voila voila la suite!!! je pense que tu vas aimer mais tu vas t'énerver aussi lol!!! en tout cas j'espère que ça te donnera encore l'envie de lire les suites!! bonne lecture età bientôt pour un autre chapitre!!!

Maison de Mac

Cuisine

Même soirée

0100

_ (Entrant et referment la porte derrière lui pour ne pas réveiller Rachel) Elle s'est endormie comme un bébé. Je n'ai même pas eu le temps de finir la troisième page du livre qu'elle était déjà dans les bras de Morphée !

_ Mmhh mmhh.

Harm soupira silencieusement.

Mac faisait la vaisselle, le dos tourné à Harm, tendue par la situation. Seule avec lui. Comment échapper ? Comment ne rien laisser paraître ? Comment tenir bon ?

_ (Souhaitant lancer une conversation innocente pour renouer le dialogue) Pourquoi ne mets-tu pas la vaisselle dans le lave-vaisselle ?

_ (Toujours de dos) Le lave-vaisselle est plein déjà.

_ Laisse la vaisselle pour demain alors.

_ Non, je préfère la laver ce soir. Mais toi vas-y. Tu dois être fatigué, tu devrais rentrer.

Distance encore.

_ (S'approchant et prenant un torchon) Tu l'es autant que moi. Alors je peux très bien essuyer si toi tu laves.

_ (Se retournant vers lui) Harm, tu n'es pas obligé, je peux le faire seule…

_ Je sais, mais ce n'est pas normal que tu sois seule à tout ranger. Et fin de la discussion. Je t'aide un point c'est tout.

_ (Soupirant doucement et retournant à sa vaisselle) Bien… Papa.

Tout se faisait en silence. Mac lavait, passait la vaisselle à Harm qui l'essuyait et la rangeait. Tout sans un regard. Tout de manière automatique. Comme à l'aveugle.

Tension. Ils avaient tous deux conscience d'être vraiment seuls pour la première fois depuis le fameux soir. Chose qu'ils avaient jusqu'alors réussi à éviter, du moins chose qu'Elle avait réussi à empêcher jusque maintenant. Mais là, elle s'était laissée avoir, se retrouvant au pied du mur, sans excuse valable pour refuser.

Chacun était à sa tâche, chacun occupé, essayant de se concentrer, mais chaque pensée tournée vers l'autre.

Laver. Passer. Essuyer. Ranger.

Laver. Passer. Essuyer. Ranger.

Laver. Passer. Essuyer. Observer. Ranger.

Laver. Passer. Effleurer. Essuyer. Observer. Ranger.

Laver. Toucher sa main. Frissons. Essuyer. Admirer sa nuque nue. Ranger. S'approcher. Recommencer.

Électricité.

Innocence.

Semblant.

Mac finit avec hâte de nettoyer les verres, assiettes et couverts qui avaient été entassés dans l'évier et s'essuya les mains sur un autre torchon avant de se retourner. Manquement d'un battement cardiaque. Elle ne s'attendait pas à ce que Harm soit juste derrière elle, essuyant la derrière assiette qu'elle lui avait donnée. Elle ne l'avait pas senti si proche, se retrouvant à présent face à son torse, effleurant de sa poitrine ses mains qui s'étaient brusquement arrêtées d'essuyer ce qu'elles tenaient. Chaleur. Elle s'écarta rapidement sur le côté, baissant le regard par la même occasion pour ne pas être trahie par ses yeux. Frémissement.

Tous deux soupirèrent silencieusement.

Harm rangea l'assiette dans le placard de Mac, alors que celle-ci s'occupait de rassembler les petits-fours restant sur un même plateau.

Silence électrique toujours.

Chacun tentant de se focaliser sur sa tâche. L'une ne voulant pas créer une faille pour qu'il s'immisce à nouveau, et l'autre refusant de créer une situation qui empirerait les choses au lieu de les améliorer.

Mais parfois on ne fait pas ce que l'on souhaite. Parfois la situation nous échappe. Parfois la tension est plus forte.

Quand l'atmosphère est chargée d'électricité, difficile de ne pas s'électrocuter même en faisant attention. Harm et Mac n'y échappèrent pas. Chance au hasard. A peine se retrouvèrent-il l'un en face de l'autre, à peine leurs regards se croisèrent, que leurs yeux se fixèrent et que leurs résolutions s'évanouirent.

Les bouches s'entrechoquèrent dans un bruit rauque. Les mains attrapèrent les bras de l'autre et les corps se plaquèrent l'un contre l'autre dans un acte désespéré. Frottements, soupirs, frissons. La température décolla en quelques secondes. Alors que Mac, d'une main, défaisait les boutons de la chemise de Zorro déjà à moitié ouverte d'Harm, et de l'autre, attirait par la nuque sa langue au plus profond de sa gorge, les mains de ce dernier descendirent brusquement sur son fessier pour la coller contre son bassin. Gémissement rauque. Les lèvres s'enflammèrent littéralement, les langues se happèrent sauvagement, les mains palpèrent largement. Désirs brûlants.

Harm poussa soudainement Mac contre la porte de la cuisine, lui arrachant un cri qu'il s'empressa d'étouffer contre sa bouche. Il appuya contre le sien son corps en feu, qu'elle n'hésita pas à attiser davantage en le frottant de son bas-ventre, faisant naître une excroissance chez son partenaire. Elle gagnait. La chemise tomba sur le sol alors que le T-shirt hippy de Mac valsa sur le plan de cuisine de l'autre côté de la pièce. Les mains remontèrent sur le bout de tissu protégeant la poitrine de Mac et l'arrachèrent afin de laisser libre passage à cette langue qui s'insinuait déjà sur les courbes. Les doigts de Mac s'affairèrent sur le haut du pantalon de Zorro, défaisant la ceinture de tissu du costume pour ouvrir l'habit, avant de stopper brusquement suite à la morsure d'un téton par Harm. Il reprenait le contrôle. Les mains se dirigèrent à nouveau vers la nuque, laissant des traces enflammées sur leur passage, appuyant davantage afin que Harm englobe la pointe et la titille de l'intérieur de sa bouche. Gémissements sonores. La langue remonta vers l'autre et entama un ballet endiablé pour faire taire sa partenaire. Ne pas réveiller l'endormie. Les mains de Mac se déchaînèrent sur le dos d'Harm, le caressant violemment, le malaxant, le griffant. Elle reprenait l'avantage. Vengeance. Mais il aima et la provoqua encore plus, remontant sa longue jupe au niveau du bassin et frottant son manche levé contre son intime douceur protégée par un voile de dentelle. Plainte quémandeuse. Il avait repris le pouvoir. Harm repassa ses mains sous les fesses de Mac et la souleva brusquement pour qu'elle enroule ses jambes atour de son corps. Attisant encore davantage le feu brûlant, tous deux se perdirent. Il n'y avait plus de pouvoir l'un sur l'autre, il n'y avait plus de Harm et Mac. Seuls deux corps se réclamant au désir. Seule la précipitation. Seule la soif de l'autre. Rien de sensuel. Tout de bestial. Les langues ne se quittèrent pas quand Harm, coinçant d'une main Mac et sa jupe entre lui et la porte, baissa de l'autre le haut de son pantalon et tira sur le string de sa partenaire.

Ce fut rapide. Le temps d'assouvir une pulsion. Le temps de se satisfaire mutuellement. Le temps d'exploser l'un pour l'autre. Aucun romantisme mais tellement sauvage et réclamé. Tellement nécessaire!

Ils restèrent ainsi quelques longues secondes, les yeux fermés, le souffle court, l'un dans l'autre, ne bougeant plus. Jusqu'à ce que tout revienne. Jusqu'à ce que la réalité refasse surface. Les yeux s'ouvrirent, se détaillèrent et reculèrent. Les corps se détachèrent silencieusement, les têtes se baissèrent, les mains recherchèrent les habits égarés.

Ils eurent besoin de quelques minutes pour se faire face à nouveau. Tout était arrivé si vite, sous l'impulsion du moment. Ils n'avaient pas réfléchi à ce que cela représentait et aux conséquences. Ils n'avaient pas réfléchi au mieux. Ils n'en avaient pas eu le temps. Et maintenant ils se retrouvaient dans cette situation. Ne sachant pas quoi faire, ne sachant pas comment l'autre allait réagir. Qui allait commencer ? Qui allait donner le ton ? Aucun des deux n'en avait envie. Mais pourtant…

_ Mac…

_ (Remontant les yeux vers lui) Je suis désolée. On n'aurait pas du. Tu devrais rentrer.

Et elle sortit.

à suivre...