Encore quelques journées comme celle-ci et c'était clair que le Capitaine Kuchiki allait se tuer. Renji ne savait toujours pas comment demander de l'aide aux autres. Rangiku continuait de lui dire qu'il n'y avait rien d'anormal dans son comportement et Izuru haussait les épaules, l'air de plus en plus fatigué, les cernes devenant de plus en plus creuses sous ses yeux. Quant aux autres ... Ceux de la Onzième Division s'en foutaient, eux aussi ne voyaient pas en quoi le comportement du Capitaine était étrange et lorsqu'il en avait parlé à Kotetsu, il avait bien vu le Capitaine Unohana entrer dans le bureau puis en ressortir avec un air satisfait ...

Raconter la vérité à tout le monde pour leur faire comprendre la gravité de la situation ? Non, sûrement pas ! Kuchiki pourrait parfaitement dire que Renji tentait de diffamer, pour couvrir son homosexualité ... Quoiqu'en réalité, il n'avait pas nié sa relation avec Ichimaru lorsque le cramoisi lui en avait parlé. Mais la prochaine fois, il se tairait, dirait sûrement "je ne vois pas de quoi vous parlez" et bien sûr, on oublierait vite cette histoire au profit de la guerre qui risquait d'éclater contre Aizen ...

Personne ne voyait à quel point Kuchiki était meurtri. Il avait refusé le soutient que lui avait proposé Renji, mais qu'est-ce que ce dernier pouvait faire concrètement ? Il n'en savait rien. Son impuissance l'irritait au plus haut point ! Il savait que Rukia ne supporterait pas de perdre son frère, car même si elle venait juste de comprendre à quel point il tenait à elle, elle avait toujours eu beaucoup d'affection pour le noble. Il ne pouvait pas laisser une telle chose se produire. Mais que faire ? Surtout lorsque personne ne semblait se rendre compte de ce qui se passait !

- Hé bien, tu as l'air vraiment soucieux ! Nota Izuru en soupirant. Je ne comprends pas, Kuchiki-sama est de retour depuis plusieurs jours ...

- Je me fais du souci pour lui ! Râla le cramoisi avec mauvaise humeur. Je sais que quelque chose cloche dans son comportement ! Il ne va pas bien du tout ! Pourquoi personne ne veut me croire ?

- Je te crois moi, mais que veux-tu qu'on fasse ? Surtout moi ! Tu me vois venir le voir pour lui demander de ses nouvelles ?

Il n'avait pas tort. Le fait qu'on puisse le croire ne changeait absolument pas la situation, c'était ça le plus désespérant dans l'affaire, mais il était hors de question qu'il le laisse s'enfoncer plus longtemps dans les tourments de son propre désespoir ! Renji décida qu'il ferait tout pour éviter du travail à son supérieur : Il était décidé à l'aider, qu'il le veuille ou non ! Non mais hé, il n'était pas une tête brûlée pour rien !

Bien déterminé, il se dirigea de nouveau vers sa Division. Il se rendit compte qu'il restait très impressionné par Kuchiki, vu qu'arrivé devant le bureau, encore une fois, il hésita franchement à entrer pour voler tous les dossiers dont son supérieur s'occupait actuellement. Il décida cependant d'être prudent. Il ouvrit délicatement la porte pour jeter un coup d'œil et fut profondément choqué par ce qu'il découvrit : le noble était affaissé sur son bureau. La surprise passée, il s'inquiéta vite pour l'ébène et décida de se rapprocher de lui pour être sûr qu'il respirait toujours. S'agenouillant devant le bureau, il se sentit rassuré lorsqu'il entendit le souffle régulier du noble ...

... Qu'est-ce qu'il était beau ce mec ! Pas étonnant qu'il ait pu attirer toute l'attention d'un homme ... Son visage fin et efféminé, ses yeux à demi-clos d'une si agréable couleur glaciale et sa bouche étaient incroyablement attirants. Certaines mèches ténébreuses tombaient devant son visage ... Le cramoisi tendit la main vers l'une d'entre-elles pour la retirer et pouvoir apprécier un peu plus l'homme ...

Attendez, qu'est-ce qu'il foutait ? Haussant les sourcils, le Vice-Capitaine s'interrogea sur ce qu'il était entrain de penser et se demanda si son propre cas n'était pas "grave". Si, quand même ... Retirant sa main, il sursauta lorsque son poignet fut saisi. Deux yeux bleus s'ouvrirent et le fixèrent étrangement.

- Kuchiki-sama, je me suis inquiété lorsque vous ne m'avez pas répondu, déclara Renji avec un sourire forcé. Excusez-moi ...

Le noble se releva, mais ne relâcha pas son poignet, continuant de le fixer étrangement ... En fait, ce regard à demi-clos, ce n'était pas le même qu'arborait habituellement Kuchiki … C'était peut-être ce qui le rendait plus beau qu'à l'accoutumé ? Renji ne savait pas trop, mais il était fasciné par cette créature qui était devant lui ... Ce mec n'était pas seulement beau, il était irrésistible dans cette fragilité apparente. Le cramoisi finit par comprendre pourquoi Ichimaru n'avait pas pu le laisser tranquille. Combien de temps lui avait-il fallu pour séduire Kuchiki ? Pour réussir à l'embrasser ? Pour réussir à l'avoir entièrement ? Quels moyens avait-il utilisé ? ...

Il le relâcha enfin et le Vice-Capitaine continua d'observer son supérieur ... En fait, il avait bien l'impression d'être entrain de céder à la tentation en cet instant ... Il avait envie de goûter à ses lèvres qu'il convoitait depuis un moment déjà et il se demanda si lui-même serait capable de faire gémir de plaisir cet être, qui lui semblait supérieur en bien des points ... En fait, il ne put résister plus longtemps et prit appui sur le bureau avec ses deux mains pour réussir à sceller leurs lèvres d'un baiser chaste et court. Il avait pu sentir la délicate peau contre sa bouche ...

Kuchiki resta inerte quelques secondes, ouvrant grand ses yeux en observant Renji, essayant sans doute de comprendre ce qui venait de se passer. Le cramoisi décida d'en profiter pour attraper les dossiers sur le bureau, tirant parti de l'état de choc de son supérieur ... Malheureusement pour lui, celui-ci se remit plutôt vite et finit par froncer les sourcils en observant son travail.

- Que faites-vous ? Lâcha-t-il sur un ton mécontent.

- Vous n'en pouvez plus, vous arrivez à bout ! Déclara Renji. Rentrez chez vous, pour vous reposer.

- Je vous interdis de me donner des ordres, Abarai-san ! Rendez-moi cela ...

Mais ce n'était pas dans les plans du Vice-Capitaine. Au contraire, il commença à s'écarter et ne fut même pas surpris de le voir apparaître devant lui, montrant à quel point son Capitaine était obstiné. Mais l'était-il autant que son subalterne ? Ça, Renji n'en était pas sûr. Il était toujours bien décidé à le faire rentrer cher lui ... Kuchiki se saisit des dossiers et ils se débattirent quelques secondes avant que les feuilles ne s'échappent pour s'éparpiller sur le sol, réglant un peu le problème du cramoisi ... Quoique le noble se penchait déjà pour ramasser le tout, exaspérant au plus haut point son Vice-Capitaine qui n'en pouvait plus !

- Kuchiki-sama, si vous continuez sur votre lancée, je serai bien obligé de parler de ce que je sais à quelqu'un ! Hurla-t-il de rage.

Le regard que lui lança le noble fut terrifiant. Ses yeux étaient véritablement glacials et Renji eut envie de s'enfuir dans la seconde qui suivit, sauf que son instinct sembla lui dire qu'au moindre geste, le noble le trancherait en morceaux ! Il se figea et cessa même de respirer, subissant l'examen du noble qui finit par se relever pour lui faire face.

- Rafraichissez-moi la mémoire, Abarai-san, que direz-vous ? Demanda sur un ton polaire Kuchiki.

- Vous le savez parfaitement ... Murmura difficilement le Vice-Capitaine. Vous êtes entrain de vous tuer à la tâche, parce que vous essayez de l'oublier "Lui" ! Je vous jure que si vous ne me laissez pas le choix, j'en parlerai !

- Et qui pourra croire ce que vous avez à dire ? Dites-le moi ... Qui donc croira que moi, le Chef de la famille Kuchiki, ai pu avoir des relations sexuelles et amoureuses avec Ichimaru Gin ?

- J'y ai pensé ... Je sais que beaucoup ne me croiront pas, mais il y en a bien quelques-uns qui sauront que je ne mens pas ! Et d'autres n'auront sûrement pas oublié certains signes qui ne trompent pas ! Je ne suis sûrement pas le seul à avoir compris ...

Kuchiki semblait empli de colère ... C'était incroyable comme il devenait expressif dans ce genre de cas. Chaque trait de son visage dévoilait ses pensées, ses sentiments et surtout ... Ses craintes les plus profondes ... Le jeune homme s'en voulut de lui imposer cela, mais avait-il réellement le choix ? Il était entrain de s'autodétruire ! Il était entrain de se tuer à petit feux !

Le noble se jeta brutalement sur lui, le plaquant au sol. Le dominant totalement de sa taille, il semblait pressé de lui faire connaître le fond de ses pensées et franchement, Renji éprouvait certaines craintes quant à cette confrontation ! Essayant d'écarter l'ébène, il le vit se pencher vers lui et sa crainte se décupla plus encore, ne comprenant en rien le comportement inqualifiable de son supérieur ...

- Capitaine ! Lâcha-t-il en fronçant les sourcils.

- Pourquoi ne me laisses-tu pas tranquille avec cette histoire ? Demanda-t-il acide. Veux-tu tant que ça que je te parle de Gin et moi ?

Il se pencha plus encore et Renji posa ses mains contre le torse de l'ébène qui se stoppa. Son souffle caressait l'oreille sensible du cramoisi qui frissonna bien malgré lui et serra les dents.

- Veux-tu que je te parle de ce qu'il me faisait dans l'intimité d'une chambre ou dans une pièce quand nous arrivions à nous retrouver seuls ? ... Ses caresses... Ses baisers ... Ce désir qu'il faisait naître en moi dès qu'il le pouvait ...

- Capitaine ...

- Quoi ? Ne voulais-tu pas apaiser mes "maux" ? Ma "souffrance" ? Laisse-moi te montrer ...


Byakuya avait conscience que ce qu'il était entrain de faire à Abarai était inqualifiable, mais que voulez-vous ? Il l'avait poussé à bout, le forçant à agir pour sa propre protection. Ses mains glissèrent sur le corps de son subalterne, trouvant facilement les points sensibles du garçon, ayant eu un bon professeur en ce qui concernait les choses de l'Amour. Ses lèvres embrassèrent chastement la gorge du cramoisi qui tenta de se défaire de l'emprise ... Mais sans la moindre conviction ... C'était comme s'il acceptait ce que lui faisait le noble. Il aurait pu utiliser toute sa puissance brute, il aurait même pu hurler et ainsi prouver qu'en effet, il y avait quelque chose qui clochait chez Byakuya, mais il ne fit rien de cela !

De maigres protestations s'échappèrent des lèvres du cramoisi et le noble en profita pour pouvoir les embrasser chastement à plusieurs reprises, les tentant volontairement, les mordillant pour les faire réagir, les léchant pour le faire céder à ses assauts. Ce fut le cas : la bouche s'entrouvrit et les bras du jeune homme l'enlacèrent pour qu'ils échangent un véritable baiser. Leurs langues se trouvèrent pour entrer dans une danse enflammée et emplie de désir, jusqu'à ce qu'ils ressentent le besoin de respirer et qu'ils se relâchent pour ne pas mourir étouffés.

La seconde d'après, ce n'était pas que l'envie qui les envahit, c'était aussi la passion qui les emportait. Ils se débattirent tous deux avec leurs vêtements, Abarai s'était assis et défaisait le obi du noble alors que celui-ci faisait de même avec le sien. Le cramoisi perdit rapidement son haut. Son torse musclé et tatoué fut vite dénudé, mais lui semblait prendre plus de soin à effectuer son travail, fixant la peau claire de son supérieur, en appréciant la vision ... Il laissa ses doigts glisser sur la peau pâle et la caressa délicatement avant de se pencher pour venir sucer un de ses tétons ...

Byakuya laissa échapper un gémissement de sa bouche. Ses bras enlacèrent le jeune homme et ses doigts allèrent caresser son dos musclé, remontant délicatement le long de sa colonne vertébrale. Il fut heureux de le sentir frémir sous ses caresses délicates. Abarai continuait de parcourir son torse de sa langue alors que des mains se glissaient dans son dos, coulant même jusque dans son hakama pour aller masser ses fesses ... Le plus étonnant était de voir à quel point le Vice-Capitaine était réactif : le noble sentait contre sa cuisse son membre qui commençait à gonfler peu à peu.

Par simple envie, Byakuya attrapa le nœud qui liait les cheveux du cramoisi et les détacha. Ses cheveux s'éparpillèrent dans son dos et le noble laissa ses doigts les caresser. Abarai semblait devenir de plus en plus pressant sous lui, ses mains continuant de frôler ses fesses, mais son hésitation était aussi palpable que son manque d'expérience à ce niveau. Le pauvre ne semblait pas savoir comment réagir et que faire ... Il était vraiment novice dans ce domaine. L'ébène décida de l'aider et une de ses mains alla se saisir d'une des siennes pour la guider jusqu'à son antre ... Les doigts continuèrent d'hésiter ... La caressant sans jamais la violer, faisant frémir de plus en plus Byakuya qui était de plus en plus impatient ... Et frustré ...

Au bout d'un moment, il lui sembla évident qu'il devait prendre les directives, ce qu'il accepta volontiers ... S'écartant du jeune homme, il tira un peu sur le hakama pour dévoiler le membre de Renji, tout en se penchant vers lui pour le lécher. Le cramoisi se saisit de son visage, et ses doigts s'agrippèrent légèrement à ses cheveux alors qu'il se laissait retomber en arrière. Allongé sur le sol, les lèvres de l'ébène englobaient son sexe, le faisant gémir peu à peu ...

Les doigts de Byakuya ne restèrent pas pour autant inactifs, au contraire … Vu que Abarai ne semblait pas pouvoir le préparer convenablement, il commença à effectuer le travail en se pénétrant lui-même d'un doigt, qu'il fit aller et venir en lui pour agrandir son intimité. Relâchant le sexe du Vice-Capitaine pour se relever et observer ses réactions, il vit que le pauvre semblait tourmenté par ce qu'il éprouvait. Il n'en fallut pas plus à l'ébène pour continuer sur sa lancée. Reprenant le membre en bouche pour effectuer de lents va-et-vient dessus, il resserra ses lèvres pour lui procurer encore plus de plaisir alors qu'il faisait entrer un second doigt en lui ...

Pressant sa langue sur le sexe, il effectuait des mouvements en ciseau en lui, tentant d'aller aussi vite que cela lui était permis, n'en pouvant plus d'être tiraillé à ce point par le désir qu'il ne pouvait pas nier ... Mais ... Cela lui manquait ... Il avait besoin de sexe et il s'en rendait compte en cet instant ... Gin avait réussi à faire de lui un être avide de chair ...

N'en pouvant plus, il relâcha le membre et retira ses doigts pour se lever et enlever son hakama, sous le regard fasciné du jeune homme. Byakuya ne tarda pas à se mettre à califourchon juste au-dessus de Renji, qui se saisit de ses hanches pour l'accompagner dans sa descente. Son intimité rencontra le membre dur, que l'ébène saisit pour mieux le guider et bientôt, le sexe se glissa peu à peu en lui. Le cramoisi gémit alors que les parois se resserraient sur son membre ... Et le noble lui-même soufflait de contentement.

Entièrement empalé sur le membre, Byakuya patienta quelques secondes, ses yeux s'entrouvrant pour fixer le jeune homme qui semblait avoir du mal à réaliser ce qui était entrain de se passer … C'était normal, non ? Le noble le forçait à avoir ce rapport ... Quoique cela ne semblait pas lui déplaire ... Au contraire, il semblait impatient de voir la suite ...

La seconde d'après, il commença à se mouvoir, allant et venant sur le membre, ses mains trouvant un appui contre le torse du jeune homme qui gémissait de plus en plus. Byakuya prit un rythme lent, prenant le temps de bien s'habituer à la présence d'Abarai, dont les doigts se resserrèrent sur ses hanches. Une fois ceci fait, il accéléra le mouvement pour leurs procurer plus de plaisir encore à tous deux. Après un moment, il ne fut plus le seul à agir car sous lui, le Vice-Capitaine commençait à se mouvoir. Cela ne fut que plus plaisant. Le frottement contre sa paroi lui apportait un bien-être fou et le Capitaine commença à se caresser sous le regard de son subalterne qui se lécha les lèvres ...

Une des mains du cramoisi rejoignit celle de l'ébène, caressant elle aussi son sexe pour le mener plus rapidement au septième ciel. Ils n'eurent pas à attendre longtemps, vu que leur plaisir était déjà en grande partie assouvi. Il ne fallut pas longtemps à Byakuya pour se libérer sur leurs ventres ... Il se contracta sur le membre d'Abarai, qui lui-même se libéra au fond de sa chair ...

Essayant de reprendre une respiration un peu plus normale, le noble resta sur son Vice-Capitaine ... Il avait du mal à croire ce qu'il venait de faire ...

- Capitaine, pardonnez-moi ... Souffla le cramoisi. Je ne voulais pas ...

- Ce n'est pas à vous de demander pardon, protesta l'ébène.

- Si. Je n'aurais pas dû vous pousser à "ça" ... Je vous jure que je ne voulais pas vous pousser à bout ...

Byakuya posa son regard sur Renji ... Le pousser à bout ? ... L'avait-il réellement poussé à bout ? ... Il ne savait pas trop, mais une chose était sûre : il se sentait mieux maintenant, même s'il savait que ce qu'il avait fait n'était pas bien ...

- Abarai-san, merci, lâcha-t-il finalement.

Il se retira de son sexe et se releva pour aller récupérer ses vêtements au sol, s'habillant sans ajouter quoi que ce soit à ce sujet ... Que pouvait-il dire de toute façon ? ... Peut-être la vérité ? ... Refermant le obi de son hakama, il finit par se tourner vers le cramoisi qui lui aussi remettait de l'ordre dans sa tenue.

- Je crois que Gin m'a plus changé que je ne l'imaginais, avoua-t-il franchement. Ne vous laissez plus faire, Abarai-san ...

- Cela ne me dérange pas si cela peut vous aider à ne pas vous laisser mourir, assura en retour le jeune homme.


En un autre lieu et sous une lune qui éclairait un désert immaculé, la chaleur étouffait les rares habitants de cet endroit. La plupart des créatures se prélassait au bord d'une mare d'eau, s'y abreuvant, n'allant jamais loin de ce lieu. Un tout petit Hollow qui ressemblait à un furet trempa ses petites pattes avant dans l'eau, pour ensuite humidifier son masque, se rafraichissant tant bien que mal. Il avait tendance à relever le visage pour scruter les alentours, regardant autour de lui comme s'il savait qu'il était observé. Il ne tarda pas à reprendre son rafraichissement avant de lever une fois encore sa petite tête, continuant de chercher les yeux qui le surveillaient.

La petite créature ressemblait en tout point à un furet. Il avait la même longue queue, le même type de fourrure qui pouvait se gonfler et son petit trou d'Hollow se situait sur son torse. Son masque était loin d'être terrifiant, au contraire. Son bout allongé s'ouvrait simplement sur une rangée de petites dents dont il ne devait même pas se servir, si ce n'était pour se défendre face à ses attaquants : l'air du Hueco Mundo était suffisant dense pour l'alimenter en particules spirituelles.

Elle leva à nouveau le regard, se mettant sur ses deux pattes arrière pour se redresser le plus haut possible, cherchant toujours celui qui semblait l'étudier. Cette fois-ci, elle ne fut pas dupe : elle remarqua sa présence sur l'arbre et l'albinos, qui était là depuis le début, sourit ... Attendri bien malgré lui par la petite créature. Celle-ci dut juger qu'il était inoffensif, vu qu'elle reporta toute son attention sur le lac pour y plonger, barbotant joyeusement dans l'eau. Gin dut l'admettre : elle avait totalement raison. Lui-même était tenté d'y plonger pour se rafraichir ...

- Est-ce que tu veux bien partager ? Demanda l'argenté en s'abaissant.

La créature se tourna vers lui et pencha la tête sur le côté en oubliant de nager. Elle s'enfonça dans l'eau et Gin utilisa le shunpo pour la repêcher. Si au début, elle paniqua un peu, elle finit par se laisser faire. L'argenté la glissa de nouveau dans l'eau et décida de retirer ses vêtements, se demandant s'il arriverait à jouer avec la petite créature.

Il était loin de se douter qu'un peu plus loin, dissimulé derrière quelques rochers, deux yeux bleus l'observaient et convoitaient sa puissance ...