Auteur : Cae-La Sephyra
Source : Fullmetal Alchemist ; aucun perso ne m'appartient exceptés Kerin, Ethel, Endir, Kain et Rendy.
Note : Voici finalement la dernière partie de l'histoire, qui s'achève avec vingt-et-un chapitres. Je remercie infiniment et en avance tous ceux qui ont lu, reviewé et qui m'ont encouragée jusqu'au bout de cette fan fic. En espérant que Âme écarlate vous ai plu, je vous souhaite, une dernière fois, une excellente lecture ;3
Epilogue
Un rêve dans le noir
Assis sur la banquette d'une voiture qui les ramenaient à Central City, Edward était silencieux et immobile. Les ronronnements du moteur ne semblaient pas le tirer de sa torpeur, ni même les imperfections de la route qui faisaient trembler le véhicule. Winry était allongée à côté de lui, plongée dans le sommeil. En arrivant à Central, les trois jeunes gens seraient certainement envoyés d'office à l'hôpital pour que l'on puisse s'occuper de leurs blessures. La jeune fille avait posé sa main devant elle, et Edward, affalé à côté d'elle, avait déposé sa main d'acier sur la sienne.
Tête baissée, ses yeux s'étaient perdus dans le vide.
Alphonse, assis en face de lui, cherchait parfois son regard avec un petit sourire qu'il voulait réconfortant, mais Edward ne réagissait pas. Poussant un soupir, Alphonse finit par s'affaler à son tour sur sa banquette, et il tourna la tête vers l'arrière du véhicule militaire, où il apercevait encore Yvanesca, qui s'éloignait peu à peu, accompagnée des vents du désert.
Lui aussi se remémora alors leurs derniers instants dans la cité du désert. Et leur échec cuisant ne cessait de le tourmenter. Endir s'était révélé encore plus fou et dangereux qu'ils ne l'avaient imaginé... Et s'ils avaient été plus prudents, Kerin et Ethel ne seraient pas morts, à cette heure-ci. Alphonse se souvenait encore de cette horrible sensation, mélangeant impuissance et désespoir, lorsqu'il avait rejoint son frère au bord du vide, pour regarder leurs deux amis disparaître à jamais dans les abysses de la tour.
Il ferma les yeux. Il se souvint encore de cette lueur écarlate, très faible, qui avait surgi des profondeurs, quelques secondes plus tard. Une lueur, qui faisait penser aux pierres rouges. Ils ignoraient tous ce qui s'était réellement passé, mais lorsque l'armée était arrivée sur les lieux et était partie explorer les profondeurs d'Ethera, ils avaient découvert, tout en bas de la tour, une quantité impressionnante de pierres philosophales incomplètes. Elles avaient presque toutes l'air usées, comme si on avait déjà exploité leur pouvoir une fois. En revanche, ils n'avaient trouvé que des cadavres de chimères tout le long du chemin, et aucun signe des deux jeunes captifs du vieil alchimiste. Disparus.
Mais, même s'ils s'en étaient tirés d'une manière ou d'une autre, Edward savait qu'ils ne les reverraient jamais. S'ils étaient partis ailleurs que dans ce monde, rien que tous les deux, c'était pour ne jamais revenir. Pour ne plus jamais avoir à subir un esclavage tel que celui qu'ils avaient dû assumer toute leur vie. Pour ne plus jamais être forcés à passer sous les ordres de quelqu'un à l'encontre de leur volonté. N'était-ce pas injuste, au fond ? Tout ce qu'ils avaient recherché était leur soutien mutuel, et ce que souhaite n'importe quel humain : un peu d'amour et de bonheur. Démon ou non, Kerin avait aussi des sentiments, et il l'avait bien prouvé.
De ce fait, Edward songea qu'il ne méritait pas un sort aussi cruel.
Le jeune alchimiste leva la tête, appuyant sa tête contre le mur derrière lui. Des injustices, de la cruauté, il en avait vu à l'oeuvre toute sa vie. Elles faisaient malheureusement partie du quotidien des Hommes, bien que nombre d'entre eux veuillent lutter contre. Et parfois, on était impuissant. Accepter le présent pour mieux vivre son futur, c'était ce qu'il ne cessait de vouloir faire. Même si, contrairement à ce qu'il voulait laisser croire, sa seule volonté ne suffisait pas toujours. Cette fois encore, on l'avait prié d'apporter son aide ; mais il n'avait pas pu sauver ceux qu'il comptait secourir en priorité. Certes, la cité du désert était maintenant débarrassée d'Endir et sa dangerosité avait fait une chute magistrale, redonnant vie et espoir aux habitants... mais à l'exception près de l'un d'entre eux.
Edward ferma les yeux en se remémorant leurs adieux avec Rendy Krossord. La dernière fois qu'ils virent le jeune chasseur de primes, ce fut dans le cimetière où l'on venait d'enterrer Kain. Tombé au combat, aux côtés de son chef. Une fin telle qu'il en avait rêvée... puisque le jeune Ishbal n'imaginait pas que son chef aurait tant de peine à le voir partir.
« C'est souvent quand on perd quelqu'un... qu'on se rend compte à quelle point cette personne nous était chère, leur avait dit Rendy en fixant la tombe de son ami. J'avais beau savoir ça, je n'ai rien vu venir. J'ai été tellement naïf... j'espère qu'il me pardonne, de là où il est... »
C'était déjà le deuxième être cher qu'il perdait dans la cité. Le tout à cause d'Endir, qu'il n'avait même pas eu le plaisir de faire taire lui-même. Heureusement, le sourire des gens d'Yvanesca lui réchaufferaient le coeur. Lui aussi s'était battu pour leur rendre ce sourire, et leur vie reprendrait enfin dans la prospérité... Lui, pourrait peut-être enfin rendre les armes et se consacrer à son petit emploi, dans cette épicerie où il aidait la propriétaire avec ferveur. Une vie simple, certes ; mais une vie digne d'être vécue malgré tout.
« Si cet idiot de démon était encore là à l'heure qu'il est, avait ajouté Rendy, il vous aurait remercié chaleureusement. Mais puisqu'il a pris de l'avance, je vous dis merci à sa place. »
Ce fut seulement à cet instant que le jeune homme s'était décidé à se tourner vers ses interlocuteurs, le visage ravagé par une profonde souffrance, mais les yeux toujours brillants de vie. On pouvait deviner qu'il ne se laisserait pas abattre de sitôt, pour sa part.
« Alors, au nom d'Yvanesca toute entière... je vous remercie infiniment. »
Ce furent des sourires timides qui lui répondirent. Mustang fit un pas vers lui et lui tendit alors une petite carte accompagnée d'un papier, que Rendy saisit avec surprise.
« Mes coordonnées et celles du quartier Général de Central City, expliqua le Président. Si jamais ta vie à Yvanesca venait à te lasser, je pense que nous pouvons accueillir un tireur d'élite supplémentaire dans nos rangs. »
Rendy regarda le papier avec surprise, puis sourit en baissant la tête et fermant les yeux.
« C'est gentil, mais... je ne pense pas que je quitterai cette ville. J'ai juré d'y veiller éternellement sur deux âmes...
- Je comprends, répondit Mustang avec un sourire. Dans ce cas, je me permets de te remercier également pour ton aide précieuse. L'armée a été honorée de pouvoir vous venir en aide. »
Une approbation du chasseur de primes. Un signe de tête, un sourire triste, un dernier regard. Et sur ces mots, les venus de Central étaient retournés sur leurs pas, quittant le cimetière ; laissant derrière eux un compagnon d'armes dont la vie allait peut-être enfin pouvoir s'apaiser.
****
Alphonse regarda à nouveau en direction de son frère, qui finit par se désintéresser du plafond, et son regard croisa celui de son jeune frère. Les deux trouvèrent alors le courage de se sourire timidement, malgré leurs blessures respectives, aussi bien morales que physiques. Ils savaient que ces douleurs s'atténueraient avec le temps, et que pour l'instant, il leur fallait continuer d'être soudés.
Alphonse regarda le ciel, qu'il pouvait apercevoir à l'arrière de la voiture. Il se voilait ; la nuit n'allait pas tarder à tomber.
****
Ils arrivèrent à Central un peu avant le matin, et furent directement amenés à l'hôpital, aux côtés des rares soldats qui avaient été blessés lors de l'attaque d'Yvanesca par les démons. Alphonse n'était resté au lit qu'une demi-journée ; ses blessures étant superficielles comparées à celles d'Edward et Winry. Le jeune alchimiste passa ses journées à faire des allers-retours entre les deux chambres, apportant tantôt quelques fleurs, tantôt un simple sourire et des mots réconfortants.
Edward se leva au bout de deux jours, et la première chose qu'il fit fut de se rendre tant bien que mal dans la chambre de Winry, encore peu habitué au retour de sa jambe gauche, et assisté par son frère.
Les deux restèrent très longtemps au chevet de leur amie d'enfance ; et ils voulaient rester jusqu'à ce qu'elle soit rétablie. Ils quittaient la chambre le moins possible ; surtout Edward qui n'était pas censé pouvoir encore quitter l'hôpital.
Le soir, Alphonse repartait dormir à l'hôtel voisin de l'hôpital, tandis que son frère et Winry passaient la nuit dans la même chambre. Le jeune alchimiste d'Etat s'effondrait d'épuisement sur le lit de sa fiancée, lorsque ce n'était pas la jeune fille qui s'assoupissait sous le regard d'Edward. Ils partaient ensemble au royaume des rêves, apaisés, confiants. Envers eux, envers leur avenir. Maintenant que la quête d'Yvanesca était terminée, ils devaient mettre y un terme plus paisible. Leur propre histoire, après tout, continuait toujours. Elle serait gorgée d'amour, d'amitié et de rêves. Ils le savaient ; ils restaient confiants. Même si la disparition de Kerin et Ethel les avaient profondément affectés, ils devaient continuer à avancer, et chercher le bonheur... en leur souvenir.
****
Une réunion fut organisée par le Président peu après le rétablissement de Winry. Edward, Alphonse et la jeune fille se rendirent une après-midi ensoleillée dans le bureau de Mustang, et prirent place sur les canapés qui s'y trouvaient. Dès qu'ils furent installés, le Président engagea la conversation, en brandissant un épais bracelet carré un peu noirci :
« Vous reconnaissez cet objet ? C'est l'un des bracelets dont Endir se servait pour faire de l'alchimie sans cercle de transmutation. »
Edward fronça les sourcils. Il avait oublié ce mystère, tant la fin tragique de leur quête l'avait affecté.
« Des spécialistes les ont examinés, et il semblerait qu'ils soient taillés dans de la pierre rouge très puissante. Elle contient déjà des formules de construction ; c'est ça qui lui permettait sans doute de faire de l'alchimie aussi facilement. Et ça nous explique aussi pourquoi il arrivait à contrôler Kerin avec des pierres aussi ridicules ; en vrai, il se servait surtout de celles-là. Malheureusement, nous sommes encore loin de tout savoir des démons ; et le laboratoire a enterré tous ses mystères...
« Comment ça ? questionna Alphonse, surpris par la déclaration du Président.
- C'est simple : les démons ont tous disparu. Les pierres rouges qui étaient censées les retenir si j'ai bien compris étaient toujours là ; mais les cages, vides.
- Qu'est-ce que vous voulez dire ? réagit Edward, abasourdi. Vous pensez que c'est Endir qui les a tous libérés sur la ville, ou...
- Non, ça me paraît peu probable... nous croyons qu'il en avait gardé sous les barreaux et le contrôle de pierres rouges. Certaines cages étaient ouvertes et éloignées des pierres, contrairement à d'autres qui étaient restées fermées et à proximité des fausses pierres philosophales. Mais même si tout ceci nous échappe encore, nous allons détruire ce laboratoire dans peu de temps. Bientôt, Yvanesca retrouvera une vraie prospérité. »
Edward détourna les yeux. Inévitablement, les images du jeune démon lui revinrent en tête. Le connaissant, impossible qu'il n'y soit pas pour quelque chose. C'était forcément son départ qui avait entraîné celui des démons ; comme si ses cousins avaient trouvé la volonté de le suivre. Eux qui attendaient la mort, et que la Porte s'ouvre devant eux, pour leur apporter la seule fin qu'ils souhaitaient connaître.
« Passons. Encore une fois, reprit Mustang, je vous félicite pour la libération d'Yvanesca. Cette mission un peu improvisée fut un franc succès.
- Un franc succès ?... répéta Edward en serrant ses poings. Comment pouvez-vous appeler ça un franc succès, alors que ceux que nous étions venus secourir sont morts ? »
Winry voulut défendre Mustang mais ne trouva pas les mots pour contredire son fiancé. Après tout, même si elle savait que c'était ce qu'ils auraient voulu, elle avait elle aussi été affectée par cet échec partiel.
« Ecoute, Fullmetal, reprit Mustang. Je sais au fond que cette expérience n'en a pas été une bonne, pour qui que ce soit ici. Mais l'essentiel est d'avoir libéré Yvanesca. C'est ce que Kerin et Ethel diraient s'ils étaient encore là, par conséquent, c'est ce qu'il te faut croire. »
Edward baissa la tête. A ses côtés, Alphonse lui mit une main sur son épaule. Il était rare que son frère aîné montre tant de sentiments... Parce que celui qui lui avait permis de retrouver sa jambe n'était plus en ce jour ? Parce qu'il s'était enfin décidé à avouer ses sentiments à leur amie d'enfance ? Il l'ignorait, mais sentait que son frère n'avait cesse de mûrir.
Il décocha un petit sourire. Ce qu'ils avaient vécu et appris dans la cité du désert allait les hanter à jamais, c'était certain. Mais comme toujours, il feraient en sorte de n'en garder que le meilleur, pour continuer à marcher droit devant eux, sans cesse.
Edward était toujours songeur lorsqu'Alphonse quitta le bureau du Président accompagné de Winry, les deux ayant du travail pour le restant de la journée ; la rédaction d'un rapport sur Yvanesca, ou la réparation d'auto-mails abîmés lors de leur escapade dans Ethera.
Après leur départ, le Président laissa planer un court silence, avant de reprendre la parole :
« ...Tu as besoin d'un jour ou deux de congé ?
- Président... répliqua Edward d'une petite voix. Qu'auriez-vous fait de Kerin s'il était resté en vie ? »
Surpris par la question, Mustang ne répondit pas tout de suite. Il finit cependant par déclarer :
« Si nous étions encore à l'époque où King Bradley avait les commandes, il est évident que Kerin aurait fini dans un laboratoire de recherches. Mais moi, j'aurais fait mon possible pour le garder loin de l'armée. »
Edward regarda le Président, qui, surpris, constata que ses yeux dorés semblaient s'être éteints.
« ... C'était idiot comme question, pardonnez-moi, répliqua l'alchimiste en détournant le regard. Vous savez aussi bien que moi qu'il était condamné depuis sa naissance, à cause des pierres rouges. Peu importe... ce qui est fait est fait.
- Tu as raison... Il est temps de penser à toi, maintenant. De beaux jours t'attendent, avec ta fiancée et ton frère. »
Edward ne put s'empêcher de sourire. Comme si les flammes au fond de ses yeux se réveillaient enfin, il lança un petit sourire sarcastique au Président :
« Et vous, c'est pour quand le divorce ?
- Très drôle, rétorqua Mustang en s'accoudant sur son bureau avec un soupir théâtral. En revanche, si tu continues à te moquer de nous ainsi, je vais faire de toi le parrain, et ça ne va peut-être pas t'enchanter...
- Le parrain ? réagit Edward, interdit. Le parrain de qui ? Ne me dites pas que...
- Si », l'interrompit Mustang avec un sourire.
Edward resta un instant muet de surprise. Pourtant, il voyait mal le lieutenant Hawkeye rester sagement à la maison en attendant la naissance d'un enfant. Ce n'était pas tellement dans ses habitudes... Elle ferait certainement tout pour continuer de travailler jusqu'à huit mois de grossesse au moins...
« Pauvre gosse, n'empêche... reprit Edward avec un sourire moqueur. Il avait pas mérité ça...
- T'as gagné, c'est toi le parrain.
- Quoi ?! »
S'ensuivit un conflit verbal comme il n'y en avait pas eu entre eux depuis longtemps. Comme un père et son fils, ils commencèrent à s'envoyer leurs meilleurs sarcasmes possible en oubliant le temps autour d'eux, comme si leurs disputes les rajeunissaient de bien des années.
****
Lorsque les quelques tensions retombèrent, Edward s'effondra à nouveau sur le canapé d'où il s'était levé pour menacer le Président, et poussa un long soupir avant de déclarer :
« OK, comme vous voulez. J'accepte, tant pis.
- Que... tu es sérieux ? réagit Mustang, qui ne s'imaginait vraiment pas le voir accepter aussi facilement.
- Ouais, après tout, il aura besoin de quelqu'un d'équilibré pour éviter de devenir comme vous, continua Edward avec un sourire moqueur.
- Si tu le dis, répliqua Mustang avec un petit rire. En attendant, je te conseille de rentrer chez toi, et de te concentrer sur votre avenir, à Winry et toi. »
Edward se leva et se retourna rapidement pour cacher quelques rougeurs qui lui montaient aux joues. De dos, il fit un signe de la main au Président, s'avança vers la porte, en saisit la poignée, mais la voix de son supérieur l'interrompit.
« Fullmetal, tu vas continuer à chercher un moyen de récupérer ton bras, n'est-ce pas ? »
Le jeune alchimiste s'immobilisa, et resta silencieux un instant.
« Je pensais que tu t'opposerais à ce qu'on détruise les pierres rouges, à vrai dire, renchérit Mustang. Elle auraient pu te permettre d'atteindre ton objectif.
- ... Ces artifices sont maléfiques, répliqua Edward faiblement, et je pense qu'il faut effectivement les détruire. Même si cela m'empêchera à jamais de récupérer mon bras droit.
- Tu... tu ne vas pas chercher à retrouver ton bras ? »
Edward serra sa main autour de la poignée, la tourna et ouvrit la porte.
« Non... Parce qu'en y repensant bien... »
Invisible à Mustang, un sourire étira ses lèvres.
« ... je me dis que, quitte à ce qu'on continue à me traiter de chien de l'armée, quitte à garder éternellement mon surnom comme fardeau, je veux continuer à pratiquer l'alchimie... pour être utile aux autres. »
Le Fullmetal Alchemist quitta la pièce, refermant derrière lui la porte en silence.
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Le soleil s'était caché derrière quelques nuages grisés, annonçant la venue du soir. En marchant seul dans une rue de Central qui l'amènerait jusqu'à chez lui, Edward était songeur. Il avait dit tout ce qu'il pensait au fond de lui au Président. Cette promesse qu'il avait faite à la Vérité... il n'aurait certainement jamais le courage de la tenir, il le savait. Et ce, parce que l'alchimie avait bercé son enfance, même dans la souffrance ; l'accompagnait encore en ce jour et continuerait de forger son avenir. Oui, l'alchimie ferait partie de son avenir, de celui de son frère, de sa fiancée... ils garderaient ainsi leurs habitudes, resteraient ensemble, et poursuivraient leur combat pour un monde plus juste et une vie de rêve.
C'était leur nouvelle raison d'avancer.
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Un jeune couple marche dans les ténèbres.
Main dans la main, les deux silhouettes embrassent les ombres. Leur marche est lente, mais paisible. Elles savourent un temps qui n'existent plus, sans regard en arrière ; seule peut-être la légère amertume d'un regret affecte leur âme.
Des adieux trop rapides. Elles auraient aimé donner toute leur gratitude. Mais tout ne s'était pas déroulé comme prévu ; même si l'important au fond, était de savoir que le monde où ils avaient grandi avait retrouvé paix et sérénité.
Et une raison d'avancer.
Dressées de toute leur hauteur, dans cet univers sinistre et sans limite, elles avancent mais ne se retournent pas.
Leur combat est déjà terminé.
*
Eternellement libre, un jeune couple marche dans les ténèbres.
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*
Âme écarlate - FIN
*
Remerciements
Matsuyama
Sabine
Syolen
Bananemask
*
Et voilà, dire que j'avais commencé cette fic il y a au moins un an et que c'est seulement maintenant que je la termine... Mais l'important, c'est d'être allée jusqu'au bout non ? ^^
J'attends de savoir ce que vous avez pensé de tout ça. Et je vous remercie encore pour votre soutient sans faille qui m'a permis d'aller jusqu'au bout!
Un grand merci =3
