Renji n'était parti que quelques heures sur Terre. Il repensa fortement à tout ce qui s'était passé avec Kuchiki. Devait-il se battre pour essayer de franchir les barrières que le noble avait crées autour de lui, ou bien devait-il se contenter d'accepter la situation ? Peut-être que rompre était la meilleure option ? Il ne savait pas et, franchement, pour le moment, il était plus perdu qu'autre chose. Tentant de peser le pour et le contre, il comprit que même en donnant son maximum, il n'arriverait jamais à traverser le mur de glace ...
Kuchiki ne voulait pas s'engager dans une nouvelle relation, pas pour le moment. Même s'il se laissait aller à quelques étreintes charnelles, cela ne voulait absolument rien dire pour le ténébreux ... Sans doute cherchait-il seulement à se laver de l'affront que lui avait fait Ichimaru ? Ou peut-être cherchait-il simplement à le tromper ? De toute façon, Renji avait toujours eu une désagréable impression : il avait toujours pensé que le noble, quoiqu'il en dise, n'avait pas pu oublier l'argenté, que même s'il assurait le haïr, il n'en était rien et attendait toujours son retour ...
Pouvait-il réellement attendre que Kuchiki oublie celui qui, pourtant, l'avait trahi et poignardé ? Ha, pourquoi est-ce qu'il éprouvait encore des sentiments pour cet "homme" ? Cela faisait enrager le Vice-Capitaine au plus profond de lui-même. Savoir qu'il avait un rival qu'il ne pouvait pas même affronter … Il aurait préféré que cette personne soit en face de lui ou bien morte ! Au moins aurait-il eu une petite chance de le reconquérir, alors que là ... Il avait l'impression de se battre contre un fantôme et ça ... Comment peut-on se battre contre une telle chose ? Finalement, Renji était jaloux de l'attention que le ténébreux pouvait porter à l'argenté. Même s'il niait la chose, il ne pouvait pas tout cacher et ça ...
Byakuya Kuchiki aimait toujours Gin Ichimaru ... De ce fait, le cramoisi ne voyait même pas l'intérêt de se battre pour cet être : comment rivaliser avec ce traître invisible aux yeux mais bien présent dans le cœur de l'homme qu'il avait appris à aimer, malgré ce qu'il avait pu dire ... Parce qu'il devait se l'avouer : lui aussi avait vu son cœur emprisonné par le ténébreux ...
Ses sens se mirent en alerte lorsqu'il sentit plusieurs énergies spirituelles très agressives. Il écarquilla les yeux, se demandant s'il n'était pas trop tôt pour qu'Aizen ait décidé de lancer son attaque. Frissonnant, le jeune Shinigami abandonna donc son gigai pour se tenir prêt, sachant pertinemment que l'une des "créatures" se dirigeait directement vers lui. Le plus terrifiant, c'était que cette personne était incroyablement puissante, bien plus que ne l'avait estimé la Soul Society ! Et lui, pouvait-il réellement se battre dans son état moral ? Avait-il réellement le choix ? Il n'allait tout de même pas abandonner ses amis, alors qu'eux avaient besoin de lui.
Grimmjow n'était pas là que pour pouvoir se battre, non, son "amant" avait semblé très intéressé par les personnes présentes sur Terre et cela avait augmenté sa curiosité. Une petite balade sur Terre ne lui ferait pas de mal, surtout si cela promettait un combat qu'il n'oublierait pas, sauf que ... Voilà, ses fracciones semblaient être tombés sur des personnes bien plus intéressantes que lui, car même s'il avait rejoint le lieu où D-Roy s'était fait buté,il n'y avait là qu'une petite Shinigami et le rouquin qui avait failli se faire tuer par Ulquiorra et Yammy ...
La Shinigami se montra très peu divertissante, quant à l'autre ... Bah, vu qu'il avait failli se faire buter par l'autre glaçon et la masse de muscles qui ne savait pas réfléchir, il n'espérait pas trop de lui. Il avait bien raison, ça ne lui donnait plus envie de se battre. Il avait presque envie de repartir, sauf que soudainement, toutes les énergies de ses fracciones se volatilisèrent une par une. Bientôt, toutes les âmes viendraient vers lui et peut-être que là, il pourrait enfin s'amuser un peu !
Tôsen mit cependant fin à son petit jeu ... Chouette alors ! L'aveugle, il ne pouvait pas tomber sur quelqu'un de pire … Sauf peut-être Ulquiorra ? Quoiqu'avec le Cuarta, il ne risquait pas de s'en prendre plein la tronche. Finalement, Grimmjow dut rentrer à Las Noches sans même avoir pu rencontrer la personne qui l'intéressait. Déçu, il se tourna pour suivre l'handicapé, ce qui ne sembla pas plaire à son ennemi du moment ...
- Me fais pas rigoler ! Souffla-t-il en se tournant lentement vers le rouquin. Celui qui sauve sa peau parce que le duel n'est pas fini, c'est toi, Shinigami !
Il s'était tourné vers le gosse qui était chanceux, mine de rien.
- Souviens-toi bien de mon nom et prie pour ne plus jamais l'entendre : Grimmjow Jaggerjack ! La prochaine fois que tu entendras ce nom, ce sera la fin pour toi, Shinigami !
Le garganta se referma sur son sourire carnassier, il en avait parfaitement conscience. Lorsqu'il se tourna vers son supérieur, il constata que cela ne lui plaisait pas du tout. Il allait en entendre parler ... D'ailleurs, vu son visage, il y avait fort à parier qu'il allait regretter son initiative, mais pour rien au monde, il n'avouerait qu'il avait espéré rencontrer le vrai Amour de Gin ... Malheureusement, la seule chose qu'il avait compris, c'était que les Shinigami présents ne pouvaient en aucun cas être cet homme qui avait le cœur de l'argenté ...
- Le Seigneur nous attend, annonça sèchement le tanné.
Le bleuté grimaça, comprenant qu'il allait vraiment regretter sa petite escapade sur Terre ...
Yamamoto était entrain de faire un rapport détaillé de l'attaque qui avait eu lieu sur Terre, ne faisant que retranscrire aux Capitaines dont certains hommes avaient été mis en danger, leurs rapports respectifs. Byakuya enrageait intérieurement d'avoir appris que Rukia avait été blessée, mais n'en laissa rien paraître, rassuré par le fait qu'Orihime avait pu la soigner très rapidement. D'après les estimations du Capitaine Hitsugaya, les Arrancars étaient bien plus puissants que ce que la Soul Society avait prédit.
- La plupart des Arrancars ont été éliminés, sauf celui qu'ils ont nommé "Espada". D'après nos estimations, il posséderait une puissance équivalente à celle d'un Capitaine, continua le Commandant. Malheureusement, il a failli éliminer le jeune Substitut de Shinigami, Kurosaki Ichigo.
- Comment il s'en est tiré ? Demanda le Capitaine Kenpachi.
- Le Shinigami traître, Tôsen Kaname, est venu chercher l'Arrancar, qui a cessé le combat et l'a suivi sans protestation. Je vous confie les rapports détaillés de vos hommes dès que mon Vice-Capitaine en aura fait des copies. Vous pouvez disposer.
Byakuya ne se fit pas prier deux fois, n'appréciant pas du tout le fait d'être dans la même pièce que la brute qu'était Kenpachi Zaraki, surtout depuis "l'accident insignifiant" qui s'était produit dans le bureau de l'homme. En fait, il l'évitait au maximum. Chaque fois qu'il sentait son énergie s'approcher, lui s'écartait aussi loin que possible, n'ayant aucune envie d'une nouvelle confrontation. Il n'avait pas si tort que ça de le craindre, car à peine eut-il le temps de sortir de la salle de réunion, que le géant l'avait rejoint, l'agrippant à l'épaule.
Le géant voulut lui dire quelque chose, mais le Capitaine Ukitake se manifesta. L'autre se rabaissa, restant tout de même dans l'ombre du noble qui se demandait ce qu'il lui voulait. Il reporta toute son attention sur l'argenté.
- Je vais faire demander le retour de votre sœur. Je suis sûr que vous n'aimeriez pas qu'elle coure de trop gros risques, annonça-t-il.
- Croyez-vous qu'elle aimerait être éloignée de ses amis ? Demanda Byakuya en retour. Laissez-la en fonction là-bas. N'hésitez pas à lui proposer des entraînements, mais ne lui demandez pas d'abandonner ses amis ...
Ukitake parut surpris par la requête, mais sembla l'accepter. Il finit par leur proposer de faire un bout de chemin ensemble. Il fallut plusieurs secondes au ténébreux pour se rappeler que, juste derrière lui, il y avait toujours Kenpachi, qui semblait attendre le bon moment. Mais pourquoi ? Le noble lui lança un regard hautain qui le fit sourire grandement, un de ces sourires qui ne présageait rien de bon. Pourquoi accepter de faire un bout de chemin avec eux ?
- Fais pas ton timide, Kuchiki. A moins que t'aies peur de nous ? Lâcha ironiquement le géant.
- D'accord, nous pourrons nous concerter sur les ordres à donner à nos hommes, décida Byakuya.
- T'es vraiment qu'un coincé, tu peux pas de temps en temps te détendre ? Râla le rustre sur un ton mécontent. Y'a pas que le travail dans la vie !
Le noble lui lança un regard en biais, faisant se hausser les sourcils de Kenpachi. Celui-ci finit même pas rester figé sur place : le sourire qui était né pour disparaître tout aussi soudainement qu'il était apparu, n'avait pas échappé à la brute épaisse.
- Il n'y a pas que les joies de la vie, Capitaine Kenpachi, riposta-t-il, ne se souvenant que trop bien de ce qu'il avait "rencontré" devant le bureau de l'homme. Je pense que je vais retourner à ma Division. Avec l'absence de Renji, j'ai accumulé pas mal de travail.
Ukitake mettrait sûrement son changement d'avis sur la présence de Kenpachi, sachant à quel point les rapports entre les deux Capitaines pouvaient être "tendus". Le ténébreux ne laissa pas le temps au géant de réagir pour utiliser le shunpo, allant aussi rapidement que possible. Il en fallait cependant plus pour réussir à échapper au géant, semblait-il ... Depuis quand pouvait-il maîtriser le Shunpo ? C'était la question que se posait Byakuya alors qu'il se sentit plaqué contre un mur. Lâchant un grognement, il essaya de se défaire de l'emprise de Kenpachi, dont le visage était si proche qu'il sentait son souffle chaud sur le sien.
Le géant relâcha ses épaules pour maintenir ses mains, sachant qu'elles étaient sans doute les armes les plus dangereuses que possédait alors Byakuya. Même si celui-ci trouvait sa situation "alarmante", il n'appela pas à l'aide, continuant de lancer un regard froid au géant qui s'était penché vers lui. Il n'alla cependant pas plus loin, se disant que cela devait être dangereux.
- Cela t'a-t-il choqué de voir des putains sortir de mon bureau ? Lâcha-t-il avec un sourire carnassier. Cela te choquerait-il si je te proposais de venir voir ? Elles sont douées et j'ai pas vraiment besoin de les payer ...
- Ne soyez pas vulgaire ! Lâcha avec dédain Byakuya.
- Fais pas ton pudique, je suis sûr que ça te plairait beaucoup ! J'suis sûr qu'elles demanderaient rien, t'es vraiment beau ...
- Capitaine Kenpachi, je vous interdis de me mettre dans le même sac que vous !
- Ho, non, toi ... T'es le magnifique ange empli de vertu, hein ? Celui qu'on se fait une joie de pervertir ... De goûter et de dévorer tout entier ... As-tu déjà remarqué tous ces regards posés sur toi ? Ces regards emplis de désir ... Qui parcourent ton corps en espérant pouvoir en voir plus de toi ...
Le rustre se rapprocha d'avantage du noble, collant son corps au sien, son torse écrasant légèrement le sien. Son nez vint caresser sa joue, sa respiration semblait étrangement irrégulière. Qu'est-ce qu'il lui arrivait encore ? Ne pouvait-il pas réagir comme tout le monde et le relâcher pour le laisser reprendre son travail, tout simplement ? Le ténébreux tenta de se défaire de l'emprise, mais Kenpachi le retint, se mouvant un peu plus contre lui.
- J'ai vraiment envie de toi, Byakuya ! Lâcha-t-il sur un ton chaud.
- Qui vous a permis de me nommer par mon prénom ? Siffla l'outré sur un ton mécontent.
- J'te rappelle que t'es pas vraiment en position de négocier là ! Mais si tu veux, on peut s'mettre d'accords ? Faire un p'tit marché ...
Pour qui se prenait-il ? Comme s'il allait accepter une telle condition ! Essayant une nouvelle fois de se libérer de l'emprise de Kenpachi, il sentit le genou du combattant remonter le long de sa jambe. Cela sonna comme une menace muette.
- Si tu l'emportes, j'te foutrai la paix, mais si j'l'emporte, j'aurai le droit de jouer un peu avec toi, continua-t-il, voyant que Byakuya ne prenait pas la parole.
- Je ne suis pas une catin ! Protesta celui-ci. Croyez-vous que j'accepterais de mettre ma "personne" en péril parce que je vous intéresse ?
- Aurais-tu peur que je puisse te faire jouir pendant notre p'tite nuit ?
La phrase, glissée à son oreille, provoqua un étrange frisson qui se propagea dans tout son corps. Lâchant un grognement, il prit la décision de ne pas céder ... Quoique cela lui permettrait de se débarrasser de cet idiot !
- Quelle garantie j'ai que vous irez jusqu'au bout de votre marché, si je gagne ? Demanda le noble.
- Aucune ! Avoua franchement le rustre. Et moi ?
En effet ... C'était une possibilité. Mais que voulez-vous ? Il fallait savoir prendre des risques dans la vie. Byakuya espérait que cet homme tiendrait sa part du marché lorsqu'il l'aurait vaincu, parce qu'il ne pouvait en être autrement ! Jamais le noble ne se laisserait avoir par cette brute épaisse qui ne vivait que pour le combat.
- Bien, je te ferai signe le jour de notre "duel" alors ! Au revoir ... Byakuya ...
Grimmjow semblait souffrir. Sa blessure fraîche au bras continuait de saigner, malgré les différents soin apportés à celle-ci. Cela commençait à inquiéter grandement Gin, qui se demandait s'il ne devait pas penser à colmater la plaie : le bras était de toute façon perdu, Tôsen l'ayant brûlé. C'était tout de même étonnant de voir qu'Aizen avait laissé faire une telle chose.
- J'dois être beaucoup moins intéressant comme ça ! Ricana l'Arrancar.
- Ho, non, au contraire ! Répliqua le Superviseur avec un large sourire. Tu me feras moins de blessures ainsi ! Ne t'inquiète pas, je te prêterai ma main pour te ...
Il n'acheva pas sa phrase, lançant un regard plein de sous-entendus à son amant, avant de reprendre son examen du bras mutilé. Si cela continuait, Grimmjow courrait à la catastrophe. Il ne devait plus attendre. Soupirant, l'argenté se décida et défit le bandage ensanglanté, se disant qu'il faudrait aussi faire changer les draps du lit et peut-être même le matelas.
- Qu'est-c'que tu fais ? S'enquit le bleuté.
- Désolé, je vais devoir cautériser la plaie, avoua franchement l'argenté. Tu vas avoir très mal, mais je te promets d'être rapide.
- Dis ça à d'autres ! J'te connais trop bien ! Tu finis jamais rapidement une affaire !
Malheureusement, ou peut-être plutôt "heureusement" pour lui, quelqu'un frappa à la porte. Le Cuarta Espada entra dans la pièce, les observant tour à tour de son regard monotone. Le Sexta lâcha un grognement de mécontentement, ne pouvant pas supporter cette créature là, le faisant sans cesse savoir. Levant les yeux au ciel, il finit par se tourner vers le Superviseur, le suppliant silencieusement de le foutre dehors.
- Que se passe-t-il, Ulquiorra ? Demanda l'argenté, amusé par son amant.
- Je viens pour voir Grimmjow, fit l'Arrancar. J'ai une nouvelle à lui rapporter, de la part du Seigneur Aizen.
- Alors dépêche-toi de cracher le morceau et de dégager de là ! Hurla le bleuté avec agacement.
L'ébène fut imperméable face à cette preuve flagrante d'agressivité, se contentant de fixer le blessé. Décidément, Aizen s'était trouvé là une très belle et docile petite marionnette ! Gin soupira en se demandant s'il allait se décider à parler ou non. Voyant que l'argenté était toujours décidé à rester sur place, Ulquiorra abandonna.
- Le Seigneur Aizen t'a déchu de ton rang d'Espada, annonça-t-il sur son ton éternellement froid. Il m'a chargé d'effacer ton tatouage et m'a demandé de te faire quitter les quartiers réservés aux Espadas ...
Cela étonna fortement le Superviseur, qui se demanda à quoi pouvait bien jouer Aizen. Offrir le rang d'Espada à Grimmjow et le lui reprendre ? Gin n'était pas dupe, il savait que le Seigneur de Las Noches avait agi en connaissant les conséquences de tous ses actes ... Que cherchait-il exactement en agissant de la sorte ? Décidément, cela était toujours aussi dur de pouvoir lire dans le jeu de cet être ...
Voyant qu'Ulquiorra s'approchait du lit, Gin attrapa son sabre qu'il pointa vers le Cuarta, l'allongeant sans la moindre hésitation pour le faire stopper. Il n'avait aucune envie de voir cet être toucher à Grimmjow, même si cela était un ordre d'Aizen ! Jamais il ne permettrait qu'une telle chose soit possible : personne ne toucherait à son protégé sans son autorisation ... Personne !
La main toujours présente du bleuté se saisit de son poignet pour l'arrêter, le surprenant plus qu'il n'aurait voulu l'admettre. Gin interrogea de son regard le futur ex-Sexta qui secoua négativement la tête.
- Personne ne posera la main sur toi ! S'obstina-t-il.
- Alors efface-la ! Mais ...
Son regard semblait lui ordonner de ne surtout pas dépasser les bornes. Il n'avait pas tort : le Superviseur ne pouvait pas agir à la légère. Il acquiesça et même si imposer une nouvelle souffrance à l'Arrancar le mécontentait fortement, il aida le bleuté à se retourner sur le ventre et posa sa main sur le tatouage. Lançant un regard froid au Cuarta qui regardait la scène avec indifférence, il utilisa le kido pour faire ce qui avait été demandé. Sous lui, il sentit le corps de son amant se contracter. Bientôt, il ne supporta plus la douleur et hurla ...
Il ne pardonnerait pas ... Non, il ne pardonnerait pas ce que les autres le forçaient à faire ! Un jour, il ferait regretter à Aizen la douleur qu'il imposait à Grimmjow, parce que même s'il n'était pas amoureux de lui, même s'il ne lui avait pas donné son cœur, le bleuté lui avait donné son corps, se satisfaisant parfaitement de cette relation charnelle. Parce qu'il était fort, il méritait toute l'estime du Superviseur. Il en profita pour s'occuper de sa blessure, brûlant sa peau pour stopper tout écoulement de sang. L'ex-Sexta ne put en supporter d'avantage et il perdit connaissance. Pauvre créature ...
Gin se pencha vers l'Arrancar, l'embrassant sur le front avant de reporter son attention sur le Cuarta Espada, toujours bien présent.
- Oui ? Lâcha-t-il sèchement.
- L'appartement, se contenta de dire Ulquiorra, sachant sans doute que cela serait suffisant pour se faire comprendre.
- Ne t'inquiète pas. Dès qu'il sera réveillé, je l'emmènerai autre part !
- Où cela ?
Était-il curieux ou bien posait-il une question dont son maître aurait voulu avoir la réponse ? Il était fort probable que, personnellement, il n'en avait que faire de cette histoire. Mais Gin savait que ce qu'il rapporterait à son Seigneur pourrait l'irriter, à plus forte raison si ...
- Dans mes appartements, lâcha-t-il avec un sourire satisfait. Je prendrai bien soin de lui ...
