Coucou!

Et voilà le nouveau chapitre. Je me demande pourquoi vous n'oubliez pas ma fic, après tout, je mets tellement de temps à poster les nouveaux chapitres. Mais je suis toujours aussi émerveillée par le nombre de reviews que vous me laissez. Vous vous rendez compte qu'on en est presque à 100 reviews? Mais voilà, c'est…bref, je suis super contente. Merci à tous de me lire. Alors. Pour ce nouveau chapitre. J'étais en train d'écouter Too late, de Lene Marlin.

Bisous

In Memoriam.

OoOoOoOoOoOoOoOoO

Nos intentions.

Tendu, relâché, tendu, relâché. Ainsi allait mon pied depuis tout à l'heure. Pied qui était à l'image de la fébrilité qui s'était emparée de tout mon être. Il m'aime. C'était tout ce que je parvenais à penser de cohérent. Il m'aime. Et ce, en dépit de ma maladie. En dépit de ma faiblesse apparente, de ma mort prochaine. J'aurais dû me blâmer pour éprouver un tel bonheur, mais rien n'y faisait. J'avais envie d'être égoïste. Je jetai un coup d'œil à l'Apollon à côté de moi. Ses yeux étaient rivés sur le tableau noir, derrière le professeur. Mon cœur bondit dans ma poitrine quand sa main avança à tâtons sur le bois de la table, pour venir se saisir de la mienne. Mes doigts s'enlacèrent automatiquement aux sien. Mais les regards insistants de Mike Newton et de sa moue boudeuse me firent lâcher la main de mon amoureux. Edward serra les dents? J'aurais voulu passer mon doigt dessus, pour l'apaiser, le détendre. Poser une dizaine de petits baisers dans son cou, embrasser le creux de son épaule. Sentir son corps dur et masculin contre le mien. Caresser encore une fois sa peau douce. Et revoir son torse sculpté, la perfection de son buste. Je soupirai. Je n'aimais pas Edward comme une gamine pouvait aimer son premier petit-ami. J'éprouvais pour le jeune homme un amour profond, doublé d'un désir intense. Et ce, en dépit de son regard étrangement doré, sa peau froide et dure comme du marbre, mais douce comme de la soie. Je le voulais lui. Irrémédiablement. Lui et moi. A tout jamais. Je lui souris, de bonheur. Je me sentais cruche, mais c'était quoi, d'avoir l'air idiote quand je pouvais être avec l'homme de mes rêves?

Car il était tout ce dont je pouvais espérer. Il était parfait, dans tous les points. Déjà, physiquement. Sa beauté me laissait bouche bée. Dès qu'il entrait dans une pièce, même bondée, même contenant mille personnes, mon regard se dirigerait automatiquement vers lui, vers sa peau pâle comme la lune. C'était mon Adonis. Celui qui faisait battre mon cœur de façon désordonnée et erratique dans ma poitrine, qui faisait pétiller chaque particule de mon corps dans un frisson délicieux. Mon amoureux se tourna vers moi, et m'adressa un sourire tendre. Un sourire qui me fit fondre sur place, un sourire éblouissant. J'eus la furieuse envie de me blottir contre son épaule ronde et parfaite, et d'inhaler son odeur, à fond, jusqu'à me faire tourner la tête. De poser de tendres baisers dans son cou, de le sentir soupirer de désir sous mes caresses. J'avais désormais des désirs d'adulte. Je ne savais pas si c'était le fait d'avoir grandi plus vite que les autres à cause de l'absence de mon père et de ma maladie, ou si c'était cette envie urgente que j'avais de tout vivre, tout découvrir, maintenant, avant qu'il ne soit trop tard. Je songeais avec délices à l'évolution de notre relation, comment nous allions nous découvrir, petit à petit. Découvrir quelles caresses il aimait, où il aimait que je l'embrasse, et toutes ces petites choses qui feront que je l'aime. Mon ange. L'amour de ma vie.

Je m'agrippai à ma table, et je vis mes jointures blanchir. Edward se tourna vers moi, et d'un doigt pâle et froid, il entreprit de les caresser, doucement. Je sentis une série de picotements me parcourir, comme si tout mon corps était soudainement concentré dans ma main. Le plaisir de son toucher se répercutait avec violence dans mes veines, mon sang battait. Edward retira prestement sa main, alors qu'un léger grondement s'échappa de ses lèvres. Je tournai mes yeux vers lui, et je vis que son regard était à présent d'un noir d'encre. Il me regarda, mi attristé, mi en colère, et il éloigna sa chaise de moi. Vulnérable, déprimée, je me tassai contre le mur, la joue posée contre le crépi. J'eus une soudaine envie de pleurer. J'en avais assez de ces humeurs versatiles. Tantôt je pouvais être heureuse et vibrante de désir, de plaisir, tantôt j'étais malheureuse comme les pierres. Cette fois ci, j'étais plus six pieds sous terre qu'au septième ciel. Je frissonnai, tout en rajustant mon châle en laine autour de mes épaules frêles. Le professeur me regarda, alors que je me tassais sur ma chaise. Je me sentais mal. Vraiment mal. Et Edward, ce maudit, qui restait le plus loin possible de moi, comme si j'avais la gale. Tremblante, je levai la main.

« -Monsieur?

-Oui?

-Je voudrais sortir. Je ne me sens pas bien.

-Je l'accompagne. Décréta Edward. »

Je le regardai, d'un regard vide, absent. Je rangeais mes affaires, puis, je sortis, Edward m'emboîtant le pas. Je marchais vite, et je voulais le semer. Je ne voulais pas lui parler. A quoi il jouait, à me rejeter, comme ça? Et pourquoi ses yeux étaient aussi sombres? Je regrettais presque ses belles pupilles couleur miel. Ces yeux là étaient froids, terrifiants. La bouche sèche, je vis Edward se rapprocher de moi. Il referma ses doigts froids sur mon poignet, avant de me plaquer contre le mur, doucement. Je laissai passer un « ouch » terrifié avant de réaliser qu'il collait son corps contre le mien, me maintenant solidement attachée contre le mur. Il plaqua ses lèvres sur les miennes avec force, et je dus me rappeler de respirer. Notre baiser était pressant, ardent, passionné. J'avais peur, parce que c'était trop neuf entre nous. Mais d'un autre côté, j'avais envie de tout ça. Mes hormones d'adolescente jubilaient. Sa main s'aventura dans mon cou, caressa la ligne de ma mâchoire, avant de soulever mes cheveux, alors que ses lèvres dévoraient les miennes avec ferveur. Je gémis légèrement quand sa langue vint se mêler à la mienne, et quand ses mains froides soulevèrent le bas de mon t-shirt pour venir caresser la peau de mon dos. Ses yeux noirs m'inquiétaient toujours autant, et il était plus agressif, comme s'il était en train de combattre un vieil instinct pour en privilégier un autre. Je caressai du bout des doigts sa joue froide, alors que mon autre main venait se perdre dans son dos musclé. Il colla son bassin contre le mien, et je sentais ainsi son désir, son désir de moi.

Et ses lèvres quittèrent les miennes pour s'aventurer dans mon cou, avec tour à tour prudence et avidité. C'était surprenant. Un autre gémissement s'échappa de ma gorge. En d'autres temps, cela m'aurait embarrassée, mais pas là, pas alors que j'avais mon amour dans mes bras, et qu'il m'embrassait avec autant de passion. De mon index, je caressais timidement les ailes de son nez, ses cernes qui étaient davantage prononcés. Mes mains se perdirent dans ses cheveux cuivrés, alors que doucement, un gémissement s'échappa de sa gorge à lui. Je mordillai sa lèvre inférieure, et il grogna. Mes lèvres lâchèrent les siennes pour venir embrasser son cou, doucement.

Edward POV.

Je me sentais coupable. En plus d'être un parfait égoïste. J'avais mis la vie de Bella en danger, en me laissant autant aller. Mais je ne pouvais pas…m'empêcher. C'était quelque chose plus fort que de raison, qui annihilait joyeusement toutes mes résolutions. D'habitude, son odeur n'était pas aussi forte. Elle sentait plus fort quand elle était heureuse. Et l'odeur qu'elle dégageait était tellement plus agréable, tellement plus appétissante. Cela ne me dérangeait pas, néanmoins, de rester auprès d'elle. Je pouvais oublier la brûlure qui persistait dans ma gorge, le venin qui coulait dans ma bouche. J'avais été surpris de voir que je pouvais être fort, mentalement, assez pour résister à mes instincts vampiriques, quand je me laissais glisser doucement sur la pente du désir. Je n'en étais pas moins un adolescent qui n'aura jamais ses dix-huit ans. Je n'étais pas insensible au charme de Bella, ni à son corps. Je percevais les pensées de mes camarades masculins quand ils la regardaient. Certains la trouvaient belle, d'autres la trouvaient trop rachitique. Ce qui m'a fait sortir de mes gonds, c'est l'évènement de ce matin. Alors que je m'asseyais à ma place habituelle, Bella à mes côtés, Gordon Carter, un crétin notoire, fixait Bella d'un air dégoûté. Et il pensait clairement qu'elle avait l'air d'un cadavre, qu'elle était trop maigre et trop laide. Qu'il préférait des filles comme Jessica Stanley, qui au moins, avaient de la poitrine. J'avais jeté furtivement un regard à la silhouette de ma Bella.

Et je n'avais pu m'empêcher de la trouver sublime. Certes, elle n'avait pas beaucoup de poitrine, mais je pouvais deviner la rondeur de ses seins à travers le tissu du haut qu'elle portait, son ventre plat, son jean moulait ses fesses qui, à mon sens, étaient parfaites. Je serrai légèrement les poings, alors que je sentais le venin affluer dans ma bouche. J'avalai péniblement, alors que le feu de ma gorge avait repris. Instinctivement, comme n'importe quel garçon humain aurait pu le faire, je cherchais à prendre sa main dans la mienne. Le contact de sa peau chaude contre la mienne m'électrisa, et je la relâchai presque aussitôt, alors que Bella, elle, devait sans doute croire que c'était uniquement car cet idiot de Mike Newton nous regardait, acerbe.

Plus tard, elle était en train d'agripper la table, et, pour détendre ses jointures, je les caressai doucement. Erreur. Ce fut comme une réaction chimique, une explosion de ses sens. Je sentis moi aussi le courant électrique passer entre nous, et bientôt, j'entendais son cœur battre, plus fort, son sang battre dans ses veines, et, surtout, l'odeur de son sang me frappa de plein fouet. J'avais soif. Et le fait que ma tua cantante était parmi vingt quatre autres élèves ne m'aidait pas. Si ça n'avait tenu qu'à moi, j'aurais fait un carnage. J'aurais détruit le secret de ma famille. Je finirais je ne sais où, dans le laboratoire d'un quelconque scientifique cherchant à me lobotomiser pour savoir ce qui clochait chez moi. Alors, je m'éloignai d'elle. Pour son propre bien. Mon cœur se brisa quand je vis son visage pâle se décomposer, et l'air triste qu'elle affichait. Sans pour autant pouvoir lire ses pensées, je devinais aisément qu'elle devait se sentir rejetée. J'aurais juré voir une larme couler sur sa joue, à moins que ça ne soit que mon imagination. Je me sentais coupable. Comment lui dire? Que je n'étais pas en train de la rejeter? Que j'essayais juste de la préserver de mes instincts de prédateur?

Alors, elle se leva. Elle voulait sortir. Elle se sentait mal. Si j'avais été humain, mon estomac se serait contracté douloureusement. Je ne savais pas à quoi c'était dû. Si c'était moi qui la rendait triste, ou si c'était sa maladie qui…La mort dans l'âme, je déclarai que je voulais la suivre, l'accompagner. Et elle essaya de me semer. Je la rattrapai bientôt, accrochant son poignet. Elle fit volte-face, et se retrouva face à moi. Bien obligée. Elle évita mon regard. Je l'attirai contre moi, pour lui montrer que je ne la rejetais pas. Elle essaya de se dérober, mais elle ne put pas, je la maintenais trop fermement contre moi. Je regardai ma Bella. Fixement. Pour lui dire, par mon regard, que je l'aime. Mais je lui faisais peur. Forcément. Sans prévenir, je plaquai mes lèvres contre les siennes, et elle gémit légèrement. Entendre ce son commença à m'émoustiller, c'était très sexy. Encore, quand j'entendais Emmett et Rosalie depuis leur chambre, ça me dégoûtait, surtout que j'avais droit à l'image en prime, mais venant de ma bien aimée, ça ne pouvait que me combler. J'avais quand même fait un sacré pas, depuis que j'étais avec elle, même si c'était depuis pas longtemps. Je mêlai bientôt ma langue à la sienne. J'avais craint au début de la blesser avec mes dents venimeuses, mais cette crainte n'était rien comparée au plaisir que je ressentais rien que par ce baiser. Ses lèvres contre les miennes, ma langue glissant contre la sienne. Elle gémit encore, et agrippa mes cheveux. Elle colla davantage son bassin au mien, alors que je sentais le désir affluer en moi. J'oubliais que nous étions dans notre lycée. Que n'importe qui pouvait nous surprendre, en ce moment. Je ne voulais qu'elle.

Je soulevai ses cheveux, alors que j'embrassais son cou. Ses mains crochetaient mon dos, et mon autre main s'aventura dans son dos à elle. Je voulais sentir sa peau chaude contre mes doigts, sa peau nue contre la mienne. J'avais des désirs. Et je commençais à être frustré de cette tension sexuelle qui s'était installée entre nous. Je sentis avec gêne mon entrejambe se durcir, alors qu'une nouvelle plainte s'échappait de la gorge de ma belle. Je grognai à mon tour quand ses mains descendirent dans mon dos, et se posèrent sur mes fesses. Ses mains vinrent se loger dans les poches arrière de mon jean. Puis elle remonta, et souleva ma chemise, découvrant mon dos. Elle passa ses mains froides en dessous, caressant chaque parcelle de mon torse. Elle soupira mon prénom, ce qui n'eut d'effet que de me durcir encore plus. Elle avait les yeux fermés, les lèvres entrouvertes sous l'effet de l'abandon, son corps répondant à mes caresses. Quelles délicieuses sensations…Je comprenais pourquoi Rose et Emmett passaient leur temps dans leur chambre. Bella abandonna mes lèvres, avant de venir doucement prendre le lobe de mon oreille entre ses lèvres, et y passa un coup de langue, avant de mordiller. Je sursautai, et lâchai son prénom à mon tour. Elle embrassa mon cou, alors que ses doigts vinrent agripper le col de ma chemise, et elle entreprit de la défaire, tout doucement. Je grognai, alors qu'elle dénudait mes épaules, posant de tendres baisers sur ma peau, laissant sa langue courir dessus de temps à autre.

« -Edward Cullen? Et…Bella Swan! »

C'était une voix choquée que nous entendîmes. Choquée et offensée. Comme si ce que nous étions en train de faire était une honte. Peut être pour eux. Pour nous, c'était la juste façon de se montrer notre amour. Bella, à côté, rougit instantanément, et s'éloigna de moi, alors que je remettais les boutons de ma chemise, dangereusement neutre. Le proviseur en personne était là, et nous toisait, mécontent.

« -C'est une honte! S'écria-t-il. Vous êtes censés être en cours! Je n'aurais jamais pensé ça de vous, Monsieur Cullen. Et vous non plus Mademoiselle dans mon bureau, tous les deux. Nous allons voir ce que vos parents en pensent! »

Je vis Bella rougir encore plus. Si j'avais pu, nul doute que je l'aurais fait. Je me contentai d'afficher un air de celui qui se serait fait prendre en train de faire une bêtise. Silencieusement, nous suivîmes le proviseur jusque dans son bureau. Je m'assis sur une chaise, et Bella s'assit sur l'autre. Elle avait la tête baissée, et elle tremblait un peu alors qu'il composait le numéro de chez elle. Plus tard, je devinai qu'il était en train de parler à Carlisle. J'allais encore subir les blagues vaseuses d'Emmett un moment, et c'était ce qui m'inquiétait le plus.

Quelques longs instants plus tard, une femme brune, hystérique, entra dans la pièce. Elle était dans tous ses états. Elle ne m'accorda pas un regard et fondit sur Bella pour l'étreindre.

« -Dieu du ciel, tu m'as fait peur! S'écria la femme, la voix tremblante. J'ai cru qu'il t'était arrivée quelque chose…J'ai quitté mon bureau séance tenante…Tu n'as rien?

-non maman, murmura Bella, je vais bien »

Sa mère. Tellement différente de sa fille. Elle qui était timide et réservée, ne pouvait pas être la fille de cette femme. Elle parut me remarquer, mais ne releva pas.

« -Alors que se passe-t-il? C'est à cause de ce garçon?

-Il ne m'a rien fait, maman, il est juste avec moi.

-J'ai trouvé ces deux là -l'affreux personnage nous désigna d'un coup de tête- dans le couloir, alors qu'ils sont censés être en cours.

-Je pense que ça ne vaut pas la peine de me déranger alors que je suis en train de travailler. Déclara la mère de Bella, d'une voix ferme.

-Quand votre fille se comporte de façon indécente avec ce garçon, oui, je suis en droit. Rétorqua l'autre. »

Bella et moi sursautâmes en même temps. Je pianotais nerveusement sur le bras de la chaise. Sa mère me toisa, de son regard clair.

« -Figurez vous que votre fille était en train de défaire la chemise du jeune homme quand je suis arrivé. »

Mère et fille s'affrontèrent du regard. Je voyais l'air consterné de la mère, la fille qui avait viré au cramoisi.

« -Tu rentres à la maison! Murmura-t-elle à Bella d'une voix éteinte. Tout de suite. »

Bella POV.

Aucune de nous ne parla quand nous arrivâmes à la voiture, Renée était furieuse et j'étais morte de honte. Elle me laissa m'installer, avant de nous ramener jusqu'à la maison. Je tremblai un peu quand j'escaladai l'unique marche constituant le seuil. Je posai mes affaires dans l'entrée, me demandant quel était le sort d'Edward en ce moment.

« -Bella. »

Le ton de ma mère était froid, sec, déçu, sans appel. Tout ça à la fois. Je déglutis.

« -Je crois que tu devais sortir, ce soir?

-Euh…Oui.

-Eh bien, tu resteras à la maison. Tu m'as déçue, Bella. Que tu aies un petit copain c'est une chose, que tu te dévergondes en public en est une autre. »

A sa remarque, j'eus un rire cynique.

« -Tu te rappelles, explosai-je, quand je suis rentrée cette fois là, et que je t'ai surprise avec ce type dans le canapé? Tu crois que ça m'a fait quoi de voir ma propre mère en train de chevaucher ce mec?

-C'est moi la mère. Coupa-t-elle. Et tu feras ce que je te dirai de faire. Tu ne sortiras pas d'ici sauf pour aller en cours. Je veillerai personnellement à venir te chercher à la fin des cours. Tu ne mangeras plus à la cantine le midi. Et je demanderai à tes professeurs de faire des plans de classe et de te garder en retenue pendant les récréations. Je ne veux plus que tu fréquentes ce garçon. Tu m'as comprise? »

Mon monde s'écroula autour de moi. Ne plus voir Edward. Ne plus être à côté de lui en cours, ne plus le voir pendant la pause ou l'heure du déjeuner…L'horreur absolue. Une larme roula sur ma joue. Puis une autre. Le visage inondé de larmes, le cœur en miettes, je montai les escaliers quatre à quatre avant de claquer la porte de ma chambre derrière moi. Oh, combien j'aurais aimé avoir, en ce moment, ses bras, pour m'y blottir, pour respirer son odeur. Pour m'abandonner complètement, loin de cette vie injuste que Renée cherchait à m'imposer.