hey salut

me revoila depuis le temps! dsl d'ailleurs pour l'attente.

ma relectrice vient de revenir alors voila que je te poste une petite suite.

pour la suite et bien malheureusement je n'ai pas avancer. je pensais finir en attendant le retrour de ma relectrice et en fait j'ai rien écrit. pas vraiment le temps, qq soucis + la dernière partie qui est la plus délicate et dure à écrire, tout ça font que ben je vais encore me faire attendre et j'en sui réellement désolée!!

mais je n'oublie pas et je vais essayer d'avancer dès que je peux.

en attendant, bonne lecture! biz

Maison de Mac

Chambre

Lendemain

0645

Bien être. C'était le sentiment qui le berça à peine l'esprit émergeant doucement du coton brumeux dans lequel il était assoupi. Bien être. Ça faisait si longtemps qu'il n'avait pas ressenti une telle sensation de plénitude et de tranquillité. Comme s'il avait déjà ses repères. Comme s'il était déjà chez lui. Ici. Dans cette maison. Dans cette chambre.

Harm roula doucement sur le dos, prenant une bouffée d'air à pleins poumons, un profond sourire apparaissant sur les lèvres lorsqu'il senti une courbature au niveau des reins. Mac. Sarah. C'était elle la responsable. Son sourire s'agrandit davantage. Il en était tellement heureux ! Ils s'étaient retrouvés, enfin. Il l'avait retrouvée, enfin ! La femme qu'il aimait plus que tout. La mère de son enfant.

Tout un tas d'images vinrent se superposer à son esprit. Leur rencontre. Leur première bataille. Leur première victoire. Il se rappelait leurs nombreuses années d'amitié. Et il se rappelait comment il était tombé amoureux d'elle. Ce n'était pas arrivé du jour au lendemain. Ça avait grandi au fil du temps, ça s'était transformé doucement et ça s'était caché pendant longtemps. Mais ça avait été là, plus fort, plus haut et plus profond que tout. Ça avait été quelque chose qu'ils n'avaient jamais connu avant, quelque chose dont ils n'auraient jamais imaginé la puissance et la beauté, même si ça avait tardé à aboutir. L'Amour, le véritable, avec un grand A. Celui qui passionne les querelles et facilite les réconciliations, celui qui nous murmure combien la vie est belle simplement par la présence de l'autre, celui qui nous émerveille et nous fait peur en même temps.

Il n'avait pas disparu toutes ces années. Lui, l'avait su déjà. Il ne comptait même plus les fois où il avait rêvé d'elle, endormi ou éveillé, les fois où il avait cru la voir devant lui, les fois où il s'était obligé à ne pas l'appeler pour la laisser en paix, les fois où il se défoulait à la salle de sport espérant embrouiller son esprit et effacer les images d'elles. Par contre, ce qu'il n'avait pas su, c'est que pour elle non plus ça n'avait pas disparu. Il venait d'en avoir la preuve. Même si elle ne l'avait pas cru, même si elle avait pensé que ça n'existait plus, ça avait toujours été là, bien enfoui au plus profond d'elle, mais là. Sinon, il n'y aurait pas eu cette explosion, cette alchimie, cette puissance qui les avaient réunis cette nuit. Ça avait été incroyable ! Et ça n'aurait pas pu être si bouleversant et si fort entre eux si toutes ces années ça avait simplement disparu.

Harm se tourna sur le côté et se rapprocha du coté gauche du lit. La toucher, la sentir entre ses bras, la prendre contre lui, poser délicatement un baiser sur sa nuque et respirer son odeur, c'est tout ce dont il avait envie. Elle et lui, elle avec lui, elle contre lui.

Mais le sourire qui avait resplendi sur son visage jusque là s'évanouit aussi vite qu'il était apparu. Harm fronça les sourcils. Il ne sentait rien. A part les draps froids. Mais pas de Mac. Il ouvrit grands les yeux et se redressa sur un coude, mais toujours personne. Elle n'était plus dans la chambre, elle n'était plus avec lui.

Il s'inquiéta. Où pouvait-elle être de si bonne heure ? Pourquoi n'était-elle pas restée au chaud de ses bras pour se réveiller à ses côtés ?

Harm se leva et enfila son boxer et le T-shirt noir de son déguisement de la veille. Il vérifia silencieusement les pièces du haut de la maison, s'arrêtant quelques minutes à la porte de Rachel pour admirer un grand sourire aux lèvres le petit ange endormi. Quelle était belle sa princesse orientale ! Puis il descendit doucement les escaliers et c'est quand il tourna la tête pour inspecter le salon qu'il la vit. Là, dehors, seule, assise sur le perron, dos à la maison. Il resta de longues minutes à l'observer, appuyé contre le mur du salon. Il ne voyait pas son visage, mais il le devinait aisément. Il la connaissait trop. Il savait exactement ce qu'elle faisait là, ce qu'elle y recherchait et ce dont elle avait besoin. C'était toujours à cet endroit qu'elle allait. Quand elle avait besoin de prendre de grandes décisions. Quand le travail la tracassait. Quand elle avait besoin de se retrouver, de faire le point et de réfléchir. Il ne voulut d'abord pas la déranger et préféra rester en arrière pour lui donner plus d'espace et ne pas l'oppresser. Mais après de longues minutes, il se décida à la rejoindre. Elle avait besoin de lui, elle avait besoin de l'entendre. Il le savait.

Il fit coulisser la porte-fenêtre pour sortir et la referma derrière lui. Il s'installa à ses côtés, elle ne bougea pas, le regard toujours perdu au loin. Il ne dit rien, faisant comme elle, posant ses yeux sur l'horizon, laissant dériver son esprit. Aucun des deux ne dit mot ni ne bougea pendant vingt minutes, chacun perdu dans ses pensées qui, en fait, se rejoignaient. Il savait que ce n'était pas évident pour elle. Tout ce chamboulement. Tout ce renouveau. Il n'était pas vraiment inquiet quant à leur commun futur. Il était pratiquement sûr qu'elle ne s'était pas réfugiée ici pour faire un pas en arrière encore. Ils s'étaient compris cette nuit, ils s'étaient ouverts, ils s'étaient donnés. Si elle avait réellement eut envie de faire machine arrière, elle aurait refusé leur tendre moment de ces dernières heures. Mais il lui fallait du temps pour l'accepter, et accepter les changements qui viendraient avec. Du temps pour comprendre exactement ce qu'elle attendait, ce qu'elle recherchait. Du temps pour guérir également. Car tout n'était pas fini. Un grand pas en avant avait été fait, mais il doutait que ça puisse tout changer du jour au lendemain. Ça y aiderait, mais ça ne réglerait pas tout. De nombreuses choses faisaient encore de l'ombre. De nombreuses choses devaient être dites. De nombreuses choses devaient être clarifiées. Il le comprenait avec son silence. Rien ne pourrait avancer sans qu'elle n'entende ce qui les avait détruits il y a quelques années. Sans qu'elle ne comprenne, sans qu'elle ne pardonne. Elle avait refusé des mois plus tôt ses explications, mais il sentait que c'était aujourd'hui qu'il devait parler, que c'était maintenant qu'elle avait besoin de l'entendre. Alors il commença à lui raconter, sur un ton platonique, comme lorsque l'on raconte des faits, les yeux s'appuyant toujours sur l'horizon fuyant.

_ C'est en Birmanie qu'ils m'ont envoyé.

Elle ne bougea pas. Certains auraient même pu croire qu'elle n'avait pas entendu ou qu'elle n'avait pas écouté. Pas un son, pas un soupir, pas un mouvement, à part seulement des yeux qui se ferment et des mains qui se crispent sous la douleur de l'aveu. Lui savait qu'il l'avait atteinte. Il savait qu'elle était là, l'oreille tendue, l'esprit concentré. Même si du coin de l'œil il n'avait rien perçu, même s'il ne voyait pas son visage, il l'avait sentie. Cette tension qui s'était mise à couler dans ses veines à peine avait-il ouvert la porte-fenêtre pour la rejoindre. Cette tension qui avait paralysé son corps à peine avait-il dit cette phrase qui à elle seule résumait le calvaire de ce qu'il avait pu connaître.

Cette phrase. Celle qu'elle n'aurait jamais voulu entendre. Celle qui à peine énoncée avait fait monté les larmes aux yeux. Celle qui lui avait asséné un coup dans le cœur.

La Birmanie. Au mon Dieu !

à suivre...