Tu es la seule personne à qui j'ai voulu lancer un Doloris. Je suis horrible, je sais, et je devrais avoir honte. Mais, vois-tu, la guerre et les pertes m'ont endurci. Enfin, revenons à notre première conversation...La léglimencie est parfois bien utile.
Sans effort, il utilisa la leglimencie pour briser les défenses de l'esprit de la Serpentarde, et lui arracher l'information qu'il désirait.
- Merci pour ta coopération, je saurais m'en souvenir. Et toi aussi, je pense, ajouta t'il en contemplant les deux bras qui pendaient lamentablement contre le corps de leur propriétaire. Je te souhaite un bon rétablissement.
Et Harry transplana sur ces paroles, laissant Bellatrix hurler sa fureur et sa douleur.
La forteresse s'élevait dans une sombre forêt, ombre menaçante et terrifiante entourée de milliers d'arbres aux formes distordues. Elle était digne d'un manoir hanté, et les têtes coupées de pauvres innocents plantées sur des piques aiguisées ajoutait une petite touche sanglante à l'édifice. Il était midi, et pourtant on se serait cru en pleine nuit. Les corbeaux perchés sur les tourelles effrayantes croassaient, symboles de mauvais présages. Harry grimaça. Visiblement, Voldemort adorait les clichés. Il ne manquait plus que des vampires aux canines pointues, et le château aurait eu sa place dans "Dracula". Pourquoi aucun méchant ne pensait à peindre sa forteresse en rose...(il songea au Royaume des morts)...euh, en bleu ciel? Il lança un sort de sondage pour repérer les défenses de la forteresse, et le nombre de sortilèges de magie noire l'atterra. Cela allait lui prendre du temps, pour tous les désactiver... Quelques minutes plus tard, il se relevait, sa tâche achevée. Finalement, ce n'avait pas été aussi long qu'il l'avait prévu. Il inspira un bon coup, et poussa l'immense grille de fer qui entourait la "propriété" du Seigneur des Ténèbres. "Courage, Dumbledore, j'arrive", pensa t'il en espérant que l'intéressé l'entendrait on ne sait comment. "Prends garde, Voldemort, j'arrive", annonça t'il intérieurement en espérant que l'intéressé ne l'entende pas : cela gâcherait l'effet de surprise.
