Il ne fallut guère longtemps à Kenpachi pour se manifester, au contraire. Il envoya à peine deux jours plus tard une demande d'entretien à Byakuya, qui se demanda s'il ne devait pas faire abstraction de cette proposition plutôt que d'y aller. Mais savoir que le géant le courserait jusqu'à ce qu'il cède, n'avait rien de réjouissant. Le Capitaine de la Onzième se montrait extrêmement pressant et il s'en était fallu de peu pour que cet homme ne le mette dans une situation compromettante en se collant à lui, alors que n'importe qui aurait pu les surprendre et en tirer des conclusions hâtives !
Il décidant de céder, en espérant qu'il accepterait de le laisser tranquille lorsqu'il lui aurait fait ravaler son arrogance. Heureusement pour lui, cela ressemblait à une "invitation officielle", il n'avait pas à craindre que qui que ce soit s'imagine des choses. Même s'il était étrange de voir le noble aller au sein de la Onzième, personne ne sembla se soucier de cet étrange comportement.
Il rejoignit le bureau de Kenpachi en quelques instants, se disant que plus vite il en aurait fini avec cet homme, plus vite il pourrait reprendre le cours normal de sa vie ! En le voyant arriver, le géant parut surpris et un sourire carnassier marqua ses lèvres.
- Tiens, j'croyais qu'tu te dégonflerais ! Ricana-t-il.
- Je ne suis pas un lâche ! Répliqua sèchement le noble. Dépêchez-vous, je n'ai pas que ça à faire !
- De quoi ? Pourquoi j'devrais me dépêcher ?
- Vous ne comptez tout de même pas vous battre ici ?
- Bah si, pourquoi pas ! Allez, ramène-toi et pose tes jolies fesses là !
Le géant lui indiqua la table basse se situant près de la fenêtre et il ne tarda pas à aller s'y installer. De quoi ? Incertain, le ténébreux jeta un regard inquisiteur au rustre qui semblait patienter, s'accoudant à la fenêtre en attendant qu'il se décide à venir. Il ne comptait tout de même pas jouer une chose aussi importante sur ... Un bras de fer ? Ou bien ... Au Shogun ? Mais enfin, qu'est-ce qu'il préparait comme coup foireux ce mec ? Ayant l'impression de devenir de plus en plus parano, le noble finit par s'installer en face de Kenpachi, le surveillant du coin de l'œil, très attentif au moindre de ses mouvements.
- Qu'est-ce que cela signifie ? Demanda-t-il sèchement.
- Quoi ? Gronda le géant avec un nouveau rictus. T'as pas oublié que Yamamoto m'a prévenu que si jamais je recommençais à faire des idioties, il me mettrait aux arrêts ? Donc, pas de baston pour le moment et ...
- Faites-moi revenir lorsque vous pourrez m'affronter !
Il se leva dans le but de quitter la pièce, mais une pression extrêmement forte et imposante se fit sur son poignet. Le tirant vers lui, le géant le força à se rassoir en le maintenant fermement.
- Je peux parfaitement t'affronter d'une toute autre façon ! Assura-t-il. Allez, fais pas ton timide ... T'es prêt ?
- Comment comptez-vous m'affronter, dans ce cas ? Demanda intrigué Byakuya.
- J'ai longtemps hésité. J'me disais que peut-être, un bras de fer, mais y'a pas photo, tu peux pas m'vaincre comme ça ! Même si niveau duel on est pareils, au corps à corps t'as aucune chance et j'risquerais de t'faire mal ... J'me suis dit à un de tes jeux d'intellect, mais j'suis pas adepte de cette merde là, alors ...
L'homme se pencha sur le côté, attrapant une bouteille qu'il posa sur la table, laissant très incertain le ténébreux qui avait peur de comprendre. Cet idiot ne comptait tout de même pas régler leurs différents par un jeu d'alcoolique ?
- Celui qui tient le plus longtemps est le vainqueur ! Confirma l'homme.
- Croyez-vous que je sois le genre d'homme à accepter que ... Il en est tout à fait hors de question ! Je ne boirai pas avec un roturier !
- Putain, t'es chiant ! Mais bon, tu veux que j'te plaque au sol pour te prendre sans préparatif ?
En disant cela, il avait simplement rempli deux petites tasses de son alcool. Il en tendit une à Byakuya, qui ne savait toujours pas comment réagir face à cette situation qui lui semblait incroyablement équivoque. Depuis quand on réglait un conflit de la sorte ? Lançant un regard sombre à son adversaire, il nota le sourire particulièrement ironique de l'homme et se dit qu'après tout, pourquoi pas ? Sauf qu'il avait l'impression de tomber dans un nouveau piège de cette brute épaisse !
- J'ai souvent perdu à ce jeu face à Ikkaku ou Yumichika, alors t'as tes chances, si tu peux tenir un peu l'alcool !
En fait, il le provoquait ouvertement en cet instant précis, son regard brillant déjà de sa victoire à venir ... Il était vraiment trop sûr de lui. Byakuya avait bien envie de le remettre à sa place. Croyait-il donc qu'il ne tenait pas l'alcool ? Quel idiot !
Le ténébreux Capitaine de la Sixième Division se défendait foutrement bien pour un noble, il avait bien le droit d'avoir son regard arrogant et ses manières ! Putain, ils avaient bu combien de verres ? Kenpachi souleva la bouteille pour remplir encore une fois leurs verres, en renversant une bonne partie sur le côté. Le géant jeta un coup d'œil à côté de lui, se demandant plutôt combien de bouteilles ils avaient vidées, car plusieurs traînaient là, roulant même sur le sol.
- Oublie pas : cul sec comme à chaque fois ! Lâcha amusé Zaraki.
- Je sais ! Se contenta de dire le noble sur un ton froid.
La brute épaisse regarda une fois encore l'homme devant lui, qui ne disait pas grand chose depuis un petit moment, se contentant de fixer la tasse et la boire. Sauf qu'il commençait à perdre pied, semblait-il. Qu'il fixe ainsi la chose … Sa main, ne tremblait-elle pas légèrement ? C'était pas trop tôt ! Zaraki avait craint pendant un moment de perdre face à lui. Cela aurait été dommage de louper cette occasion de ... Lui faire certaines choses ... Ses joues légèrement rougies par les effets de l'alcool, encourageait franchement le géant à lui faire des trucs pas très catholiques ...
- T'es pas croyable ! Avoua Zaraki. Tu tiens bien l'alcool pour un putain de noble ...
- Je sais, se contenta de répondre Kuchiki.
- T'es beau, Byakuya, tenta le géant.
- Je sais, répéta le ténébreux.
- T'es super bandant ...
- Je s ...
L'homme releva son visage vers son compère, lui lançant un regard froid, réalisant sans aucun doute que le géant se foutait un peu de lui, ses yeux cherchant en quoi. L'alcool semblait lui faire un putain d'effet … Voir qu'il n'arrivait plus à raisonner convenablement continuait d'exciter Zaraki.
- Pouvez-vous répéter ce que vous venez de dire ? Demanda Kuchiki sur un ton menaçant.
Il semblait avoir l'alcool mauvais ce p'tit gars. Cela ne fit que faire sourire d'avantage la brute épaisse qu'il était. Il se contenta de prendre la tasse pour la vider d'une seule traite, reposant l'ustensile sur la table en lançant un regard provoquant au noble, qui répondit y positivement vu qu'il prenait sa tasse ...
- J't'ai dit : "T'es super bandant, Byakuya-kun" ! Répéta le géant au moment où celui-ci posait ses lèvres sur la faïence.
Le temps que l'information ne pénètre dans son cerveau, il recracha en partie l'alcool qu'il avait en bouche, ce qui fit exploser de rire la masse de muscles. C'était vraiment trop fort la façon un peu incertaine qu'avait de réagir ce beau noble ! Le qualificatif de "mignon" lui allait comme un gant en cet instant précis ! Le Capitaine de la Onzième Division décida de se souvenir de l'effet que l'alcool pouvait produire sur son compère.
- Espèce de sale ... Lâcha mécontent le ténébreux qui continuait de tousser.
Le géant se leva, contourna la table basse pour s'installer à côté du noble, toujours torturé par la remarque et la liqueur qu'il avait avalé de travers. Lui caressant le dos, Zaraki tenta de l'aider au mieux pour faire passer tout cela. Kuchiki ne sembla pas accepter sa présence à ses côtés, vu qu'il tenta de s'écarter de là, mais cela était dur pour le noble de trouver une échappatoire. Il abandonna rapidement pour prendre appuis contre le bord de la fenêtre, cherchant sans doute de l'air.
La masse de muscles ne tarda pas à capturer le visage du ténébreux pour le forcer à se tourner vers lui : son regard était à demi-clos, des rougeurs coloraient ses joues et sa bouche était entrouverte et humide d'alcool. Byakuya Kuchiki avait beau être un de ces putains de nobles arrogants, né avec une cuillère d'or dans la bouche, il était magnifique ! Il ne fallut pas longtemps à Zaraki pour s'emparer des lèvres qu'il dévora avec avidité, forçant le passage de cette bouche au goût de l'alcool. C'était un baiser qu'il voulait délicat mais qui, pourtant, se montra brutal : il ne pouvait plus retenir le désir qu'il éprouvait depuis quelques jours pour le ténébreux. Le plus indécent dans cette affaire, c'était que le noble se laissait faire ... Non, c'était pire : il répondait timidement au baiser ...
Après quelques secondes, le géant entendit l'autre gémir mollement, tentant de le repousser, mais ne trouvant pas la force d'y arriver. Merci à l'alcool ! Il s'écarta cependant pour l'interroger du regard.
- Qu'est-ce que vous croyez pouvoir faire ? Demanda outré l'homme.
- T'as pas bu ton verre, t'es à moi pour la nuit ! Lâcha en toute logique Zaraki, qui souriait victorieusement.
- Vous avez triché ! Vous n'aviez pas le droit de dire une telle chose !
- C'est pas interdit de sortir ce genre de truc pendant un tel jeu, mon p'tit ! Allez, laisse-toi faire. J'te promets d'être aussi doux qu'possible !
- Ne me touchez pas ! Vous avez triché !
- T'es chiant ! Gronda Zaraki en fronçant les sourcils. Ok, puisque tu l'prends comme ça ... Casse-toi, on verra une autre fois ...
Kuchiki ne se fit pas prier deux fois, écartant l'autre sans la moindre hésitation, se relevant pour s'en aller ... Enfin, disons plutôt "tenter" ! Parce que ce n'était pas gagné ! Le pauvre arrivait à peine à rester debout. Il finit vite de nouveau au sol, n'arrivant même pas à tenir. Zaraki ne put s'empêcher de sourire lorsqu'il vit le noble s'effondrer mollement au sol où il resta d'ailleurs. C'était étrange, mais il semblait bien qu'il se trouvait dans une situation compromettante ... La brute n'avait aucune envie de l'aider !
Le noble resta au sol. Ce pourtant si arrogant homme ne semblait pas capable de se relever pour le moment. Cela n'inquiéta pas pour autant son compère qui se contenta de le fixer encore un peu ... Putain, comment on pouvait être aussi insouciant ? Il ne se rendait même pas compte que c'était presque un appel au viol, ce qu'il faisait là ! Rester allongé dans son bureau ...Comme si de rien était ! L'enfoiré ! Et voilà qu'il lui faisait perdre patience ! Lâchant un grognement, le géant ne tarda pas à se lever pour rejoindre l'homme à terre, se penchant pour vérifier son état.
Le retournant difficilement, il constata qu'il respirait toujours, c'était le principal ... Mais putain, c'était un crime d'être si beau et insouciant ! L'agrippant à la nuque, il l'attira à lui pour tenter de le remettre sur ses pieds, mais Kuchiki s'abandonna complètement en cet instant. Ça, c'était réellement terrible pour Zaraki qui n'arrivait pas à comprendre comment il avait pu baisser sa garde à ce point ! ...
Ses doigts glissèrent sous le pan du kimono, allant caresser la peau si claire du noble qui ouvrit à demi les yeux, mais semblait toujours aussi somnolant. Plus sa main découvrait, plus il avait envie d'aller loin, allant jusqu'à retirer le nouveau foulard que s'était acheté le noble, dévoilant plus encore son torse ... Et voilà, il n'arriverait plus à s'arrêter maintenant qu'il était lancé. Le noble ne semblait pas vraiment capable de se défendre, faisant là l'affaire de Zaraki.
Reposant le corps sur le sol, il n'hésita pas une seule seconde à le dévêtir. Même s'il l'entendit prononcer quelques mots, il décida de ne pas les comprendre, ne serait-ce que pour pouvoir profiter un peu plus de cet homme. Réussissant à lui retirer tout morceau de tissu, il contempla le corps nu qui était maintenant à sa disposition. Il dut se l'admettre une fois encore : ce mec était magnifique ! Frémissant bien malgré lui, il comprit que son excitation était totale ! Il n'eut même pas besoin de vérifier son état pour comprendre qu'il ne ferait sûrement pas les choses à moitié !
Ses lèvres ne tardèrent pas à aller caresser le torse dénudé, ses dents allant taquiner les boutons de chair, alors que ses mains se dépêchaient de retirer son haori et son haut, pour ensuite aller caresser le corps à sa disposition.
- Qu'est-ce que vous faites ? Questionna Kuchiki, toujours dans le cirage.
- J'fantasme ! Répondit Zaraki avec un sourire carnassier.
- Mais, je suis là, moi ...
Il était complètement parti le pauvre petit, il ne se rendait même pas compte de ce qui se passait autour de lui. C'était bien la preuve qu'il avait perdu, non ? Il n'avait même pas capté qu'il était vraiment nu et qu'un homme profitait de lui. Il était quand même trop fort ce noble là ! Kenpachi avait hâte de pouvoir se loger dans sa chair en toute impunité. D'ailleurs, il avait peur de ne pas pouvoir se retenir longtemps. C'est sans doute pourquoi il alla directement au but en allant caresser l'intimité du noble, qui frissonna en gémissant de façon extrêmement indécente.
- C'est p't'être un de tes fantasmes, mon beau ! Lâcha le géant, toujours avec le même sourire.
- Moi ? Je voudrais coucher avec vous ?
Il sembla réfléchir à l'idée, mais de toute façon, quoi qu'il puisse dire, Zaraki était bien décidé à s'occuper de son cas. D'ailleurs ... Il commençait déjà, caressant toujours ce corps, sa main s'attardant toujours sur le point sensible qu'il convoitait avec une certaine avidité. Il ne tarda pas à enfoncer deux doigts dans sa chair, faisant gémir de douleur le noble qui, pourtant, ne le repoussa pas plus que ça, se contentant simplement d'essayer de comprendre ce qui arrivait. Faisant bouger ses doigts, il l'entendit protester légèrement, mais plutôt que de lui parler pour l'apaiser un peu, il se contenta de venir clore ses lèvres avec les siennes, cherchant à tout prix à le faire réagir. Le pauvre ténébreux se laissa aller, répondant au baiser parce qu'on le forçait ... Ou bien parce qu'il pensait réellement être dans un de ses fantasmes ?
Ayant l'impression qu'il était prêt, le géant intégra un troisième doigt et s'amusa à frôler les parois ô combien serrées. Il avait de plus en plus hâte d'aller rendre une visite à cet être. Celui-ci ne serait assurément pas capable d'oublier ! Surtout s'il continuait à gémir de la sorte ! Putain, c'était si indécent qu'il avait de plus en plus de mal à se retenir. S'il continuait, Zaraki ne répondrait plus de ses actes ! Il défaillait déjà entièrement en voyant ce corps trembler. Il n'était pas dupe : Kuchiki aussi bandait ! Fallait vraiment pas qu'il oublie l'effet que pouvait produire l'alcool sur cet homme !
N'en pouvant réellement plus, il retira son obi pour libérer son membre. Le noble s'appuya sur ses coudes pour l'observer. C'était étrange, mais dans ce regard glacial, il ne lisait pas le mépris ou l'arrogance habituelle de Kuchiki … Son regard brillait étrangement. En fait, cela lui semblait être du désir ... C'était agréable de voir ça dans les yeux toujours polaires de cette magnifique créature. Cela eut un effet aphrodisiaque sur la brute qui se contracta entièrement, ses muscles se bandant sous l'effet du désir qu'il éprouvait.
Essayant de se remettre de l'émotion qu'il éprouvait, il resta figé en essayant de contrôler ses pulsions. Même si c'était extrêmement dur, il y arrivait ... Cet homme était fou de laisser entrapercevoir toutes ces émotions ! Il donnait franchement envie de le violer !
Le ténébreux s'assit comme il put et, de peur de le voir fuir, le géant agrippa ses cuisses. Mais encore une fois, Kuchiki ne chercha pas à se défaire de la prise. Au contraire, il s'approcha plus encore de la brute, collant son torse contre le sien.
- Si c'est mon fantasme, pourquoi ne suis-je pas le dominant ? Demanda-t-il sur un ton affreusement chaud. Vous êtes une brute et je rêve de vous apprendre les bonnes manières ... Pourquoi est-ce vous qui dirigez tout ?
Il était réellement beau en disant cela ! Trop en réalité ! Zaraki lui attrapa le menton, l'attirant pour frôler sa bouche de la sienne.
- Parce que tu sais que t'auras jamais le dessus avec moi, surtout physiquement ... Murmura-t-il avec un sourire carnassier. Viens-là !
Il n'attendit pas longtemps pour l'allonger une nouvelle fois au sol, lui relevant une jambe pour avoir un meilleur accès au lieu de son désir. Il ne tarda pas à s'y loger, y allant franchement d'un coup sec, se disant que de toute façon, il n'aurait pas pu attendre plus longtemps. Kuchiki lâcha un gémissement de pur plaisir en rejetant brutalement la tête en arrière. Pour l'aider à se détendre, Zaraki alla caresser son membre, le faisant frémir d'avantage alors que lui-même commençait à participer : ses mains venaient caresser son torse musclé pour apprendre à le découvrir, trouvant tout naturellement les points sensibles, ne se doutant sûrement pas qu'en agissant de la sorte, il ne faisait qu'aggraver son cas !
S'il avait encore eu un doute concernant son éventuelle "homosexualité", maintenant, la brute n'en avait plus ! C'était sûrement pas la première fois, ni la dernière, qu'il faisait des trucs avec un homme ! S'il était bisexuel, le géant se ferait une joie de lui apprendre certaines choses avec ses amies ...
- Alors, j'peux bouger maintenant, Kuchiki-sama ? Demanda "poliment" la masse de muscle.
- Ho, oui, s'il te plaît ! Soupira le ténébreux.
Ho, il était vraiment trop beau ! En tout cas, ayant eu son autorisation, le géant n'attendit pas pour aller et venir dans l'antre chaude et cruellement serrée de ce noble. Chaque retour dans cette chair était incroyablement jouissif. Y aller lentement ne lui suffisait plus du tout. Il accéléra le mouvement de ses hanches, pilonnant l'intimité de Kuchiki en poussant des gémissements rauques, alors que le jeune homme sous lui gémissait tout autant, ses mains venant se caresser, accompagnant la poigne de Zaraki.
Il ne tarda pas à jouir, sûrement trop rapidement à son goût. Il devait l'admettre : cet homme était vraiment trop délicieux pour qu'il n'arrive pas aussi vite ... Lui jetant un coup d'œil, il constata que lui aussi s'était libéré sur son ventre ... Il en voulait encore ...
Byakuya avait du mal à se lever. Il avait mal à la tête et en plus, il ressentait une vive douleur au bas de son dos. Ne comprenant plus ce qui lui arrivait, il essaya de regarder autour de lui, mais la lumière aveuglante lui brûlait les yeux. De plus, chaque fois qu'il se relevait, il avait l'impression de s'effondrer sur le sol, sauf que ce n'était pas le cas. Il était ... Comment dire ... Dans un état pitoyable. Il se demanda s'il ne couvait pas quelque chose.
C'était quoi cette désagréable odeur d'alcool ? Ha oui, il se souvenait : il avait fait un "concours" de "celui qui boit le plus est le big boss" avec Zaraki. Mais pourquoi s'était-il laissé aller à un jeu aussi pitoyable ? C'était totalement aberrant et ... Et ... Il ne se souvenait plus de comment il était rentré cher lui ? Il n'avait pas l'impression d'avoir réussi ... Non, il n'avait PAS réussi ! Écarquillant les yeux, il se releva brutalement pour jeter un coup d'œil autour de lui, réalisant qu'il n'était ni dans sa chambre, ni dans son bureau !
Le lit dans lequel il se trouvait, était un futon déposé sur le sol d'un bureau qu'il reconnaissait sans mal … Mais bordel de merde ... Pourquoi était-il encore là ? Et pourquoi était-il nu ? Il n'y avait qu'une simple couverture pour dissimuler les parties les plus intimes de son corps ...
- Enfin réveillé ! Lâcha une voix moqueuse, parfaitement reconnaissable.
Se tournant vers Kenpachi Zaraki, le noble fixa incrédule la brute épaisse qui était assis à la fenêtre, le torse dénudé, fumant une pipe qu'il tenait au bout de ses doigts. Qu'est-ce qui s'était passé ? Cet homme n'avait tout de même pas ... Profité de son état pour lui faire certaines choses ? Frémissant d'horreur, il chercha ses vêtements des yeux. Ils étaient éparpillés ici et là, au sol. Enroulant la couverture autour de sa taille, il se releva pour récupérer les tissus.
- Quoi, tu veux pas qu'on recommence juste une dernière fois ? Questionna le géant avec un sourire carnassier.
- Vous n'aviez pas le droit de faire ça ! Hurla de rage le noble. Je n'ai pas perdu ! Vous avez triché !
- De toute façon, t'as pas beaucoup résisté mon petit ! Allez, on r'mettra ça une autre fois ...
- Jamais ! Je ne veux plus jamais entendre parler de vous ! Ne m'approchez plus ou je vous tue !
Entreprenant de s'habiller, il enfila le kimono de son uniforme, lorsque quelque chose se plaqua contre son dos. Des bras puissants l'enlacèrent à lui en couper la respiration et des lèvres vinrent jouer avec son oreille.
- Crois pas pouvoir t'échapper comme ça, mon beau ... J'ai pas fini d'causer !
