Bonsoir!
Merci d'être toujours aussi nombreux à lire ma fic, ça me fait très plaisir. Et je suis toujours aussi impressionnée du nombre de reviews et d'alertes et de favoris…Merci pour tout! Pour vous accompagner pendant la lecture, je vous conseille d'écouter 18 and a life de Skid Row, et Listen To Your Heart, de DHT.
In memoriam
OOoOoOoOoOoO
J'étais assise sur le bord de mon lit, le cœur battant à tout rompre, les lèvres gonflées du baiser d'Edward. Mon ventre ondulait à chaque fois que je me repassais la scène, ayant encore la sensation des lèvres d'Edward sur les miennes, qui bougeaient en parfaite synchronisation. Et surtout, oh Seigneur, la sensation électrisante de sa langue contre la mienne. J'avais les jambes en coton, et je tremblais. J'aurais voulu qu'Edward reste près de moi, mais ma mère gâcha tout, comme à son habitude. Elle avait appelé. Edward avait filé. J'eus soudainement envie de pleurer. J'en avais marre de mes émotions volatiles, de rire et de pleurer dans la seconde. Je n'en pouvais plus. Maman avait le droit d'avoir tous les petits copains qu'elle voulait. Pourquoi sa fille aux portes de la mort ne pouvait pas avoir le sien. Mon cœur cogna douloureusement dans ma poitrine. Je n'avais pas le droit de tomber amoureuse. Et de faire en sorte qu'Edward s'attache à moi. Je ne voulais pas lui infliger la douleur de ma perte. Je ne voulais pas être en couple avec lui si je venais à mourir. Surtout pas en sachant que ma fin était proche. Alors, sans autre explication possible, je fondis en larmes, devant ma mère, qui me regarda bizarrement. Elle soupira, avant de venir s'asseoir à côté de moi, sur la couverture, à l'endroit où se trouvait Edward quelques secondes plus tôt. Je me jetais dans les bras de ma mère, mes pleurs redoublant d'intensité. Elle caressa mes cheveux tendrement, alors que mes larmes mouillaient son chemisier. Je reniflai faiblement, le déluge de larmes nouant ma gorge et ne me permettant pas de parler.
« -Qu'est-ce que tu as, ma Bella? Demanda Renée d'une voix douce et tendre.
-Je…Oh, Maman! Pourquoi c'est tellement dur la vie? Demandai-je en relevant mes yeux gonflés de larmes.
-Que s'est-il passé?
-Je…J'ai fait une bêtise. Hoquetai-je, avant de fondre en larmes à nouveau.
-Laquelle? Demanda Renée, soudainement inquiète.
-Je…J'ai embrassé un garçon. Avouai-je, dans un souffle, me sentant idiote et misérable.
-Oh! S'extasia-t-elle, mais c'est merveilleux! Il s'appelle comment? Et il embrasse bien?
-Non, maman, ce n'est pas merveilleux. Il n'y a pas de « il » qui tienne et quoi que ce soit d'autre du même genre.
-Oh.
-J'étais en train de parler toute seule, parce que…Je réfléchissais. A un moyen pour…pour lui dire que…Je ne pouvais pas être avec lui. Parce que je suis malade et…Je vais mourir, Maman, pourquoi? M'écriai-je en me remettant à pleurer.
-Tu sais Bella…Tout ce que je peux te conseiller…C'est de vivre ta vie, ce qu'il te reste. De profiter, un maximum. De vivre ta vie d'adolescente. Tu as un garçon qui t'aime. Ou du moins, tu lui plais. Tout ce que j'ai à te dire, c'est fonce. Peu importe si il y aura un avenir. Sois heureuse.
-C'est impossible, Maman. Je ne peux pas lui faire subir. Que se passerait-il si il m'aime aussi, que nous vivions une histoire, et que…Je meurs du jour au lendemain? Je ne veux pas lui faire de la peine. Ca serait me montrer égoïste.
-Tu sais Bella, si tu pars de l'idée où tu risques de mourir, et que tu éconduis le premier garçon qui te porte un peu d'intérêt, tu ne risques pas de…De vivre certaines expériences.
-Comme? Demandai-je, l'innocence incarnée.
-Faire l'amour, par exemple. C'est un moment privilégié entre toi et ton partenaire, où vous exprimez vos sentiments. C'est magique, et ça vaut la peine d'être vécu.
-je ne suis pas prête pour ces choses là. Je ne pourrai pas l'être en trois mois.
-Tu sais Bella, quand tu as un petit-ami, et que vous vous aimez, tu verras, tu changes vite d'avis. C'est merveilleux l'amour, ma chérie. Et je souhaite que tu le vives. »
Je baissai la tête, mes cheveux tombant doucement devant mon visage. Je soupirai. Je n'étais pas la fille de Renée. Impossible. Maman était forte et courageuse. Elle était chaleureuse, saisissait les opportunités, était capable d'aimer, et d'être aimée en retour. Pourquoi je n'étais pas comme ça? Pourquoi j'étais austère, j'avais trop d'inhibitions, et pourquoi j'étais tout simplement moi? Je ne le savais pas, et je ne voulais pas savoir. Et je ne savais pas que quelqu'un, posté en bas de la fenêtre, avait tout écouté.
OOo
Edward POV.
Ses lèvres. Son goût. Son sang qui chantait à mes oreilles. L'odeur de son désir, de ses émotions. C'était un ravissant tableau. C'était même trop pour un seul homme. J'entendais son cœur battre, s'affolait, alors qu'elle refermait ses bras autour de mon cou, et que mes mains, d'instinct, vinrent se poser doucement sur sa taille, la collant contre moi. Je n'avais pas prévu d'embrasser Bella maintenant, et je ne savais pas non plus si la vison d'Alice allait se réaliser. La chambre était silencieuse, hormis les bruits humides, nos respirations qui s'emmêlaient, nos soupirs et nos légers gémissements. Je n'arrivais pas à croire que je donnais à Bella mon premier baiser. Et qu'elle me répondait avec force. Doucement, je me laissai aller à mon plaisir, le plaisir que j'éprouvais rien qu'en l'embrassant. Et cette envie que j'eus de toucher son corps, de la contempler. Stop Edward. Nous nous séparâmes pour qu'elle reprenne son souffle. Elle rejeta ses cheveux en arrière, puis elle se mordilla la lèvre inférieure, en riant. Un dixième de seconde. Nous étions toujours très proches, nos souffles s'emmêlaient toujours. Sa respiration chaude et humide sur ma peau froide déclenchaient une série de frissons délicieux. Je mis tendrement une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Et elle sourit, encore. Jusqu'à ce que la voix de sa mère nous parvienne dans l'escalier, jusqu'à ce que je file par la fenêtre. Mais je ne m'éloignai pas. Pas encore, du moins. Je voulais encore rester auprès d'elle. Je m'adossai à l'arbre, derrière moi. Et j'écoutai la conversation.
Je n'aurais pas dû. Si j'avais pu pleurer, pour sûr que je l'aurais fait. J'avais appris le secret de Bella. Pourquoi elle était si frêle, si fragile. Tellement différente des autres. Et pourquoi, quand son sang était transparent, quand elle s'est coupée sur les feuilles, l'autre jour. Non. Pas Bella. Pas ma Bella. J'entendis sa mère s'éloigner, laissant Bella seule. Alors, doucement, je me faufilai à nouveau par la fenêtre. Mon ange était là, assise en tailleur, sur le couvre-lit. Elle était songeuse et triturait la couverture. Son regard s'éclaira quand elle me vit. Elle se jeta sur moi, enlaçant mon cou. Son odeur me frappa en pleine face, plus délicieuse que jamais. Je me sentis vaciller.
« -Tu es revenu! Soupira-t-elle, un sourire apparaissant sur son visage.
-je ne me suis pas éloigné, en fait; répondis-je en déposant un léger baiser dans ses cheveux.
-Comment tu as su que ma mère est partie?
-Je vous ai entendues, c'est tout. Éludai-je rapidement. »
Je pris doucement son visage entre mes mains, et je caressai doucement ses joues maigres. Elle était belle. Et la maladie n'enlevait rien à sa beauté. Je sentis ma gorge s'étreindre sous l'effet de l'émotion, de ces larmes qui montaient alors qu'elles ne couleraient jamais sur mes joues. Je serrai doucement Bella contre moi, alors qu'elle laissait échapper un soupir de contentement. Elle frictionna doucement mon dos, affectueusement. Elle posa son front contre mon torse. Je retins ma respiration, bien que je n'eus pas besoin de respirer. Je ne savais pas vraiment comment mettre mes bras, ni comment la tenir, pour qu'elle se sente bien contre moi, dans mes bras. Ses lèvres douces et dosées se posèrent dans mon cou, alors qu'elle inspirait à fond mon arôme. J'étais si bien, avec elle, dans ses bras. Je savais ce que je voulais. Etre avec elle. En dépit de tout le reste. Alors, doucement, je nous allongeai dans son lit. Elle soupira, et vint se blottir contre moi. Je refermai mes bras sur elle, alors qu'elle posa sa main à l'endroit ou était supposé battre mon cœur. Elle caressa doucement, timidement, mon torse. Je souris, alors qu'elle posa sa joue contre mon torse, là où se trouvait ma main auparavant, ses doigts caressant doucement mon côté. Elle leva la tête vers moi, et sourit.
« -Maman te tuerait si elle te voyait là.
-il n'y a pas de danger. Répondis-je, avec un sourire, teinté d'amertume cependant.
-C'est si bon d'être avec toi. Soupira-t-elle, ses doigts caressant doucement mon torse. »
La remarque me fit sourire, et ce, encore plus lorsqu'elle caressa doucement de ses doigts tièdes ma joue froide, et ébouriffa avec tendresse mes cheveux. Ses lèvres effleurèrent doucement les miennes. Je tremblai à son contact, les sensations qui s'offrirent à moi m'étaient inconnues. C'est comme si mon corps entier abritait un feu d'artifice. Je me réchauffais doucement à son contact. Je paraissais moins mort, plus vivant. Elle se retrouva bientôt à califourchon au dessus de moi, avant de m'embrasser. Je frémis davantage à ce nouveau contact, inattendu. Le désir s'insinuant doucement en moi. En réponse, je sentis mon entrejambe se durcir. Ce fut la douche froide. J'éloignai légèrement Bella de moi, la faisant revenir à sa place initiale. Je jetai la couverture sur nous, gêné. Elle sourit, avant de se pelotonner contre moi. Je me penchais doucement à son oreille.
« -il est temps de dormir. Dis-je tout simplement, en commençant à lui chanter un air qui me passait par la tête.
-si je dois dormir, tu vas devoir partir. Répondit-elle en calant sa tête contre mon épaule. Et je ne veux pas que tu partes.
-Je ne partirai pas. Je te le promets. »
Elle bâilla, avant de s'étirer et de se blottir contre moi. Je soupirai, avant de frictionner doucement son dos, la regardant se reposer. J'aurais aimé pouvoir dormir aussi, et me laisser bercer par le doux son de sa respiration, m'endormir contre elle, et me réveiller contre elle. J'étais condamné à la nuit éternelle, et je n'avais pas le droit à tout ça. Bella avait raison. C'était compliqué, la vie, mais la mort l'était encore plus.
OOoOoOoOoO
Désolée pour ce chapitre court. C'est une sorte de transition. Le prochain chapitre devrait normalement inclure le retour à l'école et la sortie en boîte xD
J'espère tout de même que mon chapitre vous aura plu.
XoXo
In Memoriam.
