Coucou!
Rah, j'y crois pas, j'ai mis encore longtemps avant d'actualiser. Honte à moi, je ne suis vraiment pas inspirée en ce moment --' Bref, tout ça pour dire que je suis absolument ravie de toutes les reviews que vous m'avez envoyées. Ca m'a fait super plaisir, continuez, ça me motive vraiment à poursuivre! Pour ceux qui posaient la question, Bella a une leucémie. Elle est condamnée, théoriquement. Je préviens à l'avance que ma fin ne sera pas du tout heureuse, enfin, fallait s'y attendre en voyant le titre de la fic. For Never, on ne peut pas être plus clair. Il devait avoir la fameuse sortie, mais finalement, c'est pas dans ce chapitre là, j'ai carrément embrayé sur autre chose. J'ai prévu un rebondissement, en fait x)
Merci d'être à chaque fois plus nombreux de me lire à chaque fois.
In Memoriam
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Je ne voulais pas me réveiller. M'apercevoir que tout ceci n'était qu'un rêve serait pour moi pire que tout. J'étais dans les bras de mon ange roux, l'être le plus merveilleux qu'il soit. Je ne croyais pas à ma chance. Ma tête était doucement calée contre son épaule, ma main posée contre son cœur. Ses étaux tendres se refermaient sur moi, m'enveloppant dans un cocon douillet et protecteur. Mieux encore, à chaque respiration, je sentais l'odeur divine de sa peau. Une odeur sensuelle et tout à fait exquise, et désormais, je pouvais dire que le goût de sa peau était aussi bon que son odeur était divine. Je me retournai doucement, en prenant garde de ne pas le réveiller. C'était la première fois que je dormais avec un garçon. Bien sûr, j'avais déjà dormi avec ma mère, quand j'étais petite, et il n'y a pas si longtemps que ça, d'ailleurs. Renée et moi, des fois, étions en train de papoter jusqu'à plus d'heure, en mangeant des biscuits allégés et en regardant une sitcom débile à la télé. Souvent, on finissait par s'endormir l'une contre l'autre, veillant mutuellement sur l'autre. Petite, je venais me réfugier dans le lit de ma mère car j'avais peur le soir, et je ne voulais pas rester toute seule. Parfois, c'était pour sécher mes pleurs, quand Papa est parti. Et les siens, par la même occasion. Mais là, c'était différent. J'étais dans les bras du garçon que j'aimais. Quand je réalisai cela, mon cœur bondit dans ma poitrine. Mais le fait était là. J'étais amoureuse d'Edward. Je levai mon visage vers le sien, effleurant du bout du nez sa peau d'albâtre. Je voulais le regarder. Le toucher. Le découvrir.
J'inspirai profondément. Je me redressai, m'appuyant sur un bras. La couverture glissa, mais je m'en moquais éperdument. Je souris devant la pureté des traits d'Edward. Ses cheveux cuivrés qui étaient semblables à des eaux sombres sous les rayons lunaires qui passaient au travers de ma fenêtre sans rideaux. Sa peau d'albâtre ressortait, un peu comme le négatif d'une ombre chinoise. Alors, mes yeux, tout d'abord, glissèrent sur ses paupières closes. Je n'avais jamais remarqué à quel point ses yeux étaient cernés, à quel point il paraissait fatigué. De délicats cernes violets se détachaient de sa peau. Si sur n'importe qui, les cernes faisaient fatigué, au bout du rouleau, ils sublimaient son visage de demi-dieu. Mes yeux descendirent doucement le long de l'arête de son nez, droit, et parfait. J'examinai ensuite ses joues creusées et pâles, ses lèvres rosées et fines. Son visage était tout simplement parfait. Un visage de porcelaine, délicatement peint, sans aucun défaut. Mon visage descendit ensuite la ligne de son cou, puis sur ses épaules carrées. Je devinais son corps souple, svelte et musclé. Je ne pouvais rien voir, il était vêtu d'un t-shirt noir tout bête. Doucement, du bout des doigts, je replaçai quelques mèches de cheveux qui tombaient sur son visage, et je le sentis frémir sous mes doigts. Doucement, mes mains dessinèrent son nez, ses joues, ses lèvres. Il les entrouvrit légèrement. Ma main posée sur son torse le caressa doucement, sentant ses muscles à travers le tissu. J'arrivai à sa ceinture. Mes doigts se refermèrent sur le bas de son t-shirt, que je soulevai. Il frémit, mais ne bougea pas. Le cœur battant, le souffle court, je découvris son ventre, et en même temps, la ceinture abdominale la plus impressionnante qu'il m'ait été donné de voir. Il avait trois paires d'abdos. Je baissai les yeux, en remarquant que j'avais la bouche sèche. Timidement, je passai ma main dessus, dessinant son torse de pierre aux contours si parfaits.
Et ce, jusqu'à ce que les yeux d'Edward ne s'ouvrent. Ses yeux d'or fondu qui me dévisageaient, à la fois surpris et amusés. Un sourire en coin s'invita sur ses lèvres divines, me faisant instantanément fondre. Mes yeux se posèrent à nouveau sur son ventre, et je m'aperçus avec honte que j'étais en train de le mater. J'en rougis. Et je détournai la tête, honteuse. Edward se redressa, le sommier grinça, et son t-shirt tomba. Il me regarda, droit dans les yeux. Avant d'ôter lui-même son t-shirt. J'en eus le souffle coupé. On aurait pu croire que son torse ait été sculpté dans du marbre. Et ses muscles, ô Seigneur! Il n'était ni trop fluet, ni trop baraqué, en fait, il était tout juste parfait. L'Equilibre. Son corps était souple, et musclé. Sans aucune cicatrice, ni autres lésions. Il était imberbe. Pâle, argenté sous la lune. Il était tout simplement divin, faisant, du même coup, d'Adonis un laideron. Je me penchais doucement, et entrepris d'embrasser son cou. Mes lèvres, légères comme des papillons, effleuraient sa peau, et parfois, je me surpris à le caresser du bout de la langue. Il frémit sous mes caresses. Mes mains parcoururent son torse, et je sentais sa peau dure et froide, mais qui en même temps était tellement douce, à la perfection statuesque. Mes lèvres descendirent le long de son torse, pour embrasser son ventre. Quand il me repoussa. Je levai la tête, un voile de cheveux bruns me tombant sur le visage. Sa respiration s'était faite plus saccadée, et il tremblait légèrement.
« -Vas doucement, Bella. Souffla-t-il en fermant les yeux. Il ne faut pas brûler les étapes.
-Désolée, répondis-je, en affichant un air contrit. »
Qui n'en était pas réellement un, en fait. Je l'avais bien senti frémir sous mes doigts, les soupirs qui s'échappaient de ses lèvres. Ses lèvres. Ces maudites lèvres que j'avais envie d'embrasser, encore et toujours. Je me penchais à nouveau au dessus de lui, au dessus de ses lèvres. Du regard, je l'interrogeai. Je voulais savoir si j'avais droit à un autre baiser. Il leva doucement la tête, avant de capturer mes lèvres dans un nouveau baiser, plein d'amour, mais aussi de sensualité. Sa main passa sur mon épaule, et doucement, souleva mes cheveux. Ma main gauche se perdit quant à elle sur sa joue, et je remettais en places ses boucles cuivrées. Je me détachai de lui, à bout de souffle. J'appuyai mon nez contre le sien, avant de poser un léger baiser juste au dessus de sa lèvre supérieure. Doucement, j'embrassai sa peau marmoréenne, pour poser un baiser au coin de sa bouche. Il sourit, avant de m'embrasser sur la joue. Je me blottis contre lui, au creux de ses bras. Mes doigts caressant machinalement sa peau douce. Je posai ma tête sur son épaule, avant d'y laisser un petit baiser.
« -Il est temps de dormir. Souffla-t-il d'une voix douce.
-J'ai pas envie de dormir. Grommelai-je. »
Le bâillement qui suivit me contredit totalement. Il s'esclaffa, son rire teintant comme mille clochettes, avant de poser un baiser sur mon front. Je soupirai de contentement, alors qu'il commençait à fredonner une chanson. Sa voix était simplement divine, et hypnotique. Son ténor vibrant et caressant me donnait la chair de poule. Je ne savais pas qui avait écrit cette chanson, mais j'adhérai déjà. Je sentis mes paupières se faire lourdes, et je sentis mon corps s'engourdir doucement. Je me pelotonnai contre lui, ma main posée contre son cœur. Avant de sombrer, dormant divinement bien depuis des jours.
**
Le lendemain matin, mon réveil sonna sept heures. Je grognai légèrement, me retournant dans mon lit et fourrant ma tête sous l'oreiller pour en étouffer le son. Excédée, je finis par allonger le bras et trifouiller les boutons. La sonnerie irritante s'arrêta bientôt. Je soupirai, avant de retomber sur l'oreiller. Avec tout ce remue-ménage, j'avais sans doute dû réveiller Edward. Edward. Mon cœur bondit dans ma poitrine. Je tournai la tête. Il était là, allongé sur le ventre, la tête enfouie sous son bras. Je souris, avant de remettre en place un épi qu'il avait sur la tête. Il ne bougea pas. Les rayons du jour levant traversaient la fenêtre sans rideaux de ma chambre, et caressait doucement ma peau, et celle d'Edward par la même occasion. J'ouvris des yeux ronds en voyant sa peau pâle scintiller. Comme s'il avait des milliers de petits diamants incrustés dans chaque pore de sa peau. Je m'étonnai de ce prodige. J'effleurai doucement, du bout des doigts, la peau de son dos. Au lieu d'être tiède, elle était toujours aussi froide. Je me laissai tomber en arrière, à ma place initiale. Je ne comprenais pas. Edward n'était pas comme tous les autres garçons, je le savais. Je le sentais. Je me mis à réfléchir, en jouant machinalement avec une mèche de mes cheveux. Déjà, la peau d'Edward était trop pâle, dure, et froide. Son corps entier était dur, à chaque fois que je le serrais dans mes bras, j'avais l'impression de câliner une statue. Puis ses yeux, ils étaient d'une couleur inhabituelle. Couleur or massif. J'en avais vus des yeux ambrés, mais ils étaient plus proches du marron que de l'or. Et je me demandais…Comment il faisait pour être aussi séduisant, aussi beau? Même Mike Newton, qui était le plus mignon de la classe, paraissait tellement fade et insipide à côté de lui? Je regardai à nouveau l'ange endormi près de moi. Il était immobile, beaucoup trop pour quelqu'un qui dormait. Il ne laissait échapper pas même un soupir, il n'avait pas bronché quand j'avais crapahuté tout à l'heure pour éteindre ce maudit réveil. Et surtout…Je n'avais pas entendu son cœur battre, et il ne respirait pas. Pourtant, il vivait, comment était-ce possible? Je venais à me demander si je ne devenais pas folle. J'en venais même à douter de la réalité d'Edward. Je devais vivre un de mes fantasmes, ou mieux, j'étais en train d'halluciner à cause des médicaments que je prenais. Je devenais dingue. Je soupirai lourdement. La voix d'Edward s'éleva derrière moi. Tendre, et inquiète. Ses lèvres se posèrent dans mon cou. Je soupirai.
« -Tu ne dormais pas, pas vrai? Demandai-je, d'une petite voix. »
Ma question parut le déconcerter. Il me dévisagea, perplexe. Il baissa la tête, avant de murmurer, légèrement tendu:
« -Je ne dormais pas; en effet. »
Je hochai la tête, doucement. Par où commencer? J'avais tant de questions à lui poser. Et je ne voulais pas le froisser. Je baissai la tête. Avant de la relever, et de caresser doucement sa joue, remettant avec tendresse en place ses cheveux tout ébouriffés. Je dessinai son visage, du bout des doigts. J'effleurai ses lèvres, dures et froides comme le marbre, mais qui savaient se faire si douces et si tendres contre les miennes. Je le regardai, dans ses yeux dorés. Je ne savais pas ce qu'il était exactement, ni s'il tenait plus du dieu ou plus de l'homme. Mais quoiqu'il en soit, quoiqu'il puisse être, je serai à ses côtés. Démon ou ange, créature des enfers, ou chérubin, enchanteur ou mage noir, j'étais amoureuse de lui. Ce n'était pas un coup de cœur, un béguin d'adolescente. J'étais profondément amoureuse de lui. De sa personnalité, du moins, du peu de ce que j'avais pu en voir. De sa façon d'être. De son être tout entier. C'était lui que je voulais, totalement, inconditionnellement. J'avais la quasi certitude qu'il n'était pas humain. Du moins pas totalement. Et cela ne m'effrayait pas. Au contraire, j'étais d'autant plus fière d'être avec lui, qu'un jeune homme aussi divin se soit intéressé à quelqu'un d'aussi insignifiant que moi. Je me mis sur les genoux, avant de mettre mes bras autour de son cou. Je l'étreignis. Il me pressa contre lui, ses mains se faisant douces sur mes hanches. Je m'imprégnais une fois de plus de son odeur. Avant de presser un tendre baiser dans son cou froid. Je me penchai, pour murmurer doucement à son oreille:
« -Je t'aime. Qui que tu sois, quoi que tu caches. »
Je craignais en avoir trop dit. Edward me repoussa légèrement, pour prendre mon menton entre ses doigts. Il finit par baisser le regard, avant de presser son front contre le mien. Je caressai ses cheveux, très tendrement. Je n'attendais pas les mêmes mots d'amour en retour, j'avais simplement dit ce que j'avais sur le cœur. Mais j'espérais qu'ils soient réciproques. Il se dégagea de moi, gauche, gêné. Je mordillai ma lèvre inférieure. Je lui caressai la joue, une fois de plus.
« -Tu n'es pas obligé de tout me dire. J'ai envie de savoir, mais en même temps pas envie…Fais le quand tu seras-prêt, d'accord?
-Je…(il soupira) j'ai envie d'être honnête avec toi, mais je n'ai pas envie que tu me laisses…à cause de ma nature…bien que je le comprendrais parfaitement.
-Tu n'es pas dangereux. Je sais que tu ne peux pas me faire de mal. Je sais que tu ne le feras pas. Je crois en toi.
-Tu n'en sais rien. Murmura-t-il, en soupirant lourdement.
-J'en suis sûre.
-Très bien. (il se redressa) Tu as une idée de ce que je peux être?
-Un ange? Demandai-je, naïvement. Un demi-dieu?
-Un démon tout droit sorti de l'enfer pour te tuer, surtout. Répondit-il tristement.
-C'est-à-dire?
-Je…(il ferma les yeux, pour éviter soigneusement de croiser mon regard) Tu as du le sentir…Ma peau…
-Froide et dure comme le marbre, et qui scintille au soleil. Complétai-je, en acquiesçant doucement.
-Les cernes que j'ai sous les yeux, semblables à des hématomes. Les réactions étranges que j'ai parfois en ta présence…
-Comme tout à l'heure? Demandai-je, timidement.
-Oui. Admit-il, toujours tête baissée. Mais…
-Tais-toi, le coupai-je. Je m'en fiche de savoir ce que tu es. Je veux être avec toi. Je t'aime. Et quoique tu me dises, ça n'y changera rien.
-Je ne le mérite pas.
-Largement. Contredis-je. C'est plutôt moi qui ne te mérite pas.
-Tu racontes des bêtises. Soupira-t-il. »
Nous restâmes un moment, l'un contre l'autre. Je posai doucement mes lèvres contre les siennes. Il grogna légèrement, et prolongea le baiser. Doucement, nous finîmes par l'approfondir. Je manquais toujours de vaciller quand il m'embrassait, ressentant la sensation de sa langue glacée glissant contre la mienne. Je posai mon front contre son torse de pierre. Il m'enveloppa dans ses bras tendres.
« -Dis-moi, chuchotai-je, qu'en adviendra-t-il de demain?
-on est déjà demain. Dit-il, en riant légèrement.
-On a cours. Comment cela va-t-il être, à l'école…Samedi?
-On est Samedi.
-Comment je vais devoir me comporter avec toi?
-Comme ma petite-amie, non?
-Ah?
-c'Est-ce que tu es.
-D'accord. Si ça ne te dérange pas…Je dois aller à la douche. Me brosser les dents. Enfin, ces trucs là…
-Pas de problème, je vais préparer tes affaires en attendant. »
Il effleura mes lèvres des siennes, avant de murmurer doucement.
« -Ne traîne pas trop, d'accord?
-Non! »
Je pris mes affaires, et je détalai en direction de la porte. Quand Edward m'interpella.
« -Bella?
-oui?
-Je t'aime. »
Je lui souris. En ce moment, je ne pouvais être plus heureuse.
