Remarque: Je ne possède pas Dragon Ball Z, Akira Toriyama si. Je ne possède pas cette histoire, je l'adapte juste en français. Pour voir l'original à Change Of Heart par Niteryde.
Cette histoire est la suite de You'll be the Death of Me que je n'ai pas traduit et qui parle des fameux trois ans avant les cyborg. J'ai lu cette histoire avant d'avoir lue l'autre et on la comprend tout à fait sans avoir lu la première.
Chapitre 1: Pour le meilleur ou pour le pire.
Tout le dur labeur de Végéta, toute son intense préparation, l'entraînement infernal qui avait sacrément bien failli le tuer à maintes reprises, sa transformation en Super Saïyen… tous cela n'avait servis à rien.
Il avait échoué. Lamentablement échoué.
Le Prince Saïyen avait les yeux fermés et le visage enfoui dans son bras, reposant sur son genou, cachant sa honte. Il était assis seul sur un terrain désertique qui lui rappelait étrangement le lieu de son premier combat avec Kakarotto. Il n'avait pas remarqué la similitude jusqu'à ce qu'il perde la force de voler. Maintenant il était assit là, des heures après que Sangohan est détruit Cell.
Son orgueil avait bien failli détruire la planète entière. Il avait laissé sa fierté submerger toute logique, son arrogance de son pouvoir aveuglant. Avec le recul, il aurait du détruire Cell quand il en avait eu l'occasion au lieu de le laisser atteindre sa forme parfaite. Il avait supposé à tort qu'il était assez fort pour gérer Cell Parfait. Il n'avait été qu'un morceau de viande battu puis jeté comme un simple chewing-gum collé sous son pied.
Puis, comme si sa fierté n'avait pas été suffisamment été trainer dans la boue, il a été réduit au rang de simple spectateur, incapable de faire quoi que ce soit à part regarder pendant que le gamin de Kakarotto gagnait la bataille de sa vie.
Dénigrer sa gloire dans la bataille, avoir honte au-delà du possible d'avoir du dépendre de Sangohan pour sauver sa vie et maintenant être dépouillé de sa chance de faire face à son rival une dernière fois.
Et puis, pour couronner le tout, il n'avait pas été assez fort pour venger son propre fils.
Végéta serra solidement ses poings, ferma les yeux au souvenir de la mort de Trunks. Il avait renié ce garçon tant de fois, aussi bien la version future que la version présente. Le bébé était facile à ignorer, il ne marchait pas, ne parlait pas, babillait quelque fois à l'occasion. Mais l'adolescent, pas tellement. Végéta lui avait hurlé dessus, ignoré, réprimandé, il l'avait même frappé à plusieurs reprises dans l'espoir que Trunks comprendrais qu'il n'en avait rien à faire de lui, enfin d'eux. Frustration ultime, le garçon était tout aussi têtu que lui.
Ressassent ces pensées, Végéta en conclu que l'adolescent avait finalement réussi à percer ses défenses dans la Salle de l'Esprit et du Temps.
Cette année avait été longue et épuisante. Trunks avait gardé ses distances, 85% du temps par la faute de son père, mais les rares fois où Végéta avait effectivement toléré la conversation, Trunks avait sauté sur l'occasion de faire connaissance avec lui. C'était généralement quand Végéta était vraiment épuisé qu'il s'asseyait et écoutait avec dédain le jacassement incessant du gamin. Il avait été définitivement prouvé que Bulma l'avait élevé seule, très bien. Le garçon était implacablement persistant dans sa quête de connaître son père, ce qui ne faisait qu'aggraver le ressenti de Végéta. Il avait déjà du mal à se dire qu'il avait un fils, alors devoir discuter avec sa version adolescente… C'était trop. Les moments où il permettait à Trunks de lui parler finissait toujours de la même manière; Végéta perdait son sang froid et réprimandait Trunks pour quoi que soit (il trouvait toujours une bonne raison) puis lui criait dessus avec colère avant de laisser l'enfant seul. Sa hargne et la volonté de Trunks promettaient une coexistence difficile, tendue, qui les laissais tous deux frustrés.
Il fallut attendre le dernier mois pour que les choses commencent à changer.
Végéta avait atteint un nouveau niveau du Super Saïyen et il avait voulut tester son pouvoir dans un combat. Et personne d'autre que Trunks n'était là. Il se rappelait encore le visage choqué de Trunks quand il le réveilla et lui laissa 10 minutes pour se préparer.
Le combat avait été intense, rapide, une bataille féroce et violente qui avait durée presque toute la journée. Végéta ne retenait pas ses coups, pas plus que Trunks. Chacun déchargeant leur frustration sur l'autre. Ils s'étaient presque entre-tuer ce jour là, ils saignaient abondamment et avaient chacun plusieurs cos cassés. Le Prince avait réussi à ce frayer un chemin jusqu'à son lit, où il avait dormi pendant deux longs jours. Il s'était réveillé en premier et avait immédiatement levé son fils pour un nouveau combat.
Cela devient leur routine, et Trunks ne s'était jamais plaint. Tout au fond, il était déterminé à gagner le respect de son père.
Et il le gagna. Végéta ne pouvait qu'être impressionné par son fils, même si des décennies d'expérience du combat lui permettait de voir les faiblesses dans la technique de Trunks. Le Prince enseignait à son fils comment y remédier de la seule façon qu'il connaissait, en les exploitant vicieusement et en les faisant payer chèrement au garçon. Trunks avait rapidement reçu le message et Végéta avait noté avec approbation que le jeune homme ne répétait jamais deux fois la même erreur. Il avait même réussi à tromper Végéta et celui-ci n'avait pu que le regardé avec étonnement lui adresser un sourire arrogant avant de gronder et de reprendre le combat.
Lentement, comme de vrai Saïyen, ils avaient tissé un lien. Même si Végéta ne l'avait pas réalisé à l'époque.
Ce n'est que lorsque Végéta vit le rayon mortel traverser la poitrine de Trunks qu'il réalisa douloureusement combien il se souciait de son fils. C'était horriblement similaire au massacre brutal de sa mère lorsqu'il n'avait que 4 ans. Seulement, c'était encore pire, même s'il croyait que pire ne pouvait pas exister, jusqu'à la mort de son fils. Toute trace de logique et de réflexion était morte avec Trunks, son instinct l'avait poussé à défoulé sa fureur vengeresse et aveugle sur Cell, qui aurait certainement abouti à sa mort si Sangohan n'était pas intervenu en sa faveur.
La poussière était retombée et cette rage avait maintenant disparut depuis longtemps. La seule chose que Végéta ressentait était la honte d'avoir été ainsi avec son fils. Le garçon avait juste voulu avoir l'approbation de son père, et Végéta avait été trop fier pour lui donner ne serait-ce que ça. Cette chose tellement simple, tellement putain de dérisoire et il ne l'avait pas jugé utile dans son emploi du temps.
Non seulement il avait lamentablement échoué en tant que guerrier, se déshonorant sur le chant de bataille, mais il avait aussi échoué en tant que père.
Un grondement de tonnerre sorti Végéta de ses pensées. Il souleva la tête de son bras, clignant des yeux avec lassitude, se rendant enfin compte qu'il pleuvait. Il leva la tête vers le ciel et observa la foudre fissurée la nuit noire, laissant la pluie ruisselée sur son visage et dans ses cheveux. Il était toujours perdu, mais il était sûr d'une chose.
Pour le meilleur ou pour le pire, les choses seraient différentes avec son jeune fils. Il refusait d'être un échec comme il l'avait été avec son fils adolescent.
Cela signifiait abandonner ses plans de quitter la Terre. Il ne pouvait pas emmener Trunks avec lui dans l'espace. D'une part le garçon était beaucoup trop jeune, rien de plus qu'un petit ourson. Sans oublier qu'il n'avait nulle part où aller. L'univers était grand, vide et cruel. Si Végéta était capable de survivre et de s'épanouir dans cette cruauté, il ne pouvait pas y entraîner son fils. La version adolescente de Trunks avait assez souffert dans sa sombre chronologie, et Végéta pensait qu'il était temps de mettre fin à la souffrance.
De plus, Bulma était ici, et son fils ne grandirait pas sans sa mère, comme il l'avait fait.
Végéta enfouit à nouveau son visage dans son bras en songeant à la belle héritière de génie. Elle devrait également faire partie de ses plans, aussi dommage soit il, il n'avait aucun moyen de faire parti de la vie de Trunks sans faire parti de la sienne. Ce qui entraîna naturellement cette question: Où était la place de Bulma dans tout ça ?
Il refusait de voir en elle autre chose que la femme qui lui avait donné un fils, mais il ne pouvait pas juste l'éviter. Alors qu'était-elle ?
Sa partenaire ?
Sa camarade ?
Son amie ?
Ridicule. Végéta ne restait pas pour elle, il restait pour Trunks. Elle était simplement dans le décor et il devrait faire avec, comme ses parents. Elle ne serait rien pour lui, sauf une référence occasionnelle vis-à-vis de Trunks.
Il soupira dans son avant-bras, souhaitant que le rayon de Cell ai tué Krillin plutôt que son fils…
Trunks se pencha en arrière, lorgnant Bulma avec méfiance. Elle n'était pas exactement la même que sa mère dans sa chronologie, mais elle était tout aussi putain d'intimidante. Surtout lorsqu'elle brandissait des ciseaux, comme c'était actuellement le cas.
« Je ne pense pas que ce soit vraiment nécessaire pour être honnête. »
« Qu'est-ce que tu raconte ? Tu as l'air beaucoup plus vieux ! » Insista Bulma, regardant les cheveux lavandes sur ses épaules d'un œil critique. « Allez, assieds-toi juste, je ferais vite. »
Trunks se força à sourire, « Non vraiment, mes cheveux sont bien- »
« Maintenant assieds-toi et cesse de discuter avec ta mère, Trunks. »
« Bien, bien. » reconnut-il, s'asseyant lentement tandis que Bulma attrapait un mèche de cheveux. Elle préférait son fils aves les cheveux courts, elle était sûr que son homologue aussi.
« Tu es prêts à rentrer à la maison demain ? » Demanda Bulma en coupant une mèche.
« Oui, les Cyborg ne devrait plus être un problème maintenant, pas après tout l'entraînement que j'ai fais ici. » répondit Trunks, ses yeux explorant par la fenêtre, il ne pouvait s'empêcher de se demander où était son père. Le reste de la journée s'était déroulée sans aucune nouvelle du Prince.
Il avait décidé de passer la nuit ici et de repartir le lendemain matin. Il avait seulement osé descendre prendre un peu d'eau quand il trouva Bulma dans la cuisine à lire une revue scientifique. La seconde d'après, elle lorgnait ses cheveux d'un regard qu'il ne connaissait que trop bien.
Et il savait par expérience qu'il ne fallait pas discuter avec ce regard.
« Oh, j'en suis sûre. Tu vas les battre, pas de panique. » Lui dit Bulma dans un sourire. « Ils n'arriveront même pas à te frapper. »
Trunks sourit, « Merci. »
« De rien. » déclara-t-elle, fredonnant doucement tandis qu'elle ce concentrait sur son travail. Trunks regarda par la fenêtre une fois de plus.
« Il est vraiment tard, » commença-t-il, « tu sais où est mon père ? »
Bulma soupira, « Qui sait. Végéta entre et sort comme il l'entend. De plus, il ne vivait pas vraiment ici les mois précèdent l'arrivée des Cyborg. Il est son propre chef. »
« Oh, je ne savais pas. »
« Ne t'inquiète pas pour lui. Je suis sûre qu'il va bien, peut importe où il se trouve. »
« Je sais, c'est juste que… je souhaite pouvoir lui parler de ce qui c'est passé aujourd'hui. » dit Trunks en rosissant.
« Qu'est-il arrivé ? » demanda Bulma, curieuse.
La fierté sonnait clairement dans la voix du jeune homme quand il raconta, « Il m'a défendu, après que Cell m'ai tué. Yamcha disait qu'il est devenu fou, hors de contrôle. Il a attaqué Cell alors qu'il n'avait aucune chance. Il le savait, et il l'a quand même fait. »
Bulma c'était arrêté de couper, ses yeux bleus écarquillés, en état de choc. Elle cligna plusieurs fois des yeux, incrédule. Enfin elle retrouva la voix.
« Végéta a attaqué Cell pour te venger ? »
« Oui. »
Elle resta sans voix pendant quelques secondes, digérant l'information. Enfin, un lent sourire se glissa sur son visage avant qu'elle ne secoue la tête.
« Et bien, je serais damnée. » s'émerveillait-elle doucement. Il s'avérait que Végéta se souciait de leur fils, après tout, comme elle l'avait toujours soupçonné. Mais en avoir la confirmation, surtout de cette manière, était surprenant. La réaction de Végéta aurait facilement pu lui couter la vie, et Bulma savait que cet homme était un survivant, pas un sentimentaliste. Il se mettait toujours en premier, devant tout le monde. Mais comme toujours avec Végéta, ses actions en disaient toujours plus que ses mots, et il avait parlé à voix haute et claire aujourd'hui.
Cet homme ne cessera jamais de l'étonner.
Bulma continua lentement de couper les cheveux de son fils, son esprit uniquement focalisé sur le fier Prince Saïyen. Un léger espoir monta en elle: peut être aura-t-il envie de rester sur Terre plus tôt que de partir comme il l'a toujours dit. Après tout, s'il se souci de leur fils du futur, pourquoi ne se soucierai-t-il pas de leur fils du présent ?
Elle ne voulait cependant pas trop espérer. Le connaissant, il pouvait facilement dire que son attachement envers Trunks l'avait presque tué, il pourrait lui attribuer tout les prétextes pour quitte la planète, comme pour y rester.
Elle jeta un coup d'œil par la fenêtre et vit la foudre zébré le ciel noir. Elle prit sa décision.
Si Végéta revenait à Capsule Corp, elle allait tout faire pour s'assurer qu'il y reste.
Il était trois heures du matin passé quand Végéta fit route vers Capsule Corp. Le combat contre Cell se fit enfin sentir, son corps était en miettes, il avait mal au crâne et son manque de sommeil lui faisait utiliser toute son énergie pour voler.
Tout ce que Végéta voulait, c'était s'effondrer sur son matelas et dormir pendant au moins une semaine.
Il atterrit maladroitement sur le rebord du balcon de son ancienne chambre. Il ouvrit lentement la fenêtre et entra, il resta un moment figé en sentant un ki envahir la pièce. Il était tellement épuisé qu'il ne c'était pas rendu compte que la pièce était occupé.
Il se maudit intérieurement, comment Diable avait-il put ne pas se rendre compte que quelqu'un dormait dans SON lit ?
Observant l'inconnu, il reconnu des cheveux couleurs lavande. Surpris, l'adolescent se redressa brusquement.
Trunks regarda son père, puis l'horloge, puis à nouveau son père. Suite à leur année d'entraînement, il avait prit l'habitude de réagir au ki de son père, jusqu'à ce que cela devienne instinctif.
« Oh, désolé, père. » dit-il timidement en se levant. « La chambre que j'utilisais autrefois n'était pas disponible, je pensais que celle-ci était une chambre d'ami, je ne savais pas que c'était la tienne… »
Végéta avait le regard fixé sur Trunks. Il n'avait pas entendu un traître mot de ce qu'il lui avait dit. Tout ce qu'il savait, c'était que son fils était en vie. Et c'est avec gratitude qu'il encra cette image dans sa mémoire, effaçant celle de sa mort. Ce n'est que lorsque le jeune homme se leva qu'il réalisa ses mots.
« C'est bon. » dit-il d'une voix bourrue, avec un geste dédaigneux de la main. « Tu peux rester. »
« Oh » répondit Trunks, clignant des yeux de surprise. Végéta était appuyé contre la vitre et semblait vraiment en piteux état. « Tu es sûr ? Je veux dire, c'est la tienne… »
« Qu'ai-je-dis, mon garçon ? » Menaça durement Végéta. En voyant le visage de son fils se fermer, il se senti un peu honteux. Les vieilles habitues avaient la vie dure. Il soupira brièvement avant d'ajouter, « J'irais ailleurs. »
« D'accord. »
Végéta regardait par la fenêtre, fixant sans la voir la pluie. Trunks le regarda quelques secondes, hésitant à le questionner sur sa réaction pendant le combat avant de décider que ce n'était pas le bon moment. Il baissa les yeux.
« Trunks. »
L'adolescent cligna des yeux avant de les poser sur son père.
Végéta le regarda avant d'éviter son regard, priant pour que sa gorge ne trahisse pas son malaise.
« Tu t'es bien battu. »
Trunks le regarda sans comprendre, était-il entrain de rêver ? Enfin, un grand sourire éclaira son visage écarlate.
« Merci, papa. »
Végéta se tendit à son nouveau titre, plus attachant, plus familier, affectif. Mais il ne tiqua pas, se contentant de hocher la tête. Il traversa la pièce et referma la porte derrière lui sans un regard pour son fils.
Epuisé, il s'appuya contre le mur d'en face mais son sixième sens le sortit de sa léthargie. Il jeta un coup d'œil vers sa droite, se concentrant sur l'origine du ki.
Bulma. Végéta haussa un sourcil, curieux, se demandant ce qu'elle faisait encore debout à cette heure.
C'est en entendant les pleurs d'un bébé qu'il eu sa réponse.
« Shhh, tout va bien mon bébé. » chuchota Bulma d'une voix fatigué, posant Trunks sur sa table à langer. « Je sais, tu n'aime pas être sale. Tu es un petit garçon très propre pas vrai ? Oui, bien sûr. » Continuait-elle en changeant sa couche. Elle voulait que son fils reste bébé le plus longtemps possible, mais se serait mentir de prétendre ne pas avoir hâte de ce débarrasser des couches.
Bulma étouffa un bâillement quand elle entendit une voix familière. « Qu'est-ce qui ce passe ? »
Bulma sursauta, ne l'ayant pas entendu venir. Végéta ce tenait juste derrière elle et la première chose qui lui traversa l'esprit était qu'il avait l'air horriblement mal. Il était toujours vêtu de son armure de Saïyen, sauf qu'elle était tachée de sang et de boue, cassée par endroit et détrempée par la pluie. Son œil gauche était gonflé et tout le côté droit de sa mâchoire ressemblait à une ecchymose géante.
« Végéta, tu vas bien ? »
« Je vais bien, » grogna-t-il. En vérité, il allait tout sauf bien, mais cela n'avait rien de physique. Bulma le regarda un moment, soupçonneuse, avant de se retourner vers son fils.
« Trunks va bien, sa couche est sale et ça l'a réveillé, c'est tout. » expliqua Bulma, ses mains expertes refermant la couche propre.
Elle garda le silence quand Végéta s'approcha derrière elle pour observer le bébé, qui commençait à se calmer.
Végéta se sentait mal à l'aise, il y avait une erreur au tableau, et c'était lui. Il n'était horriblement pas à sa place, avec eux. Ce n'était pas sa nature, et pourtant, il n'avait aucune envie de partir. Il ferma les yeux, se demandant si son cerveau ne subissait pas un quelconque traumatisme après le coup qu'il avait reçu.
« Végéta ? »
La voix douce de Bulma le ramena à la réalité. Il ouvrit les yeux pour la voir devant lui, Trunks dans les bras. Ses yeux bleus illuminant la pièce ne regardaient que lui. Brièvement, il se demanda comment ses yeux pouvaient toujours sembler émaner autant de lumière.
« Pourquoi ne vas-tu pas dormir ? Tu as l'air épuisé. » Murmura-t-elle, l'inquiétude se lisant sur son visage.
Il s'apprêtait à rétorquer qu'il allait bien, mais se tu. La journée avait été assez difficile comme ça, il ne voulait en plus ce disputer avec Bulma. Pas ce soir.
« Le gamin dors dans ma chambre. » bougonna-t-il.
« Oh », répondit Bulma, caressant doucement le dos de Trunks « tu peux prendre celle que tu veux. De toute façon, Trunks retourne chez lui demain matin, tu pourras récupérer ta chambre. »
Végéta grogna, bien. Même s'il c'était attaché à la version adolescent de son fils, il y avait trop de version à son goût.
Bulma lui jeta un regard persistant avant de passer devant le berceau. Doucement elle déposa Trunks, le bébé se tourna sur le côté, ferma les yeux et mis un pouce dans sa bouche. Elle mit une couverture sur son petit corps, Végéta se penchant sur l'enfant, près d'elle.
Elle poursuit sans interruption, essayant de ne pas montrer sa surprise et son excitation à l'intérêt soudain du Saïyen pour leur fils. Végéta avait à peine jeté un regard au bébé depuis qu'il l'avait vu pour la première fois. En fait, il avait développé une remarquable capacité à complètement ignorer Trunks comme s'il n'existait pas du tout.
Mais maintenant il était là, debout à côté d'elle à regarder le petit garçon dans son berceau. Bulma glissa un œil sur lui, ses préoccupations revinrent à la manière distante dont Végéta regardait son fils.
« Hey, tu es sûr que tu vas bien ? » Murmura-t-elle, posant une main sur son bras. Elle grimaça en découvrant que sa peau était gelée d'être resté si longtemps sous la pluie. Comme il ne bronchait pas à son contact, elle commença à frotter doucement son bras dans un geste amical de soutien. Elle ne l'avais jamais vu aussi… désemparé. Et ça ne lui plaisait pas du tout.
Végéta resta silencieux pendant un long moment, ne s'écartant pas à son touché. Il était trop fatigué pour lutter contre elle.
« Tu l'as élevé seule. »
« Quoi ? »
« Dans le futur. Tu as élevé Trunks seule. »
Bulma inclina la tête, observant son profil, essayant de lire entre les lignes de sont visages, entre ses mots.
« Je l'ai élevé seule parce que tu étais mort dans cette chronologie. Je n'avais pas le choix Végéta. » Comme il restait silencieux, elle ajouta « Ca ne veut pas dire que je n'avais pas besoin de toi. Je suis même persuadée du contraire. Par l'enfer, j'ai besoin de toi maintenant. Les choses pourraient être différente dans notre époque tu sais. »
Il hésita. « Je ne… »
… ne sais pas comment être un père…
… pense pas que je puisse réellement le faire…
…veux pas qu'il me déteste…
La mâchoire de Végéta se serra obstinément, sa fierté l'empêchant de formuler à voix haute, mais il ne pouvait pas s'empêcher de pensée à son fils du futur. Il avait grandit normalement, était devenu un excellent et fort guerrier, et pourtant Bulma l'avait élevé seule. Elle pouvait dire ce qu'elle voulait, mais Végéta avait vu le résultat, et il en disait long. Elle avait fait un travail remarquable. Elle pourrait sans doute faire la même chose avec leur fils du présent.
« Tu ne quoi, Végéta ? » demanda Bulma, résistant à l'envie de trop creusé, même si son silence la torturai. Elle n'était pas une femme patiente, mais si son expérience lui avait bien apprit quelque chose, c'est que la patience était vitale lorsqu'il s'agissait du Prince.
« Oublie ça. » grommela Végéta, dégageant son bras.
Il jeta un bref coup d'œil à Trunks avant de quitter la pièce, presque tenter d'examiné le vaisseau après tout, lorsque Bulma lui bloqua le chemin et posa sa main sur son plastron. Il s'arrêt immédiatement et, levant les yeux, il tomba dans les siens.
« Ne pars pas, Végéta. » murmura-t-elle, ses yeux implorant le clouant sur place.
Ses yeux se plissèrent à ses paroles. Il savait que le message allait plus loin que seulement sortir de la chambre de Trunks.
« Je vais où je veux, femme, » gronda-t-il dangereusement, « je ne reçois pas d'ordre de toi, ne l'oublie jamais. »
Bulma se mordit la lèvre en voyant cette colère défensive passer dans ses yeux. Le mur avait été remonté à la hâte, ce mur qu'il avait mit en place pendant des années et qui gardait ses émotions bien à l'intérieur. Il voulait re construire se mur et la laisser dehors, mais cette fois elle ne ce laisserait pas faire.
« Trunks m'a dit ce qu'il c'est passé, aujourd'hui. » dit-elle calmement, les yeux de Végéta s'ouvrirent sous le choc. Sa bouche peina à contenir ses mots, un grimace lui tordit les traits. Il l'a regarda avec colère alors qu'elle ajouta « et je pense que ce que tu as fais était très courageux. »
« Femme stupide, tu ne sais pas de quoi tu parle ! » persifla-t-il, son visage rouge de honte. Il n'arrivait pas à croire que le gamin ai vendu la mèche ! Maintenant elle savait qu'il avait lamentablement échoué à venger son fils. Ce putain de jour humiliant ne prendrait-il jamais fin ?
« Tu regrettes ? »
Végéta cligna des yeux, mesurant ses mots quelques secondes. Enfin, il fronça les sourcils et baissa la tête. La réponse était simple, il regrettait seulement de ne pas avoir été assez fort. Toute sa vie il l'avait passé à devenir plus puissant, plus fort, et pourtant, quand il en a eu le plus besoin, il se retrouvait faible.
Il secoua la tête en silence.
« Il n'y a rien de mal à ce préoccuper de son fils. » lui dit doucement Bulma, essayant de renouer le contact visuel. « Reste avec nous Végéta. Ton fils a besoin de toi. »
Il secoua à nouveau la tête avant de fermer les yeux. Il voulait rester, mais il ne se sentait tellement pas à sa place ici. Il massa doucement ses tempes, essayant de soulager la douleur lancinante de sa tête.
« Je veux vraiment rester… » Admit-il à contre cœur, ne remarquant pas le sourire de Bulma, « mais… »
Son sourire vacilla, « Mais quoi ? »
Le visage du Saïyen se teinta légèrement, ses yeux toujours fermé et ses doigts toujours sur ses tempes. Malgré la proximité de Bulma, elle dut se penchait vers lui pour entendre ses mots.
« J'ai détesté mon père, depuis la première fois que je l'ai vu, et aujourd'hui encore. Il m'a laissé à Freezer, en sachant très bien ce qu'il voulait faire de moi. Il était faible, et lâche. Et il est le seul putain d'exemple que j'ai sur la façon d'élever un enfant… »
Végéta fronça les sourcils en frotta ses yeux, qui le brûlait soudainement, de sa main gantée. Il s'arrêta en sentant le douce main de Bulma se posé sur son bras.
« Trunks ne te déteste pas. » dit Bulma, sa voix pleinement confiante.
« Tu n'en sais rien » souligna-t-il amèrement.
« Je le sais, parce que je ne le laisserais pas faire. »
Végéta se retourna vers elle, son regard trahissant un mélange de confusion et d'étonnement. Instinctivement, il fouilla dans ses yeux bleus la moindre petite trace de mensonge, tout en sachant qu'il n'en trouverait pas.
« Je sais que c'est décourageant, » dit Bulma patiemment, essayant d'apaiser le doute qui ternissait son regard. « Crois-moi, je n'avais strictement aucune idée de ce que je faisais les premiers mois. Par l'Enfer, parfois encore je me dis que je ne suis pas faite pour être mère. Mais nous allons nous entraider, d'accord ? Nous sommes une équipe maintenant. Peut être même finiras-tu par me relayer pour changer les couches. » Plaisanta-t-elle dans un clin d'œil, sachant que sa n'arriverait jamais.
« Tss, absurde. » grommela Végéta, secouant la tête de dégoût.
« Donc… tu restes ? »
Il souleva un sourcil, décelant la détresse et l'espoir dans sa voix, avant de fixer un point derrière elle et d'hocher la tête.
« Merci, Végéta. »
« Peut importe, femme. C'est seulement pour le garçon que je reste, pas pour toi. » Grogna-t-il. « Alors ne te fais pas d'idée. » ajouta-t-il avec une grimace.
« Viens. Nous allons te trouver une chambre. » Lui dit-elle en le regardant avec inquiétude. « Je vais t'apporter une aspirine et tu pourras dormir. On dirait que tu as traversé l'enfer. »
« Très bien, » se radouci Végéta. Il aurait d'autre occasion de ce battre avec elle une autre nuit, pour le moment dormir semblait être la meilleure option.
En sortant de la chambre du bébé, il devait avouer que Bulma l'avait mis beaucoup plus à l'aise avec tout ça, même s'il restait une pléthore de question qu'il se posait. Notamment s'il pouvait être un père décent, à défaut d'être un bon père. Mais il savait qu'il préférait vivre avec des doutes, plutôt qu'avec des regrets de ne pas avoir essayé.
Il se sentait un peu réconforté de savoir qu'il n'était pas seul dans cette histoire de parentalité. Non seulement Bulma était là, mais cela faisait un moment qu'elle gérait seule le navire. Elle savait quoi faire et cela lui ôtait un peu de pression des épaules.
Elle ne s'était pas moquer de lui ou de quoi que soit, et il ne s'était jamais ouvert à quelqu'un de cette façon, juste avec elle. D'habitude il se renfermait sur lui-même et s'isolait pour ruminer ses pensées en silence. Par l'Enfer, c'Est-ce qu'il avait fait toute la journée.
Mais s'il y avait quelqu'un à qu'il il pouvait s'ouvrir… il supposait que c'était Bulma. Peut être lui faisait-il plus confiance qu'il ne le pensait.
Et bien, soit c'était ça, soit Cell l'avait frappé un peu plus fort qu'il ne l'avait cru.
Vu la façon dont sa tête le faisait souffrir, la deuxième option pouvait très bien être vrai.
« Très bien, tu peux rester là. » déclara Bulma en allumant une pièce vide. Végéta plissa les eux devant cette lumière trop forte mais ne dit rien quand la jeune femme entra dans la salle de bain pour s'assurer qu'il avait tout ce qu'il lui fallait.
« Oh Végéta, avant que j'oubli ! » cria-t-elle en ouvrant un tiroir de médicament, « Souhaite-tu voir Trunks avant qu'il ne s'en aille demain ? »
« Quoi ? » demanda-t-il en grognant.
« Trunks retourne dans son époque demain matin. Je te l'ai dit tout à l'heure. » Répéta la jeune femme en fronçant des sourcils.
Elle cligna des yeux en remarquant qu'il avait éteint la lumière. Il s'était effondré sur son lit sans même prendre la peine de se déshabiller. Elle l'observa alors, mis à pars quelques ecchymoses sur sa mâchoire, il semblait aller bien. Ne sachant pas s'il dormait déjà ou non, elle posa sa main sur son plastron. Elle ne récoltât qu'un faible grognement, avant que le guerrier ne se couvre les yeux.
« Va-t-en, femme. » marmonna-t-il.
Bulma roula des yeux, « Végéta, je sais par quoi tu es passé, mais prends ce cachet. Tu te sentiras mieux. »
« Ne pas entendre ton ennuyante voix m'aiderais déjà à aller beaucoup mieux. » répliqua-t-il.
« Grrr, tête de mule. » murmura Bulma, exaspérée. Elle posa le cachet sur la table de chevet. « Alors, c'est oui ou non pour Trunks ? »
Végéta grogna, « Réveille-moi avant le départ du gamin. »
« Bien, » souria-t-elle, « Bonne nuit, Végéta. »
Elle coula un dernier regard sur lui avant de quitter la pièce en silence.
Ni l'heure tardive, ni l'irritation exaspérante de Végéta ne pourrait la départir de son sourire. Non seulement la Terre était sauvée, mais en plus Végéta était revenu en un seul morceau - et il restait. Certes, il ne lui rendait pas son amour, mais elle était amplement satisfaite de savoir que Trunks ne grandirait pas sans son père. Elle s'était préparée à élever son fils seule, mais était heureuse de ne pas avoir à le faire.
Et, évidement, elle avait ses propres raisons égoïstes de vouloir que Végéta reste dans les parages. Ses sentiments pour lui n'avait pas disparut et parfois, elle ne pouvait s'empêcher de sentir l'excitation monter à vivre sous le même toit.
