Chapitre 7: La Gaffe d'Alice

Je sais, je devrais être en train de réviser *sbaf* mais j'ai vraiment du mal à m'y mettre, et comme je sais à peu près mon cours, je peux écrire For Never sans culpabiliser. Je devrais mettre des nouveaux chapitres pendant les vacances *aime Noël, finalement 333* Brefouille, voilà le nouveau chapitre. J'ai halluciné en voyant le nombre de reviews obtenues pour le chapitre 9, j'ai dit Wow. Rien ne me fait plus plaisir que de savoir que mon histoire est lue, et appréciée. Ce qui me motive d'autant plus d'écrire la suite ^_^ So, thanks guys, love you so much!

Pour ce nouveau chapitre, je vous conseille l'écoute de Everything, par Alanis Morissette. De toute façon, à la fin de la fic, je rassemblerai tous les morceaux dont j'ai parlé, ça fera une sorte de Soundtrack =)

So, Enjoy!

The Nothing One, In Memoriam

~*~

Le temps, à partir de là, s'écoula très lentement, trop lentement, même. Samedi, désespérément, se faisait attendre, et n'arrivait pas. Comme ces choses que l'on désirait et qui mettaient longtemps, très longtemps, à arriver. J'étais frustrée de voir comment le temps passait lentement. Comme si il se jouait de moi, voulant me rendre folle. Au départ, je trouvais l'idée de la sortie en boîte réellement foireuse. Surtout si il y avait Mike, Lauren et Jessica d'un seul coup. Deux greluches, et un boulet. Lauren avait glissé dans la conversation que Tyler allait être là. Mouais. L'idée ne m'enthousiasmait guère. J'estimais ne pas avoir grand-chose à voir avec lui. Je l'avais bousculé une fois dans le couloir, avant le cours d'art. Il m'avait rendu mes dessins. Et alors? Cela ne suffisait pas pour parler de bases d'une relation amoureuse. Seulement, cette notion avait du mal à rentrer dans l'esprit étroit de certaines. Je ne visais personne en particulier en affirmant cela, qu'on se le dise. En réalité, ce n'était pas l'idée d'aller à cette fichue sortie qui m'enthousiasmait, je voulais surtout y aller pour notre invité spécial. Edward Cullen, bien sûr. Il n'avait pas l'air très enthousiaste à l'idée d'aller à cette fête, mais il avait dit qu'elle viendrait. Rien que caresser l'espoir de voir son magnifique visage suffisait à éclipser les mauvais pressentiments que j'avais quant à cette soirée. Si il était là, ça ne pouvait être que meilleur. Alice, sa sœur, viendrait aussi. Il fallait voir son sourire enjoué quand on lui a proposé de venir aussi. Elle avait l'air plus intéressante que Lauren et Jessica. Elle paraissait sincèrement amicale, et non un rôle joué pour embellir son image publique. Les deux premières étaient superficielles, Alice, elle, transpirait de naturel, bien qu'elle soit toujours sophistiquée. En réalité, tout ce qu'elle mettait lui allait bien, trop bien même, c'en était écœurant. Mais elle avait l'air intelligente et sympathique. Je pourrais éventuellement m'en faire une amie. Je ne comprenais pas ce que Lauren Mallory avait avec moi. Certes, elle était, d'après ce que j'ai pu comprendre, la fille la plus populaire du lycée. Et alors? avais-je envie de répliquer. Cela faisait-il qu'elle avait tous les droits, que tout lui était dû? Si elle s'attendait à ce que je rampe à ses pieds, comme tous les autres, elle pouvait toujours courir. Soudain, pour on ne sait quelle raison, mon cœur se serra. Je voyais les regards ostensibles qu'elle lançait à Edward, surtout depuis que j'ai commencé à m'y intéresser. Enfin, j'en avais l'impression, je ne savais pas comment l'expliquer. A chaque fois, on en revenait au même point. Ma paranoïa. Encore et toujours. Seulement, je n'avais pas dû être discrète dans mes maigres tentatives pour apercevoir Edward et sa troupe. Lauren, avec on regard de fouine, avait dû tout capter, et faire en sorte qu'il s'intéresse à elle plutôt qu'à moi. J'espérais que cela ne fusse pas le cas. Car si c'était le cas, Lauren aurait toutes ses chances. Je n'arrivais pas à sa cheville question beauté. Et j'étais malade qui de plus est. Or, qui s'intéresserait à une humaine leucémique? Ca n'avait aucun sens. J'étais condamnée. Sortir avec moi, maintenant, c'était du suicide. C'était humainement impossible.

Je traînais ma maladie comme un boulet. Personne n'avait jamais rien su, seules ma mère et moi étions dans le secret. Je n'en parlais pas, j'en avais presque honte. Je n'avais pas besoin que les gens sachent que ma mort est prochaine. Certains s'en réjouiraient plutôt. D'autre part, je ne voulais pas que les gens me regardent comme si j'allais claquer là, devant leurs yeux. Mais immanquablement, ils me verraient maigrir, faiblir, puis mourir. Une leucémie, ça ne passait pas inaperçu. Je ne suis pas allée à ma consultation avec le Docteur Cullen. Je ne voulais pas m'entendre dire qu'il me restait trois mois à vivre. Je ne voulais pas m'entendre dire que j'allais de mal en pis. J'avais quand même ma propre dignité. Je savais que c'était mal, et impoli de sécher la consultation ainsi, sans prévenir, mais j'étais persuadée d'avoir mes raisons. Des raisons que la raison ignore. Soudainement, une ampoule s'alluma dans ma cervelle. Cullen. Cullen. Docteur Cullen. Edward Cullen. Auraient-ils un quelconque lien de parenté? Je l'ignorais, mais ça me faisait mal à l'avance que je puisse être une patiente de son père. Certes, il serait tenu au secret médical, Edward n'en saurait jamais rien de ma maladie, mais…Ca serait tout simplement malsain. Je me mis à maudire le docteur Cullen, qui était sans doute innocent dans cette histoire. Pourquoi? Qu'Edward fusse son fils. Ou de sa famille. Je baissai la tête, laissant un voile de cheveux bruns dissimuler à moitié mon visage. J'avais l'air fatigué. Tout à coup, je me mis à rire. Moi? Aller à une soirée? J'allais droit au suicide. J'aurais l'air d'un zombie, sous les stroboscopes. Mon hilarité cynique s'éclipsa bientôt, remplacée par ma morosité habituelle. Un coup ténu se fit entendre à la porte de ma chambre. Je rebouchai mon stylo, refermai mon cahier, me promettant à revenir à ma dissertation plus tard. Sur la pointe des pieds, j'allai ouvrir ma porte. Je fus surprise de voir Alice sur le seuil de ma chambre. A elle seule, elle sembla égayer le lieu. Elle regarda autour d'elle. Je baissai la tête.

« -Excuse pour le bazar, nous venons de déménager.

-Ce n'est rien, m'assura-t-elle, mes frères sont aussi assez bordéliques dans leur genre. »

De son pas de ballerine sautillant, elle entra. Je refermai la porte, soupçonneuse. Que me valait la visite d'Alice? Et comment était-elle entrée? Alice hocha la tête, et s'assit sur le lit.

« -Ta mère m'a laissée entrer. M'expliqua-t-elle de son soprano que je me surpris à envier. Ca ne t'embête pas j'espère?

-N…Non, balbutiai-je, tu m'as sauvée, en fait. Ma dissertation. »

Elle hocha la tête, d'un air qui signifiait sûrement Je vois. Je me mordillai la lèvre inférieure. Je ne savais pas d'où venait le soudain malaise qui s'était installé entre nous. Pourtant, j'avais le souvenir d'une Alice plutôt avenante, et là, je ne comprenais pas. Sûrement parce que c'était la première fois que je laissai entrer quelqu'un dans ma chambre. Je frissonnai. Je n'osais pas imaginer, ce que ça serait quand un garçon passera le pas de cette porte. Il fallait que je me fasse à l'idée. J'allais mourir. Et vierge. Je n'aurai jamais goûté à l'amour fou, à la passion. Quelle triste vie. Je chassai ces idées sinistres de mon esprit. Alice, immanquablement, finirait par voir à ma petite mine que je n'allais pas bien, et elle me poserait des questions. Je poussai la chaise de bureau en face d'Alice, et je m'assis dessus, veillant à ne pas m'asseoir à côté. Je tortillai mes doigts, alors qu'Alice reniflait l'air. Elle fronça les sourcils, avant de murmurer, l'air songeuse:

« -Tu sens bon, Bella ».

J'arquai un sourcil, étonnée par le compliment. Evidemment, je l'aurais mal pris si elle avait dit que je puais. Alice tapota dans ses mains, et elle déclara doucement.

« -Ca tient toujours pour samedi? »

Je la regardai à nouveau, ne parvenant pas à me détacher de son visage. Elle avait les mêmes yeux dorés qu'Edward. Bien entendu. Elle était sa sœur. Je me mordillai la lèvre inférieure, et tortillai mes doigts. Je ne savais pas quoi dire, et je me sentais idiote. Je regardai Alice, puis je me décidai à répondre.

« -Je crois, Mike a vraiment l'air d'y tenir. Mais je ne pense pas y aller, tout compte fait.

-Pourquoi? Demanda Alice, ses lèvres formant un « o » parfait, étonné.

-Soyons réalistes, je n'ai rien à me mettre. Puis même. C'est de Mike, Jessica et Lauren dont il s'agit.

-Jessica et compagnie ont du flan à la place de la cervelle. Rétorqua Alice, les lèvres pincées en signe de désapprobation. Une chose est-il, c'est que nous essayons le plus possible de nous tenir loin d'eux. Seulement, je me suis montrée faible, je ne rechigne jamais à faire la fête.

-Te voilà bien courageuse. Soupirai-je. En admettant que je maintiens le projet. Qu'Est-ce que je pourrai me mettre, tout ce que j'ai craint.

-Laisse moi regarder. Décréta Alice en se levant, aussi gracieuse qu'une ballerine. »

De son pas léger et sautillant, la petite fée-lutin se dirigea vers mon armoire, qu'elle entrouvrit. Elle commença à fourrager parmi mes vêtements, et je l'entendis soupirer.

« -C'est si désespérant que ça? Demandai-je, sourcil levé.

-Ne me dis pas que tu portes ce…Truc? Demanda Alice, en brandissant mon pull bleu ciel, mon pull préféré.

-Hé! Protestai-je, défendant mon bien. C'est mon préféré.

-Je crains le pire. Soupira-t-elle, retournant à ses explorations. »

Dix minutes plus tard, tous mes vêtements étaient étalés sur mon lit, et triés. La Cullen fit la moue en se laissant tomber sur le lit. Elle laissa balancer ses deux jambes, puis, n'y tenant plus, elle se leva à nouveau, et retourna fourrager dans mon placard. Je savais parfaitement quel tiroir elle n'avait pas fouillé. Celui contenant mes sous-vêtements. J'allai protester quand elle ouvrit le tiroir, mais son regard me dissuada de continuer. Elle grimaça ostensiblement quand elle extirpa de mon foutoir un ensemble de sous vêtements complètement anti-sexy, un ensemble brassière/culotte en coton gris.

« -Mais enfin, Bella, s'écria-t-elle, en brandissant mes dessous. Comment veux-tu que les garçons s'intéressent à toi si tu portes ces trucs?

-ce sont des sous-vêtements, plaidai-je, personne ne les voit.

-Peut être, mais imagine que…Bon, je crois qu'il n'y a qu'une solution. »

Alice se leva, alors que je commençais à me demander ce qu'elle avait en tête. Elle m'empoigna par le bras, et me traîna au dehors de ma chambre.

« -Où va-t-on? Demandai-je, passablement surprise.

-Magasiner. Me répondit-elle, me laissant aucune chance de protester.

-Non! M'écriai-je. Je n'ai pas d'argent…

-Moi, j'en ai! Rétorqua-t-elle, féroce. Alors viens, ne discute pas! »

Elle prit mon manteau et mon écharpe sur la patère, et elle m'entraîna dehors.

« -Vous allez où? Demanda Renée, perplexe.

-A Port-Angeles, répondit Alice. Je la ramène en début de soirée, elle sera là pour le dîner. »

Je jetai un regard suppliant à ma mère, alors qu'Alice me traînait déjà dehors, et m'ouvrit la porte de sa voiture, côté passager. C'était la Volvo argentée d'Edward. Je fronçai les sourcils.

« -Ton frère? Demandai-je.

-Il est resté à la maison, répondit-elle, pensive. Il m'a prêté sa voiture. »

Elle démarra, et le moteur ronronna. Ses yeux brillaient d'excitation. Alors, elle appuya sur le champignon. Je me retournai vivement quand elle passa le carrefour à tombeau ouvert, et vis les voitures piler pour nous laisser passer.

« -Ralentis! Hurlai-je, dans l'habitacle, tu vas nous tuer!

-T'inquiètes Bella, me répondit Alice, concentrée. Je maîtrise. »

Et elle maîtrisait, c'était ça le pire. Elle slalomait avec les voitures, et je m'aperçus à mon grand désarroi qu'elle ne ralentissait pas. Je serrai mes mains sous mes cuisses, avant d'agripper le siège. Elle fila toujours autant sur l'autoroute, doublant la vitesse limite. Port Angeles se dessina bientôt, et elle entra, plus prudemment, dans la ville. Conjointement, la voiture et les battements de mon cœur ralentirent. Elle se gara dans le parking mitoyen au centre commercial. Elle coupa le contact, et s'extirpa de la voiture. Elle m'ouvrit la porte. Je rechignai, avant de me lever. Elle referma la porte, puis j'agrippai son bras. Mes jambes flageolaient, sous l'effet de la frousse que j'avais eue. Je fus surprise par la dureté du bras d'Alice. Elle s'aperçut de mon trouble, et elle retira son bras. Nous nous dirigeâmes vers le centre commercial. Alice, à côté de moi, trépignait. Et flûte. Elle était fan des magasins, et à mon désespoir, elle fit toutes les boutiques de fringues. A la fin, on avait bien une dizaine de sacs chacune. Alice avait pris quelques petites choses pour elle, mais la plupart était pour moi. Cela me rendait malade d'imaginer la somme astronomique qu'elle avait dépensé. Je n'aurai jamais assez d'une vie pour lui rembourser. Nous avions acheté des jupes, des robes -dont une, pour la soirée,- et, à ma grande infortune, des sous-vêtements. On avait ramené plusieurs sacs de chez Victoria's Secret. Alice avait choisi des trucs à fanfreluches, à frous-frous, et vraiment mignons. J'avait déjà donné une directive: pas de rose. Ainsi soit-elle, il n'y a avait rien de rose. Juste des choses que je ne mettrais même pas dans mes fantasmes. Et pire encore, les bretelles de certains soutien-gorge étaient en réalité décorées de bijoux ou étaient carrément…Du même goût. J'étais éreintée, et je maudissais Alice en silence. Faire le shopping avec elle était un véritable marathon. Nous nous arrêtâmes finalement à un glacier, et elle avait pris aussi une glace, qu'elle triturait plus qu'elle ne mangeait.

« -Elle ne t'a rien fait, la glace. M'écriai-je finalement, me délectant de la mienne. »

Alice haussa les épaules, avant de murmurer:

« -Au moins, on a une robe pour samedi. Tu n'as plus aucune excuse pour te défiler.

-A propos des robes…Je te rembourserai jusqu'au dernier centime.

-Laisse tomber. Fit-elle, distraite. Ca m'a fait plaisir de t'accompagner. Et de te rendre service.

-Tu m'as plutôt mise dans la galère, soupirai-je, tu oublies que Mike Newton et Tyler Crowley me courent après.

-Si ils ne s'intéressent qu'à ton physique, c'est bien dommage. Commenta Alice, fermement, pinçant les lèvres à chaque fois que je mentionnais Mike.

-Je ne vois pas à quoi ils pourraient s'intéresser d'autre. Soupirai-je.

-Ne dis pas ça, Bella. Si mon frère t'a choisie, c'est bien parce qu'il y a une raison. »

Elle se tut, horrifiée. Comme si elle venait de lâcher un quelconque secret d'état que je ne devais pas savoir. Elle marmonna un bref oublie! avant de se relever. Je voulus attraper la main d'Alice, pour la forcer à se rasseoir. Elle se rassit.

« -Pardon? M'enquis-je, ma curiosité avait été piquée.

-Non, rien, laisse, je repensais à quelque chose. »

Son regard me dissuada d'essayer d'en savoir plus. Je finis par me lever, alors qu'elle était déjà sur pieds.

« -On rentre, déclara-t-elle. J'ai promis à ta mère de te ramener tôt chez toi. »

En silence, nous regagnâmes Forks, Alice roulant plus décemment. Je me résolus à briser le silence qui s'était installé entre nous.

« -Tu…Pourquoi tu es venue chez moi, à la base?

-J'ai le droit de rendre visite à une amie, non? Demanda-t-elle, le regard toujours rivé sur la route ».

Amie…Le mot me fit tressaillir. Pourtant, les faits étaient là. Malgré sa folie du shopping, je préférais avoir Alice comme amie. Plutôt que Jessica ou pire, Lauren. Je descendis dans l'allée qui menait au seuil de ma maison. Alice m'adressa un signe de la main, avant de partir. Je sortis mes clés, et ouvris la porte. Armée de tous mes sacs, je montai les escaliers. Je passai devant la chambre de Renée. Elle était dans son lit, en train de pleurer. Troublée, je posai tous mes achats dans le couloir, avant de jeter au sol mon sac et mon manteau. Je toquai timidement à la porte. Renée ne répondit pas. Ainsi, je pris l'initiative de rentrer. Je vis pas mal de Kleenex, encore plus que la veille. Je restai scotchée sur place, à l'entrée.

« -Maman? Qu'est-ce que? »

~*~

Haha! Pourquoi Renée pleure-t-elle donc? Et que va-t-il se passer ensuite? Quelles conséquences auront la gaffe d'Alice? Pour le savoir, rendez-vous au prochain chapitre. J'espère que vous aimerez toujours autant.

Merci de me lire.

In Memoriam.