Réponse au rev anonyme :
Brany et Suki : Je ne compte pas abandonner cette fic, pas d'inquiétude, en réalité l'écriture es fini, mais la "correction" prend plus de temps alors excusez moi pour le temps passer dessus, mais je n'aimerais pas que cette fic ne soit pas examiner et scruter car elle es une de mes plus belles réussite et je veux que cela reste vrais !
Réussir à faire comprendre à ces connards qu'un de leurs potes était ici, sans le leur dire explicitement et tout en faisant en sorte qu'ils soient sûrs que cet homme était bien vivant... ? Putain, il allait faire comment pour arriver à un truc pareil ? L'idée d'écrire un mot puis enfoncer le message dans le bide d'un de ces imbéciles lui traversa bien l'esprit, mais un problème se posait : il savait pas écrire. Bon, il était vrai aussi que les Shinigamis étaient tellement stupides qu'ils pouvaient passer à côté du message, mais voilà, cette idée n'était pas faisable.
Jetant un coup d'œil à son amant, il essaya de sonder celui-ci alors que le superviseur examinait un rapport sous le regard d'Ulquiorra. Le Cuarta n'avait toujours pas changé d'affectation, au grand damne du bleuté. Il s'était dit qu'il allait tout déballer à son amant, sauf que c'était justement ce qu'attendait Aizen. Pour une raison obscure, le brun semblait vouloir provoquer la colère de l'argenté, le pousser à bout en utilisant volontairement Grimmjow. Ce dernier n'était cependant pas très coopératif vu qu'il n'avait toujours rien dit à Gin et pire, il avait décidé de trouver seul une solution pour sauver Byakuya Kuchiki.
Se levant, il récupéra son sabre pour l'accrocher à son obi.
- Qu'est-ce que tu fais ? demanda Gin.
- J'sors ! grogna l'ex-Sexta. J'en ai ma claque de devoir supporter le chien-chien de l'autre ! Il pue trop !
- Attends, Grimmjow, tu ne peux...
- J'en ai ma claque qu'tu m'donnes des ordres à longueur de journée ! Hurla brutalement l'Arrancar. J'suis pas ton animal de compagnie ! Fous-moi la paix !
Il l'abandonna sur ces mots, claquant la porte à en démolir le mur. Grimmjow en voulait à Gin de ne pas comprendre que la situation était bien plus grave qu'il n'y paraissait. C'était à qui normalement de prendre soin de cet enfoiré de Shinigami qui faisait face à Aizen ? Sûrement pas à lui ! Mais que voulez-vous, entre potentielles victimes du Seigneur de Las Noches, il fallait s'entraider. Quoique, Byakuya ne semblait pas très solidaire, mais c'était compréhensible. Comment pouvait-il supporter la présence de l'homme qui avait gravement blessé sa petite sœur adorée ?
S'arrêtant au beau milieu du couloir, un éclair de génie traversa son esprit. Il eut l'impression d'avoir trouvé la solution pour arranger toutes ses affaires. Il douta cependant de son idée, répugnant ce qu'il serait contraint de faire pour y parvenir. Allons donc, c'était pas la mer à boire non plus ! Il aurait juste du mal à se regarder dans le miroir après, mais avait-il le choix ? Existait-il une autre solution ? Il n'avait pas l'impression que ce fut le cas.
Résigné, il suivit les couloirs les uns après les autres, essayant de trouver du courage. Plus il approchait du lieu auquel il songeait et plus sa résignation se volatilisait. Pourtant, il continua, jusqu'à arriver devant la porte qui l'intéressait. Frapper ou ne pas frapper ? Telle était la question. En fait, il craignait franchement ce qu'il pouvait découvrir en ces lieux. Étrangement, il se sentit motivé par cette crainte et frappa à la porte, se manifestant enfin, se doutant qu'en réalité Aizen savait déjà qu'il était là.
Aizen fut devant lui en quelques instants seulement, c'était bon signe. Quoique, lorsque le bleuté nota que son supérieur portait un kimono plus confortable que ses vêtements habituels, il regarda par-dessus l'épaule du brun. Le Shinigami était bien là, les mains entravées devant lui, mais il était toujours habillé et ses vêtements ne semblaient pas froissés. Grimmjow avait par contre, l'impression que cet homme était brisé moralement.
- Hé bien, Jaggerjack-san, que me vaut l'honneur de cette visite ? demanda mielleusement le brun avec patience.
- J'passais juste par là et j'voulais voir d'un peu plus près l'ex d'Ichimaru ! ricana le bleuté.
- Viendrais-tu t'informer de sa santé pour lui ?
- Non, l'est pas au courant !
- Ah, pourquoi donc ne lui as-tu pas dit ?
Il parut contrarié par la nouvelle. Cela fit jubiler Grimmjow de le voir dans cet état, mais il n'en laissa rien paraître, n'ayant aucune envie de se le mettre à dos avec des mimiques qui le trahiraient. S'avançant dans la chambre sans demander l'autorisation du brun, il s'approcha du Capitaine Shinigami, s'accroupissant devant lui, essayant de s'informer de son état de santé. Il était vivant, mais son impression semblait justifié : il n'avait pas le moral.
- Pourquoi j'lui aurais dit ? répliqua le bleuté avec un haussement d'épaules. J'suis pas son espion ! J'suis juste son amant ! Un simple remplaçant...
Son ton était volontairement amer. Sa comédie pouvait débuter. Il pria pour que cela marche. Il saurait très vite si c'était le cas. Pourvu qu'il n'ait pas besoin de pousser la comédie trop loin. Se relevant, il fourra sa main dans sa poche et se tourna vers son Seigneur. Il constata que son plan fonctionnait bien.
- Jaloux ? demanda le brun.
- Non, j'suis sûr que j'pourrai me trouver facilement un autre protecteur ! sourit le bleuté.
- Un autre protecteur ? Je ne crois pas te suivre, Grimmjow...
- Bah, quand vous lui direz que son mec est là, il le reprendra !
- Vous pourriez vivre tous les trois ensemble.
Le ton employé était ironique. Aizen en profita pour se rapprocher du Shinigami, posant sa main sur l'épaule du ténébreux qui semblait porter une certaine attention à la conversation. Ça par contre, c'était moins cool, mais Grimmjow n'y pouvait rien. Le plus important, c'était de le sortir de là avant que le Seigneur de Las Noches ne cède à la tentation, et non pas les conclusions que le prisonnier en tirerait.
- Aizen-sama, j'vais vous faire un aveux : Gin ne partagera jamais son amant ! soupira le bleuté. Il me l'a dit ! Je devrais le regarder baiser son gars alors que j'y aurais pas droit ? Non, hors de question ! Il n'aura droit qu'à un seul amant ! Un point c'est tout ! Et comme il va le choisir lui, je me prépare !
- C'est donc pour ça que tu ne lui as rien dit ? questionna le brun.
L'Arrancar acquiesça d'un mouvement de tête, jetant un nouveau regard au Shinigami. Il fut choqué de découvrir ses yeux bleus emplis de rage. Lui reprochait-il de ne rien avoir dit ou bien d'être l'amant de son amour ? Le bleuté se sentit mal : il aurait voulu lui hurler qu'il se trompait et que Gin l'aimait, qu'il ne rêvait que de le revoir, mais cela risquait de compromettre son plan. Il s'abstint donc, reportant toute son attention sur le Seigneur des lieux, se demandant s'il était intéressé par l'affaire et jusqu'à quel point.
L'homme semblait pensif, le scrutant avec insistance, comme s'il essayait de lire en lui. Il craint dès lors ce que pouvait entrevoir le brun, sachant qu'il avait toujours eu la capacité de comprendre toutes les subtilités des personnes l'entourant. Ne l'avait-il pas prouvé à plusieurs reprises en devançant nombre de personnes, bernant des gens qui pourtant, savaient se servir de leur cervelle ? Il avait réussi à dominer la plupart des Arrancars de cette manière et combien d'autres personnes avaient subit son influence à la Soul Society ?
- C'est tout de même dommage que tu ne puisses pas goûter à son corps, continua Aizen, voyant que son interlocuteur ne prendrait pas la parole, ses doigts jouant avec une mèche de cheveux du ténébreux. Je suis sûr que tu aurais apprécié...
Pour une fois, le Shinigami réagit, ne se laissant pas faire et repoussa cette mains importune. Il se tourna pour lancer un regard polaire à son congénère qui n'en fut pas plus touché que ça, glissant une main sous son menton pour lui relever le visage.
- Pas totalement résigné, soupira le Seigneur de Las Noches. J'aurais aimé voir vos retrouvailles et plus encore le moment où tu lui feras l'aveu de ta trahison.
- Si je me souviens bien, c'est lui qui a commencé, répliqua le Capitaine sur un ton hautain. N'est-ce pas lui qui a tenté de tuer ma sœur et qui a transpercé ma poitrine ? Tout cela, sous vos ordres ?
Grimmjow avait suivi leur débat. Il frémit en s'imaginant la tête que ferait Gin en apprenant que son Amour l'avait trompé. D'après ce qu'il avait compris, l'argenté n'envisageait même pas une telle chose. Pourtant, le ténébreux venait d'avouer d'une certaine manière, qu'il ne s'était pas gêné pour le faire. Finalement, il était heureux de ne pas se retrouver dans les pattes du couples lors de leurs retrouvailles. Celles-ci promettaient d'être très mouvementées.
- A quoi penses-tu, Grimmjow ? demanda la voix amusée du Seigneur du Hueco Mundo à son oreille.
Depuis quand était-il si proche ? Le bleuté se tourna vers l'homme, surpris de le voir si sérieux, son sourire ayant laissé la place à une expression indéchiffrable et totalement neutre. Cela le rendait-il nerveux de ne pas comprendre pourquoi il agissait de la sorte ? Allez savoir, du moment qu'il tombait dans le panneau ! Sauf qu'il n'aimait vraiment pas les choses qu'il s'apprêtait à faire pour arriver à ses fins. Il jura contre sa condition d'Arrancar qui lui faisait ressentir certains sentiment tortueux dont il se serait bien passé pour l'occasion.
- J'me disais juste que vous ne devriez pas laisser un de vos ennemis vous parler de la sorte ! répondit-il en haussant les épaules. Surtout si un de vos subalternes est présent. Ça peut briser votre réputation d'homme qui n'accepte pas l'insoumission !
- Aurais-tu une idée quant à cette punition que tu entrevois ?
- J'sais pas ! Demandez donc à Tousen ! Lui, c'est le meilleur pour ce genre de cas, j'dois l'admettre, mais faut pas oublier qu'il est du genre radical.
- En fait, je n'ai pas vraiment besoin de lui, déclara Aizen, se saisissant du menton du bleuté pour le rapprocher de lui. J'ai ce qu'il me faut sous la main...
Grimmjow se tourna vers son supérieur, surpris par ses propos. Il n'aimait pas ce que cela pouvait signifier. Le brun laissa ses doigts glisser contre sa joue. Son regard brillait de convoitise et lorsqu'il se pencha vers lui, le bleuté eut envie de le repousser. Heureusement, l'homme se ravisa, ses lèvres ne faisant que frôler son oreille, son souffle chaud caressant la partie sensible de façon volontaire.
- Et si je te disais "fais-en ce que tu veux" ? murmura-t-il comme une invitation indécente.
C'en était une, bien sûr. Grimmjow ne savait pas si cela le réjouissait ou non. Il ne pouvait pas nier le fait qu'il éprouvait de la rancune envers le Shinigami, sachant qu'il était jaloux de ne pouvoir espérer une plus grande place dans le cœur de Gin. Finalement, attendait-il plus de l'argenté ? Pourquoi tentait-il de protéger son amant ? Il ne savait plus ce qu'il fallait faire et doutait de tout.
S'abandonner serait peut-être une solution ?
Byakuya scrutait les deux hommes, se doutant qu'ils étaient entrain de comploter. Le comportement d'Aizen vis-à-vis de l'ex-Sexta avait quelque chose de troublant, de part ses gestes, sa façon de le regarder et la manière qu'il avait de lui parler. Cela lui rappelait l'époque où le Capitaine le voyait charmer les personnes l'entourant. Il avait toujours noté cette "attention" si particulière qu'il pouvait avoir pour Gin ou même pour lui à une certaine époque. Le voir adopter ce comportement avec l'Arrancar avait quelque chose de troublant, non pas parce qu'il trouvait cela anormal de draguer une de ces créatures, mais parce qu'il ne savait pas qui était la proie.
Grimmjow semblait être un de ces joueurs difficiles à manipuler, que l'on ne séduisait pas par quelques mots doux, des attentions bien définies ou des cadeaux quelconques. Le bleuté était quelqu'un de très difficile à séduire, cela sautait aux yeux .
Le brun glissa quelque chose à l'oreille de l'ex-Sexta qui tourna un regard étrangement brillant vers le noble. Cela ne le rassura nullement, au contraire. Lorsqu'il le vit s'avancer vers lui, il ne put réprimer un frisson. Il n'aimait pas ce qui était entrain de se passer. Cela s'avéra justifié lorsqu'un sourire carnassier marqua ses lèvres et qu'une de ses mains se posa sur sa gorge, ses doigts frôlant un morceau de peau dénudé. Le voir se pencher vers lui le sortit de sa stupeur. Il réagit violemment et gifla l'ex-Sexta, réagissant plus par réflexe que par dégoût.
Les yeux bleus de la créature s'écarquillèrent de surprise. Lui était du genre impulsif. Il lui rendit sa gifle et ne ménagea nullement le ténébreux qui tituba, des étoiles se formant devant ses yeux. Ces bracelets inhibiteurs étaient vraiment une plaie ! Il avait l'impression d'être un enfant face à un monstre. Essayant de reprendre toutes ses facultés, il entendit l'Arrancar râler, prétextant qu'il n'avait pas envie de se battre et que finalement, il était pas intéressé. Cela rassura le noble, mais seulement quelques secondes.
Son regard se releva enfin pour rencontrer le regard taquin de Gin. Il eut l'impression de sentir sa blessure au cœur lui faire encore plus mal. Byakuya n'était pas dupe : ce n'était pas l'argenté, c'était simplement Aizen qui recommençait à le tourmenter de façon éhontée. L'Arrancar aussi sembla voir l'illusion et cela le rendit fort nerveux. Grimmjow fut sur le point de quitter la pièce, mais l'illusion parfaite lui barra le chemin. Le bleuté ne sembla plus savoir comment réagir, c'est sans doute pourquoi il recula jusqu'à se retrouver bloqué par le mur.
- Qu'est-ce que vous foutez ? grogna l'Arrancar.
- Que se passe-t-il, Grimmjow ? Tu n'imaginais pas qu'en venant ici et en m'avouant que cela ne va pas avec ton amant, tu pourrais repartir tranquillement ?
- Ouais, mais pourquoi vous faites ça ? Prendre cette… apparence ?
- Parce que je me doute que cela sera plus simple pour toi de me céder ainsi, et puis...
L'homme se tourna vers le ténébreux qui tremblait de rage, voyant parfaitement ce qu'il voulait dire par ce simple regard : "Pour te punir de ton impertinence". Il voulait lui faire mal en draguant un homme sous les traits de celui qu'il aimait toujours, d'autant plus que l'homme était son amant ! Sa torture s'arrêta cependant là, quelqu'un frappant à la porte. Aizen ne sembla pas satisfait, mais s'écarta, reprenant son apparence normale de brun au regard calculateur. Il accorda l'entrée à l'opportun qui n'était autre que Szayel, l'Octavo Espada. Il fut sur le point de s'incliner lorsqu'il nota la présence de Byakuya et de Grimmjow dans la pièce. Cela sembla le déstabiliser.
- Hé bien, que viens-tu faire ici, Szayel ? demanda sur un ton glacial le Seigneur de Las Noches.
- Je venais vous prévenir que les tests sont terminés, Aizen-sama, et qu'ils sont concluants, déclara-t-il troublé, sans s'en cacher. Dois-je remettre à plus tard la démonstration ?
- Non, allons voir cela.
Le traitre jeta un coup d'œil à Byakuya, un sourire menaçant aux lèvres.
- Je reprendrai tout cela plus tard...
Sans rien ajouter de plus, il quitta la pièce, y oubliant Grimmjow par la même occasion. Le bleuté soupira de soulagement et se laissa tomber au sol en se frottant le front, donnant l'impression d'être soulagé par ce départ. Byakuya lui lança un regard glacial qui ne sembla pas le toucher, vu que l'Arrancar se mit à lui sourire, sauf que cela ne semblait vraiment pas sincère. C'était comme si Aizen continuait à maintenir la pression dans cette pièce.
- J'l'ai échappé belle ! déclara-t-il en se relevant pour se rapprocher de lui.
Qu'est-ce qu'il lui voulait encore ? Le frapper ? Se déchainer sur lui ? Il se mit sur la défensive, n'étant pas stupide au point de croire qu'il pourrait réussir à se protéger contre cette créature s'il y avait confrontation. Il ne s'en sortirait pas aussi facilement.
- Enfin seuls ! soupira l'Arrancar. On va pouvoir causer.
Il perdit son sourire, Byakuya restant très hostile face à cette présence qu'il jugeait indésirable. Mais cela ne sembla pas décourager l'ex-Sexta, bien au contraire. Ses doigts se posèrent sur la marque rouge qu'il lui avait faite.
- Il va m'tuer !
Le Capitaine s'écarta pour ne plus sentir la main, continuant de regarder l'intrus de façon glaciale.
- Qui voudrait donc vous tuer ? fit-il sur un ton acide.
- Gin, il va m'tuer quand il saura ce que je t'ai fais ! s'exclama le bleuté avec impatience, comme si la réponse était évidente. T'inquiète pas, j'ai mon lot d'ennemis, mais y a vraiment que lui qui m'achèverait sans craindre qui que ce soit au retour.
- Ne me parle pas de lui ! hurla le noble.
- Ok, j'vais te parler d'autre chose ! Tu va me dires où est ton arme !
- Mon arme ? Pourquoi voudriez-vous savoir où elle est ?
- J'ai pas l'temps de t'expliquer ! Réponds simplement à cette question !
Ne voulant pas obtempérer, Byakuya se contenta d'ignorer Grimmjow, n'ayant aucune envie de continuer cette conversation. Le bleuté n'abandonna pas pour autant l'affaire, lui saisissant le bras pour le tirer vers lui.
- C'est pour sauver ta peau, connard ! gronda-t-il. Ça te va comme réponse ou faut qu'on prenne le risque d'être surpris par Aizen ? Et là, j'donne pas cher de nous !
- Pour me sauver ? répéta le ténébreux avec un froncement de sourcils. Je ne vous ai rien demandé !
- Mais tu peux pas simplement me répondre ? T'inquiète pas, j'ferai en sorte que ce soit pas vraiment moi qui te sauve ! J'veux ton arme pour que tes potes la voient et viennent te tirer de là ! A moins que tu ne veuilles te faire sauter par Aizen ? J'compte pas rester dans cette pièce plus longtemps. J'crois qu'il est allumé grave !
Il était extrêmement vulgaire, mais ne manquait pas de charme. Son regard bleu brillait de cette menace constante. Lorsqu'il était en colère, le Shinigami devait admettre qu'il était très beau. Le frustrer devait être un des jeux favoris de Gin et le pauvre cocu comprit son amant. Ex-amant. Comment définir l'argenté maintenant ? Il ne savait plus trop et cela le troublait plus qu'il ne voulait l'admettre.
- Je ne comprends pas à quoi mon arme vous servirait…
- Ton arme est liée à ton âme et si tes amis la voient, alors ils sauront que t'es en vie ! Bref, il me faut ton putain de Zanpakuto ! Tu te décides ou bien j'attends qu'Aizen te montre à quel point il peut être taré ? Te fais pas désirer, mec !
L'Arrancar était bien plus intelligent qu'il n'y paraissait. Cette créature qui avait paru si impulsive, semblait savoir se servir de son cerveau. Le Zanpakuto était lié à l'âme et tant que le possesseur de l'arme était en vie, il existait. Le montrer à ses alliés, ce serait prouver qu'il était vivant. C'était donc pour cela qu'ils ne s'étaient pas manifestés ? Parce que tout le monde le pensait mort ? Pourtant, il était sûr que le jeune Kira avait dû le voir se faire porter par les Arrancars. Peut-être avait-il sombré dans l'inconscience. Avait-il rêvé de voir son visage ensanglanté et ses yeux bleus écarquillés ?
Qu'importe maintenant tout cela : il devait se décider et faire un choix, à savoir : coopérer avec l'ex-Espada qui avait failli tuer sa sœur ainsi que le jeune Kurosaki et séduit son amant, ou bien espérer que ses alliés viendraient le chercher alors qu'ils ne semblaient pas connaître sa situation ?
Cédant, il ferma les yeux, recherchant au plus profond de son être la présence de son Zanpakuto. S'il ne pouvait utiliser son Kudo, cela ne l'empêchait pas de sentir son pouvoir au plus profond de lui, le localisant par rapport à l'emplacement où lui-même se trouvait. Il pointa la direction de l'index.
- Par là, à deux kilomètres je dirais, souffla-t-il dans un murmure. Je ne vous comprends vraiment pas, pourquoi m'aidez-vous ?
- Parce que Gin t'aime et que si je le fais pas, il piquera une putain de crise quand il apprendra que t'es ici ! répliqua Grimmjow. L'est même pas au courant que t'es là. Alors faut vraiment que je te sorte de là !
- N'êtes-vous pas au service d'Aizen ?
- Non, sinon tu serais pas dans cette pièce et on serait sûrement dans son lit entrain de s'envoyer en l'air ! Putain, pourquoi j'attire toujours les plus dérangés ? Tâche de ne pas te faire sauter par Aizen sinon là, Gin va se griller et Dieu seul sait ce qui arrivera ici. En même temps, si tes potes arrivent à ce moment, ils n'auront plus grand chose à faire. Ce sera l'anarchie grave à Las Noches !
- J'ai du mal à vous suivre...
- Normal, c'est parce que tu connais pas toute la vérité !
Un sourire ironique fit son apparition sur le visage du bleuté. Qu'était-ce donc que cette familiarité qu'affichait cette créature ? Cela devenait irritant pour le ténébreux qui pourtant, ne s'en défendait pas : depuis le début, l'Arrancar le tutoyait et semblait le traiter de façon très intime. C'était très troublant. Ne devait-il pas plutôt ressentir de la haine ? Cela avait été le cas au début, mais le voir se débattre ainsi pour lui alors qu'ils auraient dû être rivaux, l'avait touché.
- Un jour, peut-être... murmura pensivement l'ex-Sexta, son visage devenant indéchiffrable.
