Disclaimer : les personnages appartiennent à J.K. Rowling et je ne gagne pas d'argent pour l'écriture de cette fic.
Merci à :
L'ange demoniaque : Eh oui, notre Harry est pas si innocent que ça…Grosse désillusion. Snif !
Merlin Potter : On ne pourra pas vraiment parler d'un combat…enfin, tu verras par toi-même.
Missterre : Euh…Il sera pas là pour le voir…Lis la suite et tu sauras pourquoi. (PS : j'adore ton pseudo !)
Klaude : merci pour le compliment ! Mais j'ai de plus en plus de mal à l'écrire, alors que je l'arrête. Tout en essayant de ne pas bâcler la fin.
Sahada : elle va se questionner, mais on va dire qu'elle pense qu'il s'est trompé.
Adenoide : Dis-donc, tu règle tout vachement vite toi ! Ouais James et Sirius sont un peu stupides, mais bon…On les aime (pas) comme ils sont ! Quant à un vampire, si il peut mourir d'un avada. En fait, ça m'arrange, parce que si Lily meure pas, tout change. Et j'ai franchement pas envie de décrire ledit changemet.
Bachelor49 : Dumby sera peut-être trop affaibli pour trop s'étonner…
Malicia-evil : ouais, je me suis éclaté pour écrire ce passage ! lol
Titmo : J'ai passé mon diplôme de sadique professionnelle. Avec les félicitations du jury. Enfin, tu m'en veux pas trop, si ?
666Naku : il est obligé d'être classe. C'est comme même un héros, faut pas l'oublier. Et les héros (en tout cas les miens) se doivent d'avoir la classe !
Pour leur reviews !!!!
Voici donc mon avant-dernier chapitre. J'ai été longue parce que je me suis cassé le bras et que j'ai pas pu trop écrire dans ces conditions…Et manque d'inspi, comme d'hab ! Enfin, bonne lecture !
Azuli
Après avoir poussé les grilles, Harry eut une mauvaise surprise. Les protections qu'il avait détruites n'étaient que celles du portail. La forteresse possédaient ses propres sortilèges de défense. Il s'assit en soupirant. Il s'étira une quarantaine de minutes plus tard, satisfait. ll avait réussi à détruire une bonne partie des protections de Voldemort, mais l'alarme lui résistait férocement. Après s'être échiné dessus pendant plus de dix minutes, il avait abandonné et décidé de recourir à la ruse.
Il avait analysé le sort, qui réagissait lorsqu'un humain pénétrait dans le château. Le maître des lieux n'avait apparemment pas prévu qu'une panthère s'introduirait chez lui ; les Animagus ne déclenchaient pas l'alarme. Il s'était donc transformé et avait décidé d'attendre qu'un mangemort ouvre l'immense porte, en effet ce serait sans doute plus discret que s'il elle s'ouvrait seule pour laisser passer un félin. Il s'allongea sur le flanc, ses yeux émeraudes scrutant patiemment l'obscurité. Il eut de la chance : il n'attendit que deux petites heures avant qu'un mangemort ne sorte de la forteresse. Il se glissa silencieusement dans le dos de son ennemi pour pénétrer dans le château. Son cœur palpitait dans sa poitrine d'animal : il avait peur. Peur de ne pas retrouver Dumbledore vivant, peur de se faire attraper, peur, peur, et peur. Il se reprit tout de même, il serait quelque peu stupide de rester paralyser de terreur si on le remarquait. Son pelage d'ébène lui fournissait un camouflage parfait, il se fondait dans les ombres et seuls ses yeux brillants auraient pu le trahir.
Sans beaucoup d'hésitation, il se dirigea vers le bas. Généralement les prisonniers étaient enfermés dans les cachots, et ceux-ci se trouvaient invariablement au sous-sol. En espérant que Voldmort n'ai pas eu une soudaine impulsion rebelle et n'avait pas construit ses cachots en haut...C'est toutefois assez peu probable, vu comme il semblait suivre les clichés à la lettre ; il ne serait par contre pas surprenant de tomber sur des cercueils ou des cadavres en état de décomposition. "Tout à fait le genre de ce dégénéré", pensa Harry. Un fois arrivé, la panthère frissonna. C'était...macabre. Des squelettes étaient accrochés au mur en guise de décoration et des os humains tapissaient le sol des geôles. Quelques gémissements provenaient de ces dernières. Une pensée jaillit dans l'esprit de Harry : Dumbledore n'était probablement pas le seul prisonnier...L'Animagus se jeta soudainement contre le mur, s'y collant le plus possible. Deux mangemorts arrivaient.
- Avec cette dose, il ne va pas résister longtemps, ricana le premier.
- Il aurait déjà dû céder, grogna le deuxième.
- On peut peut-être essayer avec la gamine?
- Le Maître ne veut pas. Il la garde pour un autre. Le nouveau de Poudelard, Harry Roy, je crois.
- Je me demande bien ce qu'il a de spécial, celui-là...
Les serviteurs des Ténèbres ne l'aperçurent pas et finirent par disparaître dans les couloirs.
Discrètement, la panthère s'approcha du premier cachot. Vide. Le deuxième. Vide. Dans le troisième, un homme était recroquevillé dans un coin, dans une attitude de défense. L'Animagus le reconnu grâce à son uniforme : un Langue-de-Plomb. Il tendit les oreilles à l'affût du moindre bruit, mais rien. Il se transforma. La porte était en fer, et immunisé contre la magie ordinaire. Evidemment...
- Le métal, Harry. Le métal...Lui souffla Kah-Lam.
Le jeune homme sourit. Voldmort manquait sérieusement de prudence. Il n'avait pas non plus prévu que quelqu'un maîtrisant la magie élémentaire du métal viendrait rendre une petite visite à ses prisonniers. Où était l'intelligence que tout le monde pensait qu'il possédait? Sans hésitation, l'adolescent posa ses mains contre le fer des barreaux, qui commencèrent à se distordre. Peu à peu, un trou suffisamment grand apparu. Il essuya la sueur de son front ; cette magie était épuisante. L'homme releva la tête, d'un mouvement surpris mêlé de frayeur.
- Calmez-vous, je suis venu vous sauver.
Harry l'incita à le suivre. Le Langue-de-Plomb hésitait, craignant un ruse de ses tortionnaires.
- Si je vous avez voulu du mal, j'aurais procédé comme eux. Les croyez-vous donc suffisamment intelligents pour imaginer une sournoiserie de ce genre?
L'autre inspira profondément, et jugeant apparemment que tenter de s'enfuir, piège ou pas, valait mieux que de rester là, se releva avec peine et le suivit.
- Je m'appelle Harry Roy, se présenta ce dernier.
- Aaron Blunt.
- Je dois aller sauver les autres, mais vous pouvez partir.
- Ah oui? Et comment? Railla l'autre. Je demande poliment qu'on m'ouvre les portes?
- Non, vous transplanez.
- Et la barrière anti-transplanage?
- Je vais voir si je peux la détruire.
- Ne vous fatiguez pas, c'est impossible. Seul son créateur peut le faire. Ce serait trop facile sinon.
- Et si le créateur meurt?
Son interlocuteur le regarda comme s'il eut été particulièrement idiot.
- La barrière disparaît avec lui. Sauf si il s'agit d'un sort extrêmement puissant, dans ce cas elle peut durer indéfiniment ou presque.
- Ah oui, c'est évident...Pardonnez-moi, ça doit être le stress.
- Sans doute, sans doute....Et vous? Comment avez-vous réussi à entrer?
- J'ai détruit les sorts de protection, sauf l'alarme ; je n'y arrivais pas. Mais elle ne réagit qu'à la présence d'un humain.
- Animagus?
- Oui.
- Je ne le suis personnellement pas. Comment comptez-vous sortir avec nous sans alerter Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le nom?
- Oh, je vais l'alerter. Il faut bien qu'il sache que je l'ai encore battu et que j'ai fais évader ses prisonniers sous son nez. Ca lui fera les pieds!
- Encore? Releva Aaron.
- Une longue histoire.
Sans plus discuter, il passa à la geôle suivante. Une petite fille y était emprisonné. Elle avait de longs cheveux blonds et de grands yeux bleus ; on eût-dit un ange. Harry fit immédiatement la liaison avec "la gamine" dont avait parlé les mangemorts. Il restait à comprendre pourquoi elle lui avait été réservé. Il procéda de la même manière pour lui permettre de s'échapper. Il la prit dans ses bras, elle était en effet inconsciente. Bien qu'il n'y eu pas de blessures apparentes, à l'identique d'Aaron, il savait par expérience que les sorts de douleur ne laissaient pas de traces physiques...
- Il n'en reste qu'un, lui indiqua le Langue-de-Plomb. Il est arrivé hier. Je n'ai pas vu son visage, mais je sais qu'ils l'ont placés dans une cellule ultra-protégée. Je me demande qui ça peut bien être...
- Vous n'allez pas me croire, mais j'en ai une petite idée...
- Ah oui?
Harry ne répondit pas à la question implicite ; il avait toujours eu un certain goût pour le suspense. Le cachot était gardé par deux mangemorts, et il sentit l'extrême complexité des ses sorts de protections. Voldemort n'avait pas lésiné sur les moyens de garder son célèbre prisonnier à l'abri de tout sauvetage éventuel...L'adolescent soupira, posa la fillette sur le sol, fit craquer ses doigts, et commença son œuvre. Les mangemorts tombèrent endormis sans avoir la chance de réagir, les sorts, eux, lui posèrent beaucoup plus de difficultés et il ne dût la réussite qu'à son immense réserve de puissance. Aaron l'avait observé avec attention et lorsque la dernière défense tomba, il en resta bouche bée.
- Tes pouvoirs...c'est incroyable. Tu n'es pas humain.
- Hum...pas exactement. Mais je l'ai été, il n'y a pas si longtemps que ça, lui répondit Harry avec un sourire révélant ses dents blanches et légèrement...pointues.
- Vampire, comprit le Langue-de-Plomb, estomaqué.
D'autant plus qu'il savait qu'être un buveur de sang n'améliorait en rien les capacités magiques.
- Vous êtes vraiment perspicace, admira le jeune sorcier sans l'ombre d'une moquerie dans la voix.
- On me l'a dit.
- Et modeste en plus...
Harry déforma les barreaux sous l'œil impressionné d'Aaron.
- Magie élémentaire...Je ne l'avais pas reconnue lorsque tu as ouvert la prison de la petite fille. Maîtriser le métal est rare.
- On me l'a dit, ironisa le Survivant. Dumbledore? Vous êtes là?
- Oui...Harry. Tu as deviné...je m'en doutais...répondit faiblement Albus.
L'interpellé vit le corps étendu du directeur. Celui avait l'air mal en point. Voldemort avait dû lui prescrire une cure de doloris...Il le prit dans ses bras en mobilisant ses forces ; le Langue-de-Plomb avait fait de même avec la fillette. Ils se tournèrent, et sortirent du cachot.
Harry réprima un sursaut. Voldemort était négligemment adossé contre le mur, jouant avec sa baguette. Un sourire carnassier apparut sur son visage.
- Bonsoir. Belle journée n'est-ce pas? Dit Harry inégumment.
- Parfaite pour la pêche. D'ailleurs, je crois que ça mord...Répondit le mage noir sur le même ton.
- Un petit poisson, malheureusement. Que diriez-vous de relâcher cette pauvre créature en vous concentrant sur une plus à votre mesure?
- Entendu. Celui-ci ne m'intéresse en effet pas, mais en contre partie, le gros souffrira, et finira dans mon assiette.
- C'est tout naturel.
Voldemort s'approcha de la fille et d'Aaron. Ce dernier était terrorisé. Il les effleura d'une main, et ils disparurent. Il fit de même avec Dumbledore.
- Je suis déçu de devoir laissé partit le vieux fou. Mais enfin, tu es bien plus intéressant que lui, n'est-ce pas? Plus intriguant, plus puissant, plus courageux....
- Arrête, tu vas me faire rougir...Railla Harry.
- Plus suicidaire aussi.
- Je ne pense pas que tu désires me tuer. Tu veux que je devienne ton esclave.
- Associé.
- Appelle ça comme tu veux.
- Tu n'as pas changé d'avis?
- C'est que tu n'es pas aussi bête que t'en a l'air!
- Tu ferais mieux de garder ton insolence pour toi. Avec toute la puissance que tu a dû dépenser pour briser mes sorts, tu es épuisé. Moi, au contraire, je suis en pleine forme.
- J'en suis ravi. C'est quoi ton secret? Douze heures de sommeil et des repas équilibrés?
- Non. Une alliance.
- Et voilà qu'il recommence. C'est quoi le truc que tu comprends pas dans "non"?
- La folie de cette réponse. Je peux te torturer, faire de toi ce que je veux. Pourquoi donc t'obstines tu?
- J'ai peut-être des instincts masochistes.
- Ça, c'est certain... En attendant, je te ferais remarquer que si tu meurs, personne ne sera en mesure de s'opposer à moi. Et le monde m'appartiendra.
- Tomy le Mégalomane : le Retour.
- Doloris, dit Voldemort avec nonchalance.
Harry s'effondra sous la douleur insoutenable. Au bout de quelques minutes, elle s'arrêta. Il resta sur le sol, haletant.
- C'est pitoyable. Je te connaissais plus résistant. Je me demande bien comment tu vas réussir à t'échapper, cette fois.
D'un geste de la main du mage noir, l'adolescent alla s'écraser contre le mur de la cellule où avait été enfermé Dumbledore. De l'autre main, le Seigneur des Ténèbres reforma les sorts de défenses que le jeune sorcier avait eu tant de mal à détruire.
- C'est...la salle d'attente? Se moqua ce dernier. Je suis censé y rester jusqu'à ce que Votre Horreur daigne me tuer?
- Exactement. Mais, je te rassure, je te ferais mourir le dernier. Je veux que tu vois tous tes amis crever devant toi, ta famille, le vieux fou, la gamine et l'autre faible que tu as sauvé...Je les ferais souffrir, crois-moi. N'oublie pas : si tu te joins à moi, ces massacres n'auront pas lieu. Tu craqueras.
Voldemort avait dit cette dernière phrase sur le ton de l'évidence, et Harry n'eut pas le courage de lui mentir, de se mentir. Son ennemi avait raison : si il ne trouvait pas rapidement le moyen de s'enfuir, il craquerait. Voir mourir quelqu'un d'innocent devant lui était au-dessus de ses forces. Cela devait avoir été le rôle de la fillette, et l'explication de sa présence ici. Voilà pourquoi on la lui "réservait"...
Ses méninges tournaient à toute allure : il lui fallait une solution pour sortir de là. Vite, de préférence. Il pouvait patienter jusqu'à ce que ses pouvoirs soient de nouveau à leur maximum et forcer le passage, mais cela prendrait environ deux jours. Qui sait ce que pourrait faire Voldemort pendant ce laps de temps? Lys ne pourrait pas l'aider, Wiki et Zalen non plus. Cette fois, il devrait se débrouiller seul. Quoique Kah-Lam ou Mystique avaient peut-être une idée pour le sortir de là...
- Kah-Lam? Mystique?
- On est là.
- Est-ce que vous sauriez comment je peux...?
- Non. Mais demande à Alios.
- Alios? Le Maître du Destin et du Hasard? En quoi peut-il m'aider?
- Demande lui, répéta le dragon rouge.
- Et comment? T'a son numéro? Se moqua l'adolescent.
- Non, mais tu as son bracelet sur ton bras, je te rappelle.
- C'est une sorte de téléphone magique?
- Pas vraiment. Peu importe de toute façon ; pose ta main dessus et pense très fort à Alios.
Harry s'exécuta. Une vague de magie le submergea, et il entendit une nouvelle voix dans son esprit :
- Que puis-je pour toi, Harry Potter? Ou devrais-je dire Harry Roy?
- La deuxième solution est préférable ; on ne sait jamais. Alios, j'ai besoin d'aide. Connaîtriez-vous un moyen de me faire évader d'ici?
- Pourquoi? Le personnel est-il désagréable? Ou le service détestable?
- Un peu des deux...Grimaça Harry.
- Hum...Dis-moi, c'est plutôt bien protégé! Serais-tu en prison?
- On peut dire ça comme ça.
- Quel crime?
- Sauvetage d'innocents.
- Mauvais. T'en a pour un bon bout de temps, à mon avis.
- Non, t'es sûr? Railla l'adolescent.
- Certain, répondit sérieusement Alios.
- Et qu'est-ce que je peux faire pour...écourter ma peine?
- Tiens-toi bien, et tu seras peut-être relâché plus tôt pour bonne conduite.
- On peut arrêter de plaisanter? Je suis un peu nerveux, là.
- L'humour est une des choses que l'on ne doit jamais perdre, quoi qu'il arrive.
- Amen.
- Tu ne sembles pas très réceptif à mes conseils...
- Honte à moi.
- Je ne te le fais pas dire. Bon, pour sortir, il suffit de creuser ; ce mage noir de pacotille a oublié de protéger le sol. Les grands méchants ne pensent jamais à ces genres de détails, ils sont bien trop obnubilés par leur chère conquête du monde.
- C'est effectivement une obsession chez Voldy. Sinon, t'aurais pas une pelle à me passer?
- Dis-moi, t'es un sorcier ou pas? Non, parce que j'ai des doutes, parfois.
- Je suis épuisé, magiquement parlant, avoua le jeune homme.
- Dors.
- J'ai pas vraiment le temps.
- Eh bien, débrouille-toi!
- Vive la solidarité!
- Je ne vais pas tout faire pour toi comme même! Au dernières nouvelles, c'est toi le héros.
- Je te passe le rôle quand tu veux.
- Quelle générosité! Non, merci bien. Être le génie sans qui ledit héros mourrait dans un affreux cachot me convient fort bien.
- Monsieur le Génie, va falloir prendre des cours de modestie.
- Auprès de toi, sans doute?
Alios rompit leur communication en riant mentalement. Plutôt bizarre d'ailleurs. Enfin bon. Il allait devoir trouver une solution pour insuffler un peu d'énergie dans cette magie endormie...Un petit peu de concentration...Harry plongea à l'intérieur de lui même. Sa magie, sous la forme d'une rivière, s'écoulait calmement le long d'une prairie verdoyante. Un dragon en cristal la survolait, et une panthère faite de la même matière courait sur l'herbe. Le paysage avait considérablement changé depuis la dernière fois...Le jeune homme contempla sa magie avec perplexité. Si cette dernière était épuisée, la rivière serait vide. Or elle était pleine. Mais dans ce cas, comment se faisait-il qu'il ait du mal à l'utiliser? Il effleura la surface de l'eau avec le bout de son doigt, et il se sentit immédiatement mieux. Etrange. Il effleura de nouveau l'eau. Même impression d'apaisement. Se pourrait-il que...? En fronçant les sourcils, il agita un peu les mains. Comme si il répondait à son geste, le fleuve s'agita également. Il continua jusqu'à créer un énorme siphon. Pris d'une impulsion subite, il sauta à l'intérieur.
Il lui semblait que sa chute était interminable. Qui aurait pu croire qu'un fleuve pouvait être aussi profond? L'eau aurait du l'oppresser, mais il nageait dans une félicité sans pareille et dans l'extase le plus total ; il ne s'était jamais sentit aussi bien. L'impression de bonheur absolu fut trop forte pour son cœur submergé par une émotion aussi violente : il s'évanouit, et son corps inconscient disparut dans les profondeurs de la rivière.
Il ouvrit difficilement les yeux, mais le contact glacé des pierres grises de sa geôle lui fit rapidement reprendre ses esprits. Il sentit immédiatement que sa magie était de nouveau réveillée, et qu'elle grondait en lui comme un félin furieux. Un sourire carnassier éclaira son visage, et il lâcha le torrent de son pouvoir contre le sol. Celui-ci se fissura, craqua, et, dans un bruit terrible, s'ouvrit en deux. Le jeune homme y sauta et se réceptionna avec une grâce admirable. Il continua à se perçer une sortie, impitoyable. Une aura de magie brute l'entourait, et rien ne lui résistait. Il sortit enfin à l'air libre, tel une tornade invincible. Voldemort l'attendait dehors.
- Je me doutais que tu allais réussir à t'échapper; bien que je n'eusse imaginer que tu le fasse en si peu de temps, l'applaudit le mage noir, faussement admiratif.
- Tom, salua Harry, aussi froid qu'une tombe.
Son pouvoir faisait vibrer sa voix d'une intensité effrayante. Voldmort recula instinctivement d'un pas. Le jeune homme disparut dans un tourbillon de flammes, sans que son ennemi ne puisse réagir. Il réapparut à Poudelard, au milieu de la Grande Salle ; les élèves et les professeurs étaient en train de dîner. Les Sylphides mangeaient sombrement, les Serpentards joyeusement. Le silence se fit à son apparition. Il y eu quelques bruits de couverts lâchés. Harry posa son regard brûlant sur chaque table. Tous les étudiants se figèrent devant la puissance qui émanait du sorcier.
- Je ne sais pas où, je ne sais pas quand, mais Voldmort va mourir. Et ce sera de ma main.
Ces paroles claquèrent comme un coup de fouet et tous sentirent l'inexorable sentence s'inscrire au fer rouge dans leur esprit. Tous tremblèrent, mais tous n'eurent aucun doute sur la véracité des propos du Griffondor. Il tuerait le plus grand mage noir de tous les temps. Ici ou ailleurs, le seul répit de Voldemort serait la mort. Seul un Serpentard eut le courage - ou plutôt la folie - de défier le jeune homme.
- Cela m'étonnerait. Tu ne pourras rien contre le Seigneur des Ténèbres lorsque tu seras à Askaban.
Bellatrix blêmit lorsque le regard terrifiant d'Harry se posa sur elle, mais elle lui fit face.
- Je n'irais certainement pas dans cette prison. Mais puisque elle te tient temps à coeur, tu y feras une petite visite. Visite qui durera jusqu'à la fin de ta misérable existence. Je me ferais un véritable plaisir de t'y emmener.
- Et que peux-tu contre moi? Je ne me suis pas cassé les bras toute seule, l'attaqua la Serpentarde, cachant sa peur sous une façade agressive.
- Non, je ne te crois pas masochiste. Juste sadique, sourit l'adolescent. Par contre, je n'ai pas pratiqué de la magie noire sur un pauvre première année.
- ...
- On reste sans voix? Se moqua t'il. Aurais-tu donc oublié ce léger incident?
- Tu ne peux pas le prouver.
- Qu'en sais-tu? De toute manière, je te ferais remarquer que tes souffrances ne viennent également peut-être pas de moi...Et quand bien même ce serait le cas, tu ne peux pas non plus le prouver. Il a y bien entendu le Véritasérum, mais tu n'y résisterait pas plus que si on s'intéressait aux derniers sorts jetés de ta baguette. Tout ce que tu peux essayer de me faire, je peux te le rendre. Si je plonges, tu plongera avec moi.
- ...
- Tu n'es décidément pas très bavarde, aujourd'hui, railla le jeune homme. Peut-être devrais-tu te reposer? Torturer les gens doit être quelque peu épuisant. Tu ne trouves pas?
- Le Maître te fera payer ton insolence! Cracha Bellatrix.
- C'est vrai que toi tu ne peux guère le faire. Je t'informe juste que ton "Maître" doit être en train de contempler, hébété, l'énorme trou que j'ai laissé dans le sol en quittant sa...salle d'attente. Ou alors d'essayer de comprendre comment j'ai réussi à transplaner sous son nez. Et si ce n'est pas ça, peut-être se venge t'il de sa propre incompétence sur ses serviteurs tout aussi incompétents? Qu'en dis-tu Bella? Un conseil, évite le pendant quelques temps ou tu risques de te prendre des "doloris" égarés. Ce serait regrettable, n'est-ce pas? Je ne voudrais certes pas te voir souffrir encore plus...
Le ton d'Harry laissait clairement entendre le contraire. Un frémissement parcouru l'assistance lorsque qu'il s'approcha de celle qui n'était pas encore l'assassin de son parrain.
- Préférerais-tu que je te tue? Pour abréger de futurs douleurs, bien évidemment. Le Royaume des Morts est plutôt agréable, et je parle d'expérience. Tu n'aimeras sûrement pas le hall d'accueil, mais avec un peu de chance tu deviendras peut-être un démon ; tu es tellement cruelle que ça ne m'étonnerait pas.
- Parce que tu y es déjà allé? Fit-elle, méprisante.
- Mais oui, Bella. Tu en doutais?
Un sourire carnassier s'étira sur le visage du sorcier alors que son interlocutrice devenait plus pâle que la mort.
- Tu es fatigué, très fatigué. Je le sens. Le repos éternel ne te tente pas? Reprit-il.
- Non, merci, grinça la Serpentarde. Je te le laisse.
Harry rit doucement. L'assistance frémit de nouveau. La menace était très claire dans ce rire sans joie...
La vie avait peu à peu repris son cours : blagues des Maraudeurs, sourires complices entre James et Lily, remarques railleuses de tous côtés, sournoiserie des Serpentards...Mais peu arrivait maintenant à rester dans la même pièce que Harry. Sa confrontation avec Bellatrix Black avait apeurés les élèves, et seules les Sylphides faisaient mine d'avoir oublier l'incident. Malgré tout, le jeune homme devenait de plus en plus solitaire. Même la présence quasi-constante de Cassandra ne l'empêchait plus de déprimer. Il s'était jeté corps et âme dans son entraînement et ses connaissances augmentaient considérablement au fil des jours. Il ignoraient les regards méfiants, soupçonneux, effrayés ou haineux qu'on lui lançait, bien que cela le blessait considérablement. Il se serait cru de retour en deuxième année, lorsque les autres avaient appris qu'il parlait Fourchelangue. Peu à peu, il se renfermait sur lui-même, et ses amies n'aimaient pas ça. Mais que pouvaient-elles faire? Elles avaient tout essayé : la joie, la moquerie, la colère, la tendresse, la compassion, l'ignorance...Rien ne faisait plus réagir Harry. Lily avait l'impression de revivre le long calvaire qui avait suivit après le carnage de l'Animagus dragon. Elle avait fait part de son impuissance à James, mais celui-ci lui avait conseillé d'oublier le jeune homme. Il le jugeait en effet trop mystérieux et trop dangereux pour celle qu'il aimait. "C'est une mauvaise fréquentation", avait-il affirmé à la rousse, qui s'était indignée.
Un matin, alors que tous le monde déjeunait dans une atmosphère tendue - uniquement due à la présence d'Harry - , un hibou grand-duc aux yeux rouges et aux plumes noires se posa près du jeune homme, une lettre accrochée à sa patte. Le destinataire l'ouvrit, sachant parfaitement l'identité du propriétaire de l'oiseau.
La réaction d'Harry ne se fit pas attendre : il éclata de rire.
- C'est ainsi que tu penses m'avoir? Demanda t'il à la lettre, incrédule, comme si elle aurait pu lui répondre.
Il se leva ensuite tranquillement, et vint sur l'estrade où mangeait les professeurs, qui surplombait toute la salle. Il se retourna ensuite vers les élèves qui le fixaient avec une curiosité mêlée de peur. D'une voix forte, il leur lit sa lettre :
Cher...ami? Ou du moins dirais-je cher semblable,
Je souhaite prendre de tes nouvelles. Tu t'es en effet éclipsé un peu vite, la dernière fois. Selon mes informations, l'école
se passe bien pour toi, n'est-ce pas? Les autres ont totalement accepté ton instinct violent qui t'aurais poussé, paraît-il, à
casser les bras d'une élève de Serpentard. Je me trompe? Évidemment pas. Enfin, sache que moi aussi je t'accepte comme
tu es. Tu me rappelle moi à ton âge...Au fait, si jamais tu veux reconsidérer la proposition que je te faite, maintenant que tes
"amis" t'ont abandonné -que dis-je - soutenus, je suis enclin à t'intégrer dans mes rangs. En tant qu'associé, la question
ne se pose pas.
Avec toute la sincérité du monde,
Voldemort
Les autres avaient blêmit au fur et à mesure de sa lecture.
- Que me conseillez-vous? Devrais-je rejoindre mon "semblable" ou rester avec mes "amis"?
Le silence seul lui répondit. Aucun n'osait prendre la parole. Harry ricana.
- C'est bien ce que je pensais. Au fait, je voulais vous féliciter. Vous êtes, à quatres élèves près, tous tombés dans le piège de Voldy. Pour les moins vifs d'entre vous,
ce piège consistait à ce que vous me rejetiez, et ainsi, blessé et trahi, je me serais fait accueillir par le très consolateur Seigneur des Ténèbres qui aurait été ravi de
pouvoir me montrer que lui, ne m'abandonnerait jamais et que vous ne méritiez uniquement la mort. Si je n'avais pas été au-dessus de tout ça, qu'est-ce qui aurait pu se
passer? Vous ne devinez pas? Eh bien, moi je vais vous le dire : vous auriez tous été exterminé sauf si vous vous étiez rendu ou étiez déjà de son côté. Quel destin!
- Le fait que tu sois dans son camp ou dans le nôtre ne change pas grand-chose, dit calmement James.
- C'est ce que tu crois, dit Harry en haussant les épaules. Et je ne peux pas te démontrer le contraire sans révéler un secret d'Etat.
- Tu es donc si important?
- Oui. Un peu trop à mon goût d'ailleurs. Mais fin des révélations, j'attends vos avis par rapport à cette lettre.
- Tu dois rester avec nous. Et tu le feras. Parce que tu n'es pas cruel, parce que tu n'aimes pas voir des gens innocents mourir, parce que tu t'appelle Harry Roy et que tu es le garçon le plus fantastique que j'ai jamais rencontré.
- Et tu crois que ça va me faire rester, Cassandra?
- Oui, affirma la jeune fille.
- Et toi...Black? Tu en penses quoi?
- Je pense que c'est dans ton intérêt de rester dans le bon camp, énonça Sirius avec assurance.
- Et quel est le bon camp?
- Celui qui correspond le plus à ses idées, répondit Lily.
- Et quelles sont mes idées?
- C'est à toi de le savoir, dit Peter avec fermeté.
- Il y a tant de choses que je devrais savoir...
- Commence à te découvrir toi même, conseilla Ketty.
- Ce que je pourrais trouver risque de ne pas me plaire, souffla sombrement l'adolescent.
- Il n'y a que la vérité qui fait mal, cita Remus.
- Je suis entièrement d'accord avec toi. Si vous saviez toute la vérité, qu'est-ce que vous vous sentirez mal...
- A toi de décider de nous la dire ou pas. Veux-tu que nous souffrions, ou pas? Demanda Amy.
- Je ne veux pas que vous souffriez. Evidemment. Je donnerais tous pour ce que j'aime, y compris ma vie.
Harry fut surpris lorsqu'il se rendit compte qu'il pensait vraiment ce qu'il venait de dire.
- Et c'est ça qui te différencie de Tom. Lui aurait tout sacrifié pour la gloire et la puissance. Sauf sa vie, ajouta Dumbledore avec un fin sourire.
La discussion prit fin sur ces dernières paroles. Harry reprit sa place et sans les regards incrédules posé sur lui, les Sylphides ou les Maraudeurs, il aurait presque été possible d'avoir rêvé de la scène.
Harry avait brûlé la lettre sans hésitation. Les autres, si ils continuaient à se méfier un peu de lui, lui parlaient de nouveau et ne l'évitait plus. Le jeune homme souriait plus souvent, et il lui arrivait parfois de rire véritablement. Il s'amusait beaucoup avec sa mère et ses amies et bien que la fin de l'année soit de plus en plus proche, et avec ceci les examens, les journées étaient paisibles. Si on l'exceptait quelques tensions avec son père et Sirius, l'adolescent était heureux. Il profitait de ses moments avec ses parents - surtout sa mère - car il savait qu'il allait repartir.
Enfin ceci n'était pas encore d'actualité et, pour l'instant, Harry venait juste de quitter le cours de métamorphose et se dirigeait seul vers son dortoir. Il avait en effet deux heures de libre avant le prochain cours et il voulait lire un peu. Le temps passait, lorsque soudainement il sentit une chaleur alarmante au niveau de sa poche. Il fronça les sourcils, avant que l'explication de ce mystère ne jaillisse comme un éclair foudroyant dans son esprit : Licorne ! Sans plus ce soucier du livre sur la magie élémentaire qu'il étudiait, il transplana. De nombreuses licornes étaient rassemblées autour de Naalis, leur chef. Celle-ci avait l'air mal en point, couché sur le flanc, la respiration erratique. Harry accourut auprès d'elle, et s'agenouilla. Il posa une main tremblante sur la croupe de la merveilleuse créature, et ferma les yeux. Il perçu l'être qui tentait de s'évader du ventre de sa mère, et, comme dans un rêve, guidé par un instinct inconnu, il l'aida. Son pouvoir, fluide, facilitait la descente du presque nouveau-né, et s'infiltrait dans ses petits poumons pour qu'il respire mieux. Il calmait également la douleur de Naalis, dont l'expression se fit moins tendue. Il sentit également que ce n'était pas lui qui menait l'opération, mais sa magie qui semblait presque consciente. Il n'était que l'outil de cette magie, rien de plus. Rien de plus…Et puis ce fut fini. Le poulain était sortit, enveloppé dans un cocon visqueux et gluant, dont il se débarrassa seul. Sa première vision fut le visage serein et émerveillé d'Harry. Sa deuxième, fut sa mère. Celle-ci l'observait avec amour, et rien ne semblait pouvoir entacher sa joie.
- Mon premier fils, dit-elle d'une voix douce, quoique encore un peu faible.
Elle tourna sa tête fine vers Harry.
- A toi de le nommer, jeune vampire.
- C'est vous, la mère, observa l'intéressé. Au fait, cela ne vous dérange pas que je sois un vampire ?
- Pas le moins du monde. Et j'insiste pour que tu donnes un nom à mon enfant, car sans toi il n'aurait pas vécu.
- N'en soyez pas si sûr. Enfin…Euh…Andor…Oui, c'est bien. Cela vous convient-il ?
- C'est …C'était le nom de son père.
- Je sais. Je sais, répéta Harry avec un sourire en coin.
- Merci, dit sincèrement Naalis. Tu mérites d'apprendre à lire les pensées et les auras. En vérité, ce n'est pas quelque chose qu'on apprend, mais quelque chose que l'on sait. Hum…Je ne suis peut-être pas très compréhensive. Ce que je veux dire, c'est que tout le monde est capable de faire ce que nous faisons, mais une sorte de « barrière » vous empêche d'avoir accès à ce savoir. Les licornes n'ont pas ce blocage, mais les humains si. Quant ils n'ont pas connaissance de ce mur, ils ne peuvent pas le « voir ». Maintenant, tu peux le trouver, et le briser. C'est très simple, et pourtant rare sont ceux qui en sont capable.
Une licorne hennit soudainement, interrompant leur conversation. Andor venait de se mettre debout. Harry et Naalis l'observèrent vaciller sur ses frêles pattes, avant de se stabiliser. L'admiration et la fierté envahirent sa mère lorsqu'il fit ses premiers pas hésitants.
- Les licornes se développent bien plus vite que les humains, confia t'elle au sorcier. Dans quelques minutes, il pourra brouter l'herbe, et demain courir sera comme une seconde nature.
- Il est splendide. Comme vous, la complimenta Harry, un sourire aux lèvres.
- Les flatteries ne marchent pas sur les licornes, l'informa Naalis, moqueuse.
- Même quant elles sont sincères ?
La licorne ne répondit pas, contemplant son fils avec une tendresse toute maternelle.
- Il se souviendra de vous, et vous considérera comme le père qu'il n'aura pas eu la chance d'avoir, dit Naalis, une pointe de tristesse dans la voix.
- Je serais à la hauteur, lui promit le jeune homme.
- Je n'en doute pas. Si il m'arrivait quelque chose, vous prendriez soin de lui ?
- La question ne se pose pas. Mais, lorsque je retournerais à mon époque, il aura grandi, et tant d'évènements se seront passés. Je ne pourrais le protéger pendant ces années.
- Je survivrais jusque là, puis je vous passerais le flambeau.
Les deux amis, puisque on pouvait maintenant les définir ainsi, se perdirent dans leurs pensées, et le silence s'empara de la clairière, uniquement brisé par les petits hennissements d'Andor. Harry le caressa une fois, et le poulain ne parut pas effrayé mais satisfait. Et puis le sorcier avait pris le chemin du retour, laissant derrière lui un troupeau de licornes s'attendrissant devant le moindre mouvement du nouveau-né.
Bon, vous attendrez longtemps l'autre, parce que je pars en Angleterre dimanche, et que quand je reviens, c'est les vacances. Et je n'écris pas beaucoup pendant les vacances, je vous le rappelle!!!!
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