Un grand merci pour ton com!! contente que ça t'aie plu!!
alors voici la suite. je sais, contrairement au précédent chapitre qui était long, celui là est plutôt extra court, mais il est intene alors ça compense un peu.
une autre suite dès que je la reçois de ma relectrice qui est absente en ce moment. je devrai l'avoir d'ici une à deux semaine, désolée!!
bonne lecture!!
_ (Murmurant) Moi, je ne suis pas désolé.
Il avait pensé qu'elle aurait résisté, elle aussi d'ailleurs, mais Harm n'eut pas à attendre que Mac réponde à son baiser. Délicat, tendre, sensuel. Le papillon qui ne demandait qu'à déployer ses magnifiques ailes et s'envoler.
Le baiser s'enflamma après quelques minutes de pure douceur, réunissant les deux âmes sœurs dans une étreinte de désespoir, reflétant l'émotion et la douleur qu'avaient été leur éloignement et leur déchirure toutes ces années. Ils s'accrochèrent l'un à l'autre, comme si leur vie en dépendait, comme si par ce geste ils pouvaient se souder pour ne plus jamais se séparer, comme si la fusion des deux corps pouvait effacer le passé et pardonner, comprenant que c'était ce qu'il leur avait tant manqué tout ce temps. L'autre. Vivre avec lui, vivre pour lui, vivre par lui. L'Amour.
Puis, quand la fièvre de cette étreinte sa calma, basculant à nouveau dans la douceur et le sensuel, quand toutes ces années de solitude, de déception et de souffrance laissèrent la place à l'envie, le délicat et l'amour, Harm poussa doucement Mac vers le lit sans perdre le contact de leur bouche et de leur corps. Elle ne résista pas, là non plus, reculant au rythme que le corps d'Harm imposait au sien. Et lorsque ses jambes butèrent contre le lit, Harm, posant délicatement une main sur le visage de Mac, entraîna celle-ci à se coucher, sans que les lèvres ne s'éloignent encore, l'accompagnant dans son mouvement pour se retrouver au-dessus d'elle, les coudes repliés sur le lit de chaque côté de la tête de sa compagne. Ils restèrent ainsi de longues minutes, se caressant légèrement, s'embrassant sensuellement, se happant charnellement, se léchant érotiquement. Les corps restaient immobiles, se frôlant à peine. Les mains touchaient du bout des doigts. Tout passait par les lèvres, soudées à jamais, tout était exprimé par les langues, enlacées pour toujours. Ils avaient besoin d'aller doucement, pour se retrouver mutuellement et se redonner confiance. Il n'était plus question de précipitation, de sexe bestial, ni de désirs à assouvir ou de pulsion spontanée. Par leur baiser empli de tendresse, ils se mettaient à nu, s'ouvrant totalement à l'autre, lui permettant d'entrer dans les profondeurs de son monde. Tout était réfléchi. Tout n'était que sentiment. Tout était amour.
Harm, totalement abandonné à Mac et à leur histoire, ne comprit pas tout de suite de quoi il s'agissait. Une sensation étrange. Il dut faire un effort considérable pour extirper son esprit du cocon de sensualité chargé d'émotions dans lequel il était bercé. Une sensation inquiétante. Et un autre encore pour s'y détacher et la regarder. Cette douceur salée, celle qu'il avait goûtée en l'embrassant, coulait doucement le long de ses joues. Il l'observa comme il ne l'avait plus fait depuis si longtemps, son regard plongeant dans le sien, scrutant son âme au plus profond d'elle-même. Et il comprit alors réellement tout ce par quoi elle était passée. Il n'avait pas eu idée de l'étendu du mal qu'elle avait pu ressentir, ni de la force qu'elle avait épuisée à se cacher derrière sa carapace. Et à présent, il n'avait qu'à lire sur son visage, à travers ses yeux, dans ses larmes, pour le savoir. Son cœur se serra. Il comprenait ce qu'elle pouvait ressentir. Détresse. Il était aussi passé par là autrefois. Elle-même n'avait pas pensé que cela puisse être si dur. Pas facile de se laisser aller et de libérer Sarah après tout ce temps. Les larmes étaient libération. Délivrance de la prison dans laquelle Mac s'était enfermée, soulagement du fardeau et du stress qu'elle avait porté en elle, évacuation de la douleur qui l'avait enserrée toutes ces années. Elle se sentait libérée d'un poids, d'une tension. Elle pouvait maintenant relâcher la pression, elle avait le droit maintenant d'être fragile.
Il se noya davantage dans son regard, voulant l'accompagner dans son voyage et son acceptation, voulant lui faire comprendre que c'était le bon chemin, qu'il ne fallait pas qu'elle ferme à nouveau cette porte et qu'elle ne serait pas seule. Il baissa lentement son visage plus près du sien, mêlant son souffle au sien, le regard toujours lié au sien. Et quand les lèvres s'effleurèrent, il murmura :
_ Je t'aime Sarah.
Mac fondît sur lui et l'embrassa comme si sa vie en dépendait, le serrant fort contre elle, les larmes recommençant à couler à ces trois mots, totalement bouleversée par cet aveu. Harm comprit de suite cette impulsion et il la serra également fort contre lui, dans une étreinte réconfortante. Tout irait bien à partir de maintenant, il le savait, et elle devait le comprendre.
Le baiser s'embrasa rapidement, faisant naître dans les deux corps multitude de sensations agréables et affriolantes. Les mains se mirent à la recherche du moindre bout de peau nue, essayant de se débarrasser en même temps des tissus les gênant, laissant des traînées enflammées là où elles passaient. Les doigts d'Harm purent rapidement vagabonder tout le long du corps de Mac et redécouvrir les moindres courbes, alors que Mac s'efforçait tant bien que mal d'ôter les habits de son partenaire, coupées par les tourbillons de plaisir qu'il faisait naître en elle à chaque fois que sa bouche visitait un nouvel endroit.
Une fois à égalité, ils prirent le temps de se redécouvrir, et de s'aimer. Chacun écoutant les désirs de l'autre, chacun voulant offrir le plus de plaisir à l'autre. Tout en douceur. Tout en partage. Tout en sentiment. Le temps semblait avoir été suspendu, les enfermant dans un monde n'appartenant qu'à eux, tout le reste ayant été oublié pour le moment. Caresses. Sensualité. Baisers. Feux brûlants. Extase. Paradis. C'était beau. C'était l'Amour, à l'état pur.
