Disclaimer: Ça ne changera jamais, Fruit Basket ne m'appartient pas
Je tiens d'abord à m'excuser pour le retard. C'est juste que j'ai d'autres fics en court et des cours à la FAC ce qui fait que... ben la fic est passée un peu arrière-plan (mais je ne l'oublie pas) J'espère que vous aimerez ce chapitre ^^ Bonne lecture :D
Chapitre 6 : Enseignement
Qu'est-il arrivé à Momiji ? Pour cela, il fallait remonter au Dimanche après-midi quand le jeune Lapin était allez s'entrainer chez Kazuma. Le jeune garçon se désespérait de ne pas progresser plus vite. Même si Kazuma l'avait prévenu de la lenteur de l'enseignement, il s'était quand même attendu à progresser un petit peu. Là, il avait l'impression d'avoir commencé hier.
-Plus fluide tes mouvements Momiji, plus fluides.
Kazuma voyait bien les efforts désespérés du jeune garçon pour progresser. Il avait même parfois l'impression qu'il s'agissait d'une question de vie ou de mort. Quelque par son ardeur lui rappelait celle de Kyo. Mais elle était si triste, alors que Kyo était toujours plein de rage lorsqu'il s'entrainait avec lui. Ses yeux s'attristèrent au souvenir de son fils adoptif.
« Kyo, cher Kyo, comme je regrette de ne pas avoir sût de protéger mieux que je ne l'ai fait »
Il n'avait pas eu son mot à dire lorsque les Maudits avaient dû prendre leurs décisions. Il avait tenté de le sauver, avant qu'il ne soit trop tard, avec l'aide d'Haru, Kagura, Yuki et Hiro. Les deux derniers avaient plus agis à cause des suppliques conjointes de Tohru et de Kisa qui n'avait pas supporté de voir son amie se lamenter sur le sort de son amour. Mais cette tentative n'avait abouti à rien. Momiji lui n'avait pas participé, il était auprès de Tohru, avec Hatori, Shiguré, Ayamé, Kisa et Isuzu. Ritsu lui n'avait pas osé se montrer. Trop honteux de ce qu'il avait fait. Quant à Kuréno, il avait mystérieusement disparu.
-Tout va bien maitre ?
Le Lapin avait remarqué la mine triste de Kazuma, et avait arrêté son entrainement. Il savait que normalement, un disciple n'avait pas le droit d'agir ainsi, mais il avait juste écouté son bon cœur. Le maitre d'arme des Sôma ne lui en voulu pas, et lui demanda simplement de reprendre ses figures.
Kazuma avait été exceptionnellement accepté dans la salle de réunion des Maudits. Akito lui avait bien fait comprendre qu'au moindre mot, il serait automatiquement mis dehors. Il se souvenait encore des sanglots à peine étouffé de la maudite du Tigre. Certains Sôma étaient au bord des larmes aussi. Puis, le chef de famille était arrivé, et c'était agenouillé devant une petite table en bois qui surplombait les Maudits. Kazuma avait été relégué au fond.
-Alors, avez-vous pris votre décision ?
-Je vous en prie maitre, encore quelques jours… Rien que quelques jours… Kisa avait levé des yeux larmoyants vers Akito.
-Suffit ! Je vous ai déjà laissé assez de temps !
Akito avait levé la main vers Kisa, qui s'était repliée sur elle-même en pleurant. Tous l'avaient couverte d'un œil compatissant, et Hiro avait même passé son bras autours de ses épaules. Akito avait laissé échapper un reniflement dédaigneux. Ce que ses Maudits pouvaient être pitoyables, vraiment. Il était trop gentil avec eux.
-Si vous refusez de me donner une réponse, je serais contraint de reprendre… Mes activités.
Un frisson de de dégout avait parcouru l'assemblée. Certains avaient gémis, et d'autres avaient serrés les poings de rage. Kazuma était resté stoïque, mais il avait hâte que cela se finisse mais en même temps il avait peur du résultat auquel ça pouvait aboutir. Content de son petit effet, le chef de famille avait repris.
-Alors ? Qu'avez-vous choisi ?
Un bruit de chute interrompit les pensées de Kazuma. Ayant mal effectué un mouvement. Momiji avait été entrainé par le poids de son corps s'était aplatit contre le sol. Courageusement, il se releva et repris ses postures là où elles avaient été interrompues. Le maitre d'arme souri devant cet acharnement. Quel que soit la dureté des évènements qui les avaient frappés, la vie devait continuer. Il fallait se battre pour survivre. C'était probablement ce que Tohru leur dirait
-Allez, ça suffit pour aujourd'hui. Rentre chez toi, tu as bien travaillé
-Maitre, je n'ai pas l'impression d'avoir avancé.
-C'est normal, il faut du temps pour apprendre, et les progrès se voient rarement dans l'immédiat. Mais le maitre sait indiquer au disciple lorsqu'il travaille mal.
-…
-Pourquoi cet empressement ? Je te croyais plus patient.
-Pour… Pour rien… Le Lapin baissa les yeux vers le sol.
-Tu en es sûr ?
-O… Oui… Merci de me consacrer du temps maitre Kazuma.
Sans demander son reste, le jeune maudit s'en alla. Depuis trois semaines, le groupe qui le rackettait ne l'avait pas lâché. On pouvait même dire que ça avait empiré. Chaque jour, il craignait qu'ils ne force à commettre des actes plus répréhensibles que le simple vol. Mais il ne pouvait pas en parler. Il ne voulait pas en parler. Tout à ses pensées, il ne remarqua pas la voiture qui roulait à sa hauteur et sursauta en entendant une voix s'adresser à lui.
-Pa… Papa ? Fit-il en reconnaissant son interlocuteur
-Momiji, viens dans la voiture.
-Mais pourquoi ? Il était de plus en plus interloqué.
-J'aimerais te parler.
Momiji obtempéra donc, et s'installa sur le siège avant du passager. Le silence régna pendant quelques instants sur le trajet, puis le père ouvrit la bouche. Il aimerait que son fils vienne chez lui ce soir pour dîner.
-Mais, je croyais que tu ne voulais pas que j'approche Maman et Momo.
-Oui, mais j'ai réfléchit. J'aimerais passer un peu de temps avec toi à la maison. J'ai bien le droit de te demander ça, non ?
-Tu… Tu es sûr que ça ne te dérange pas ? S'inquiéta le Sôma mi- joyeux, mi- paniqué.
-Si jamais ta mère commence à avoir des réminiscences tu devras partir immédiatement. Sinon, tu pourras rester.
-…
-Tu veux que je te dépose quelque part avant ?
-Je… Je pourrais appeler Hatori avant ? C'est lui qui s'occupe de moi, je n'aimerais pas qu'il s'inquiète.
-Bien sûr, tu pourras l'appeler si tu as envie.
C'est ce qu'il fit une fois arrivé chez son père et celle qui l'avait abandonnée. La mère de Momiji et Momo étaient sorties, elles ne revinrent qu'une heure plus tard. La mère fut surprise de voir Momiji, mais son mari lui expliqua bien vite qu'il avait voulu inviter ce membre de sa famille. Momiji en profita d'ailleurs pour rajouter qu'il avait bien prévenu ses parents qui étaient d'accord. La petite Momo s'approcha timidement de son frère caché, et le pris par la main.
-Tu vas manger avec nous ? Demanda-t-elle en le fixant avec de grands yeux attendrissants.
-Oui ma chérie, il va manger avec nous. Répondit son père en s'agenouillant à sa hauteur, et en lui caressant le crâne.
-Je veux qu'il mange à côté de moi. Il a l'air très gentil. Déclara l'enfant de sa petite voix fluette.
Comble d'ironie ! Une famille brisée mangeant sous le même toit, et qui plus est la petite sœur qui demande à manger auprès de son grand-frère inconnu ! Le Destin avait vraiment un sacré sens de l'humour ! Le sang du Lapin fit bien trois tours supplémentaires dans ses veines, tellement la situation était… Étrange ? Dérangeante ? Heureusement, cela sembla sans effet sur sa mère qui accepta, et précisa qu'elle se mettrait de l'autre côté de sa fille. Le sourire qu'elle accorda à son fils oublié mit très mal à l'aise ce dernier. Oh, si seulement elle avait pût le regarder ainsi lorsqu'elle se souvenait encore de son existence…
-Eh bien, passons à table. Nous n'allons pas faire attendre notre invité plus longtemps.
-Ce… N'est pas la peine de vous déranger pour moi ma, il se mordit la langue, madame. Il avait failli dire maman, ce qui n'aurait pas plût à son père.
-Tu ne nous dérange pas du tout, au contraire.
Momiji suivit donc sa famille, si on pouvait l'appeler ainsi, jusqu'à la salle du repas. Le repas se passa bien, et les discussions allèrent de bon en train. On pouvait quand même dénoter une légère tension chez le père de Momiji. Il regardait ce dernier avec insistance, comme s'il craignait à tout moment qu'il ne fasse une gaffe et ne réveille la mémoire de sa femme.
- Ta mère doit être fière de toi. Apprécia la maman de Momiji en voyant le jeune garçon s'occuper avec attention de sa fille.
Momiji arrêta nette sa main qui était en train de servir un peu de riz à sa sœur. Il n'avait pas prévu ce genre de remarque. Une idée, vite, une idée pour se sortir de cette situation. La petite main de Momo le tira de ses pensées. Elle ouvrit la bouche et la désigna avec son doigt. Souriant, il continua à la servir. Ce court moment de répit lui permit de se reprendre.
- Ma… Ma mère n'est pas souvent à la maison… Mon père non plus. Je dois me débrouiller seul la plupart du temps.
- Oh… C'est triste.
C'est qu'elle avait l'air sincère en plus… Comment réagirait-elle en sachant la vérité ? Se mettrait-elle à hurler et à pleurer, de rejeter son fils de toutes ses forces ne pouvant accepter qu'elle si normale ai mis au monde un être tel que lui ? Une nouvelle vague de tristesse envahi le cœur du Maudit. Une nouvelle fois, les dernières images de sa mère juste avant qu'elle ne perde la mémoire lui revinrent. On ne ré aborda plus la question des parents de Momiji jusqu'à la fin du repas. Momo pris le jeune blond par la main, et le tira jusqu'à sa chambre. Une fois là-bas, elle le fit asseoir sur son lit et elle s'installa à ses côtés. Un léger silence s'installa.
- Dit Momiji ?
- Oui ?
-Tu sais… Je n'ai pas de grand-frère ou de grande-sœur… Parfois, ça me manque. J'aimerais avoir quelqu'un avec qui jouer.
-Ah ? C'était la seule chose qu'il était capable de dire.
-Tu veux bien être mon grand-frère adoptif ? Je t'aime beaucoup, tu sais. Tu es vraiment très gentil.
Il fallait croire que le sort avait décidé de lui jouer des tours. Voir sa propre sœur lui demander d'être son frère adoptif, ça ne devait pas arriver tous les jours. Il posa son regard sur cette adorable petite fille qui le regardait avec des yeux suppliants. Elle était si mignonne, il ne pouvait pas lui résister.
-D'accord, j'accepte d'être ton grand-frère Momo. Je t'aime beaucoup moi aussi, tu sais.
La petite fille poussa un cri de joie, et se jeta dans les bras de son grand-frère inconnu. Momiji n'eut même pas le temps de s'apercevoir de la situation qu'il se retrouva dans les bras de sa sœur, sous sa forme de lapin. Ce fut se moment précis que choisirent son père et sa mère pour entrer dans la pièce. La mère poussa un hurlement de terreur et ses yeux s'agrandirent, mais elle n'eut pas le temps de dire quoique ce soit, que son époux l'avait déjà amené dans sa chambre en lui assurant que ce n'était rien, qu'il lui expliquerait. La petite Momo avait été interdite pendant quelques minutes, avant de serrer son frère contre elle.
-Tu es mignon ! J'ai pas tout compris, mais je te trouve adorable en lapin !
Pauvre petite gamine innocente. Si seulement la mère de Momiji avait pût avoir la même réaction à sa naissance. Le jeune maudit senti des larmes poindre sur ses paupières en pressentant la catastrophe à venir. A ce moment-là, le père du Sôma entra dans la chambre de sa fille, attrapa le Lapin par les oreilles, pris ses vêtements d'une autre main et se dirigea vers la sortie. Sa fille s'accrocha à sa manche, pensant qu'elle faisait du mal à son frère. Cette déclaration stoppa net l'adulte. Mais il refusa d'écouter son enfant lorsqu'elle le supplia de reposer le lapin sur le sol.
-Tu dois oublier ce que tu as vu Momo. Ce n'est pas quelque chose de normal, ça ne devrait pas exister. Si tu veux faire plaisir à ta mère, oublie-le !
-Mais pourquoi, il est si gentil… Je t'en prie relâche-le, ne lui fait pas de mal.
Momiji était balloté à droite, à gauche. Toujours fermement tenu par les oreilles. Et voilà, une catastrophe était arrivée. Son père allait se faire un plaisir de le jeter dehors, de le barrer de sa vie et de courir auprès de sa femme lui faire des bisous et lui assurer qu'elle avait rien vue. C'était pathétique. Il en pleurerait bien tient. Et sa pauvre sœur qui l'acceptait, ses parents allaient tous faire pour la convaincre qu'il était un monstre. Il en était sûr.
-Lâche-moi Momo, je t'expliquerais tout plus tard.
-Pourquoi t'e si méchant avec lui ? Il n'a rien fait de mal ! C'est parce qu'il est différent que tu ne l'aime pas… Les yeux de l'enfant s'emplirent de larmes.
-Non pas du tout…
-Et… Et moi ? Si je n'étais pas normale vous ne m'aimeriez plus maman et toi ? Vous me traiteriez comme lui ? Elle commença à pleurer.
-Mais… Mais non ma chérie…
Voulant consoler sa fille, il lâcha son fils qui tomba sur le sol et se transforma aussitôt. Momiji tourna la tête vers sa jeune sœur, toujours en larmes. Lorsqu'elle le vit transformé en humain elle courut vers lui, mais il l'arrêta avant qu'elle ne lui saute dans les bras. Il posa ses mains sur ses épaules, et la regarda dans ses petits yeux noyés de larmes.
-Tu sais Momo, des gens peuvent avoir du mal à accepter que les autres soient différents. Ils les rejettent de toute la force de leur âme, mais il ne faut pas leur en vouloir. Ils n'y peuvent rien, c'est tout.
-Mais, si on rejette tous les gens qui sont différents, on risque de rater des gens très gentils et… Et… Je ne veux pas qu'on te rejette, j'ai envie que tu restes mon grand-frère adoptif ! Ses larmes redoublèrent.
-Ils ne savent pas ce qu'ils font. Et si on essayait de leur expliquer, ils ne comprendraient pas. Il faut les plaindre, ne pas rejeter ta colère sur eux. Ils ne sauront jamais ce qu'ils ratent, et quelque part c'est tant mieux.
-Et moi ? Je serais obligée de faire comme eux ?
-Non, toi tu peux être gentille avec les gens comme nous. Garde toujours cette gentillesse, tu verras des choses qu'eux ne voient pas.
Il essuya les dernières larmes de sa sœur, qui lui sourit gentiment. Puis, elle prit les mains de son frère dans les siennes et les serra très forts. La scène aurait pût attendrir le père, s'il n'avait pas été aussi inquiet de la santé mentale de son épouse, qui devait être en train de l'attendre dans sa chambre. Se demandant ce qu'elle avait vu.
-Dit papa, repris l'enfant totalement calmée, est-ce qu'il pourra revenir à la maison ? Il pourra jouer avec moi.
-Je ne sais pas Momo, ta mère risque de ne pas être d'accord.
-Mais… Pourquoi ?
-On… On verra ça plus tard, d'accord ? Pour l'instant, on va le laisser se rhabiller puis il s'en ira. Ses parents n'aimeraient pas qu'il soit en retard.
Ils sortirent, et Momiji se rhabilla rapidement. Il se demandait quelle impression il avait faite à Momo. Dans l'immédiat, elle n'avait pas du tout semblée effrayer. Mais comment réagirait-elle plus tard ? Dans l'ensemble, la soirée c'était bien passée, mais il craignait pour la conclusion. Lorsqu'il sorti, il n'osa pas regarder son père.
-Au revoir monsieur, merci de votre accueil. Marmonna-t-il d'une toute petite voix.
-Sors et rentre chez toi. Avait fait laconiquement l'adulte.
Le Lapin avait obtempéré, désireux de fuir d'ici au plus vite. Ils l'accompagnèrent jusqu'à la sortie. La maman de Momiji risqua un petit coup d'œil à travers la porte de la chambre, et adressa un petit signe au Lapin. Mais elle disparue très rapidement. Lorsqu'il fut arrivé au portail, Momo échappa à la main de son père et courut derrière son nouveau frère adoptif.
-Attend !
-Oui ? Momiji s'agenouilla à la hauteur de Momo.
-Est qu'un jour tu reviendras à la maison ?
-Je ne sais pas. Mais peut-être que lorsque tu seras plus grande, on se reverra.
-Ah ? J'espère, parce que ma maman dit toujours qu'il faut prendre soin de ceux qu'on aime. Et comme je t'aime beaucoup, je serais triste de ne plus te revoir.
Le Lapin allait répondre, quand des ombres au loin attirèrent son attention. Oh non, pas eux… Il souhaita une bonne soirée à l'enfant et lui recommanda de rentrer rapidement chez-elle. Puis, après s'être assuré qu'elle était en sécurité, il commença à marcher dans la direction opposée de celle des nouveaux arrivants. Il marcha rapidement, tout en sentant que ça ne servirait à rien. Pressentiment qui se confirma, lorsqu'il senti une main se poser sur son épaule.
-Alors, tu essayais de nous fuir ?
-Quoi ? Mais non, pas du tout.
-Menteur. J'ai bien vu que tu nous avais remarqués. Tu as essayé de briser notre contrat, tu savais ce qu'il se passerait pourtant.
-Vous vous trompez !
Trop tard, plusieurs mains l'attrapèrent et on le bâillonna avant de l'entrainer dans l'obscurité. Le jeune Maudit essaya d'appeler à l'aide, mais le bâillon était trop bien serré autours de sa bouche. Il se débâtit, mais se fut tout aussi vain. Désespéré, il dû se résoudre à se laisser faire. Craignant déjà la suite des évènements. On l'assomma et, lorsqu'il se réveilla, il se trouvait ligoté dans une sorte de petit hangar fermé. Il était pris au piège.
Il eut envie de crier au secours, mais il avait toujours ce fichu morceau de tissu autour de la bouche. Quelqu'un allait sûrement s'apercevoir de sa disparition, mais qui penserait à venir le chercher ici ? Et d'ailleurs, où était-il ? Des larmes commencèrent à poindre sur ses yeux, mais il se retient courageusement. Il fallait qu'il trouve un moyen de sortir d'ici. Il devait bien y avoir une solution.
Kagura avait recommencé. Elle était retournée voir la personne prisonnière de la maison du Chat, malgré le danger. C'était plus fort qu'elle, il fallait qu'elle lui parle, qu'elle la voit. Une manière de garder la tête froide, de ne pas sombrer dans le désespoir. Et puis… Elle était sûre qu'au fond, sa compagnie lui faisait du bien. Elle était la seule à oser venir voir cette personne. La seule à oser lui tenir compagnie, violant les ordres d'Akito. Lentement, elle ouvrit la porte, serrant un petit paquet contre elle. Toujours à la même place, il n'avait pas bougé depuis la dernière fois.
-K… Kyo ? Murmura-t-elle
-Kagura… Combien de fois t'ai-je demandé de me laisser. Si Akito l'apprend.
Il avait levé les yeux vers elle. Bon sang, il était si triste, si… Vidé à l'intérieur. Ses yeux étaient secs et froids, voilà longtemps qu'il avait cessé d'espérer. La jeune fille n'avait jamais vu Kyo aussi résigné, aussi abattu. C'était ça, aussi, qui faisait qu'elle s'occupait encore de lui. Elle pensait pouvoir lui redonner un peu d'espoir.
-Kyo, elle regarda le paquet qu'elle avait déposé hier, oh tu en a à peine mangé. Si tu continues ainsi tu risques de mourir. Elle referma la porte derrière-elle.
-Je me fiche bien de mourir, je suis condamné de toute façon. J'ai essayé d'échapper à mon Destin, mais… Il vaut mieux que je meure.
-Ne dit pas ça Kyo.
-Sincèrement, qui serait vraiment triste de ma mort ? Le Chat a toujours été le plus haït de tous, il n'y a pas de raison que ça change.
-Moi, je ne veux pas que tu meures… Je sais que c'est dur pour toi, mais si je peux améliorer ton sort je te jure que je le ferais !
-Rien ne pourra me rendre ce qu'il me manque vraiment. Claqua la voix du maudit.
Un lourd silence tomba, et Kagura se mordit les lèvres pour ne pas pleurer. Autant de détresse, autant de tristesse. Elle voudrait tellement pouvoir faire autre que chose qu'essayer de le réconforter. Mais que pouvait-elle faire ? Kyo releva les yeux vers elle, ils étaient toujours aussi tristes mais quelque chose avait changé. Une faible lueur de reconnaissance brillait dans son regard.
-Merci pour ce que tu fais pour moi… Mais crois-moi, ça ne sert à rien. Je ne peux plus me battre. Akito a gagné.
-Mais… Et Tohru ? Tu ne veux pas te battre pour elle ?
-Tohru ne se souvient plus de moi. Et c'est tant mieux. Elle pourra continuer sa vie sans se préoccuper de mon sort.
-Kyo…
-Sors, je vais essayer de manger si ça peut te faire plaisir, il sourit faiblement, je te dois bien ça. Mais ne prend pas de risques inutiles.
-Il y a des gens qui tiennent à toi dehors, ne l'oublie jamais.
Elle avait dit ça d'un ton déterminé, même si elle avait surtout envie de pleurer. Elle sorti de la pièce, en jetant un dernier regard au corps si affaibli de celui qu'elle avait aimé. Alors qu'elle marchait dans les jardins, un cri de folie résonna derrière elle. Elle n'eut pas le temps de comprendre quoique ce soit, qu'une lame se plantait dans son épaule.
Oulalah, ça barde hein? Voilà que Kagura se fait attaquer par derrière? Mais qui peut bien être son mystérieux agresseur? Et que va-t-il arriver à Momiji?(au fait comment avez-vous trouvé sa visite chez son père?) Point positif, vous en savez un peu plus sur ce qu'il c'est passé avec Tohru? Des suggestions?
