Il s'écoula encore de nombreuses semaines avant que Stefan et Caroline ne retrouve le courage de céder à l'envie d'une intimité physique entre eux.

Ils avaient délibérément reprit le rythme habituel de leurs journées d'avant l'incident. Stefan passait des heures à lire, Caroline des heures à l'écouter. Ils évitaient tous 2 de parler, et même de se remémorer, cette fameuse soirée qui avait faillit tout gâcher. Mais pourtant, ni l'un, ni l'autre, lorsqu'ils y repensaient, ne pouvaient regretter ce qui avait eu lieu avant ça, au bord du lac. Et ce souvenir les troublait invariablement.

Et un soir, alors qu'après une journée comme les autres, les 2 amis avaient regagné leurs chambres respectives, Caroline se mit à songer à la douce langueur que revêtait son quotidien. Et elle sut que cela ne lui suffisait plus.

Pieds nus, le cœur battant, elle gagna l'étage supérieur, où la chambre de Stefan trônait, isolée comme dans un donjon.

Lorsque, arrivée sur la dernière marche, elle en poussa la porte, elle ne put empêcher un sourire amusé de venir étirer ses lèvres en le découvrant le nez plongé dans un vieux bouquin poussiéreux alors qu'il y passait déjà toute ses journées.

L'entendant entrer, Stefan haussa un sourcil surprit.

- Qu'est-ce qui se passe ? S'inquiéta-t-il en se redressant.

Torse nu, il sauta de son lit souplement et Caroline, au lieu de lui répondre, ne put s'empêcher d'admirer sa plastique irréprochable. A la vue de ses abdos, un sourire étira ses lèvres. « Oh Oui, elle était prête ! » Songea-t-elle avec amusement et envie.

Résolument, affichant son air le plus audacieux, elle vint se placer sous son nez et, un air mutin sur le visage, leva les yeux vers lui. Elle le sentit tressaillir à son approche.

- Je suis prête. Lui murmura-t-elle d'une voix plus rauque, plus émotive, qu'elle ne l'avait voulu.

Stefan sursauta timidement mais n'esquissa pas un geste. Au lieu de ça, il plongea son regard dans celui de sa compagne, avide d'y lire la détermination qu'elle s'efforçait d'afficher sur son visage. Caroline, incapable de soutenir les doutes et l'inquiétude de Stefan, baissa les yeux et précipita ses lèvres contre celles de son si séduisant ami.

Pendant une seconde, ce dernier resta inerte sous elle. Et puis soudain, Caroline sentit les bras de son compagnon s'insinuer autour d'elle et, doucement mais résolument, il l'étreignit et la souleva de terre tandis qu'elle sentait sa langue envahir sa bouche. Assoiffée, elle s'agrippa au cou de Stefan comme un naufragé se serait accroché à une bouée de sauvetage.

Pendant une éternité, ils s'embrassèrent. Passionnément. Aucun des 2 ne pensaient à cette « moitié » d'eux-mêmes qu'ils avaient juré de retrouver un jour. Ils n'étaient plus que brûlure et désir. Chancelants, ils échouèrent sur l'immense lit de Stefan. Ce dernier se déroba à la seconde où il se sentit écraser le corps de Caroline, mais celle-ci, refusant de renoncer à ce désir qui l'exaltait pour la première fois depuis des semaines, le fit basculer, l'enjamba et réclama à nouveau ses lèvres.

Les mains de Stefan descendirent lentement sur les hanches de sa compagne. A travers le fin tissu de la nuisette de Caroline, il sentait son épiderme frissonner dans leurs sillages. Il se redressa brusquement et, l'étreignant violemment entre ses bras, le serrant contre lui aussi fort qu'il s'en sentait le droit. Essoufflés, les 2 amis ne pouvaient détacher leurs bouches l'une de l'autre, comme si, poussées par une force magnétique qui les dépassait, ils étaient condamnés à disparaître si leurs lèvres se séparaient. Impatiemment, Caroline parcourut de ses doigts frais le torse musclé et athlétique de son compagnon. Sa fermeté, sa douceur, enivrèrent sa compagne. Elle le bascula en arrière et, sous le regard amusé et excité de Stefan, fit passé sa nuisette par-dessus sa tête. La poitrine, blanche et délicate, qu'elle lui révéla alors le grisa plus que ne l'aurait fait n'importe quel sang humain. Ses mains, comme indépendante de sa volonté, remontèrent de ses hanches le long de ses côtes, jusqu'à ces 2 pointes tendues qui se dressaient à sa rencontre. Avec douceur, il les pétrit avant d'en attaquer les extrémités avec détermination. Lorsque Caroline se cambra de plaisir, basculant sa lourde chevelure en arrière, tendant son cou pour lui, il ne résista pas. Il se redressa à nouveau et saisit dans sa bouche le téton durci qu'il avait asticoté avec délice. Caroline gémit à son touché et le vampire sentit son membre se durcir douloureusement aux creux de son pantalon.

Il bascula sur Caroline et, en une seconde, se défit de son vêtement. Pendant un instant, Caroline fut incapable de détacher ses yeux de la verge, dressée avec force, qu'il délivra. L'inquiétude la saisit à nouveau. « Et si la douleur était telle qu'elle s'en souvenait ? Et si elle n'était finalement pas capable de faire face ? ». Alors, elle enfouit son visage au creux de l'épaule de son ami et y déversa un flot de baisers, comme pour se convaincre que c'était tout ce qu'elle voulait, que Stefan était tout ce qu'elle voulait.

Mais son compagnon, réalisant la peur de sa compagne, calma ses ardeurs. Il prit un instant pour s'écarter d'elle et plonger son regard dans le sien.

- Tout ira bien Caroline ! Lui murmura-t-il avec le sourire le plus tendre qu'elle lui ait jamais vu.

Alors, elle eut la conviction que ce serait le cas. Tout irait bien.

Avec un petit sourire serein, elle alla déposer un baiser sur les lèvres de son compagnon. Ce dernier le lui rendit tendrement. Puis, sa bouche, fraîches et délicates, descendit le long du cou blanc de la jeune femme, puis se saisirent à nouveau délicatement d'un sein. Les mains du vampire creusaient les reins de Caroline, offrant aux lèvres de Stefan qui poursuivait leurs chemins vers le sud, la peau tendue de son ventre. Lorsque ses mains encastrèrent ses fesses et que la langue de Stefan trouva son intimité, le désir la foudroya. Elle gémit.

Comme il l'avait fait des semaines plus tôt, avec sa langue, Stefan fit délicatement monter le plaisir en elle. Et, plus il jouait avec sa chair brûlante et humide, plus elle haletait, plus elle se cambrait, plus elle gémissait. Lorsqu'elle fut aux portes de l'extase, Stefan s'arrêta soudain et, remontant à sa hauteur, il plongea son regard dans celui enivré par le plaisir de la jeune femme. Alors, elle sentit ses doigts doucement la fouiller. Lorsqu'un doigt s'introduisit entre ses chairs, elle se crispa, s'attendant à ressentir le foudroiement douloureux qui la hantait depuis des mois. Au lieu de cela, elle se cambra violemment tant le plaisir et la douceur lui coupait le souffle. Lentement, elle le sentit aller et venir entre ses chairs, contre son sexe. Lorsqu'un second doigt la pénétra à son tour, elle était à ce point noyée par le plaisir qu'elle ne sentit que la vague violente de désir qu'il lui insuffla. Avec une douce rigueur, Stefan jouait avec elle, la menant lentement mais irrémédiablement aux confins de la réalité. Lorsque Stefan retira doucement ses doigts d'elle, elle sut que le moment était venu. Mais, enivrée par le plaisir, elle n'appréhendait plus ce qui allait suivre, au contraire, elle n'aspirait qu'à ça.

Elle croisa le regard inquiet de Stefan et, tandis qu'elle lui offrait son sourire le plus heureux, elle saisit sa verge et la mena jusqu'à son sexe. Alors, lentement, Stefan s'enfonça en elle. Elle se cambra et haleta tandis qu'il la remplissait comme jamais encore elle n'avait eu conscience de l'être.

Pendant une seconde, les 2 amis restèrent figés, incapable de se détacher, incapable de poursuivre. Et puis, lentement, les hanches de Stefan allèrent à la rencontre de celle de Caroline. Elle enroula ses jambes autour de lui, ses bras autour de son cou, et l'attira à elle. Alors, libérés de toutes inquiétudes, Stefan poussa son intrusion aussi loin qu'il le pouvait. Sous lui, Caroline gémissait de plaisir. Lentement, il la soumit aux jeux et aux rythmes d'un lent va et vient. Doucement, Stefan se détachait avant de replonger en elle à nouveau. Encore et encore, il l'emplissait avec délicatesse, avec douceur. A chaque poussée de ses hanches, à chaque fois que Caroline le sentait l'emplir pleinement, elle avait l'impression que son esprit se perdait dans les méandres du plaisir. Lorsque enfin elle ne fut plus qu'un corps brûlant et vrillant de désir, lorsque ses pensées ne furent plus le moins du monde cohérentes et que son souffle ne fut plus que gémissements et halètements, elle enjoignit à Stefan d'aller plus vite et plus fort.

Soulagé de voir Caroline réagir avec tant de plaisir à ses assauts, Stefan laissa alors le désir l'emporter complètement. Avec passion, il pilonna la jeune femme et eut le plaisir de l'entendre gémir à chaque à-coup, à chaque fois que leurs hanches claquaient l'une sur l'autre. Sous ses à-coups, les seins de Caroline, pleins et secoué, semblaient vouloir le tenter. La gorge de la jeune femme, renversé, s'offrait à ses baisers avec désespoir. Coup après coup, ils traversèrent le lit jusqu'à ce que, cambrée dans le vide, le corps entier de la jeune femme tende vers le sol, sa lourde chevelure effleurant le parquet, ses seins offerts et violenté, ses poings serrés entre les draps. La main de Stefan trouva la chevelure de Caroline et d'une poigne de fer la força à lui offrir encore d'avantage sa gorge. La jeune femme gémit de plaisir sous un énième assaut. A chaque à-coup, Stefan haletait. Et il haletait de plus en plus rapidement, de plus en plus sauvagement.

Sous lui, Caroline dérivait de plus en plus sûrement vers l'abysse du plaisir. A chaque poussée de Stefan, elle avait l'impression qu'ils allaient se rejoindre, qu'ils n'allaient plus faire qu'un, qu'elle allait se perdre en lui. A chaque poussée, elle sentait le souffle lui manquer et elle avait l'impression qu'elle allait défaillir de plaisir.

Et puis, enfin, la délivrance les saisit d'une même poigne. Ils jouirent ensemble, dans un même cri d'extase.

- Comment tu te sens ? S'inquiéta Stefan, quelques minutes plus tard, alors que tous 2 reposaient, essoufflés, aux pieds du lit.

- Bien. Resplendit la jeune femme. Merveilleusement bien…

Stefan sourit, la prit entre ses bras et déposa un nouveau baiser sur son front.

- Merci ! Ne put-elle s'empêcher de lui sourire.

- Tout le plaisir est pour moi. Sourit-il avec espièglerie. Je te l'ai dis Caroline : Tout ce que tu veux ! Toujours !

- Et à jamais ? S'enquit-elle avec espièglerie.

- Et à jamais ! Confirma-t-il aussi heureux que l'était son amante.

Les semaines et les mois qui suivirent les virent réitérer leurs ébats plus que fréquemment… Tantôt avec douceur, tantôt avec une passion dévorante, coupés du monde, ils apaisaient leurs blessures. Leurs avenirs, au fil des jours, leurs apparaissaient soudain plus attrayant et plus lumineux que jamais… Quelqu'il puisse être…

REVIEWS :

Arg, cette fic approche rapidement de sa fin et... Je ne sais toujours pas qui va finir avec qui... Frustration ! LOL !
J'espère que vous avez aimé ce chapitre. A demain pour la suite/fin (selon mon humeur ! lol).

Sbcortone