Était-ce donc mal ce qu'il avait fait ? Byakuya ne savait pas, mais il avait l'impression que son choix ne plaisait pas vraiment à son Vice-Capitaine. Il finirait bien par comprendre. Voyant que le jeune homme était sans cesse sur le point de prendre la parole et n'ayant aucune envie que le sujet ne soit une nouvelle fois abordé, le Capitaine décida d'avancer sa visite pour la Onzième Division. Il ordonna à Abarai de finir ses rapports avant de quitter son poste. Il n'avait pas besoin de lui pour aller voir un mec totalement rustre et arrogant ...
Certes, les rapports entre la Division de Byakuya et celle de Kenpachi étaient assez délicats, mais ceci n'étaient dû qu'au fait que la plupart des membres de cette Division n'était que des alcooliques qui ne pensaient qu'à se battre et rien de plus ! Si jamais quelqu'un le menaçait de son arme, il n'aurait qu'à le bloquer, rien de bien compliqué. De toute façon, qui oserait se battre contre un Capitaine ? Le noble eut sa réponse lorsqu'il arriva sur place et qu'il constata que l'alcool pouvait altérer la vue. A priori, ils avaient eu une sacre fête la veille, ou bien était-ce ce matin même ? Ce n'était pas le problème du ténébreux qui préféra s'occuper de ses affaires.
Se dirigeant vers le bureau de l'homme, il constata que Kusajishi profitait d'une petite sieste sur un futon installé dans son bureau. Qui avait autorisé que ces hommes puissent squatter de la sorte la Onzième Division ? Dès qu'ils étaient nommés à leurs postes, ils arrivaient et vivaient ici même, alors que l'établissement était sensé être un lieu de travail et non pas un hôtel des jouissances. Deux femmes passèrent à côté de Byakuya, sortant du bureau même de Kenpachi Zaraki. Elles ne faisaient pas parties des Armées de la Cour et, vu leurs tenues, elles n'étaient pas tout à fait "innocentes". Elles le regardèrent, gloussant toutes deux, avant de quitter les lieux. Le ténébreux jeta un coup d'œil dégoûté vers la porte qui le mènerait jusqu'à la masse de muscle. Agir de la sorte alors qu'il devait être en plein travail ?
Finalement, il décida de faire demi-tour, mais la cloison coulissa et le géant lui sourit de façon très amusé. Il devait trouver la situation très "ironique" : avoir le noble dans sa Division alors qu'ils ne pouvaient pas se voir…
- Hé bien, que me vaut l'honneur de cette "improbable" visite ? Demanda-t-il sur un ton amusé.
- C'est pour parler du transfert provisoire d'un de vos hommes, avoua le noble de façon très hautaine. Le Vice-Capitaine Abarai doit effectuer une mission de protection sur Terre et aimerait qu'un de vos subalternes, Madarame Ikkaku, l'accompagne.
- Et vous vouliez repartir avant de m'faire votre requête ? Fallait pas faire votre timide, Capitaine Kuchiki. Venez, on va en parler tranquillement.
En parler "tranquillement" ? Pour une fois qu'il proposait une activité "calme". Le ténébreux décida de rester sur ses gardes, se demandant si le géant aurait la pudeur de recouvrir son torse dénudé et de mettre un peu d'ordre dans sa tenue négligée. En entrant dans le bureau, il constata que cela ne serait pas le cas, vu que l'homme s'était assis près de la fenêtre et commençait à s'allumer une pipe, fixant le noble, attendant sans doute qu'il s'installe en face de lui. Finalement, Byakuya aurait dû envoyer son Vice-Capitaine plutôt que de se présenter lui-même : Kenpachi était plus enclin à accepter les requêtes d'Abarai que les siennes !
Décidant d'obtempérer pour finir rapidement cette entrevue, le noble vint s'installer en face du rustre, se tenant plus convenablement que son collègue qui semblait amusé par son comportement. Il était cependant hors de question qu'il agisse autrement ! Il était un noble et continuerait d'agir comme tel.
- Accepteriez-vous que votre homme travaille en collaboration avec le Vice-Capitaine Abarai ? Demanda Byakuya.
- Tu veux qu'on parle directement travail ? Répliqua l'homme. Tu veux pas qu'on boive un coup avant ?
- Je n'ai pas de temps à perdre en futilités ! Donnez-moi votre réponse, maintenant !
Un sourire carnassier apparut au coin des lèvres du Capitaine et Byakuya perdit patience. Abarai n'aurait qu'à régler ça lui-même ! Se levant, il ne salua pas son collègue, n'en voyant pas le besoin et se dirigea vers la porte dans le but de s'en aller. Mais bien vite, un mur de muscles se forma devant lui, l'empêchant d'aller plus loin. Le noble lança un regard glacial à son vis-à-vis.
Étrangement, Kenpachi haussa les sourcils et se pencha vers lui. Voyant qu'il allait reculer, il se saisit de ses épaules et son visage s'approcha plus encore, mettant mal à l'aise Byakuya qui se demandait pourquoi cette brute agissait aussi étrangement. Il aurait dû s'y faire, mais c'était la première fois que cet homme le ... Reniflait ? Non, attendez, il était peut-être malade ? Il devait halluciner ! Kenpachi ne pouvait pas être entrain de le sentir tout de même ! A peine eut-il cette impression que le géant s'écarta de lui, allant jusqu'à la porte pour la faire glisser.
- Revenez demain, j'vais en parler avec Ikkaku, assura-t-il.
Septique, Byakuya passa à côté de l'homme, se demandant toujours ce qu'il venait de se passer, n'ayant pas la moindre hypothèse quant à ce comportement ... Peut-être que l'homme avait juste perdu l'équilibre ? Après tout, il semblait dans le même état que ses hommes et ceux-ci avaient du mal à tenir debout après la nuit de fête qu'ils avaient dû avoir ...
Zaraki avait réussi à voir Ikkaku. Il lui avait fait part de la requête du "Noble-qu'avait-un-bâton-enfoncé-dans-l'cul" et lui avait dit d'y réfléchir avant de répondre. Mais Yumichika semblait avoir décidé pour le chauve, vu que lui-même semblait amusé par l'idée d'aller faire un tour sur Terre. Bien sûr, Rangiku avait entendu cela et avait demandé à venir elle aussi, en hurlant de sa voix aigüe à son supérieur qu'elle devait y aller, que cela était VITAL pour elle et ça, ça ne concernait pas le géant ! Il avait fait part de sa demande au Troisième Siège, celui-ci pouvait l'accepter ou pas. Quant au Cinquième Siège, si cela l'amusait d'aller sur Terre, il n'aurait qu'à y aller. Mais pour Rangiku, alors là, Zaraki ne voyait pas trop pourquoi il s'en occuperait lui.
Il passa son chemin, laissant la sulfureuse rousse hurler après son supérieur, le secouant en tous sens pour essayer de le faire se ranger à son idée. S'il était resté sur place, le Capitaine de la Onzième aurait sûrement remis la gamine à sa place, mais elle était sous les ordres du nain. Lui n'avait qu'à dire à Kuchiki que son homme acceptait et qu'un autre était volontaire pour la mission. Il se demanda qui commanderait tout ce beau petit monde ... S'il y avait Rangiku dans le lot, rien n'y personne ne pourrait le faire aller sur Terre ! Non pas parce qu'elle était laide, hein, elle était même canon. Mais franchement, elle parlait trop et saoulait rapidement la rouquine !
Donc, il ne restait plus à Zaraki qu'un truc à faire : c'était d'attendre que "Monsieur le coincé" arrive pour avoir sa réponse ... Hum, peut-être pas si "coincé" que ça le noble. La veille, il avait senti sur lui une odeur de "luxure", le parfum d'une étreinte charnelle. Pour ce genre de choses, le géant ne se trompait jamais parce que lui, il pouvait sentir le sexe de loin.
Alors comme ça, "Monsieur Kuchiki" avait quelqu'un dans sa vie ? Habituellement, les nobles mettaient en avant ce genre de nouvelles vu que c'était exceptionnel, mais pour une raison inconnue, le noble voulait garder la chose "secrète" et ça, c'était plus intriguant. Est-ce qu'il serait de nouveau tombé amoureux d'une paysanne, comme la dernière fois ? Non, Zaraki avait l'impression que c'était encore plus grave que la fois précédente.
L'homme se souvint brutalement de certaines paroles que lui avait dites Kuchiki, alors qu'il n'était pas totalement remis de ses blessures ... Se pouvait-il que le ténébreux et glacial Capitaine ait pu avoir une relation avec Ichimaru ? Avec un homme ? Lui ? Impossible ! ... Sauf que cette odeur qu'il avait sentie sur lui, ce n'était pas le parfum d'une femme mais quelque chose de plus bestial … L'odeur d'un homme ?
- Kenpachi, tu as de la visite ! Lâcha à la porte la petite voix de Yachiru.
L'interpelé ne tarda pas à se lever pour aller à la porte et voir Kuchiki. Déjà là, lui ? Au pire moment vu qu'en cet instant, le géant se posait tout un tas de questions sur lui. Faisant signe à celui-ci d'entrer, il jeta un coup d'œil à sa Vice-Capitaine et décida de l'envoyer voir ailleurs, se faisant discret. Il savait qu'elle aimait bien aller voir Hisagi ces derniers temps et le géant avait envie de se retrouver aussi seul que possible avec le ténébreux.
- Alors, que pense votre homme de cette mission ? Demanda-t-il sur son ton hautain.
- Il accepte. Y'a Yumichika, mon Cinquième Siège, qui se porte volontaire, annonça-t-il en passant à côté de lui. J'crois que Rangiku aussi, et le Capitaine Hitsugaya laissera jamais sa Vice-Capitaine partir sur Terre seule ! Elle serait capable de détruire le monde, cette idiote ...
Byakuya sembla satisfait par la réponse, vu qu'il passa à côté de lui sans doute dans le but de s'en aller. Mais Zaraki n'avait pas envie de le voir partir et coupa sa retraite avec son bras, refermant la porte en se plaçant devant. Kuchiki lui lança un regard glacial.
- Qui y'a-t-il ? Souffla-t-il sur le ton hautain qui irritait tellement la masse de muscles.
- Vous ne voulez pas boire avec moi ? Proposa-t-il.
- Croyez-vous que je n'ai que ça à faire ? Si je devais boire avec quelqu'un, ce ne serait sûrement pas avec vous !
Ho, qu'il était cruel cet homme, être aussi arrogant alors qu'il avait envie d'être sympathique, pour une fois. Kuchiki sembla sur le point de perdre patience et se tourna même vers la fenêtre, sans doute dans le but de partir, mais le laisser filer aussi facilement ? Hors de question ! Sans qu'il ne sut réellement pourquoi, il se saisit du noble, l'enlaçant au niveau des épaules pour le plaquer contre son corps, le maintenant fermement.
- Dis-moi voir juste un truc, "Kuchiki", est-ce que t'aimes les mecs ? Demanda-t-il sans y passer par quatre chemins.
Le noble marqua une hésitation et un long frisson sembla le parcourir. Il donna l'impression de se raidir et la brute comprit qu'il avait mis le doigt sur la vérité. C'était pas possible : ce mec avait viré sa cuti ? Quand ça ? Hé, même si jusqu'alors le géant l'avait un peu provoqué pour un duel, la perspective de pouvoir régler leurs comptes d'une toute autre manière l'intéressait grandement ! Sans réellement s'en rendre compte, sa langue passa sur ses lèvres, devenant avide de cette peau si bien entretenue ...
- Vous vous intéressez à ma vie privée maintenant ? Souffla l'homme avec ironie. Lâchez-moi tout de suite !
Comme si c'était possible de laisser fuir un tel morceau dans une telle situation ! S'il n'avait pas découvert que ce noble avait des tendances homosexuelles, il n'aurait pas pu résister à l'envie de se le faire … Mais là ? Savoir qu'un homme avait pu dominer cette hautaine et arrogante créature… Pourquoi n'y aurait-il pas le droit, lui aussi ? Maintenant fermement l'haori du ténébreux d'une main, l'autre se glissa entre les pans du kimono, pour aller caresser la peau si douce et délicate ...
- Qu'est-ce que vous faites ? S'offusqua Kuchiki en tentant de se débattre.
- J'goûte à un noble, répondit le rustre avec un sourire carnassier.
- Je ne suis pas une de ces catins qui s'allonge pour vous combler, espèce de sale ...
Le Capitaine de la Sixième Division réussit à se défaire de son emprise, mais Zaraki tenait toujours son haori et sa longue écharpe. Lorsqu'il vit son collègue pointer son doigt sur lui, il n'eut aucun mal à comprendre qu'il voulait utiliser le Kido et il se dit qu'il aimerait vraiment ce moment ! Agrippant son poignet, il le releva et fut étonné lorsqu'il sentit un éclair frôler son visage. Kuchiki ne rigolait pas du tout ... C'était d'autant plus excitant de se battre pour une chose dont on avait envie, non ?
L'être glacial tenta de se débattre. Zaraki décida de les faire tomber au sol tous deux, se jetant sur le noble pour lui maintenir les poignets. Le dominant totalement de sa taille, un sourire carnassier marqua son visage alors qu'il voyait le mécontentement marquer celui de cette pauvre créature qui était là, si belle en cet instant précis. Sans réellement attendre, il plaqua ses lèvres contre celles du noble, qui continuait de se débattre comme une petite furie. Il ne semblait réellement pas enclin à faire quoi que ce soit. Le fait qu'il se débatte à ce point, c'était bien plus jouissif pour le géant qui aimait plus encore faire fléchir ses adversaires.
Bloquant ses deux poignets d'une seule de ses mains, il constata qu'au corps à corps, le noble n'avait absolument aucune chance de l'emporter. Il soignait bien son corps mais ne l'entretenait pas assez bien. Il devrait peut-être penser à se muscler un peu plus … Quoiqu'avec son zanpakuto, c'était normal qu'il n'en éprouvait pas le besoin. Lui agrippant le menton, il le força à le regarder dans les yeux. Ce qu'il put y lire lui plaisait de plus en plus ... Ce n'était plus de l'arrogance, mais de la colère et c'était bien la première fois qu'il voyait son regard briller à ce point.
- C'que t'es beau quand tu m'regardes comme ça, avoua le rustre en frôlant sa bouche de la sienne, soufflant contre celle-ci tout son désir. J'ai toujours rêvé de pouvoir jouer un peu avec toi.
- Relâchez-moi tout de suite ! Ordonna Kuchiki en fronçant les sourcils.
- Quoi ? Tu t'laisses pas faire par tout le monde ? Aller, j'suis sûr de pouvoir te faire jouir ...
La proposition fit grimacer le ténébreux qui ne semblait toujours pas enclin à se laisser faire, mais qu'importe ? De nouveau, il laissa sa main glisser sous le vêtement, pour aller explorer ce torse bien trop doux pour un homme, frôlant ses boutons de chair qui se montrèrent scandaleusement sensibles. Il frissonna contre le corps si accessible, se surprenant lui-même d'être aussi réceptif face à cet être. Il était clairement sensible face à la tentation de la chair, mais n'appréciait sûrement pas l'idée de le faire avec lui, son parfait opposé !
Glissant ses doigts au travers de l'ouverture, il ouvrit peu à peu le kimono pour dévoiler la peau pâle. Ses lèvres commencèrent à explorer ce qui était découvert, dévorant le torse de baisers de plus en plus avides. Cela dut faire prendre conscience à Kuchiki qu'il était sérieux, car il eut un soubresaut et réussit à libérer une de ses mains qu'il posa contre son torse. Le géant n'eut même pas le temps de réagir qu'une explosion le projeta contre le mur. Lâchant un grognement, il essaya de se remettre sur pied rapidement, mais c'était déjà trop tard, sa proie lui avait filé entre les doigts ...
Pas pour longtemps ... Zaraki se le promit ... Le géant se saisit de l'écharpe que le noble avait perdu et la renifla, se disant que ce genre de chasse pouvait être amusante et drôlement excitante ...
Renji avait vu arriver Izuru, qui devait parler avec lui d'un rapport extrêmement important. Hors, finalement, les deux Vices-Capitaines avaient fini par parler de tout et n'importe quoi. Il fallait de toute façon attendre que le Capitaine de la Sixième Division revienne pour remplir le dossier. Ce dernier ne tarda pas à se montrer. Il parut gêné de voir le blond, mais ne se laissa pas aller et le salua aussi chaleureusement que cela lui était possible, avant de reporter toute son attention sur son subalterne, lui demandant de lui préparer un café.
Le cramoisi se demanda pourquoi la tenue de son supérieur paraissait aussi négligée : il était rare de le voir sans une écharpe autour du coup et, il était également encore plus rare de voir le haut de son kimono dévoilant un peu de sa peau ... N'était-ce pas une marque rouge que voyait là le subalterne ? Qui avait pu la lui faire ? Le ténébreux dut capter son regard vu qu'il ne tarda pas à resserrer son kimono et parus surpris. Il lâcha un grognement de frustration ...
- J'ai dû la perdre ... Murmura-t-il pensivement.
- Capitaine Kuchiki ? Souffla Renji en haussant les sourcils.
- Le Troisième Siège de la Onzième Division accepte de vous suivre sur Terre et le Cinquième Siège s'est porté volontaire pour vous accompagner, lui dit-il en prenant le dossier que lui tendait Izuru. Il semble que vous n'ayez plus qu'à aller prévenir le Capitaine Ukitake.
- Nous avons aussi besoin d'un Capitaine pour mener les troupes sur Terre. Vous pourriez peut-être venir ? Proposa le jeune homme.
- Je ne peux pas, j'ai beaucoup à faire ici. Je suis sûr que vous trouverez quelqu'un de compétent pour vous commander. Vice-Capitaine Kira, allons dans mon bureau je vous prie.
Le ténébreux fit signe au blond de passer devant avant de le suivre dans son bureau, jetant un nouveau coup d'œil au dossier, ne prêtant plus la moindre attention au cramoisi qui se demanda s'il agissait comme à l'accoutumée ou bien si, au contraire, il ne faisait là que l'ignorer pour tenter de l'écarter d'avantage de lui. C'était sûrement la première option ... Il ne serait pas étonnant que Kuchiki agisse de la sorte, c'était sans doute cela le plus douloureux : savoir qu'il agissait avec lui comme il agirait avec un autre ...
Soupirant, le Vice-Capitaine reprit son travail, se demandant tout de même ce qui se passait dans le bureau. Après quelques dizaines de minutes, son ami finit par ressortir, saluant une dernière fois le Capitaine avant de faire coulisser la porte. Il se tourna vers Renji, l'air songeur et s'approcha du bureau.
- Dis, Renji, la marque qu'il a sur la gorge, ce ne serait pas un "suçon" ? Demanda-t-il toujours aussi pensif.
- Ça m'en a tout l'air, souffla le cramoisi.
Nier l'évidence, c'était prendre le risque de se faire démasquer. Si Izuru l'avait vu, tous ceux qui avaient pu rencontrer le Capitaine Kuchiki avaient dû identifier cette marque étrange à la naissance de son torse. Il priait pour qu'il n'ait rencontré personne, sachant que le blond garderait cela pour lui ... A qui parlerait-il de ce qu'il avait vu ?
- Tu crois qu'il a quelqu'un ? Hasarda son ami, mettant de plus en plus mal à l'aise Renji.
- Tu penses que si Kuchiki avait quelqu'un dans sa vie, il m'en parlerait, à moi ? Répliqua subtilement le cramoisi.
- Bah, je me disais que tu étais peut-être la meilleure personne pour remarquer ce genre de choses. Ça m'intrigue ...
- Je peux pas t'aider sur ce coup-là, surtout que je vais partir en mission sur Terre ...
- Hum, de toute façon, c'est peu probable qu'il ait quelqu'un ! Bonne journée Renji-san, on se revoit ce soir !
Le cramoisi salua de la main son ami, le regardant partir alors qu'il retournait probablement à sa division. C'était tout de même étonnant de voir qu'Izuru s'intéressait à la vie amoureuse de Kuchiki. En même temps, savoir que le noble avait peut-être quelqu'un pouvait sans doute intéresser n'importe quelle personne connaissant un tant soit peu cet homme.
Renji reporta son attention sur son propre rapport. Il allait sans doute devoir préparer toute la paperasse concernant sa future mission, ne connaissant que trop bien le laisser-aller d'Ikkaku et Yumichika ...
