Cette question... il avait toujours craint de l'entendre un jour et s'était attendu à ce que le noble s'abstienne de la poser, persuadé qu'il serait suffisamment fort pour se taire. Ce n'était visiblement pas le cas. Voir Byakuya d'aussi près, le voir si fragile était dur. Il le savait très en colère, mais aussi très triste, deux sentiments qui l'achevèrent totalement. Gin put voir la rage diminuer dans le regard brillant, laissant place à ce sentiment de désespoir qu'il devait ressentir depuis trop longtemps. Lorsqu'il vit les larmes glisser le long de ses joues, il eut beaucoup de mal à y croire.

Il n'avait pas pu l'emmener jusqu'à cet état de faiblesse ! C'était impossible ! Il ne pouvait pas l'aimer à ce point. Le traître se sentit défaillir, mais son amant reprenait déjà le dessus sur ses émotions. Il repoussa ses bras, ses mains se posant sur les pans de son kimono pour serrer le tissus et s'écarter de lui.

- Byakuya, je...

- Inutile de me donner tes raisons ! cracha le noble sur un ton acide. C'est bon maintenant, je m'y suis fait. Tu es un traître ! Tu as suivi Aizen pour que vous vous empariez du pouvoir et que vous régniez en maîtres sur la Soul Society et les autres dimensions ! Tu voulais sans doute me récupérer après pour me mettre dans ton harem personnel, hein ?

- Byakuya...

- Tu es parfaitement de ce genre de personne ! Prendre les plus bels hommes pour les mettre tous dans un beau château, où ils devront tous attendre que tu apparaisses et choisisses l'un d'entre eux !

- Qu'est-ce que tu racontes ?

- Allez, tu peux me le dire maintenant. Combien d'autres amants as-tu eu à la Soul Society à part moi ? Combien d'autres espèrent secrètement ton retour parmi eux ?

- Il n'y a que toi ! Rien que toi !

- Et cet Arrancar mort ? Juste moi et lui...

- Ce n'est pas du tout ce que tu crois !

Le noble lui lança un regard haineux, prouvant une fois encore à quel point cette situation le répugnait. Ou peut-être était-il entrain de perdre la raison ? Après tout, Dieu seul savait ce qu'avait pu lui dire Aizen quand il l'avait eu sous la main. Sauf que lui ne lui voulait aucun mal, bien au contraire. Il devait à tout prix le mettre en sureté quelque part, très rapidement. Il ne voulait pas que le Seigneur du Hueco Mundo se serve de son amant contre lui, il ne le permettrait pas !

- Alors qu'était-ce donc ? hurla Byakuya avec rage. Qu'y avait-il entre vous deux ? As-tu vu jusqu'où il est allé pour toi ? Jusqu'à me sauver, moi. Quels mots d'amour lui as-tu glissés à l'oreille pour qu'il fasse ça ?

- Je ne lui ai jamais rien dit qui aurait pu laisser entendre que je fusse amoureux de lui, lui répondit Gin. Je lui ai juste dit la vérité : que je t'aimais et qu'il était le seul à pouvoir te remplacer dans notre lit.

- Tu lui as dit quoi ?

Il était indigné, évidement. Il ne pouvait pas comprendre que Gin restait tout de même un homme et qu'il avait des besoins tels que sentir un corps contre le sien. Byakuya ne pouvait pas lui en vouloir. Il était fait ainsi, ayant découvert très tôt les plaisirs de la chair, ne pouvant pas s'en passer. Loin de son amant, il avait cherché à offrir son charme à d'autres et Grimmjow, ce pauvre Grimmjow... Il en avait eu besoin.

- Tu as vu de quoi il était capable, n'est-ce pas ? souffla tristement l'argenté. Au début, il était dénué de toute humanité. Je lui ai juste offert l'opportunité de trouver une raison de vivre, autre que le combat ! Lui aussi n'avait pas de cœur, comme toi la première fois que nous nous sommes rencontrés.

- Ne me compare pas à lui ! cracha mécontent le ténébreux. Je ne suis pas une putain, pas comme lui !

Là, c'était trop fort ! L'argenté ne réussit pas à encaisser cette insulte qui ne lui était pourtant pas destiné. Il gifla le noble qui eut du mal à rester debout. Restant goguenard, il lui lança un regard choqué car jusqu'à ce jour, jamais Gin n'avait porté la main sur lui. L'argenté ne réussit pas à se calmer et s'emporta, l'attrapa aux bras pour le secouer.

- Bon sang, Byakuya, il est mort pour essayer de te sauver ! hurla-t-il. Il ne méritait pas ça ! Il ne méritait pas de mourir comme ça ! Pourquoi ne le comprends-tu pas ?

- Je comprends juste qu'il voulait se débarrasser de moi pour t'avoir pour lui tout seul !

C'était vraiment trop. Serrant les dents, il tenta de reprendre son calme, mais n'y parvint pas.

Ainsi donc, lui et Byakuya avaient changé au point que la confrontation serait inévitable ? C'est sans doute ce qu'il attendait, qu'ils soient obligés de se battre pour se faire comprendre ! En tout cas, il ne pouvait pas laisser le noble insulter de la sorte le bleuté qui n'était plus, parce qu'il avait agi seul et tenté de le sauver. Pourquoi le ténébreux ne voulait-il pas comprendre ?

Par jalousie ? Oh mon Dieu ! Non, ce ne pouvait pas être aussi simple que cela ! Le grand Byakuya Kuchiki ne pouvait pas être jaloux. Un sourire s'imprima sur son visage, en comprenant qu'il avait trouvé. C'était tout à fait ça, il était jaloux de ce qu'il y avait eu entre lui et l'Arrancar. Si ce n'était que ça, alors tout allait pour le mieux. Il allait de ce pas lui rappeler qui était l'homme qui hantait réellement ses rêves, ses désirs et ses fantasmes les plus inavouables.

Le poussant, il le fit volontairement trébucher pour le faire basculer sur le divan, se plaçant directement contre lui, s'imposant au noble qui ne voulut pas se laisser faire. Il tenta en vain de le repousser, mais Gin captura ses lèvres des siennes pour l'embrasser, forçant le passage de sa bouche pour la pénétrer de sa langue et chercher sa jumelle. Le ténébreux protesta et poussa des gémissements de mécontentement qui s'étouffèrent entre leurs contacts. La main de l'argenté s'agrippa à une de ses cuisses pour la relever, prenant le temps de se placer entre ses jambes.

Il relâcha le baiser lorsque Byakuya se fit plus docile. Il avait eu raison. Le noble s'était laissé prendre au jeu. Ses joues avaient légèrement rougi et il soupirait délicieusement, ses mains toujours posées contre le torse de l'argenté, tremblantes. Ce qu'il était beau. Les mains de Gin se perdirent dans la chevelure ténébreuse, la caressant délicatement. Non, il n'y avait pas à dire, il était magnifique.

- Désolé, je ne savais pas que tu étais aussi impatient de me retrouver, ironisa-t-il. Je me serais tout de suite occupé de toi.

- Non, ce n'est pas ça ! paniqua son amant. Lâche-moi !

- Que tu es beau lorsque tu es jaloux, ne put s'empêcher de dire l'argenté. Si tu savais comme je t'aime...

Il voulut protester, mais déjà l'autre s'emparait de ses lèvres, s'en délectant encore et encore, n'arrivant pas à se satisfaire de si peu. Il finit par craquer et s'attaqua à sa gorge, la dévorant alors qu'il sentait le corps se réanimer et tenter de lui résister, en vain. Gin savait parfaitement où attaquer pour réussir à le faire céder. Sa langue caressa sa jugulaire, le faisant frémir, ses mains frôlèrent sa jambe qui était dénudée, s'approchant de plus en plus de l'intérieur de sa cuisse. Cette fois, cela le fit gémir. Quel son agréable à l'oreille que ce gémissement ! Il n'y avait pas plus douce mélodie au monde, si ce n'était le faire gémir encore et encore ! Il y était bien décidé évidement, il allait l'emporter jusqu'à ce plaisir qu'ils n'avaient pas éprouvé ensemble depuis si longtemps !

Se relevant, il prit le temps de défaire l'obi du kimono que portait son amant et encore une fois, il ne lui laissa pas l'occasion de protester. Ses doigts glissèrent sur la partie la plus sensible de son corps : son sexe. Une exclamation outrée s'échappa de sa bouche. Il était beaucoup trop beau quand il était indigné ! Mordillant le coin de ses lèvres, ses mains se mirent à le déshabiller, dévoilant totalement son torse et le reste de son corps.

La résistance du noble était cependant grande. Il tentait toujours de se contenir, de le repousser même, mais dès qu'il avait commencé, l'argenté avait décidé qu'il lui appartiendrait et ce serait le cas ! Ses lèvres glissèrent sur son corps, les dents martyrisant ses boutons de chair pour les faire se dresser, sa main continuant de caresser son sexe et cela jusqu'à ce qu'il se dresse.

- Arrête ! supplia le noble.

- Dans quelques instants, tu me supplieras de continuer, assura en retour le traître.

Il se mit à hauteur du visage de son amant et là, il lécha consciencieusement ses doigts, lui faisant comprendre ce qu'il attendait de cette entrevue, mais ça, le noble devait bien s'en être rendu compte. Ce qui fait qu'il se braqua, détournant le regard.

- Tu vas encore me trahir !

- Byakuya, tu peux dire que je t'ai trompé, mais jamais je ne t'ai trahi.

- Tu vas dire que c'est pour moi que tu as fait tout ça ?

- C'est le cas, Byakuya, assura l'argenté, frôlant de ses lèvres celles de son amour. J'ai suivi Aizen, mais à l'unique condition qu'il ne te soit fait aucun mal. Mon cœur n'a jamais battu que pour toi et rien que pour toi. Grimmjow était simplement là pour apaiser ma faim, mais il était aussi un de mes amis.

Le noble se mordit la lèvre, essayant de ne pas succomber au charme de ces douces paroles, qu'il devait prendre pour de véritables mensonges et qui pourtant, n'étaient que vérité. Ses lèvres continuèrent de tenter la bouche légèrement rosée du noble.

- Te dire qu'il n'a pas compté serait te mentir, mais ce n'est pas dans le but de te remplacer que j'étais avec lui. Je voulais lui apporter cette lumière qui lui faisait tant défaut ! Je n'ai pas réussi à le sauver.

- Si, tu as réussi.

Pour la première fois depuis qu'ils s'étaient rencontrés, leurs regards se croisèrent, tous deux exprimant la sincérité de ce qu'ils éprouvaient au plus profond de leur être. Byakuya n'exprima aucune haine, ni tristesse en le regardant. C'était ce regard qui le déstabilisait le plus, ce regard d'amoureux.

- Il m'a sauvé, sans doute pour te remercier de ce que tu as fait pour lui. Je m'en veux, je n'aurais pas dû le laisser risquer sa vie comme cela.

Ah, pauvre Byakuya ! S'il avait pu le connaître un peu mieux, il se serait vite rendu compte que le bleuté n'était pas du genre à mettre en veille ses idées. Si le noble n'avait pas accepté son aide, cela ne l'aurait pas empêché de tout faire pour y parvenir seul ! Quelle déception d'avoir perdu un tel homme.

Il reprit ce qu'il avait laissé en suspend, embrassant le ténébreux qui ne montra aucune résistance, se donnant même totalement à Gin qui en fut comblé. Il en profita pleinement et se montra très gourmand. Dès cet instant, les deux hommes se complétèrent, le noble répondant aux caresses de son amant, tout deux s'aimant passionnément. Chacun tentait de combler l'autre. Ils n'étaient plus seuls.

Ses doigts allèrent caresser une partie très intime du corps du ténébreux et se glissèrent doucement à l'intérieur, caressant les parois tandis qu'il gémissait de plus en plus. Gin se montrait très habile. Il n'avait aucune envie de lui faire le moindre mal, d'autant que cela faisait un moment qu'ils n'avaient rien fait ensemble. Lui faire mal aurait été insupportable pour lui, c'est pourquoi il y alla aussi délicatement que possible, le préparant avec un soin minutieux, continuant de le détendre par ses baisers, caressant son sexe de sa main libre, déversant son souffle chaud contre ses lèvres frémissantes.


Pourquoi lui cédait-il encore une fois ? N'avait-il donc aucune volonté lorsqu'il s'agissait de Gin Ichimaru ? Ne pouvait-il pas montrer un peu plus de résistance ? Hé bien non, il n'y arrivait pas. Les doigts se retirèrent de ses chairs et l'argenté le fit se tourner sur le divan, lui relevant les hanches, remontant son kimono pour dévoiler son fessier. Décidément, il aimait vraiment cette position ! L'argenté dégagea ses cheveux, déposant un délicat baiser contre sa joue.

Le corps chaud de son amant se colla dans son dos. Malgré l'épaisseur de leurs vêtements, il pouvait parfaitement ressentir son corps et s'en délectait, éprouvant de plus en plus de mal à se retenir. Il se donnait totalement à lui, ne prêtant pas la moindre attention au fait que la position était humiliante et se contre-fichait du fait que le Seigneur de Las Noches puisse les voir en pleine action. Il sentit les doigts de Gin se glisser une fois encore en lui, continuant de caresser ses parois alors que ses dents mordillaient délicatement son oreille. Ce que c'était excitant ! Il rougit après avoir eu cette pensée.

Les doigts se retirèrent et l'argenté se positionna derrière lui. Non, c'était là le moment le plus intense car comme à chaque fois, il frémissait d'impatience de le sentir en lui. Dès les premières secondes de pénétration, il ne put s'empêcher de gémir de plaisir. C'était tellement plaisant de sentir son amant entrer lentement en lui, jusqu'à ce qu'il y soit entièrement. Pourquoi trouvait-il cela si plaisant ? C'était pourtant humiliant d'être celui qui se faisait dominer, non ? Mais c'était si jouissif d'appartenir à celui que l'on aimait. Comment ne pas apprécier ce contact-là ? Ces sensations étaient si merveilleuses, tout comme sentir les lèvres de Gin contre sa nuque.

- Alors ? murmura-t-il à son oreille, son souffle chaud faisant frissonner le noble plus que cela n'était permis.

- Gin, ce n'est vraiment pas le moment de tester ma patience ! répliqua-t-il avec agacement, se doutant que son amant voulait juste jouer avec ses nerfs.

Il ne se fit pas prier deux fois et débuta ses mouvements de hanches. Cela faisait si longtemps qu'il attendait ça, qu'il attendait de pouvoir appartenir de nouveau à cet homme-là, de pouvoir appartenir à son amant, son amour ! Il n'y avait rien de mieux que d'être avec celui que l'on aimait réellement, qu'importait tous les autres. Il n'était vraiment bien qu'avec l'argenté et s'en rendit bien compte à cet instant. Il n'aimait que lui, rien que lui. Il était le seul à pouvoir soigner les blessures qu'il portait toujours à son cœur.

Bien conscient cependant que ce dernier risquait de le trahir encore une fois, il ne pouvait s'empêcher d'espérer que ce ne fut pas le cas, qu'il ne lui dirait plus de mensonge et qu'il cesserait là toute ses manigances, mais c'était impossible. Gin ne serait pas lui-même s'il ne commentait pas quelques impairs. Cependant, il ne voulait plus être laissé en arrière. Il rêvait secrètement de rester toute sa vie avec lui, même s'il le trahissait et même s'il voulait détruire le monde ! Il voulait vivre chaque minute de son existence avec lui, qu'importe qu'il soit damné !

Les allées et venues dans ses chairs se firent de plus en plus rapides. Une main taquine vint caresser son sexe dressé et le souffle chaud de son amant frôla délicatement sa nuque tandis que lui gémissait de plaisir, se demandant comment il avait pu vivre loin de son amour si longtemps. Il était accro à cet homme, totalement dépendant de ses attouchements ô combien humiliants, mais agréables à la fois. Il ne pourrait plus jamais accepter d'être séparé de lui !

Jouissant, le noble se contracta naturellement sur le sexe de son amant, le faisant venir lui aussi dans ses chairs. Sentir ce liquide chaud se déverser en lui, lui procura bien plus encore de plaisir qu'il n'aurait voulu l'admettre. Il ne put nier le fait qu'il était heureux à cet instant, entre les bras de son amant.


Sosuke patientait près de la fenêtre, son regard se perdant sur le paysage vide du Hueco Mundo. Il avait l'impression de s'être perdu quelque part alors qu'en réalité, il était proche d'atteindre son but. Il détenait Kuchiki Byakuya, ce qui fait que les Armées de la Cours enverraient forcément des renforts pour lui venir en aide et il détenait aussi Inoue Orihime, ce qui forcerait l'âme errante à venir la chercher. Ainsi, Karakura serait sans défense et il pourrait agir à sa guise !

La jeune fille était présente dans la pièce, le regard sans doute baisé vers ses pieds. Il ne savait plus ce qu'il devait faire. Pour la première fois depuis longtemps, il hésitait. Deux choix s'offraient à lui et il ne savait pas quoi faire. C'était un comble, surtout pour lui ! Il était l'éternel maître, celui qui ne doutait pas, le Seigneur du Hueco Mundo, le créateur des Arrancars, les plus puissantes créatures existantes sur tous les mondes ! L'hésitation ne pouvait pas exister en lui, et pourtant...

Le puissant Shinigami se tourna vers la jeune fille, il fut surpris de voir qu'elle se permettait de le fixer directement. Il comprit dès lors pourquoi Loly et Melony semblaient si mécontentes. Mais les deux Arrancars ne voyaient pas la même chose que la jeune fille, il était donc tout à fait normal qu'elles soient mécontentes. Cette humaine le fixait lui, alors qu'elle était d'un rang inférieur et qu'elle était une créature à peine digne de lui lécher les bottes ! Ah, si seulement elles avaient eu l'intelligence de comprendre le pouvoir de la jeune fille, il se serait un peu plus intéressé à elles, mais finalement, elles n'étaient utiles qu'à assouvir ses petits besoins personnels et rien de plus !

Les doigts du brun frôlèrent la chevelure sanglante que seule la jeune fille pouvait voir, n'étant pas sous l'influence de Kyoka Suigetsu. Il la vit frémir. Elle semblait s'inquiéter pour le blessé mais il n'avait toujours pas fait son choix.

- Loly, Melony, vous pouvez nous laisser, déclara-t-il avec un sourire qui en disait long sur ses futures intentions.

Les jeunes filles hésitèrent quelques instants, mais n'insistèrent pas, jetant de nouveaux regards hostiles à la pauvre humaine qui ne sembla pas y prêter la moindre attention. Elle semblait de plus en plus inquiète de l'état du prisonnier.

- Peux-tu garder un secret, Inoue-chan ? demanda-t-il une fois les deux fracciones disparues. Cet homme est mort, du moins c'est ce que tout le monde croit ici . Je l'ai tué devant plusieurs témoins, sauf qu'il est toujours vivant, mourant certes, mais vivant.

- Vous avez utilisé les facultés de votre Zanpakuto ? demanda-t-elle, prouvant qu'elle n'était pas que jolie.

- Oui, c'est tout à fait cela. Il est étonnant qu'Ichimaru se soit laissé avoir, mais il devait s'inquiéter bien plus pour la vie de Kuchiki. Quoi qu'il en soit, cela ne me dit pas quoi faire avec ce traitre-là...

Il la vit ouvrir la bouche pour la refermer aussitôt, donnant l'impression de ne pas savoir quoi faire elle-même, ce qui était parfaitement compréhensible. Elle n'avait pas son mot à dire. Ses mains se crispèrent sur le bas de sa jupe d'écolière et il se dit qu'il devait lui faire envoyer son nouvel uniforme. Détournant le regard, il fixa une nouvelle fois le ciel noir du désert.

- Inoue-chan, si tu promets de ne rien dire à son sujet, je te permettrai de le soigner.

Son choix était fait. Il ne pouvait pas le laisser mourir. Il ne pouvait pas laisser Grimmjow Jaggerjack mourir.