Disclaimer: Ça n'a toujours pas changé, Fruit Basket ne m'appartient pas.

Hop, troisième chapitre. Les choses continuent à avancer lentement. Bientôt, on entrera dans le vif du sujet (va bien falloir y aller un jour) Pour l'instant, on continue à tourner autours du pot sans trouver comment y entrer :p J'espère que ce chapitre vous plaira, n'hésitez pas à me laisser des coms.

Chapitre 3 : Liés

Hatori bailla. Il c'était endormi dans son bureau hier soir, et venait de se réveiller. Il devait être 7 heures du matin. Il senti alors une couverture sur ses épaules, il ne se souvenait pas en avoir mis une. Probablement Momiji qui avait dû le trouver ainsi en rentrant. Ce gamin avait un cœur d'or, vraiment. Il allait dans la chambre du jeune maudit, et vit une masse blonde dépassant des couvertures. Il dormait encore.

-Je vais le laisser se reposer encore un peu. Et je devrais faire de même aussi.

Il se sentait fatigué. Sûrement parce que cette nuit de sommeil devait être la première depuis longtemps. Et encore, il n'avait pas l'impression de s'être réellement reposé. Mais maintenant qu'il était debout, il ne pourrait plus se rendormir. Il n'avait plus qu'à se renfermer dans son bureau, comme d'habitude. Mais avant…

Quand le Lapin se réveilla, la première chose qui lui vint à l'esprit fut d'aller rendre visite à Tohru. Mais la vérité lui revint bien vite au visage, et il sentait des larmes poindre sur ses paupières. Non seulement la jeune brune n'était plus là, mais en plus il allait devoir garder pour lui un terrible secret pour ne pas importuner les autres. Si jamais ils, et surtout Akito, l'apprenaient. Tout ça lui retomberait dessus instantanément. A un moment, il avait envisagé d'en parler au médecin de la famille. Mais lorsqu'il l'avait vu endormi, exténué par des jours de travail, il n'avait pas osé et c'était contenté de lui mettre une couverture sur les épaules.

« Lui aussi doit avoir du mal à se remettre des derniers évènements… S'assommer de travail doit être sa manière de résister… »

Il soupira et se résolu à descendre. Hatori n'était plus dans la maison, il devait être parti. Mais il avait pris le temps de lui préparer son petit déjeuner avant de partir. Momiji souri devant cette gentille intention. Au moins, il ne l'oubliait pas. C'était le principal.

-Merci, Hatori. Murmura-t-il.

Aujourd'hui, c'était le dernier jour avant le week-end. Avec de la chance, il ne croiserait plus le groupe qui lui menait la vie dure avant un petit moment. Cette perspective le rassura, il pourrait profiter de ce temps de répit pour réfléchir.


-BONJOUR MON PETIT FRÈRE ADORE !

Yuki grommela en entendant cette voix lui écorcher les oreilles. Ce matin, il avait espéré que son frère ait déserté la maison. Mais apparemment, il avait décidé de lui mener la vie dure jusqu'à ce qu'il retourne au lycée. Il entendit Shiguré ricaner, amusé par la situation. Il lui dédia un regard mi- énervé, mi- endormi.

-Eh bien Yuki, on ne salue pas son grand frère ? Protesta Ayamé.

-Je croyais que tu partirais avant moi.

-Je voulais te faire l'honneur de t'accompagner au lycée aujourd'hui. Nous ne passons pas beaucoup de temps ensemble, alors autant profiter de ces rares moment fraternels. L'ainé se lança dans un long monologue.

Yuki soupira et s'installa à table. Les repas n'étaient plus aussi bons qu'à l'époque où Tohru habitait ici, mais il ne pouvait pas se plaindre. Il laissa son frère le prendre par les épaules pour lui faire des câlins, plus fatigué qu'autre chose par cet acte tendre. Désirant partir la plus vite possible, il finit son déjeuner en quatrième vitesse et se leva.

-Quoi, on y va déjà ? S'étonna le Serpent.

-Tu n'es pas obligé de me suivre, je n'ai pas besoin de toi comme nounou. Tu peux très bien rester avec Shiguré.

-Ne proteste pas, j'ai dit que je t'accompagnerais. Alors je viens avec toi.

Le Rat et le Serpent saluèrent donc le maitre de maison, et Ayamé ne pût s'empêcher de taquiner son ami en lui disant de rester ici comme un bon chien. Ce qui fit sourire le concerné. Lorsque les deux frères durent dehors, ce fut le calme plat. Ils se contentèrent de marcher vers leur destination. Puis, Ayamé prit la parole.

-Tu n'as rien à me raconter ?

-Je t'ai déjà dit que non.

-Tu sais…

-Si c'est pour me dire que tu regrettes ton comportement quand nous étions plus jeune, nous en avons déjà parler.

La remarque jeta un froid entre les deux frères. Le silence se réinstalla tandis que le Serpent sembla réfléchir. Puis il reprit.

-Je sais que tu n'as toujours pas pardonner ma froideur à ton égard, et je ne te demande pas de le faire. Mais j'aimerais sincèrement…

-Je n'ai pas envie d'en parler.

-Alors parlons de Tohru alors, parlons de…

Le regard glacial que lui lança le Rat le fit s'arrêter net. D'accord, ce n'était vraiment pas le moment d'aborder ça. Mais il aimerait tellement pouvoir se racheter en aidant Yuki. Pourquoi ne voulait-il pas le comprendre ? Tout ce qu'il voulait, c'était agir comme le grand frère qu'il aurait dû être. C'était douloureux de voir ses efforts ainsi rejetés.

-Nous ne devons plus parler d'elle, souviens toi. Si tu veux agir comme quelqu'un de responsable, tu ne dois pas aborder des sujets pareils.

-Mais toi, tu as envie d'en parler. Tu as vécu avec elle pendant…

-Je n'en parlerais à personne, et surtout pas à toi. On est arrivé, au revoir.

En effet, le lycée était en vue. Yuki planta son frère là, sur ce salut sec et continua son chemin sans un regard. Le Serpent resta là, en proie à de profonds remords. Encore une fois il avait échoué. Il faisait le fier, mais parfois il avait envie d'abandonner. C'était trop dur. Yuki lui en voulait trop… Il ne lui pardonnerait jamais.

« J'aimerais tellement qu'un jour… »

Il soupira, et se détourna du lycée. Il avait échoué, encore une fois… Mais il ne pouvait pas abandonner ! Un jour, réussirait à se faire pardonner par Yuki ! Il était bien trop génial pour ne pas y arriver ! Un jour, obtiendrait le pardon de son frère, et pourrait enfin se pardonner à lui-même. Il en était sûr.


Yuki pénétra à l'intérieur du lycée. Soulagé de ne plus avoir son frère sur le dos. Même si ça faisait une impression de vide, il n'avait plus à supporter son bavardage incessant. Ce qu'Ayamé pouvait être insupportable lorsqu'il s'y mettait ! Entre lui et Shiguré, il ne savait pas lequel il avait le plus envie de lui tordre le cou.

-Eh, Yuki.

Il se retourna et vit celle qui l'avait appelé, en compagnie de son amie. Saki et Arisa, les deux complices de Tohru. Depuis que la jeune brune n'était plus là, elles ne faisaient que de le questionner à propos de cette disparition soudaine. Il ne pouvait rien dire, et se contentait de détourner la conversation. Mais c'était plus difficile chaque jour.

-Oui Saki ?

-Tu n'as pas de nouvelles de Tohru ?

-Pourquoi en aurais-je ? Elle est partie de chez nous précipitamment, et ne donne plus de nouvelles depuis. Je ne sais même pas où elle est.

C'était à peu près vrai. Il ne savait vraiment pas où elle était, en fait il ne savait même plus si elle était vivante. La dernière fois qu'il l'avait vue, c'était quand… Il n'eut pas le temps de se replonger sans ses souvenirs qu'un toussotement le fit sursauter. Les deux anciennes amies de Tohru s'étaient rapprochées, et le fixait d'un regard inquisiteur. Elles ne le croyaient pas, c'était clair et net. Mais il ne pouvait vraiment pas leur dire la vérité. Elles ne le croiraient pas non plus de toute façon.

-Tu veux me faire croire qu'après avoir partagé sa vie pendant des mois, tu ne te soucie même pas d'avoir de ses nouvelles ne serait-ce qu'une fois par mois ? Après avoir été si proches d'elle, tu la laisse tomber ?

Elles avaient leurs regards qui n'auguraient rien de bon. Arisa semblait prête à l'envoyer contre le mur à l'autre bout de la salle, et Saki donnait l'impression d'émettre des ondes négatives. Il fallait trouver une échappatoire au plus vite.

-Et le rouquin qui trainait toujours avec vous. Kyo, c'est ça ? Repris la blonde.

-Oui, eh bien ?

-Où est-il ? C'est ton cousin, tu devrais le savoir.

-Il… Il…

-Tu oses ignorer quelque chose à propos de ton propre cousin, tu mériterais de mourir asphyxié par des ondes négatives. Le regard de Saki devint alors très sombre.

D'accord, il était vraiment très mal. Soudain, une tête brune vint s'interposer entre lui et les deux filles. Il soupira en reconnaissant Kakéru. Il était content de le voir celui-là. Le jeune garçon le salua et l'attrapa par le bras. Il voulait discuter de l'association des élèves avec lui. Pendant qu'ils s'éloignaient, il entendit une voix d'outre-tombe prononcer.

-Tu ne t'en tireras pas aussi facilement à chaque fois, Yuki Sôma. Un jour nous t'obligerons à avouer la vérité.

-Eh bien, fit Kakéru lorsqu'ils furent suffisamment éloignés, qui sont ses filles ? Tu leur à toutes deux promis de sortir avec elles ?

-N'importe quoi. Lâcha l'adolescent aux yeux violets.

-Tu sais, je ne me mêlerais pas de ta vie sentimentale. C'est juste que je les trouve bien agressives. Un peu comme des jeunes filles frustrées de ne pas avoir pût partager un peu de temps avec le Prince.

-Tu as tout faux. De quoi voulais-tu me parler ?

-De nous, commença l'ado d'un ton faussement sérieux, d'accord. Arrête de me fusiller du regard. Je voulais te parler du club.

-Ah ?


Pendant ce temps, HatsuHaru arrivait à son tour au lycée. Même s'il ne le montrait pas, il était déprimé par sa situation avec Isuzu. Il aimerait tellement pouvoir l'aider, mais c'était peine perdue. Au moins, elle ne le rejetait pas et tolérait qu'il soit près d'elle. Mais il n'avait pas le droit d'ouvrir la bouche. Sinon, elle piquait une crise monstrueuse et ça se terminait par des larmes.

« Je ne comprends vraiment pas ce que je lui ai fait... je suis aussi triste qu'elle de ce qui est arrivé à Tohru et Kyo. Je ne la comprends pas... »

Il n'osait pas en parler, montrer à quel point il souffrait. Et surtout pas à Yuki qui essaierait sans doute d'arranger les choses en les aggravant encore plus. Non, il devait résoudre ce problème tout seul. C'est pourquoi, il faisait de son mieux pour cacher son mal-être. Il avait même réussi à refouler son autre personnalité à un moment où il était vraiment énervé. Et il fallait croire que ça marchait, on le croyait quand il disait qu'il arrivait à gérer.

« Tient, ce n'est pas Momiji que je vois là-bas »

Si, c'était bien son cousin. Il était entouré d'un groupe composé de cinq garçons et d'une fille. Le Bœuf n'arrivait pas à voir son visage, mais il eut une drôle d'impression. Comme si Momiji avait des problèmes. Il s'approcha, on se retourna vers lui. Il vit le jeune blond tressaillir, il n'arrivait pas à un bon moment ? Tant pis, il allait quand même parler à son cousin.

-Salut Momiji.

A peine eut-il fait un pas vers son cousin que le groupe qui l'entourait lui jeta un regard scrutateur. D'accord, il n'était pas le bienvenue. Obéissant aux règles qu'on lui avait apprises, il se présenta. Puis, s'adressant au maudit du Lapin, il demanda ce qu'il se passait. Son cousin sembla hésiter.

-On... On ne faisait que parler Hatsu... C'est gentil de t'inquiéter.

-Momiji, éloignons-nous. Nous n'avons pas fini de parler. L'un des garçons attrapa le jeune blond par le bras.

-Hatsu, on se parlera plus tard. D'accord ?

Momiji adressa un signe d'au revoir à son cousin, en essayant de sourire d'une façon convaincante. Il ne fallait pas que le Bœuf se doute de quelque chose. Il n'était pas aussi stupide que ce que l'on croyait. Même si à le voir regarder la scène d'un air interrogateur, les mains dans les poches, on ne l'aurait pas crût. Il se laissa donc tirer, en sachant que toute résistance serait de toute façon inutile.

-Il n'aurait pas dû arriver à ce moment-là. Assena le chef, lorsqu'ils furent suffisamment éloignés.

-Je ne pouvais pas savoir ! Se défendit le maudit.

-Laissons-le de côté. Nous avons une première mission pour toi.

Le jeune garçon tressaillit. Il avait un très mauvais pressentiment tout à coup. Mais, il ne pouvait plus retourner ne arrière. Sa seule chance aurait pût être HatsuHaru, mais il avait préféré le maintenir à l'écart. Alors, il allait devoir se débrouiller tout seul. Lorsqu'il entendit ce que les autres attendaient de lui, sa première réaction fut de refuser.

-Je ne veux pas faire ça ! Vous n'avez pas le droit de...

-N'oublie pas notre marché. Tu tiens donc tant que ça à ce qu'on apprenne la vérité sur toi ? La voix était lourde de menaces.

-N... Non...

-Alors tu sais ce qu'il te reste à faire.

Oui, il le savait. Mais ça le répugnait. Ce soir, quand il allait rentrer, il aurait sans doute envie de vider le contenu de son estomac dans les toilettes. Il ne pouvait pas reculer

-Pourquoi voulez-vous...

-Parce-que nous en avons envie. C'est tout.

La réponse avait été si simplement donnée. Comme s'il s'agissait de l'évidence même. Que faire ? Une nouvelle fois, il eut envie de fuir. De laisser ses problèmes là, en subissant les conséquences. Mais il ne pouvait pas. Si sa condition était ébruitée, ça ne toucherait pas que lui, mais la famille Sôma dans son ensemble. Et il ne devait pas laisser cette situation arriver. Même si éloigner des gens de leurs maisons assez longtemps pour que le groupe puisse la cambrioler lui donnait des hauts de cœurs.

-Nous te laissons aller en cours, j'espère que tu seras devenu plus docile à la fin de la journée. Enfin, c'est dans ton propre intérêt.

-…

Momiji baissa tristement la tête. Conscient de paraitre pitoyable. Il était en train de se laisser mener par le bout du nez par cette bande parce qu'il n'était pas capable de se défendre correctement. Beaucoup de membres de sa famille aurait pût faire comme si de rien n'était. Mais lui ne pouvait pas, il était trop faible. Il se dégoutait lui-même.


Pendant ce temps, dans la résidence des Sôma. Kagura sortait de la maison du chat, une nouvelle fois au bord des larmes. Encore une fois, la personne prisonnière avait refusé de s'alimenter. Encore une fois, elle s'était retrouvée seule, devant un véritable mur de silence et de douleur. Et encore une fois, elle était anéantie par cette visite.

-Combien de temps pourras-tu tenir dans ce mutisme destructeur ? Je comprends que tu sois triste, nous le sommes tout autant que toi.

Elle ne fit pas attention à sa destination. Si bien qu'elle failli heurter Akito, accompagné de Kuréno. Elle s'excusa auprès de son dieu, qui se contenta de la regarder de haut. Alors qu'elle allait se remettre en route, il lui demande d'où elle venait. D'un ton glacial. La maudite du Cochon senti son sang se glacer dans ses veines, mais répondit le plus naturellement possible.

-Je me promenais dans les jardins, je ne faisais pas vraiment attention à ma route.

-Pourtant, tu devrais savoir que la maison du Chat n'est qu'à quelques mètres de là. Ne serais-tu pas en train de me mentir ?

-Pourquoi vous mentirais-je ? Questionna Kagura, de plus en plus apeurée.

-Peu importe, répondit Akito avec une moue dégoutée, j'espère que cette histoire est terminée, et que cette maudite Honda n'occupe plus tes pensées. Elle doit disparaitre de ton esprit, comme de celui des autres membres des Douze.

-O… Oui… J'en suis consciente.

Akito sembla juger du regard, la maudite du Cochon. Puis, le travesti détourna son regard et continua sa route. Kuréno, qui c'était tenu derrière Akito durant tout ce temps, s'arrêta à la hauteur de Kagura. Son regard compatissant rompait avec le mépris du Dieu des Douze. Il murmura à la jeune fille.

-Je sais qu'ils te manquent. Mais tu dois te souvenir que…

-Je sais très bien ce qu'il risque de se passer. Siffla la jeune fille.

-Ne fait pas de bêtise, Kagura. Akito est méfiant.

L'ancien maudit du Coq continua sa route, laissant derrière lui une jeune fille de 20 ans perplexe. Elle avait du mal à le juger, et ne savait pas de quel côté il se situait exactement. Il était souvent collé à Akito, mais venait souvent en aide aux Douze dans la mesure du possible. Et lorsque… L'arrivée d'Isuzu interrompit ses pensées. La maudite du Cheval venait vers elle, le visage fermé.

-I…

-Tu as croisé Akito ? Je l'ai vu sortir peu de temps après ton départ, je l'ai donc suivi.

-Oui, il était Kuréno. Je viens de les croiser à l'instant.

-Ce que tu fais devient vraiment stupide. Si Akito apprend cela, comment crois-tu qu'il réagira ? Il serait furieux.

-M… Mais… Je n'arrive pas à… Essaye de me comprendre, c'est plus fort que moi. Il faut que j'aille voir…

-Chut, la maudite du Cheval plaqua ses mains sur la bouche de son amie, ils sont peut-être encore dans les parages. Eloignons-nous, se sera plus prudent.

Kagura suivit son amie. Au début, le courant avait eu du mal à passer entre elles deux. Isuzu ne s'était pas sentie à sa place dans cette maison qui rayonnait de bonheur. Tour lui avait rappelé le mensonge dans lequel elle avait vécue pendant tant d'années. Mais les choses s'étaient améliorées à partir du moment où la jeune fille avait parlé de sa quête à Tohru. Elle était devenue moins froide avec elle. Même si, bien sûr, elle prenait soin de garder une certaine distance avec Kagura.

Pendant ce temps, Akito et Kuréno étaient arrivés en vue de la maison du Chat. Maison maudite entre toutes, car elle était normalement destinée à renfermer le treizième maudit. Celui ou celle possédé par l'esprit du chat. Quand le félin n'était pas enfermé, le dieu pouvait s'en servir pour punir ceux qui avaient désobéit et qui était au courant de l'existence de la malédiction.

-Comment des personnes peuvent-elles être aussi stupides pour nier le lien éternel qui existe entre les Treize et leur dieu ? Personne ne devrait pouvoir faire preuve d'une telle arrogance à mon égard.

Kuréno ne répondit pas. Sachant très bien de qui Akito faisait allusion. Ren Sôma, la propre mère d'Akito Sôma. La mère et la fille étaient en conflit depuis la mort du père d'Akito, des années auparavant. L'une prétendait que le lien n'était qu'une pure fiction, et l'autre s'accrochant désespérément à ce qu'on lui avait dit pendant toute son enfance. Elle était née pour être aimée, les Treize ne la quitteraient jamais. Ils étaient unis pour l'éternité.

-N'ai-je pas raison Kuréno ? Le lien qui uni les Maudits à leur dieu est éternel. Même lorsqu'il est brisé, il demeure. Tu ne fais plus parti des Douze, pourtant tu es resté avec moi.

Oui, Kuréno était resté. Il n'avait pas réussi à quitter cette pauvre enfant perdue, dans un monde qui n'avait cessé de la mettre à l'écart. Malgré toutes les horreurs qu'elle avait faite, il n'avait pas pût la laisser toute seule. Il lui était lié pour l'éternité.

-Tohru Honda n'était qu'une parenthèse destinée à tester notre lien. Elle n'était là que pour être punie d'avoir essayé de briser notre belle famille. Et maintenant, elle échouée et en a subit les conséquences.

-…

-Plus rien ne subsiste d'elle, n'est-ce-pas ? J'ai encore une fois gagné mon pari.

Oui, pour l'instant elle était encore la maitresse des Douze. Mais à quel prix ? A-t-elle seulement conscience de la tristesse qu'elle avait infligée aux maudits ? Leurs âmes possédées hurlaient silencieusement leur détresse d'avoir perdu une amie. De ne pas avoir sûr la protéger de la colère du Dieu. L'ancien maudit du Coq le savait, mais il ne pouvait rien faire. Il était lié à Akito comme une statue était liée à son socle.

-Rentrons, je commence à être fatiguée.


Et la journée passa, avec une lenteur qui frisait celle de la marche funèbre. La fin des cours arriva enfin, et Momiji sorti de la salle de classe. Il avait prévu de s'éclipser très vite, dans l'espoir d'échapper à ceux qui lui menait la vie dure. C'était lâche, mais c'était la seule solution qu'il avait trouvé. La fuite. Il crût avoir réussi lorsqu'il fût arrivé au portail sans trop d'encombres. Mais il déchanta très vite, une main se posa sur son épaule. Ils étaient là, derrière lui, au grand complet.

-Alors, on croyait pouvoir nous échapper ?

-Quoi ? Mais non, pas du tout !

-Alors, tu as réfléchi ?

-…

-Hey, Momiji !

Il se retourna, et vit Haru et Yuki arriver vers eux. Un sourire passa brièvement sur son visage. Avec de la chance, ses cousins le sortiraient de ce mauvais pas. De plus, ils savaient tous les deux se défendre en cas de danger.

-Tu veux qu'on rentre ensemble aujourd'hui ? Proposa le Rat en s'abaissant à sa hauteur.

-Bi…

-Il préfère rentrer avec nous aujourd'hui. Le coupa Takumi.

-Ce n'est pas à toi que l'on s'adresse. Fit remarquer le Bœuf, les mains dans les poches.

-Aujourd'hui, il a décidé de rester avec nous. N'est-ce pas Momiji. Il lança un regard très appuyé sur sa victime.

-C'est vrai Momiji ? Interrogea Yuki

-Eh bien…

Quel dilemme. Il avait la possibilité de fuir grâce à ses deux cousins, plus forts que lui et probablement que le groupe, mais il avait peur que ledit groupe se venge en allant répéter à tout le monde ce qu'il était. Oh, avec de la chance, ils ne seraient pas crût sur le coup. Mais il ne pouvait pas prendre ce risque. Il baissa la tête.

-Très bien, nous te laissons décider. Sur ce ton chargé de menaces, ils s'éloignèrent.

-Quelque chose ne va pas ? Tu as un problème ?

-N… Non pas du tout, je vais aller avec eux. Le Lapin leur fit un charmant sourire, qu'il voulait rassurant et se détourna.


Pauvre Momiji, il était si près d'être sauvé... Malheureusement, aucuns de se cousins n'a deviné. Des légers doutes, au mieux tssss. Et Akito est toujours égale à elle-même. Toujours aucune nouvelle de Tohru ou de Kyo. Au fait, avez-vous des hypothèses sur les évènements qui font souffrir les Soma? Je serais curieuse de les entendre.

A la prochaine ^^