Remarque: Je ne possède pas Dragon Ball Z, Akira Toriyama si. Je ne possède pas cette histoire, je l'adapte juste en français. Pour voir l'original à Change Of Heart par Niteryde.

Cette histoire est la suite de You'll be the Death of Me que je n'ai pas traduit et qui parle des fameux trois ans avant les cyborg. J'ai lu cette histoire avant d'avoir lue l'autre et on la comprend tout à fait sans avoir lu la première.

Chapitre 3: Le zapping.

« Cela me peine de te voir comme ça, Végéta. Je ne sais pas pourquoi, mais je tiens encore à toi, et cela suffit à te sortir de ta misère… »

Trempé de sueur, Végéta se réveilla en sursaut, assit bien droit dans son lit. Immédiatement, il prit conscience que son dos était appuyer sur la tête de lit, il avala difficilement, son esprit et son cœur marchait à toute allure. Lentement, l'herbe verte et le ciel bleu disparut de son esprit, laissant place à l'obscurité de sa chambre. Il prit une profonde inspiration avant de pousser ses draps. Se maudissant silencieusement, il s'assit sur le bord de son lit et plissa les yeux. Il était minuit passé, il se frotta les yeux pour chasser ces images.

Qu'est-ce qu'il donnerait pour avoir quelques jours de sommeil paisible. Quand il était enfant, la peur que quelqu'un tente de l'assassiner dans son sommeil le gardait éveillée des nuits entières. Une fois adolescent, ses sens étaient assez affutés pour qu'il se réveille à l'approche de quelqu'un. Il avait déjà vu tellement de violence et de chaos, quand les cauchemars ont commencés. Végéta était persuadé que, mis à part les innombrables coups et tortures qu'il avait subit, le manque de sommeil avait joué un rôle important dans son manque de croissance. Juste une autre cicatrice que Freezer lui avait laissé, pensa-t-il amèrement.

Ce soir serait une longue nuit d'insomnie, ce qui tombait très mal. Sa tête le faisait toujours souffrir de l'anniversaire de Trunks. Il n'était pas étranger aux boissons alcoolisées: entre ses missions pour Freezer et son rare temps libre, lui et ses camarades Saïyens avait fréquentés leur quota de taverne à travers l'univers. Que disait Raditz ? « Bien boire, bien baiser, bien tuer. » Végéta grogna à ce souvenir et un petit sourire rampa sur son visage. Oh, Nappa et Raditz se moqueraient bien de lui maintenant s'ils avaient vu avec quelle facilité les bières l'avait affectées. Posant sa main sur son genou, le sourire de Végéta disparut pendant qu'il arpentait l'obscurité et le vide de sa chambre. Quelque chose de semblable à la solitude passa dans ses yeux sombres. Il ne voulait pas l'admettre, surtout que c'était lui-même qui avait tué Nappa, mais parfois, la compagnie de ses acolytes lui manquait.

Le Prince se leva lentement en se frottant l'arrière du cou, une douche bien chaude le détendrait. Il y resta presque une demi-heure, l'eau brulante dévalant son corps. Apaisant peu à peu sa tension et son arrière goût dans la bouche au souvenir un peu trop vif de Freezer. Cela ne fit rien pour son mal de tête cependant. Agité, frustré et fatigué, Végéta décida de se promener dans le composé, histoire de passer le temps. Sa chambre lui semblait beaucoup trop petite.

Pendant ce temps, Bulma était assise sur le canapé du salon, les jambes croisées. Elle était un peu fatiguée mais voulait rester voir son film romantique. Elle avait un pot de crème glacée au chocolat dans les mains, une cuillère dans la bouche et les yeux rivés sur l'écran. Elle était tellement absorbée par la télé qu'elle ne remarqua pas l'entrée d'un certain Saïyen à quelques mètres d'elle.

Le Prince fronça les sourcils en la voyant, avant de poser ses yeux sur la télévision. Il n'était pas totalement étranger à ce concept de divertissement. Cela avait un certain sens pour lui, pour les infos par exemple. Par contre, la merde que regardait la Terrienne n'en avait aucun. L'homme qui s'agitait à travers l'écran faisait semblant de faire quelque chose qu'il ne faisait pas réellement, pendant que des millions de personnes le regardaient par ces boîtes noires, captivés par de fausses histoires. C'était la chose la plus étrange, pour lui. Il regarda avec dégout et mépris quand un homme et une femme s'embrassèrent passionnément tout en essayant de déshabiller l'autre.

Il ouvrit la bouche pour demanda à la femme quelle était cette merde qu'elle regardait quand elle remarqua sa présence. Cependant, il faisait sombre et Bulma ne distingua qu'une silhouette, sous le coup de la surprise, elle poussa un cri. Avant même que Végéta ne put cligner des yeux, Bulma lui jeta sa cuillère avec une force qu'il ne lui aurait jamais cru capable. Il attrapa la cuillère par pur réflexe, mais bon sang, elle avait été près de le toucher.

« Qu'est-ce qui ne va pas chez toi, femme stupide ? » lui grogna-t-il. Au son de sa voix grave, Bulma se détendit visiblement avant de le fusiller du regard.

« Putain, Végéta ! » persiffla-t-elle, prenant une profonde inspiration pour calmer son cœur. « Arrête de surgir de nul part comme ça ! J'ai failli avoir une crise cardiaque ! »

Il grogna, « Ne me blâme pas si tu n'as aucun sens, je me tenais là mais tu étais trop plongée dans ton activité pour le remarquer. »

Bulma soupira, avant de tendre une main vers lui. « Peu importe, est-ce que je peux récupérer ma cuillère s'il te plait ? »

« Tu veux dire l'arme avec laquelle tu as essayée de me décapiter ? » Se moqua Végéta.

« Oh, ne sois pas si dramatique, » lui dit-elle en roulant des yeux. « Je pensais que tu étais un cambrioleur ou que tu voulais me kidnapper pour avoir une rançon ou me tuer. »

« Crois-moi femme, personne ne voudrait te kidnapper. »

Bulma cligna des yeux, surprise. Enfin, un sourire éclatant et tendre se dessina sur son visage. « Oh, Végéta, » dit-elle, « tu pense vraiment que je suis si coriace ? C'est si gentil- »

« Je veux dire, que personne n'arriverait à te garder assez longtemps pour avoir une rançon. Ils seront obligés de te tuer avant, pour leur santé mentale, après avoir entendu ton agaçante et grinçante voix. » Le sourire de Bulma disparut immédiatement, ses yeux devinrent noirs. Végéta ne put s'empêcher de sourire quand il continua: « Tu mériterais de mourir quand on voit que ta pathétique défense consiste en un ustensile de cuisine. »

« Ouais, ouais. Tu sais que de toute façon tu me retrouverais et que tu me sauverais. » Lui dit-elle avec suffisance. Je ne peux pas mourir tant que tu es dans les parages. Tu es comme mon système de sécurité Saïyen personnel. »

« Tu veux parier ? » demanda-t-il d'une voix basse et dangereuse, entrant enfin dans la lumière de la télévision. Bulma se mordit la lèvre inférieure en le voyant, ses yeux errants sur son délicieux corps musclé. Il était seulement vêtu d'un short noir. Elle leva les yeux et lui adressa un sourire.

« Peut être une autre fois. » lui dit-elle malicieusement. En fait, pour être honnête avec elle-même, elle trouvait que la dangereuse menace de Végéta était carrément sexy. Elle lui tendit encore la main. « Donc, puis-je avoir ma cuillère ? Je voudrais regarder mon film. »

Il fronça les sourcils et regarda la femme en détail. Elle était vêtue d'un T-shirt trop grand qui l'empêchait de savoir si oui ou non, elle portait un short en dessous. Non pas qu'il s'en souciait, se rappela-t-il obstinément. Il lui rendit la cuillère, forçant ses yeux à ne pas s'attarder sur ses jambes. Il passa une main sur son visage quand il se détourna, et tenta de débattre s'il devait poursuivre sa promenade nocturne dans le composé ou bien retourner dans sa chambre et essayer de se rendormir. Il était fatigué, mais il savait que le sommeil serait difficile à trouver.

« Veux-tu te joindre à moi, cher Prince ? »

Végéta cligna des yeux, surpris. Ce n'était certainement pas une option qu'il avait envisagé. Il se tourna vers elle et elle lui fit signe de s'assoir en tapotant le canapé.

Il renifla de dégout. « Pourquoi devrais-je laisser mon cerveau ce désagréger devant les ordures que tu regardes ? »

« Hé, ce n'est pas une ordure, mon pote. » dit Bulma en fronçant les sourcils. « C'est de l'amour. »

« C'est la même merde. »

« Oh, pour un Prince tu n'es pas très charmant. » dit-elle en levant les yeux au ciel. « Le film est presque terminé. Ensuite tu pourras être le Roi de la télécommande. Et je pourrais même partager cette glace avec toi. Qu'en dis-tu ? »

Végéta hésita, seulement quelques secondes. Il ne pouvait pas dormir de toute façon, et son esprit était agité ce soir. De plus, il n'était pas opposé à avoir de la compagnie. Bien sûr, Bulma n'était pas un de ses camarades Saïyen, mais elle était la seule personne dont il pouvait supporter la présence. Et accessoirement, elle était également la seule personne qui supportait sa présence.

« Quel parfum ? » demanda-t-il enfin, marchant vers le canapé, un sourire se dessinant sur les lèvres de Bulma jusqu'à la rendre rayonnante. Ce n'était pas la façon dont Bulma avait prévue de passer sa soirée, mais elle n'allait pas s'en plaindre.

« Chocolat bien sûr. » Le Saïyen s'était assit à l'autre bout du canapé, assez près pour qu'elle lui donne le pot, mais assez loin pour éviter le contact. « C'est le meilleur. Mieux que tout. Même que le sexe. » Dit-elle en plaisantant.

Végéta la regarda de travers, les sourcils froncés, se demandant si c'était une insinuation cachée.

« Tu dois certainement parler de ta vie sexuelle inadéquate avec ce crétin balafré, » dit-il d'un ton grave. Bulma haussa les épaules en souriant du bout des lèvres. Végéta grogna « Femme, tu n'oserais putain de pas insinué qu'un quelconque aliment est meilleur que mon- »

« Shhh ! » dit-elle en agitant sa cuillère distraitement, revenant en extase devant la télé.

« Ne me dis pas « Shhh- »

« Shhh, c'est la meilleur partie ! » gazouilla Bulma, Végéta lui lança un regard peu amen avant de se tourné vers l'écran. Il haussa un sourcil, encore un rituel humain idiot qu'il ne comprenait pas.

« Que font-ils ? » demanda le Saïyen, essayant de ne pas trop trahir sa confusion.

Bulma souria niaisement, « Ils se marient. »

« Oh. » dit-il dégouté.

« Quoi ? » demanda Bulma, son sourire se transformant en un regard mêlant confusion et déception. Végéta la regarda du coin de l'œil, fronçant les sourcils. « Tu ne voudras jamais te marier ? »

« Les Saïyens ne se marient pas. Ils s'engagent. » Dit-il sans préambules.

« Qu'est-ce que sa signifie ? » demanda Bulma avec curiosité. Il ricana, gêné. Bulma vit l'agacement dans ses yeux et lui tendis le pot de crème glacé en guise de paix. Le Prince grogna et prit la cuillère.

« L'engagement est un lien crée entre l'homme et la femme. Une fois fait, il est incassable. L'engagement ultime. Tu ne peux t'engager qu'une fois. Ce n'est pas une de ses choses aussi fragiles et banales dont vous les humains êtes si friands. »Répondit-il en avalant une bouchée.

« Oh ! C'est si romantique ! » S'extasia Bulma. Il leva les yeux, continuant de dévorer le pot. « Comment crées-tu ce lien ? » Elle était désireuse d'en apprendre plus sur sa culture.

« Le mâle mord la femme pour la marquer comme sienne et bois son sang. » déclara-t-il avec sérieux. Devant le regard d'horreur et de répulsion de Bulma, il ne put s'empêché de rejeter la tête en arrière et d'éclater de rire.

C'est alors qu'elle comprit qu'il se moquait d'elle. Elle lui lança un regard noir. « Trou du cul, rends moi ma glace. »

« Seulement si tu changes de chaîne. »

« Bien » soupira-t-elle. Après tout, elle avait déjà vu ce film, deux fois. Elle lui tendit la télécommande. Cependant, lui ne fit pas mine de lui rendre le pot. « Alors ? » fit-elle finalement, de l'agacement dans ses yeux bleus.

« Alors quoi ? » demanda-t-il en examinant les diverses touches de la machine.

« Rends-moi ça, idiot ! »

Il sourit, les yeux toujours sur la télécommande. Enfin, il appuya sur la touche et fit défiler les chaînes. Il lui rendit son pot de crème glacée. Vide.

« Végéta ! Il était presque plein quand je te l'ai donné ! » S'indigna Bulma.

Il haussa les épaules, indifférent, puis chassa d'un revers le pot que la femme venait de lui lancé à la tête.

Sans même réfléchir, il lui renvoya le carton.

Bulma attrapa immédiatement le coussin et le jeta sur Végéta qui lui renvoya dans la figure.

Elle tenta de lui jeter sa cuillère à la tête mais il réussi à la contrée dans un sourire exaspérant.

Elle saisit à nouveau le coussin et fit pressions sur le visage du Saïyen qui lui bloqua les poignés. A ce stade, il était dangereusement proche de rire.

« Faible petite humaine, » dit-il, moqueur, ses yeux sombres rivés dans ceux, bleus de la femme en face de lui. « Tu ne peux rien faire contre mo- »

Bulma se jeta sur lui.

Immédiatement, il lâcha la télécommande, ses bras enlaçant sa taille dans un geste instinctif pour la stabiliser. Végéta fronça les sourcils, sa tête désormais sur l'accoudoir, son corps étendu maladroitement sur le canapé. Bulma, allongée sur lui, remis une mèche de cheveux derrière son oreille en riant. Végéta déglutit, c'était un geste innocent, mais il alluma bien vite un feu en lui. Quand elle le regarda en riant, Végéta fut hypnotisé.

« Ah oui, je ne peux rien faire ? » demanda-t-elle malicieusement, en se penchant un peu plus sur lui. Il grogna distraitement, son regard passant brièvement sur ses lèvres avant de revenir sur ses yeux.

« Ces jours sont révolus, femme. » dit-il d'un ton bourru, se renfrognant. « Nous ne nous accouplerons plus. Jamais. »

Bulma posa ses mains sur ses épaules nues et il déglutit encore une fois. Un sourire satisfait se dessina sur le visage de la jeune femme alors qu'elle ne faisait pas mine de descendre. Il leva un sourcil, méfiant.

« Et bien » dit-elle d'un ton franchement excitant alors qu'elle faisait courir son index sur les lèvres du Saïyen. Végéta poussa un soupir. « Tu n'as pas l'air vraiment d'accord avec ça. »

« … Je suis clairement encore en état d'ébriété. » Grommela-t-il.

« Oh, je sais. Je veux dire que nous avons déjà eu une partie de sexe vraiment chaude et sauvage après l'anniversaire de Trunks. »

« Nous avons QUOI ? » cria Végéta, les yeux écarquillés sous le choc, le visage brûlant. Bulma éclata de rire et ses yeux se plissèrent quand il comprit. « Ce n'est pas drôle. » grogna-t-il en la repoussant de l'autre côté du canapé. Bulma riait toujours quand il se leva, en colère.

« Oh, ton visage ! » pouffa-t-elle. « Oh mon Dieu, où était l'appareil photo hein ? »

« Un jour, je détruirais cette planète, et tu seras la première à mourir. » ricana-t-il avant de repartir. La main de Bulma jaillit et lui attrapa le bras, l'arrêtant net.

« Oh allez Végéta, je plaisantais. Ne sois pas fâché. »

« Hn » grogna-t-il. Honnêtement, il voulait juste prendre une douche bien froide, mais il ne put se détourner quand elle lui souria tendrement.

« Reste là, je vais nous chercher à boire. » dit-elle avec un clin d'œil.

Végéta la regarda partir vers la cuisine avant de jurer dans sa barbe. Les sourcils froncés, il leva la main et se massa les tempes. Il fut surpris de réaliser qu'il s'était complètement laissé aller avec Bulma. Laissant les choses qu'il voulait absolument enlever de son esprit revenir. Baissant la main, il soupira et retourna vers son extrémité du canapé et ramassa la télécommande tombée au sol.

Bulma fredonnait quand elle revint au salon un peu plus tard, deux verres à la main. Elle sourit quand elle vit qu'il était resté. Jetant un regard sur la télé, son sourire se figea quand un homme armé d'une tronçonneuse fut sur le point de couper une jambe à un jeune garçon.

« Euh, on pourrais regarder autre chose ? » demanda-t-elle en lui tendant son verre. Végéta leva les yeux vers elle.

« Pourquoi ? Ton estomac ne le supporterait pas ? » Questionna-t-il moqueur. La jeune femme roula des yeux et s'assit à côté de lui, lui faisant sourcils froncés. Il aurait préféré qu'elle reste de son côté du canapé.

« C'est dégueulasse. » dit-elle en plissant le nez de dégoût.

« C'est clairement faux, femme. » se moqua Végéta en regardant studieusement l'écran. « Quand le péroné est scié à l'angle ou l'a touchée la tronçonneuse, le flux de sang est deux fois plus rapi- »

« D'accord, d'accord, j'ai compris, tu es une machine à tuer. Peux-tu changer de chaîne maintenant ? » Grogna Bulma, lui donnant un sourire amusé en coin. Il leva son verre et renifla, s'assurant que ce n'était pas une boisson alcoolisée. Il en avait assez eu pour la journée. Enfin, il prit une gorgée et zappa.

Il s'arrêta brièvement sur une chaîne qui montrait un couple dans une chaude et torride scène de sexe. Bulma le regarda avec curiosité et éclata de rire devant le visage horrifié du Saïyen.

« Oh allez, ne fais pas comme si tu n'avais jamais eu ce genre d'activité toi non plus. » ria-t-elle.

Il lui lança un regard furieux, « Femme, ceci est obscène et vulgaire ! »

« Honnêtement, Végéta. Si nous n'avions pas eu notre petit moment cet après-midi, j'aurais juré que tu es puceau. » Lui dit-elle en lui faisant tourner rouge. Elle rapporta son attention sur le couple à l'écran, qui zoomait sur l'homme. Il était plutôt mignon, songea-t-elle, même si un peu trop enfantin à son goût. Elle préférait de loin les vrais hommes, comme celui qui était assis juste à ses côtés.

« Toutes mes excuses pour avoir des principes. Je ne m'abaisserais jamais à baiser une femme pour le divertissement des milliards d'êtres humains. » Raillât-il.

« Pourquoi ? Tu as peur qu'on te vole tes techniques ? » Le taquina-t-elle. Il grogna pour toute réponse ce qui la fit rire de nouveau. « De plus, tu es beaucoup plus attrayant que ce gars-là. » rétorqua-t-elle en lui désigna la télévision. Elle leva un sourcil, séductrice. « Beaucoup plus habile aussi. »

« Peu importe. » grommela Végéta, le visage rouge, avant de changer de chaîne. Les sons érotiques et le parfum enivrant de Bulma l'avaient rendu dur. Il passa de chaîne en chaîne, maudissant la médiocrité humaine. Danse idiote, mauvais film d'action, dessin animé débile. Il fronça les sourcils, essayant de retrouver ce film sur la tronçonneuse, au moins c'était amusant.

« Oh laissa ça ! » Cria Bulma.

« Non, je ne vais pas regarder ce rituel d'accouplement humain débiles »

Bulma lui arracha la télécommande des mains, si vite, que ça le laissa totalement abasourdi. Avant même qu'il n'ait put dire un mot, elle se pencha vers lui, arrêtant sa diatribe avant même qu'il ne l'ait commencé. Il déglutit difficilement et fronça les sourcils. Cette connerie de faire ami-ami commençait à sérieusement éprouver ses limites. La dernière fois qu'ils avaient été intimes remontait à presque deux ans (sans compter celle passée dans la salle de l'esprit et du temps.) et sa volonté baissait de minutes en minutes.

« Mais non, c'est un film d'action. Un classique du gendarme et des voleurs. Tu vas aimer. » Dit-elle joyeusement. « Oh, timing parfait, c'est le début ! »

Elle ne savait pas que Végéta n'entendait pas un mot de ce qu'elle lui disait. Il se contenta de grogna, ses yeux s'attardant sur elle. Il n'avait jamais cessé d'être étonné par le fait qu'elle semble si à l'aise en sa présence, bien que l'inverse ne fût pas réciproque. Il était habitué à ce que les autres soient carrément effrayer par lui, qu'ils le haïssent, ou même qu'ils se moquent de lui. Même le reste de leur bande semblait l'avoir accepter, bien qu'ils ne testent pas trop son sang-froid. Mais avec Bulma, les choses étaient différentes. Avec elle, les choses étaient… simples.

Au bout de vingt minutes, absorbée dans le film, Bulma glissa lentement vers Végéta, son bras touchant le sien. Végéta posa alors son bras sur le dossier du canapé en une invitation silencieuse. Elle lui lança un regard surpris, mais ses yeux étaient verrouillés sur l'écran, ignorant sa présence. Se mordant la lèvre, elle se blottit doucement contre le côté gauche de son torse. Elle le sentit se raidir à ce contact, il ne passa pas son bras autour de ses épaules comme l'aurait fait Yamcha, il se contenta de rester là, sans grogner, sans la repousser. Elle se détendit, savourant la sensation de son corps chaud contre le sien. Enfin, au bout de quelques minutes, elle le sentit se détendre à son tour. Cette fois, elle ne put cacher son sourire.

Bulma faisait de son mieux pour regarder l'excellent film qui se jouait sur son écran, mais elle était distraite par cet homme contre lequel elle était appuyée. Elle était également distraite par autre chose.

« Végéta ? »

Il grogna, lui indiquant qu'elle avait son attention bien qu'il ait les yeux rivés sur la télévision. Ce film était vraiment amusant et passionnant, mais il ne l'admettrait jamais.

« Pourquoi tu ne t'entraîne plus ? » Elle tourna sa tête vers lui et le vit froncer les sourcils.

« Ce ne sont pas tes affaires, femme ! » cracha-t-il, avec plus d'amertume qu'il ne l'aurait voulu. Il détourna les yeux de ceux, doux, de la jeune femme.

« Je suppose. C'est juste que je ne comprends pas, c'est tout. » Lui dit Bulma, imperturbable à son hostilité. Il soupira et apuya sa tête sur le canapé.

« Tu ne peux pas comprendre. » murmura-t-il enfin, le regard lointain.

« Je pourrais, si tu m'expliquait. Je ne peux pas lire dan ton esprit, mon pote. Humm…, a bien y penser, je devrais peut être en faire mon prochain projet… » Dit-elle à voix haute.

« Tu ne veux pas lire dans mon esprit, crois-moi. » Rétorqua Végéta, son ton détaché et familier qu'elle ne connaissait que trop bien.

« Hey, vas-y » lui dit doucement Bulma, le poussant légèrement du coude. Ses yeux sombres étaient durs et impatients, mais il vit une véritable préoccupation dans ses yeux bleus, ses yeux tendres. « Je t'écoute, je te l'ai déjà dis. »

Saïyen leva les yeux au ciel, « Ne t'inquiète pas, Femme. Je m'entrainerais à nouveau. Pour la fierté du garçon. » Dit-il finalement. « Il faut lui apprendre à se battre. Je vais bientôt commencer son entraînement, maintenant qu'il peut marcher. »

Il pouvait presque discerner le changement d'humeur de la femme quand son instinct maternel fit surface. « Végéta, ce n'est qu'un bébé- »

« Il a le sang de l'Elite des Saïyens. Je commencerais son entraînement dès qu'il aura parfaitement maîtrisé la marche. » Lui coupa-t-il la parole.

« Tu ne pense pas qu'il est un peu, petit ? » Lui demanda Bulma avec méfiance. Elle savait que Végéta voudrait former Trunks, mais elle ne pensait pas que son fils porterait encore des couches !

« Non. A son âge, je savais marcher ET voler. De plus, la gravité terrestre était plus forte sur ma planète d'origine. L'enfant est faible de par le simple fait d'être né sur cette boule de boue, et je ne le laisserais pas avoir plus de retard. » Dit-il d'une voix ferme, lui lançant un regard qui signifiait qu'il ne changerait pas d'avis.

Bulma fronça les sourcils, pensive. Elle ne pouvait pas remettre en doute toutes ses paroles. Après tout, son bébé était à moitié Saïyen, et si Végéta pensait qu'il était assez vieux pour l'entraînement, alors il l'était probablement. Sans oublier que cela signifierait que Trunks passerait plus de temps avec son père.

« Bien, d'accord. » Concéda Bulma avant de s'installer à nouveau. « Ne sois pas trop dur avec lui. »

« Peu importe. » marmonna-t-il, son air renfrogné s'éclipsant quand elle se repositionna contre lui. Il fronça les sourcils quelques secondes avant de tourner son regard vers la télé. Il grogna d'agacement quand il remarqua que quelqu'un était mort et qu'il n'avait pas vu comment. « Tu vois ce que tu as fais, femme ? Tu m'as fais loupé la mort de quelqu'un. »

« Oh, tu as vu assez de gens mourir. » Il n'eut pas besoin de la regarda pour savoir qu'elle roulait des yeux. « Tu n'as pas loupé grand-chose. Tout est faux, tu te rappel ? » Le taquina-t-elle.

« Oui, mais regarder les humains mourir est toujours agréable, vrai ou faux. » ricana-t-il.

Bulma lui donna un coup de coude dans les côtes qui n'eu pour seul effet que de lui faire mal à elle et de lui tirer un sourire à lui. Ce sourire qui se figeât quand elle posa sa main sur sa cuisse d'un geste nonchalant. Il fronça les sourcils, attendant de voir ce qu'elle comptait faire. Mais elle ne fit rien, et il ne sut pas trop quel sentiment il ressentait le plus: du soulagement ou de la déception ? Enfin, il déglutit et reposa sa tête sur le canapé.

Bulma somnolait, sa fatigue prenant le dessus avant la fin du film. Elle s'étira un peu avant de regarder l'heure. Il était presque quatre heure du matin.

« On devrait allez se coucher. » dit-elle.

Comme elle n'obtenue aucune réponse, elle vit que Végéta s'était endormi, sa tête penchée à l'opposée. Elle hésita, se demandant si elle devait le réveiller ou non. Elle savait combien il avait des difficultés à s'endormir. Lentement, elle essaya de se lever, mais soudainement il mit son bras autour d'elle et la tira en arrière contre lui.

« Végéta ? » demanda-t-elle doucement.

« Hn »

« Que dirais-tu d'aller te coucher ? »

Il marmonna quelque chose d'incohérent, la tirant plus près encore. Bulma soupira alors, elle était piégée. Bien que, certes, être prit au piège dans les bras de Végéta était le meilleur endroit pour être prit au piège. Elle sourit de satisfaction avant de décider qu'elle allait en profiter un peu avant de partir. Elle s'appuya contre son torse et posa ses yeux sur la télévision.

Bulma cligna des yeux en baillant, sortant lentement du sommeil. Merde, se maudit-elle, toujours dans les vapes, même si son esprit s'affolait, J'ai oublié le réveil ? Trunks est réveillé ? Merde, est-ce que j'ai allumé son écran hier ? Ce n'est pas aujourd'hui la rencontre avec la nounou ? Attends, quel jour on est ? Est-ce que-

Ses pensées brouillées s'arrêtèrent brutalement quand elle se rendit compte qu'elle fixait une mâchoire très familière. Levant la tête, elle se rendit compte qu'elle s'était endormi avec Végéta. Durant la nuit, ils avaient bougés de telle sorte que le Saïyen était affalé sur le canapé, sa tête sur l'accoudoir et un bras jeté sur elle, la maintenant contre son torse. La télévision était encore allumée, le jour entrait par la fenêtre et une mystérieuse couverture qui n'était certainement pas là hier, était posée sur eux.

Elle baissa les yeux vers lui, mais il n'avait pas bougé d'un pouce. Se mordant la lèvre, elle hésita avant de se lever. Etre dans une telle position avec Végéta était rare, même à l'époque où ils avaient étés intimes. Une partie d'elle voulait se blottir conter lui et laisser ses respirations régulières et calme la bercer. Elle n'avait pas si bien dormi et si profondément depuis longtemps. Mais elle avait des choses et faire et la plus importante de toutes, Trunks. Elle adressa un petit sourire à la silhouette endormie avant de se lever complètement. Végéta se tourna sur le côté, fronçant les sourcils mais sans se réveiller. Bulma remis la couverture sur lui, éteignit la télévision et se dirigea vers la cuisine.

« Bonjour maman » salua-t-elle, un sourire paresseux sur le visage. Mme Brief était déjà entrain de préparer le petit déjeuner. Trunks était changé et assis dans sa chaise haute, la mine renfrognée quand il claqua son petit poing dans son bol de lait, écrasant ses céréales au lieu de les manger. Bulma sourit, lui déposant un baiser sur le front.

« Bonjour ma chérie » répondit sa mère en chantonnant. « As-tu bien dormi ? » demanda-t-elle d'un air complice.

Bulma rougit « Bien, merci. » gratifiant sa mère d'un regard méfiant avant de prendre une serviette et d'essuyer le visage et les mains de son petit garçon.

« Oh, c'est merveilleux ! Le véritable amour est quelque chose de tellement précieux ! » S'émerveilla Mme Brief, pensant en son fort intérieur qu'elle avait bien fait de prendre une photo de l'adorable couple endormi. Elle leur montrerait quand ils seront mariés. Elle rit de nouveau.

Bulma regarda sa mère, parfaitement ignorante de ce que celle-ci avait fait. « Et bien, ce n'est pas ce que j'aurais dit mais, merci, enfin je crois. Bref, je vais aller prendre une douche. »

Pendant ce temps, Végéta commençait à enregistrer des odeurs de crêpes, d'œuf et de bacon. Il fronça les sourcils et leva une main à ses yeux, les frottant avec impatience. Il plissa les yeux, regardant autour de lui, avant de réaliser soudainement où il était. Il s'assit en maudissant dans sa barbe.

Est-ce qu'il avait- ? Est-ce qu'ils l'avaient fait ? Merde !

Il jeta la couverture dans un mouvement de panique, avant de soupirer de soulagement en constatant que son short était bien en place. Bien, la dernière chose dont il avait besoin était d'un autre gosse courant partout. Il se frotta l'arrière du cou un peu endolori mais, étonnamment, il se sentait vraiment… bien. C'était certainement la meilleure nuit de sommeil qu'il avait eu depuis très longtemps.

Il jeta un coup d'œil à la télévision et se souvenu de sa nuit avec Bulma. Il resta assis sur le canapé, les sourcils froncer, pendant un long moment. Essayant de donner un sens à cette chose… étrange… qu'il avait eue avec l'héritière. Puis il renonça à comprendre, que Diable s'il le savait ! Cela sortait de son domaine d'expertise. Il se leva et pris le chemin de la douche.

Il la croisa alors qu'elle redescendait. Il tressaillit de surprise, avant de se maudire intérieurement. Elle portait une robe blanche et ses cheveux étaient encore humides. Il l'observa nonchalamment, mais quand elle lui sourit, il détourna maladroitement les yeux.

« Hey toi, bien dormi ? »

« Très bien. » cracha-t-il en regardant le mur au dessus de son épaule.

« Décidément, quelqu'un n'est vraiment pas du matin. » rit Bulma. « Te joindras-tu à nous pour le petit déjeuner ? »

Il haussa les épaules, indifférent.

« Je prends ça pour un oui. » lui dit-elle d'un air suffisant, avant de finalement se détourner. « Je te garde une assiette chaude. »

Il grogna d'approbation, ses yeux sombres suivant la jeune femme. Enfin, il expira lentement et se dirigea vers sa chambre.

Oui, c'était vraiment hors de son domaine d'expertise…