Disclaimer: Fruit basket ne m'appartient pas, et ne m'appartiendras jamais.

Je ne sais pas si des gens me lisent, mais si c'est le cas Bonjour! (ou bonsoir) voici le deuxième chapitre de cette fic qui promet d'être très triste. Je suis contente, j'aurais réussi à placer la quasi totalité des Maudits au moins fois dans cette fic ^^ Les choses ne s'améliorent pas, on peut même dire qu'elles se dégradent pour certains. Bonne lecture!

Chapitre 2 : Situations douloureuses

Le jour suivant. Shiguré se réveilla le premier. Il commençait à avoir l'habitude depuis quelques temps. Mais par contre, il n'avait pas encore pris l'habitude de se préparer le petit déjeuné. Il s'assit donc à sa place à table, avant de réaliser que Tohru n'était plus là et qu'il devait donc se faire à manger tout seul. Il soupira, décidément les vieilles habitudes avaient la vie dure. Surtout quand elles nous arrangeaient. Il se leva donc et alla se chercher à manger, et apporta des couverts pour Yuki par la même occasion.

N'allez pas croire, il n'avait pas oublié l'insulte de Yuki. Elle était même bien inscrite dans sa mémoire. Ce sale gosse n'avait pas à lui parler sur ce ton. Même s'il pouvait comprendre qu'il aille mal. Le contraire aurait été étonnant de toute façon, quand on connaissait son attachement à la jeune brune qui habitait la maison avant.

- Tu nous manques Tohru… Et pas seulement pour nous faire à manger. Soupira-t-il faiblement.

- Qu'est-ce que tu dis ?

- Ah ! Bonjour Yuki.

Le jeune garçon aux yeux violets descendait les escaliers, l'air très endormi. Comme prévu, il n'avait pas beaucoup dormi cette nuit. Il avait prononcé sa phrase d'entrée d'une voix pâteuse, et il s'installa à sa place. Il contempla son bol d'un air endormi, avant de réaliser qu'il devait manger ce qu'il y avait à côté.

- Encore une belle journée qui s'annonce, n'est-ce-pas ? Déclara Shiguré, ironique au possible.

- Si tu veux…

Plus aucun mot ne fut prononcé. De toute façon, la discussion n'aurait duré que quelques minutes avant de tomber à plat. Ou alors, ça aurait fini en semblant de dispute puis en bouderie générale. La vie n'était pas gaie chez la famille Soma. Mais il fallait faire avec.

- Bon, eh bien à ce soir Shiguré.

- C'est ça, à ce soir.

Ces mots avaient été échangés avec une bonne humeur donnant la fausseté était plus qu'évidente. Mais malgré ça, ils continuaient à faire ce rituel pour maintenir l'illusion que tout allait bien. Qu'il ne c'était absolument rien passé ces dernières semaines. A chaque fois, en sortant de la maison, Yuki se faisait la réflexion que Kyo n'aimerait pas cette attitude. Mais le maudit du Chat n'était pas là pour jouer aux durs et le provoquer. Même s'ils c'étaient mieux entendu vers la fin, ils étaient quand même restés rivaux. Le jeune Soma se demandait même parfois, pourquoi il n'était pas heureux de ne plus avoir ce stupide Chat sur le dos. La réponse était fort simple, mais il ne se l'était jamais avoué à lui-même.

Ils lui manquaient. Tohru et Kyo lui manquaient terriblement. Avant le début de leur vie commune, il s'était toujours senti très seul. Mais depuis qu'il connaissait Tohru, les choses s'étaient améliorées. Bien sûr ça n'avait pas été facile dès le départ, et il y avait des moments où il avait failli flancher. Mais…

- Yuki, tu comptes rester sur le pas de la porte combien de temps ? Tu vas vraiment finir par être en retard tu sais ?

- Je sais. Répliqua froidement ledit Yuki.

Shiguré le laissa partir, l'air pensif. Décidément le départ de Tohru avait vraiment ternit la vie chez les Soma. Enfin ce n'est pas tant son départ, que la manière dont elle les avait quittée qui faisait mal. Parfois, il avait envie que tout redevienne comme avant. Mais il n'osait pas. Il était peut-être manipulateur, mais ça se serait vraiment le coup tordu de trop. Et puis, il ne se sentait vraiment pas le courage de déclencher des évènements qui risquaient plus d'aggraver la situation que de l'améliorer.


- Eh, Yuki.

Le jeune rat se retourna. Il était presque arrivé au lycée, quand son cousin du Bœuf arriva sur lui. Depuis quelques temps, Hatsu le collait encore plus. C'était de la pure et simple inquiétude à son sujet, mais ça avait l'effet de l'énerver plus qu'autre chose. Il était reconnaissant au Bœuf de s'inquiéter pour lui, mais il n'avait pas besoin d'être materné ainsi. Il le laissa quand même arriver à sa hauteur.

- Tu vas bien ?

- Hum… Autant qu'il l'est possible dans une situation pareille.

- Je vois. Je suis passé voir Kisa et Hiro avant de venir.

- Ah ?

- Kisa a encore fait une crise de larmes. Elle n'a toujours pas accepté la situation. Quant à Hiro… Toujours aussi renfermé sur lui-même.

- Et Isuzu ?

Les deux amoureux c'étaient remis ensemble peu avant le départ de Tohru. Lorsqu'elle ait disparue de leurs vies, leur couple avait eu toutes les peines du monde à tenir car Isuzu n'avait jamais pût se pardonner ce qu'il c'était passé. Là, ils étaient au point mort. La maudite du Cheval n'adressait plus beaucoup la parole à Hatsuharu.

- Je ne l'ai pas vu. Répondit le Bœuf laconiquement.

- Elle n'était pas au manoir ?

-Non.

Vu le ton qu'il venait de prendre, Haru n'avait pas envie d'en parler. Et vu que depuis quelques temps, il avait tendance à laisser sa partie sombre s'exprimer très librement, il préféra ne pas trop le brusquer. Il ne faudrait pas qu'il pète un câble en plein milieu de la rue. Ne manquerait plus que ça tient…


Pendant ce temps, une jeune fille aux courts cheveux noirs sortait d'une des salles de résidence des Soma. Elle tenait dans ses mains une assiette remplie de nourriture. Son air était triste, déçu. Elle marchait tristement dans l'immense jardin réservé aux membres maudits de la famille Soma. Soudain, quelqu'un l'interpela.

- Kagura ?

- Quoi ? Ah, c'est toi Isuzu. La jeune fille se retourna et soupira, en reconnaissant son amie aux longs cheveux noirs.

- Tu y es retourné, n'est-ce pas ?

- O… Oui.

- Comme d'habitude ?

Kagura hocha la tête tristement. Oui, c'était comme d'habitude. La personne qu'elle était allée voir restait prostrée, et refusait même de lever la tête vers elle.

- Je sais que c'est dur mais…

- Mais, tu aimerais bien avoir un signe de reconnaissance.

- Je ne lui demande pas de se jeter à mes pieds, mais juste un signe de tête. Là…

- Tu as l'impression d'être de trop, et ça ne fait que renforcer ta culpabilité. Franchement Kagura, je vois que tu souffres. Tu devrais arrêter d'agir ainsi.

La maudite du Cochon baissa la tête, retenant difficilement ses larmes. Isuzu la comprenait si bien. Elle savait parfaitement décrypter ses tentatives vaines pour s'occuper de la personne prisonnière là-bas. Elle compatissait son sort, mais elle se sentait coupable. D'une certaine manière, elle était responsable de son sort. Non en fait ils, les douze Signes, étaient tous responsables.

- Kagura, tu n'es pas la seule qu'il faut blâmer. Ne prend pas ceci comme si c'était uniquement de ta faute.

- Nous aurions peut-être pût empêcher cela Isuzu, le Sanglier laisser passer ses larmes, nous aurions pût les sauver ! Les sauver tous les deux ! Après tout ce qu'elle a fait pour nous, ça aurait été la moindre des choses ! Les Treize avaient enfin l'occasion de vivre heureux, et tout s'est écroulé en quelques mois !

La maudite du Cheval acquiesça en soupirant. A chaque fois qu'elle surprenait Kagura à aller rendre visite à la personne prisonnière, elles avaient toujours la même discussion. Et Kagura finissait toujours par pleurer. Sans doute parce que les deux plus touchés étaient le garçon qu'elle aimait depuis toujours, et la première humaine à l'avoir acceptée comme elle était. Isuzu s'approcha de son amie, et la pris dans ses bras.

- Allons Kagura, ne pleure pas. Tu sais que ça n'arrangera rien.

- J'… J'aimerais tellement pouvoir faire quelque chose pour eux… Mais…

- Kagura…

- Je me sens si inutile. Tout ce que je peux faire, c'est tenter de lui parler et pleurer sur leur sort. Pourquoi je n'arrive pas à aider mes amis, hein ?

- Tu n'es pas inutile Kagura. Isuzu raffermit sa prise sur le corps de son amie.

- Snif, alors pourquoi je n'arrive à rien ?

- Je ne sais pas. Mais ça ne veut en aucun cas dire que tu ne sers à rien.

Les deux jeunes femmes restèrent ainsi, l'une contre l'autre. Chacune regrettant la disparition d'une amie très chère à leur cœur. Puis, il fallut se séparer. Kagura allait bientôt reprendre les cours, et il ne fallait pas être en retard. Elle jeta un dernier regard à la maison qu'elle venait de quitter et soupira.

-J'espère qu'un jour, je pourrais l'aider à supporter sa peine et sa captivité.

Isuzu ne répondit pas, et regarda son amie s'en aller. Puis elle baissa tristement la tête, en proie à de douloureux souvenirs. Une nouvelle fois, elle regretta de ne pas avoir pût mener sa quête à terme. Mais aujourd'hui, la faible lueur d'espoir que Tohru avait allumée était définitivement éteinte. La malédiction ne pouvait être levée. Et tous ceux qui osaient ne serait-ce qu'espérer étaient sévèrement châtiés.


-Non Kisa, non. Je refuse. Le jeune maudit du Mouton croisa les bras, et secoua négativement la tête pour bien marquer son désaccord.

-S'il te plait Hiro, rien que quelques minutes. J'aimerais tellement pouvoir la revoir. Supplia la maudite du Tigre en joignant les deux mains.

-Ça ne servira à rien. Tu te mettrais juste à pleurer parce qu'elle refusera de te parler. Je n'ai pas envie de te voir pleurer.

Les yeux de l'enfant se remplirent de larmes, ce qui statufia le jeune Mouton. Vraiment, Kisa n'avait pas l'air d'une tigresse à ce moment-là. Mais il ne pouvait pas céder. On avait interdit aux deux plus jeunes maudits d'aller voir Tohru, et il n'avait pas envie d'être réprimandé pour avoir désobéit. Alors, il ne céderait pas.

-Mais Hiro, toi aussi tu l'aimais bien. Tu n'as pas envie de la revoir ? Tohru me manque…

Ça y est, elle pleure. Rien que pouvoir ne pas la voir pleurer, il serait prêt à aller la voir et à passer une journée complète avec elle. Mais il savait ce qu'il se passerait si jamais 0ils désobéissaient. Et Kisa le savait aussi. Les plus grands, et surtout Akito, leur avait bien fait comprendre qu'ils ne devaient pas aller la voir.

-S'il te plait Hiro, allons voir

-Quelqu'un veut aller voir Tohru. Demanda une voix glaciale et doucereuse.

Surpris, les deux petits se retournèrent. Un peu plus loin, Akito se tenait debout, immobile. Enveloppé dans son éternel kimono noir. Ses yeux sombres semblaient examiner les deux enfants détail par détail. Hiro et Kisa frissonnèrent. Akito était là ! Il avait tout entendu ! La fillette s'accrocha au maudit du Mouton.

-Je répète, a parlé de Tohru ?

La voix était calme, mais on sentait très bien la menace qui pointait le bout de son nez. Un long moment s'écoula où le temps sembla se figer et l'atmosphère se glacer. Personne ne bougea d'un centimètre. Soudain, le maitre des Douze fit un pas en avant, brisant ce moment. Les deux enfants prirent peur et coururent à toutes jambes. Akito se contenta de pencher la tête sur la gauche, comme s'il ne comprenait pas ce qu'ils se passaient.

-Il semblerait que Tohru soit encore présente dans le cœur de ces enfants. Qu'en penses-tu ?

- Elle a été leur amie pendant longtemps, il est normal qu'ils mettent du temps à l'oublier.

La voix de Kuréno était douce et faible. Lui n'avait pas eu beaucoup de temps pour connaître la jeune Tohru. Mais du peu qu'il savait, il avait conclu que c'était une jeune fille adorable. C'est pourquoi il avait essayé, comme les douze autres maudits, de s'opposer à la décision du Dieu des Douze. Mais Akito était leur divinité toute puissante, et il leur avait fait chèrement payer leur tentative de rébellion.

- J'aurais pourtant crût qu'ils avaient compris. Quel dommage que mes choses ne soient pas plus intelligente que cela. Je crains de devoir réutiliser la manière forte. Fit le jeune travesti d'un ton morne.

- Akito, je vous en prie… Ne pouvez-vous pas les laisser en paix ? Ils ont déjà suffisamment souffert.

- Ne discute pas Kuréno. N'oublie pas la promesse que tu m'as faite pour que j'épargne ta misérable vie.

- Oui, je m'en souviens…

- Si jamais besoin était…

- Oui, j'obéirais.

- Bien. Rentrons.

Le ton d'Akito était calme. Il ne doutait plus maintenant de sa domination sur les treize maudits des Soma. Ils avaient vu ce dont il était capable pour pouvoir les garder auprès de lui. Maintenant, ils n'oseraient plus jamais s'attacher comme ils l'avaient fait à des humains. Et si par malheur ils s'avisaient de le faire, alors… Il jet un regard à l'ancien maudit du Coq. Oui, il ne faisait aucun doute qu'il lui obéirait. Kuréno était celui parmi les douze qui lui avait juré fidélité absolu. Il c'était engagé à tout faire pour qu'Akito soit heureux.

Kuréno suivait Akito tête baissée. Parfois, il lui arrivait de regretter sa promesse. De vouloir reprendre sa liberté, et vivre comme un humain normal. Mais il avait encore trop de compassion pour sa divinité pour oser le faire. Malgré tout ce dont il était capable, Akito souffrait aussi. Il avait peur de voir le lien se brise et ne voulait pas que ça arrive. Mais il plaignait Tohru. Cette jeune fille innocente qui avait tout simplement voulu les aider.

-Avec un peu de chance, lâcha soudain Akito, tu n'auras pas à intervenir. Ils l'oublieront.

-…


La journée passa, et la journée au lycée se termina. Yuki rentrait chez Shiguré déprimé. Pendant toute la journée il avait dû subir les regards inquisiteurs de Saki et Arisa. La première l'avait même scruté d'un regard si intense qu'il avait crût voir des ondes se matérialiser autour d'elle. Mais il ne pouvait rien leur dire, alors il prétendait ne rien savoir. Mais il fallait croire que le sixième sens des filles n'était pas une légende, car elles doutaient.

-YUKIIIIIIIIIIIII !

Oh non cette voix… Ce n'était quand même pas ? Très lentement, il se retourna. Et si, c'était bien lui. Ce grand dadais aux fins cheveux qui voletaient autours de lui, aux yeux si jaunes qui hurlait son nom à tout va… C'était le maudit du Serpent en personne. Ayamé Soma, l'une des personnes les plus prétentieuses qu'il connaissait. Et son grand frère par la même occasion. L'espace d'un moment, il fut tenté de faire comme si de rien n'était. Il n'était pas en très bons termes avec lui, même si ça c'était amélioré un petit peu.

-Yuki ! Ton grand frère favori avait envie de te consacrer un peu de sn temps ! Je constate avec plaisir que j'arrive juste à temps pour te raccompagner chez Shiguré. Comme ça, nous pourrons discuter en route et tu pourras…

-Pourquoi es-tu venu ? Lâcha Yuki d'un ton froid.

-Mais voyons, je viens de te le dire. Je voulais passer du temps avec toi. Avec ce qui s'est passé dernièrement, je me suis dit que tu aurais besoin d'une oreille attentive à qui tu pourras confier tes problèmes.

-Et tu es cette oreille attentive je suppose ?

-Je suis ton grand-frère, je saurais te consoler. Je saurais trouver les mots pour calmer cette douleur qui te pèse tant. Sur-ce, il prit un air fier.

« La seule fois où je t'ai demandé de l'aide, tu n'as pas voulu et tu m'as rejeté. » Le regard de Yuki c'était durci, mais il n'explicita pas ses pensées et se contenta de tourner le dos à son frère. Nul besoin de revenir là-dessus. Il commença à marcher droit devant lui, sans se préoccuper de son ainé.

-Yuki, où tu vas ? S'inquiéta Ayamé en le voyant partir.

-Je n'ai pas besoin d'une nounou. Si tu veux aller chez Shiguré, va-y tout seul. Moi, je ne t'attendrais pas.

-Yuki, tu es méchant ! Tu pourrais au moins prendre en considération les efforts que je fais pour nous rapprocher. Je ne te demande pas de m'adorer, juste de… Hé ! Tu m'écoutes ?!

Non, le jeune Soma aux yeux violets ne l'écoutait pas et continuait sa route. Il n'avait pas envie de voir son frère. Même s'il commençait à lui pardonner, la blessure était toujours là. Il l'avait abandonné au moment où il avait le plus besoin de lui. Et il ne comptait pas l'oublier aussi facilement. Ce serait bien trop facile. Il continua donc insensiblement sa route, sans se préoccuper des cris de son ainé. Lorsqu'ils arrivèrent enfin chez le maudit du Chien, il prit juste le temps de saluer son hôte avant d'aller dans sa chambre.

-Tu as de la chance Shiguré, toi au moins il te dit bonjour. Bougonna le Serpent.

-Bonjour Ayamé, je vois que ça ne va pas mieux avec ton petit frère.

-Je venais juste le saluer. Je ne comprends pas son comportement.

-Il est triste et c'est replier sur lui-même depuis que… Ne me dis pas que toi, tu n'es pas triste. Termina-t-il après un temps de pause.

-Bien sûr que si, mais ce n'est pas une raison pour refuser mes marques d'affection. Ayamé prit un air fier, mais on sentait bien qu'il était blessé.

-Quand il redescendra tu pourras essayer de lui parler. Faites juste attention à ne pas me casser de porte ou de fenêtre. Akito est de mauvais poil depuis quelques temps

Malgré ce qu'augurait un Akito de mauvaise humeur, Shiguré avait annoncé ça sur un ton badin. Ayamé s'installa près de son vieil ami après avoir échangé un regard complice avec lui. La soirée avec Ayamé et Yuki dans la même maison risquait d'être mouvementée. Surtout si le plus jeune continuait à faire la tête au plus vieux. Au moins, le maudit du Chien espérait que ça change de ces soirs où ils restaient l'un en face de l'autre, sans échanger un mot. Au moins il y aurait un peu d'animation aujourd'hui.


Momiji rentrait chez lui, seul encore une fois. Il aurait aimé avoir quelqu'un avec lui, au cas où il retomberait sur la bande qui l'avait embêté l'autre soir, mais personne n'avait été disponible. Alors il avait dû se résoudre à prendre le chemin du retour en solitaire. Un frisson lui parcourait le ventre de temps à autre. Signe qu'il allait bientôt se passer quelque chose. Il jeta frénétiquement des regards à droite et à gauche. Non, il ne voyait rien. Il n'y avait pas de danger à l'horizon. Il soupira et continua sa marche. Mais plusieurs mètres plus loin…

-Eh, toi !

Oh non… Il déglutit, puis se retourna. Et si. C'étaient eux. Ils n'étaient plus aussi nombreux, il n'y avait plus que le chef, la fille et un troisième garçon. Mais c'était bien assez pour le pauvre maudit du Lapin. Les ennuis n'allaient pas tarder à arriver, il le sentait. Il commença à reculer, au cas où.

-Reste ici !

S'il s'enfuyait, ils le rattraperaient aisément. Il se résolu donc à rester ici, se demandant quelle tuile allait encore lui atterrir sur le crâne. Comme s'il n'avait déjà pas assez de problème. La fille s'approcha de lui.

-Alors, on ne dit pas bonjour à ses copains ? Le monstre.

-Je ne suis pas un monstre ! Se défendit immédiatement l'adolescent, en regrettant quelques secondes plus tard ses mots.

-Oh si, tu en es un. Tu es même notre petit monstre à nous, notre petite chose.

Gloups. Ce discours ne lui était pas inconnu, il ressemblait à l'une des déclarations qu'Akito était capable de sortir lorsqu'il parlait à l'un des maudits. Il voulut s'esquiver, mais le chef de la bande l'attrapa par le bras. Les deux autres l'encadrèrent aussitôt, en dardant des regards menaçants sur lui. Puis le chef pris la parole d'une voix doucereuse, qui n'était pas sans rappeler celle d'Akito.

-Tu ne voudrais pas que tout le monde sache ce que tu es, n'est-ce pas ? Tu ne voudrais pas avoir à supporter le regard méprisant des gens partout où tu passes ? La pression se raffermit au fur et à mesure que les mets étaient prononcés.

-Que…

-Ce serait vraiment dommage pour toi n'est-ce pas ? Mais heureusement pour toi, nous sommes compréhensifs. Nous allons te proposer un marché. Un marché que je ne te conseille pas de refuser, bien entendu.

-…

Momiji ne répondit pas, espérant que quelqu'un allait arriver pour faire stopper son supplice. Mais encore une fois, personne ne vint. Il prit son courage à deux mains, et demanda de quel genre de marché il s'agissait.

-En échange de notre silence, tu dois te soumettre à nos désirs. Tu exauceras chacun de nos souhaits sans renâcler. Et ce, quel que soit ce que nous demandons. C'est bien compris ? Nous n'acceptons aucunes discussions.

-Jamais ! Il essaya de se libérer de l'emprise du bras, en vain.

-Je te conseille de réfléchir, si tu refuses. Nous ébruiterons ta condition de monstre, et apporterons les preuves nécessaires. Se sera facile, avec notre amie.

La respiration de Momiji s'arrêta. Non, il ne pouvait pas accepter. Mais s'il refusait, sa famille risquait d'avoir des problèmes. Il ne voulait pas. Les autres maudits n'avaient que trop soufferts, il ne voulait pas leur infliger ça. Et s'il acceptait…

-Répond !


Vous êtes arrivez! Alors ça vous à plût? Je suppose que ceux qui sont arrivés à la fin ont notés plusieurs incohérences (à commencer par le fait que la malédiction ne soit pas levée, mais celle là était voulue) en fait quand la fic était commencée, je n'avais pas fini de lire la série, et je ne l'ai toujours pas finie d'ailleurs, et donc ben... Il y a des choses dont je n'étais pas au courant. Donc oui, certains persos ou certaines situations risquent d'être hors contexte. Vous êtes prévenues (ou prévenus) je tenais à mettre ça au clair.

Sur ce, à la prochaine :D