Un demi-heure plus tard, alors qu'ils regagnaient le manoir, un silence gêné enveloppa inopinément les 2 amis. « Ce qui était le comble ! » Soupira intérieurement Stefan en songeant à ce qu'il avait vu de Caroline et de ce qu'elle avait vu de lui. « Ils n'avaient franchement plus aucune raison d'être gêné l'un envers l'autre ! ». Ambitionna-t-il en repensant à l'après-midi qu'ils venaient de partager. Mais soudain, les souvenirs de leurs ébats, encore si frais dans sa mémoire et sur sa peau, ravivèrent son désir et lui vrillèrent les entrailles.

Toutefois, il ne voulait surtout pas que la jeune femme ne se sente contrainte à quoi que ce soit avec lui… Alors, il tenta de se convaincre qu'il ne ressentait rien pour Caroline. « Rien d'inapproprié du moins ! »

- Mouais, c'est ça ! Tâche de t'en persuader. Ronchonna-t-il pour lui-même.

Alors qu'elle poussait la porte du manoir, Caroline haussa un sourcil surpris au son de sa voix. Stefan secoua la tête, comme pour lui signifier « rien, rien ! ». Mais à la seconde où la porte se referma derrière eux, les enfermant dans la pénombre et la tiédeur de l'antique demeure, les 2 amis se figèrent. Soudain, être seul l'un avec l'autre prenait un tout nouveau sens, et les bonnes résolutions de Stefan commençaient à lui paraître bien compliquées à tenir.

- Ecoutes Caroline, commença le vampire, néanmoins impatient de mettre les choses au clair entre eux. Je ne veux pas qu'à cause de cet après-midi tu te sentes obligés à quoi que ce soit… J'avais besoin de réconfort. Toi aussi. C'est tout ce que ça signifiait ok ?

La jeune femme le dévisagea pendant un temps imperceptiblement trop long avant de réponse avec un calme et une maîtrise qui impressionnèrent son compagnon au point de le faire frissonner.

- Stefan, je vais avoir besoin de réconfort pendant quelques temps encore je pense !

Le vampire laissa soudain échapper un soupire soulagé. « Dieu Merci, elle partageait son désir ! ». Un sourire resplendissant illumina brusquement son beau visage lorsqu'il se tourna vers Caroline.

- Ouf ! Se contenta-t-il de souffler doucement et avec amusement.

La jeune femme sourit à son tour. Et son sourire s'accentua lorsque Stefan vint se placer à peine à quelques centimètres d'elle. Il passa une main sur sa hanche, jusqu'aux creux de ses reins, et, avec un rictus mi-amusé mi-satisfait, l'attira doucement à lui avant de déposer un baiser sur ses lèvres. Lorsqu'elle sentit la langue du jeune homme l'envahir, une bouffée de chaleur afflua en elle, la laissant pantoise. Elle lui rendit son baiser avec passion.

- Finalement, cette décennie va peut-être être trop courte ! Sourit-elle.

Le nœud du désir avait à nouveau prit possession des tripes de Caroline, réveillant timidement sa douleur et ses angoisses. Mais, se lovant d'avantage contre son ami, elle repoussa loin d'elle les horribles souvenirs qui l'assaillaient, ceux qui lui montrait Sillas l'abusant de toutes les façons imaginables, et se concentra sur les instants qu'elle avait partagé avec Stefan durant l'après-midi, leurs douceurs, leurs saveurs suaves, leurs délicatesses… La tendresse de Stefan à son égard ne faisait aucun doute. Elle n'avait rien à craindre de Stefan. Elle adorait Stefan. Elle désirait Stefan.

Elle fit remonter une main dans le dos musclé de son ami, s'insinuant sous sa chemise. Stefan abandonna sa lèvre et posa un regard amusé sur la jeune femme. Cette fois, il ne lui demanda pas si elle était sure. Avec un égard qui reflétait toute la tendresse que la jeune femme éveillait en lui, il fit passer le t-shirt de Caroline par-dessus sa tête avant de l'embrasser encore. Maladroitement, la jeune femme dégrafa chaque bouton qui fermait sa chemise. Lorsque ce fut fait, elle s'écarta d'un pas pour l'admirer. « Dieu qu'il était beau ! » Réalisa-t-elle le souffle coupé tandis que son regard descendait le long de ses pectoraux, que la chemise ouverte laissait entrevoir, jusque sur ses abdominaux si parfaitement dessinés, et jusqu'à ce sillon plus sombre qui se dessinait au dessus de la braguette de son jeans.

Son admiration fit sourire à Stefan. Il saisit délicatement son poignet et l'attira à nouveau à lui. A nouveau, il l'embrassa. Pendant ce temps, ses mains trouvaient le fermoir du short de Caroline et, un instant plus tard, le tissu gisait sur leurs pieds. Bientôt, la chemise de Stefan l'y rejoignit. Avec hardiesse, les doigts de Caroline trouvèrent la fermeture éclair du jeans de son ami et l'ouvrir. Stefan trouva l'agrafe du maillot de bain de la jeune femme et, s'écarta d'elle, le temps de faire descendre dans son sillage le tissu humide le long de son corps. Nue comme un ver devant lui, Caroline ne ressentit pas la moindre gêne, juste leurs complicités lorsqu'elle croisa son regard amusé et grisé. Elle le força à se remettre à sa hauteur, ce qu'il fit avec une lenteur étudié, parsemant de baiser la peau sur son chemin. Lorsqu'il lui refit face, elle insinua ses mains sur les hanches de son compagnon, abaissant son pantalon et son short de bain dans un même mouvement. D'un mouvement du pied, amusé, Stefan se débarrassa des tissus qui entravaient leurs mouvements avant d'attirer de nouveau Caroline entre ses bras et de l'embrasser encore.

Etourdis pas le désir, les 2 amis chancelèrent jusqu'à la porte d'entrée et s'y adossèrent. Réalisant soudain ce que Caroline lui offrait, Stefan s'écarta et, des 2 mains, dégagea le visage de la jeune femme de ses cheveux désordonnés. « Bon sang qu'elle était belle ! Et forte ! ». Les yeux ouverts, il l'embrassa encore. Un sourire aux coins des lèvres, Caroline laissa ses mains s'aventurer jusqu'à son membre et le saisit doucement. Aussitôt, un désir brûlant et violent s'empara de Stefan et le souleva tout entier. Il aurait voulut la posséder là, tout de suite, farouchement et égoïstement. Mais… il ne savait que trop bien ce par quoi la jeune femme était passée, aussi s'efforça-t-il de refréner ces pulsions primaires. Il laissa descendre ses mains dans le dos de Caroline, se concentrant sur le contact et la douceur de se peau sous ses paumes, puis sur ses fesses. Il ne put s'empêcher de les saisir à pleine main. Elles étaient fermes et rebondit, douce aussi. Grisé par les pulsions que la jeune femme réveillait en lui, il pivota et l'adossa à la porte du manoir, l'écrasant de toute sa stature. Soudain, sa verge le torturait et le désir qui lui broyait les entrailles le foudroya. Il s'empara de son sexe et, insinuant sans délicatesse ses doigts entre les jambes de Caroline et lui écartant les cuisses, il tenta de s'y frayer un chemin. Mais, au dernier moment, un gémissant plaintif le ramena brutalement à la réalité.

Il s'écarta d'un bond, pétrifié à l'idée d'avoir été trop vite, trop loin. Foudroyé, il découvrit contre le panneau de bois, une Caroline nue et le regard hagard, qui s'inondait lentement de larmes, qui levait sur lui un visage abasourdi et effrayé.

Le souffle coupé par l'horreur qu'il inspirait à sa compagne, il s'éloigna en chancelant, incapable de quitter la jeune femme des yeux.

- Oh mon Dieu ! Souffla-t-il en réalisant ce qu'il avait été sur le point de faire. Je… Caroline, je suis désolé. Je suis tellement désolé… Je…

Caroline hoqueta tandis que ses larmes débordaient. Elle détourna finalement les yeux et se laissa glisser le long de la porte, jusqu'à l'épais tapis qui ornait le hall d'entrée. Là, elle se recroquevilla comme un animal blessé. Devant ses yeux, défilaient comme un trombinoscope étourdissant et aveuglant, toutes les fois où Sillas l'avais forcée, frappée, humiliée… Et une fouleur foudroyante, qu'elle avait finit par oublier, reprit possession de ses entrailles.

Abasourdi, Stefan se laissa choir à quelques mètres d'elle.

- Je suis désolé ! Répéta-t-il dans un souffle.

Avec horreur, il nota que l'intérieur des cuisses de Caroline laissait apparaître la trace rougie de ses doigts.

REVIEWS :
Juste un petit mot pour dire merci à ceux qui laissent des commentaires et des encouragements (Je n'ai toujours pas trouvé comment répondre aux Reviews, Sorry ! _). J'espère que cette fic continue de vous plaire.
N'hésitez pas à me dire ce que vous en penser (que ça soit en bien ou en mal...) et merci encore pour votre soutient... (^_^).
Quant à l'histoire de ce chapitre : Bah oui, il fallait bien que ça se complique ! LOL