Disclaimer: Rien à faire, Fruit Basket appartient toujours à son auteur original

Eh voilà le chapitre 4 bien frais, vu que ça fait un moment qu'il est terminé. Les choses continuent à aller mais mal. Mais vous allez voir, ça va vraiment dégénérer dans quelques chapitres *rire diabolique* je remercie mes lecteurs déclarés ou non, et je leur souhaite une bonne lecture ^^ En espérant que ce chapitre vous plaira.

Chapitre 4 : Réflexion

-Eh bien Ayamé, tu vas rester ici jusqu'à ce que Yuki revienne ? Tu pourrais au moins me dire ce qu'il s'est passé.

Depuis qu'il avait accompagné son frère jusqu'au lycée, Ayamé s'était réfugié dans la chambre du Rat et n'avait daigné en bouger que pour manger ou aller aux toilettes. Au début, le maudit du Chien avait trouvé cela amusant. Mais maintenant, le fait de ne rien savoir le vexait. Que c'était-il donc produit entre les deux frères ?

-Allez Aya, dit-moi tout.

-Je réfléchi.

-Depuis tout à l'heure ? C'est une bien longue réflexion. Moi je ne suis pas capable de réfléchir plus de quelques minutes d'affiler. Quelques heures quand je me force. C'est à cause de Yuki ?

-Tu ne pourrais pas comprendre.

-Dit toujours.

-Il ne veut pas faire d'efforts avec moi, malgré tout ce que je fais pour lui. J'ai l'impression qu'il a décidé de ne jamais me pardonner.

-Tu déprimes vraiment là.

-Je n'arrive pas à lui prouver que je peux me comporter comme un vrai grand frère. Tout ce que je dis est stupide.

-Oui, il déprime vraiment.

-C'est tout ce que tu trouves à dire ?

Shiguré pouffa un peu, trouvant la situation intéressante. Les efforts apparemment vains du pauvre Serpent lui semblaient amusants, et il serait curieux de voir ce que ça donnerait par la suite. Il s'approcha de son ami et s'agenouilla à ses côtés. Pensant que si le Rat rentrait à ce moment-là, il piquerait une sacrée crise.

-Tu sais, avec ce que tu lui as fait quand il était petit, ça ne m'étonne pas qu'il réagisse comme ça à ton égard.

-Je sais très bien ce que j'ai fait. Mais j'essaye de me racheter. C'est lui qui ne veut pas faire d'efforts.

-Peut-être parce qu'il ne trouve pas cela suffisant. Qu'il faut que tu fasses davantage d'efforts pour lui prouver ce que tu vaux. Après tout, Yuki est quelqu'un de très exigent quand il est le veut. Il est toujours méchant avec moi. Il termina sa tirade par un faux sanglot.

-Oui, Yuki est méchant. Repris Ayamé sur un ton plaintif.

C'est ce moment-là que choisi le maudit du Rat pour rentrer dans sa chambre. Il mit les deux adultes dehors en les traitants d'imbéciles et d'empêcheurs de tourner en rond. Ayamé salua Shiguré et s'en alla. Le maudit du Chien resta quelques instants, sans rien dire, devant la chambre du Rat. Puis, il sorti sur un ton froid et tranchant.

-Tout le monde sait que tu es triste, et nous sommes tout aussi tristes que toi. Mais si tu traites les gens de cette manière, ils finiront très vite par te mettre de côté.

-Laisse-moi réviser.

-Tohru n'aimerait pas te voir rejeter ainsi ton propre frère. Pourtant, elle sait comment il s'est comporté avec toi. Elle penserait sûrement que…

La porte s'ouvrit violemment, et laissa place à un adolescent au bord de l'explosion de rage. Nullement impressionné, Shiguré garda son air froid et scrutateur. Il y eut un affrontement invisible entre les deux Sôma.

-Je t'interdis de parler de Tohru de cette manière !

-Et pourquoi ? Parce qu'elle passait plus de temps avec toi qu'avec moi ? Tu sais, si j'avais été au lycée, j'aurais pût passer beaucoup de temps avec elle.

-Tu ne la connais pas. Tout ce qui t'intéresse c'est de te servir de ceux qui t'entoure pour des machinations diaboliques. Tu ne prends pas en considération les sentiments humains. Je suis sûr que tout ce qui s'est produit de mauvais depuis l'arrivée de Honda est de ta faute !

-Voyons, tu vas un peu trop vite en besogne là. J'admets être un peu manipulateur mais…Rouvre-moi cette porte ! Scanda le maudit.

-Pas question. Je refuse de discuter plus longtemps avec toi.

-Très bien. Je terminerais donc ma tirade ici, malgré le mur de froideur que tu me présente. Tu me parlais des sentiments humains tout à l'heure. Mais que fais-tu de ceux de ton frère ? Tu le rejettes sans se préoccuper de ce qu'il pense sans rien dire. Qui de nous deux est le plus cruel, hein ? Celui qui manipule, ou celui qui reste refermé sur lui-même sans se préoccuper des personnes qui font des efforts pour se rapprocher de lui. Sur-ce, je vais préparer le repas. Termina-t-il d'un ton joyeux, contrastant la froideur avec laquelle il avait débité tout son discours.

Surpris par ce changement d'attitude. Yuki rouvrit la porte, mais ne dit rien. Le maudit canin était trop loin pour l'entendre de toute façon. Il referma donc la porte, et recommença à s'enfermer sur lui-même. Les paroles de Shiguré avaient été entendues, mais elles n'avaient pas fait mouche dans son esprit.

-HATORIIIIIIIIIIIIIII !

Le maudit de l'hippocampe regretta d'avoir décroché son téléphone. La voix stridente d'Ayamé venait de lui vriller ses pauvres tympans. Il se prépara déjà à une avalanche de jérémiades concernant Yuki, il ne doutait pas sur ce point, et se massa les tempes. Pendant ce temps, le Serpent avait déjà commencé son discours.

-Ayamé, j'ai bien compris ton problème. Soupira-t-il après plusieurs dizaines de minutes de répétition dudit problème.

-Je ne sais plus quoi faire moi ! Tu n'aurais pas une idée ?!

-Il fallait s'attendre à ce que ça ne soit pas très facile.

- Oui, mais là c'est vraiment trop difficile.

- Continue de persévérer, il finira bien par comprendre un jour.

- Dans combien de temps ?

Hatori répondit qu'il n'en savait rien. Ayamé le remercia de l'avoir écouté et raccrocha. Le Dragon-Hippocampe soupira, se faisant la réflexion que les choses étaient décidément bien compliquées. Ses pensées se tournèrent vers Momiji qui ne devrait pas tarder à rentrer, si tout allait bien. Il se demanda brièvement s'il n'aurait pas mieux fait de plus s'occuper de lui plutôt que de s'abrutir dans le travail. Mais il chassa cette réflexion de sa tête. Le Lapin était un grand garçon, il savait qu'il pouvait venir le voir en toute confiance si quelque chose n'allait pas.


-Hatsu, que fais-tu ici ?

Le jeune maudit du Bœuf venait de frapper à la porte de la maison de Kagura. C'était cette dernière qui venait de lui ouvrir et de s'étonner de sa présence ici. Il lui expliqua qu'il venait simplement rendre visite à Isuzu, qu'il voulait la voir. La jeune maudite acquiesça et l'invita à rentrer. Isuzu se trouvait dans le salon, et s'arrêta en voyant Hatsu.

-Que… Que fais-tu ici ?

- Je venais te voir.

Il y avait une tension presque palpable autours d'eux. Pleine de tristesse et de sentiments refoulés. Kagura se retira discrètement, très mal à l'aise dans cette atmosphère. Hatsu et Isuzu continuèrent à se faire face, jusqu'à ce que la jeune fille se rasseye sur son coussin. Elle ne le rejetait pas, mais ce n'était pas non plus un signe de bienvenue. Comprenant le message, le Bœuf resta donc en retrait.

- Je suppose que tu n'es pas là seulement pour d'admirer.

- Non en effet. Je voulais te parler.

- De quoi ?

- De ce qu'il se passe depuis que nous avons dû effacer Tohru de notre vie. Je sais que nous n'avons aucune raison d'être heureux mais…

- Si ma manière d'être ne te plait pas, tant pis pour toi.

- Nous sommes tous tristes. Tu pourrais faire un effort.

-J'en fais qu'est-ce que tu crois !

- Pas assez. Pas avec moi, alors. Tacla jeune maudit du Bœuf.

-Tu aurais dû m'écouter… Tu aurais dû faire comme je t'avais dit de faire… Les choses auraient pût se passer autrement.

- Je ne pouvais pas… Hatsu avait toujours son habituel air décontracté, même si on pouvait dénoter une certaine tension dans sa voix.

-TU AURAIS DÛ ME FAIRE CONFIANCE ! Je t'avais prévenu, Isuzu frappa du poing sur la table hors d'elle, IL est même venu te voir pour essayer de te convaincre ! Et tu as obstinément refusé de m'écouter. Et tu as vu le résultat. Tu as vu ce… La maudite du Cheval se tût, incapable de continuer.

- Ce n'est pas une question de TE faire confiance ou non. C'est plus la question de LUI faire confiance.

- Je t'ai pourtant affirmé plusieurs fois…

- Je sais.

- Nous en venons toujours au même, c'est fatiguant. Isuzu se massa les tempes, refoulant du mieux qu'elle pouvait son émotion.

- Oui, moi aussi je commence à en avoir assez.

- Alors, que fait-on ?

Les deux amoureux échangèrent leur premier regard depuis que Hatsu avait fait irruption chez les parents de Kagura.

- … Arrêtons de nous voir. Pendant un certain temps. Lâcha Isuzu d'une voix presque éteinte.

- Tu veux que nous réfléchissions sur notre couple ?

- Oui, ça ne peut plus durer comme ça.

Un long silence s'installa entre les deux Maudits. C'était la deuxième fois que la jeune fille proposait de ne plus se voir. Mais cette fois, elle ne rejetait pas brutalement Hatsu. Elle avait l'air de lui laisser le choix. Mais comment réagirait-elle si le bovin refusait sa proposition. Haru s'approcha d'Isuzu et s'agenouilla à côté d'elle.

- Tu es sûre que tu veux cela ?

- Quoi ? Tu as peur que cette séparation soit définitive ?

Ils échangèrent un regard furtif, mais n'échangèrent aucune parole. Finalement, le jeune garçon se leva et quitta la maison. Lorsque la porte se referma, la jeune fille sentit toute la tension qui c'était accumulée lui retomber sur les épaules. Elle soupira, retenant difficilement ses larmes, et sursauta presque lorsqu'elle sentit Kagura s'asseoir à côté d'elle.

-Je ne suis pas la seule à avoir du mal avec mes sentiments, hein ?

- Je ne comprends pas de quoi tu parles. Répliqua l'autre, de très mauvaise foi.

- Tu viens de rejeter une personne que tu aimes sans même lui laisser une chance de se racheter. Je te trouve plutôt dure.

-…

- Tu ne devrais pas le traiter comme ça. Elle posa ses mains sur les épaules de son amie.

- Je sais, mais c'est plus fort que moi. Je lui ai expliqué plusieurs fois que ça me faisait tout aussi mal que lui, mais qu'il fallait le faire. Il… Je croyais qu'il me comprenait…

- Le fait qu'il ne t'ait pas suivit ne veut pas dire qu'il n'a pas confiance en toi.

- Je sais… Mais je n'arrive pas à accepter ça. C'est pour ça que je préfère me séparer de lui.

- Même si ça te fais souffrir ? Elle mit ses mains autours du cou d'Isuzu.

L'autre ne répondit pas, mais retint à grande peine ses sanglots. Kagura l'attira contre elle, et commença à la bercer doucement. Même si elles n'étaient pas encore de très bonnes amies, elles veillaient l'une sur l'autre et compatissaient à leurs malheurs respectifs. La maudite du Cheval pleura un petit peu, puis se dégagea de l'étreinte de la jeune fille.

- C'est trop tard maintenant. Je vais aller me calmer dans ma chambre, ne t'avises pas d'essayer de rentrer.

- Si tu as besoin de moi, tu peux venir me voir.

La maudite du Cheval ne prit pas la peine de répondre. Ça n'aurait servi à rien de toute façon. Sauf à montrer un peu plus cette tristesse qu'elle essayait de dissimuler. Lorsqu'elle arriva dans sa chambre, elle se laissa tomber sur le lit et laissa couler ses larmes. Elle n'arrivait pas à avouer au Bœuf qu'elle se sentait trahie. Qu'elle ne savait plus s'il avait confiance en elle ou pas. Un vrai couple, c'était sensé s'entraider n'importe où, n'importe quand. Dans les joies comment dans les peines.

« Je ne lui en veut pas réellement… Mais je ne peux pas lui pardonner… »


Pendant ce temps, Hatsuharu déambulait, triste. Le rejet de sa petite amie l'avait profondément blessé. C'était la deuxième fois qu'elle lui faisait le coup. Pourquoi ? Leur couple ne pouvait-il pas tenir ? Etais-ce s'acharner sur rien que de continuer ? Ces questions là, le jeune homme se les posaient fortement. Que devait-il faire ? Laisser Isuzu décider, au diable les conséquences ? Ou continuer à s'acharner ?

« Que dois-je faire ? Je ne sais plus… »

Lui aussi était perdu. Comme Isuzu, et probablement tous les membres de la famille Soma depuis la disparition de Tohru. Il aimerait tellement pouvoir revenir en arrière. Il devait surement y avoir un moyen d'arranger les choses ? Pour Tohru, pour Isuzu, pour l'ensemble des maudits. Chat compris. Soudain, des pleurs attirèrent son attention. Une jeune fille pleurait non loin d'ici. Il chercha un peu, et trouva Kisa en pleurs.

- Kisa, que ?

- HATSU ! Kisa arrêta de sangloter et tourna son visage larmoyant vers le plus vieux.

- Que fais-tu ici ?

- Je… Je voulais voir Tohru, la tigresse baissa les yeux, elle me manque tellement. Je ne serais pas allée lui parler.

- Kisa…

- Hiro m'a dit que c'était trop dangereux, mais… Si je me contente de la regarder et de rester cacher, elle…

- Tu sais comment est Akito pourtant… Allez, Haru tendit la main vers elle, je vais te ramener chez toi. D'accord ?

- Elle me manque…

Kisa prit la main du jeune garçon aux cheveux blancs qui l'aida à se relever. Puis il la raccompagna, jusqu'à ce qu'ils rencontrèrent Hiro. Le Mouton s'était inquiété lorsqu'il n'avait plus trouvé Kisa. Il avait craint, et ses craintes étaient fondées, qu'elle ne soit allée voir la jeune Honda. Hatsu laissa donc les deux amoureux ensemble, et fit marche vers sa maison. S'il s'était retourné, ne serait-ce que deux secondes, il aurait vu cette forme aux longs cheveux noirs qui les fixaient. Et qui fixait tout particulièrement la jeune Kisa. Personne ne la vit, et elle pût donc disparaître sans se faire remarquer.

- Assez… Je vous en pris…

Il avait l'impression de faire ce que le groupe lui demandait depuis des heures. Il en avait assez, il n'en pouvait plus. Son âme toute entière demandait d'arrêter, tant les actes qu'il commettait le dégoutaient. Non seulement il les aidait à vandaliser les maisons des gens. Mais en plus il le forçait à y participer. Faisant fi des suppliques du jeune garçon. Après avoir dû vandaliser l'ensemble du salon d'un particulier, il n'en pouvait vraiment plus. Une pause, il devait faire une pause. Une très longue pause.

-Tu ne devrais pas protester ainsi. Tu sais ce qui t'attend pourtant. Tu tiens vraiment à ce que tout le monde sache ?

-…

-Soit, ça suffit pour aujourd'hui. Mais ce n'est que partie remise. Tient toi prêt à nous obéir quand nous te le demanderons. Si tu nous fais faux bond…

Pas la peine de préciser, la suite était claire comme de l'eau de roche. Sans mot dire, le maudit du Lapin rentra chez Hatori. Tout honteux. Au moins, il ne rentrait pas avec une simple couverture sur le dos. Le maudit de l'Hippocampe allait finir par avoir des soupçons s'il lui faisait le même coup plusieurs fois de suite.

« Il faut que je me défende mieux. Je dois… »

Il eut une illumination. Bien sûr, pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt !? Il devait demander à Kazuma de lui apprendre les arts martiaux. Le père adoptif de Kyo ne donnait plus aucuns signes de vie depuis l'évènement. Mais Momiji était sûr qu'il accepterait. Le Sôma devait accepter. Sinon, il ne saurait plus quoi faire… Demain il irait le voir, et lui demanderait.

En rentrant, il ne trouva pas son cousin. Mais il avait laissé un petit mot, lui expliquant qu'il rentrerait tard ce soir. Qu'il ne devait pas l'attendre pour dîner. Le Lapin ne sût pas si c'était une bonne ou une mauvaise nouvelle. La présence d'Hatori lui aurait fait bien. Mais en même temps, seul, il pourrait mieux réfléchir. Demain il irait voir Kazuma, il espérait juste que le tuteur de Kyo ne l'interroge pas trop.

« Je me sens triste… »

Il avait envie de s'exprimer. Mais il ne pouvait pas s'exprimer à l'oral, il s'était promit de garder le secret pour lui. Il alla dans sa chambre et attrapa son fidèle violon. Peut-être qu'en jouer l'aiderait à se soulager. Il caressa les fils de l'instrument, sentant déjà des larmes perler sur ses paupières. Puis, il le mit sur son épaule, posa sa tête contre le rebord et se mit à en jouer. Les notes furent timides au début, mais au fil du temps elles se renforcèrent. Elles furent plus tristes, plus mélancoliques. A travers elles, transparaissait le sentiment de détresse du jeune homme. Les larmes commencèrent à couler abondamment. La musique ne le soulageait pas beaucoup, mais elle lui permettait de s'exprimer.

« J'aimerais tellement pouvoir effacer ces derniers mois. Tellement pouvoir revenir en arrière… Tohru… Tout le monde… J'aimerais tellement que tout redevienne comme avant… »

Les lamentations de l'instrument continuèrent de s'élever dans la pièce et à l'extérieur, grâce à la fenêtre ouverte. Tous ceux qui passaient par là pouvaient entendre cette douce complainte, symbole d'une douleur inavouée. Puis, il se laissa tomber sur son lit.

« Demain ça ira mieux… » Se dit-il en essuyant ses larmes.

- Momiji ?

Ah. Hatori était rentré, et venait de passer la tête à travers la porte. Répondant à son interrogation muette, Momiji expliqua qu'il avait eut envie de jouer au violon. Et que tout en jouant, il avait repensé à Tohru. Bon, ce n'était pas totalement la vérité, mais ce n'était pas non plus un mensonge. Le maudit sembla le croire, et lui souhaita une bonne nuit. Le Lapin soupira, il n'était pas passé loin de la catastrophe. Il décida de se mettre au lit, il devait partir tôt demain.


- Kuréno ?

- Oui, Akito ?

-Les Douze ne se séparerons plus de moi, n'est-ce pas ? Tout est fini, maintenant que Tohru n'est plus à leurs côtés ? Questionna la jeune fille, inquiète.

-Akito, je t'ai déjà répondu.

- Je sais… Mais j'ai un mauvais pressentiment. J'ai… j'ai peur qu'ils soient de nouveau tentés par elle, et qu'ils souhaitent me laisser seule…

La voix d'Akito était faible, la jeune travestie avait la gorge serrée. Compatissant, l'ancien Coq la prit dans ses bras. Malgré tout ce qu'elle avait fait, il n'arrivait pas à lui en vouloir complètement. Elle était juste une pauvre créature prisonnière d'illusions dans laquelle on l'avait enfermée depuis sa plus tendre enfance. Il voyait qu'elle souffrait. Mais savait que s'il essayait de la raisonner, elle lui piquerait une grave crise. Alors il se contentait d'observer, et avait même essayé d'empêcher que les choses ne s'aggravent trop pour la jeune Honda. Mais ça n'avait pas suffit…

- J'ai peur…

- Moi, je ne te laisserais pas. Akito. Je resterais avec toi. Il resserra sa prise sur ses épaules, souhaitant la réconforter.

- Je sais, la voix d'Akito devint plus tranchante, de toute façon je n'ai rien à craindre. Hein ?

Ils ne savaient pas que non loin de là, une personne aux longs cheveux noirs était en train de les espionner. La petite conversation la faisait doucement rire. Oh si Akito savait, si elle savait ! Mais bientôt, elle se ferait un plaisir de réduire ces pitoyables illusions à l'état de cendre et de poussière. Patience…


On en apprend un petit peu plus sur ce qu'il c'est passé non? D'ici quelques chapitre (2 ou 3 peut-être) je commencerais à vous lâcher de vraies infos. En attendant, j'aimerais bien connaitre vos hypothèses sur cette histoire. A votre avis, qu'a-t-il bien pût se passer au manoir pour que la famille soit dans cet état là?