Coucou!
Je profite du temps libre que j'ai pour continuer d'écrire cette histoire, mais comme souvent je suis occupée ailleurs, donc c'est pas évident pour actualiser. Néanmoins, voici le nouveau chapitre. Je vous dis également un immense merci pour toutes les reviews que vous me laissez à chaque fois, c'est un plaisir de vous lire. Désolée de le répéter mais cette fic n'est pas faite pour se terminer bien, je n'ai pas l'intention de faire transformer Bella, mais un rebondissement est prévu du côté d'Edward, ça mijote depuis un moment dans ma tête et ça devrait se faire d'ici…Mh, la fin du prochain chapitre. Ce chapitre devait initialement être en un seul, mais c'est trop long, donc j'ai décidé de le couper en trois, histoire de faire durer le plaisir =) De plus, c'est un chapitre charnière pour l'histoire, c'est le 13e quoi. Et me semble que dans Fascination, le chapitre 13 était aussi un chapitre clé.
J'en profite pour faire de la pub pour ma nouvelle fic, qui s'intitule Undone. Vous pourrez trouver le lien dans mon profil, avec mes autres fics. J'espère que vous serez nombreux à laisser des reviews sur celle là aussi (:
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Tous les maux, part 1
Edward POV
Faire comme si je n'avais rien su, comme si je n'avais pas projeté de m'enfuir lâchement à l'approche de mes crétins de frères. Jasper n'était pas le souci numéro un. Il était parfois lourd quand il s'y mettait, mais celui qui remportait la palme d'or du lourdingue était sans contester Emmett. Je ne savais pas où il a pu apprendre autant de blagues vaseuses, ou tous ces trucs de mauvais goût auxquels j'assistais quand il me venait à l'idée de scanner son esprit. Souvent pour débusquer ses éventuels mensonges, d'ailleurs. Je suis peut être paranoïaque, mais ce n'était pas à Emmett que je pensais confier un secret. Pour ce genre de choses, je préférais Jasper, surtout pour les conversations de mecs. Il savait se montrer plus calme, plus posé, plus mature. Contrairement à mon autre crétin de frère. Si j'avais pu, mon sang se serait glacé en entendant le quolibet moqueur d'Emmett, quand il a utilisé ce surnom que je détestais. En ce moment, je l'entendais un peu beaucoup à mon goût. J'avais jeté un regard suppliant à Alice, mais elle n'avait rien voulu savoir, déjà, elle s'échappait chez Bella. Chez ma Bella.
Mon regard se fit plus mélancolique en pensant à elle. Je n'avais jamais rien ressenti de tel pour une autre personne de mon espèce. Elle est arrivé. Je suis tombé. Fou amoureux. Son sang était une vraie torture pour moi, mais j'arrivais à combattre mes instincts quand j'étais avec elle. Il m'était tellement facile de me comporter avec elle comme n'importe quel autre garçon l'aurait fait. Je me sentais moins mort en sa présence. Je revivais. Mais j'aurais voulu quand même être humain. Avoir la sensation de mon cœur qui bat à la moindre émotion me manquait affreusement. Je détestais avoir à me nourrir de sang, même animal. Je répugnais à devoir tuer un autre être vivant pour assurer ma survie. Si j'avais été humain, pour sûr que j'aurais été végétarien. Je savais que tous dans ma famille regrettaient leur humanité, mais ils ne le montraient pas. Alice, elle, n'avait pas ce problème. Elle n'avait aucun souvenir de sa vie d'avant. Elle était enfermée dans le noir. Elle n'avait pas de vie avant sa résurrection. Emmett, c'était Emmett. Il utilisait ses capacités vampiriques pour épater et amuser la galerie. Faire le mariole, comme il sait si bien. Rosalie regrettait le fait d'être stérile. Elle aurait adoré avoir des enfants. Je soupirais. Moi aussi j'en aurais voulu, même si j'étais un peu jeune pour y penser. J'avais été transformé qu'à dix-sept ans après tout. Et je ne pouvais pas me résoudre à priver Bella de cela en la transformant. Esmée avait attendu un enfant elle aussi, même si elle l'a perdu. Et j'ai scanné ses pensées à ce propos. J'avais pu deviner à quel point ça devait être merveilleux de porter ce petit être, le fruit de l'amour qui liait les deux personnes qui l'ont conçu.
Des fois, ça m'arrivait de regarder dans la rue, et ces couples qui attendaient un enfant. Leurs pensées se résumaient à eux, plus leur enfant. La petite famille. Je savais que je n'y aurai jamais le droit. Je ne pouvais pas faire d'enfant, et de toute façon, je ne grandirai plus jamais, je ne deviendrai même pas un homme, juste un ado. Je détestais ma condition. Je ne pouvais plus pleurer. Car on se doute bien que si j'avais pu, je ne me serais pas gêné pour le faire. Je souffrais. Et ça, on ne le voyait pas. J'avais beaucoup en commun avec Bella. Carlisle avait l'air soucieux à son sujet. C'était en écoutant ses pensées que j'avais su en premier que Bella était malade, et elle n'en avait plus pour très longtemps. J'ai eu la confirmation quand j'ai entendu la discussion entre Bella et sa mère. Ca me semblait être il y a longtemps. La gorge nouée, je me rendis compte que Bella allait mourir en n'ayant même pas dix-huit ans. Comme moi j'aurais dû finir, si Carlisle ne m'avait pas transformé. La douleur me transperça de part en part. Ces pensées me faisaient mal, très mal. Comment j'allais vivre sans elle? Je pouvais la transformer, certes, mais…ça me répugnait. Elle était si fragile, si innocente, encore ignorante du monde des créatures mythiques. Et même; ce n'était pas la vie que je souhaitais pour elle. Mais elle allait mourir. Et je ne le supporterais pas.
Je songeai alors…aux Volturi. Cette famille de vampires surpuissants, qui allaient me donner la mort si je les provoquais. Je fermai les yeux, tentant d'ignorer la boule qui se formait dans ma gorge. J'inspirai profondément, bien que je n'en eusse pas besoin. Mais ma décision était prise. Quand Bella mourra, j'irai les trouver. Je supporterai de me faire démembrer et brûler. C' était la seule façon que j'avais pour la rejoindre rapidement. Et je me demandais si je ne serai pas trop lâche pour aller jusqu'au bout de mon suicide. Suicide. Le mot me figea. Je basculai la tête en arrière, alors que le chagrin me transperçait. Alors, je me mis à pleurer. Un de ces sanglots sans larmes. Qui étaient trahis uniquement par une respiration plus saccadée, des reniflements, ou encore des légers gémissements. Des réflexes humains. Je regrettais juste la présence de larmes. Instinctivement, je me roulai en boule sur le lit, resserrant les couvertures autour de moi. Et là, je compris. Dans certaines situations, mon côté humain reprenait le dessus. Le monstre n'existait plus. J'étais moi-même, enfin. Et il n'y avait aucune raison pour qu'en cas de rapports sexuels avec Bella, je la blesse en perdant le contrôle. Je sus alors que je ne lui ferai jamais de mal. Que je pouvais l'aimer de façon tout à fait humaine, oubliant le prédateur qui sommeillait en moi. Certes, se donner de cette façon à la personne qu'on aime, des fois, c'est très instinctif, parfois bestial. Mais c'était le corps de Bella que je voulais. Que je désirais. Pas son sang. Et quelle que soit la caresse qu'elle me donne, je ne perdrai pas le contrôle. Je serai un homme avant tout. Un homme qui aime une femme. Sa femme.
Mais mes pleurs sans larmes ne cessèrent pas pour autant. Ce n'était plus tellement du chagrin, en fait si, mais il y avait aussi du soulagement d'avoir compris ça. Et puis même, il n'y avait pas à dire, c'était parfois bien de se laisser aller. J'entendis la porte de ma chambre s'entrouvrir, et je crus qu'il s'agissait d'Emmett. Mais je reconnus l'odeur douce d'Esmée. Elle s'approcha de moi, et s'assit sur mon lit, juste à côté. Comme l'aurait fait n'importe quel ado, je me levai avant de me blottir dans les bras de ma mère, profiter de son étreinte douce et réconfortante. Esmée parut surprise, mais elle me serra, et ébouriffa tendrement mes cheveux roux, alors que je posai ma tête contre sa poitrine. Elle laissa un baiser dans mes cheveux. Esmée n'était pas chiante. Elle ne posait pas un million de questions pour savoir ce qu'on avait, et je la remerciai pour cela. Néanmoins, je me décidai à balbutier, la gorge serrée.
« -Je vais…Tout…lui dire. »
Je la sentis sursauter, et je levai la tête vers elle, pour jauger sa réaction. Je pouvais deviner mon visage triste. Elle me caressa la joue, avant de m'embrasser sur le front.
« -Eh bien, dit-elle d'une voix douce, si tu souhaites être franc avec elle sur notre condition, fais le. Tout ce que je peux te souhaiter, c'est qu'elle réagisse bien. Tu es assez grand pour savoir si tu lui fais confiance, si tu l'aimes assez pour lui révéler ce genre de secrets.
-Bien sûr que je l'aime.
-Alors vas-y, c'est juste ce que je dois te dire.
-Et pour Emmett?
-Je me chargerai d'eux. Sois tranquille, mon bébé, je m'occupe de tout. »
Je frissonnai quand elle m'appela mon bébé. Ca me faisait trop bizarre, mais je m'en formalisai pas. Malgré que nous fussions pas ses enfants biologiques, elle nous aimait tous démesurément. J'étais un peu le bébé de la famille. Alice avait été transformée plus vieille que moi. J'étais peut être le premier à avoir intégré le clan Cullen, mais techniquement, j'étais le plus jeune, humainement parlant. Esmée avait tendance à me couver un peu plus que les autres. C'était d'ailleurs pour ça qu'Emmett m'avait rebaptisé Eddie. Je fermai les yeux, laissant reposer ma tête sur sa poitrine. Elle continua à me caresser doucement les cheveux, pour me rassurer. Mon chagrin s'estompa, petit à petit. Je finis par me lever. Je devais chasser. J'avais l'intention de passer la nuit chez Bella, c'était inutile de tenter le diable. Nous allâmes alors chasser, avec Emmett et Jasper. J'avais senti leur regard suspicieux tout du long, et au chemin du retour, Emmett m'apostropha.
« -Alors Eddie, il paraît que tu es prêt à passer aux choses sérieuses avec ton humaine?
-Bella. Rectifiai-je, sèchement.
-C'est ça.
-De toute façon, ça ne te regarde pas! Rétorquai-je, froidement. Je ne te demande pas des détails sur ta vie sexuelle à ce que je sache. Alors laisse moi tranquille, tu veux?
-Eddie…Si tu le prends comme ça…Tu sais, Rosie et moi on a découvert un nouveau jeu coquin. Ça s'appelle…
-C'est bon. J'ai pas besoin de connaître les détails. J'en vois assez quand ta petite tête est à proximité, c'est bon, j'ai compris.
-Tu as vu? Demanda Emmett, dépité.
-Oui, et c'est tout à fait écœurant. Fais gaffe à ce que tu penses la prochaine fois!
-Eddie, ne joue pas les fillettes…
-Ca suffit! Gronda Jasper. Laisse Edward tranquille! »
Je remerciai Jasper d'un coup de tête, alors qu'Emmett revenait vers la maison, l'air penaud.
**
Alice revint en début de soirée, et je sus qu'il était temps pour moi d'aller chez Bella. J'avais mis quelque chose de spécial pour cette soirée. Un peu plus chic que d'habitude. Je réservais cela pour les grandes occasions. J'étais passé chez le fleuriste pour acheter des fleurs. Des lys. D'après Alice, c'étaient ses préférées. Et alors, je toquai à la porte. Elle m'ouvrit, radieuse. Et belle à mourir, évidemment. Alice lui avait mis une adorable robe rouge, et des ballerines noires. Elle avait des bas noirs, et ses cheveux étaient bouclés. Alice avait dû batailler pour que Bella soit docile et accepte de se laisser faire. Elle sourit en me voyant, avant de me sauter au cou. Je posai le bouquet de fleurs sur le meuble dans l'entrée, avant de la réceptionner doucement. Elle me vola un baiser. C'en fut bientôt fini de moi. Les lèvres de Bella étaient une vraie drogue. Il suffisait qu'elle m'embrasse pour que j'aie cette envie irrépressible de capturer ses lèvres, encore et encore. Elle s'empara de ma bouche, encore une fois. Le bout de sa langue effleura mes lèvres, comme pour les intimer de s'entrouvrir. Ce que je fis. Bientôt, nos langues se mêlaient, jouant l'une avec l'autre, se battant pour la domination. Ce fut cette fois ci elle qui gagna, et je soupirai de désir alors que sa langue caressait la mienne, doucement. Je veillais à ne pas trop bouger pour éviter le plus possible le contact avec mes dents tranchantes et venimeuses. Elle soupira mon prénom. Avant qu'on ne se sépare, et qu'elle pose ma tête contre mon épaule.
Je refermai mes bras autour de sa taille, et je vis avec plaisir que sa robe était un dos-nu. Et qu'elle ne portait pas de soutien-gorge. Je soupçonnai Alice d'être dans le coup. Elle savait que bon nombre d'hommes avaient du mal à dégrafer le soutien gorge de leur compagne quand était venu le temps de la première fois. La connaissant, elle avait dû avoir eu vent de ce qui allait se passer et ainsi avait voulu me faciliter la tâche. Je soupirai. Bella leva son beau visage vers moi, et elle posa un doux baiser sur mes lèvres. Avant de me prendre la main, et de m'emmener dans le salon. Tenant les lys de sa main libre, un sourire aux lèvres. Elle défit le cellophane qui maintenait le bouquet en place, et elle mit les fleurs dans de l'eau. Je regardais ma Bella s'affairer, fasciné par ses gestes doux et mesurés, la grâce dont elle faisait preuve. Je vins derrière elle, et posai mes mains sur ses hanches. Mon menton sur son épaule. Elle était merveilleuse. J'inhalai son parfum. L'odeur de son sang me parvint, mais le monstre resta là où il était. Je fermai les paupières. Sa main se leva, pour venir se poser sur ma joue, attirant mon visage contre le sien. Nous restâmes un moment, ainsi enlacés.
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Voilà une première partie ^^. Vous aurez sans doute deviné quel est le contenu de la deuxième et de la troisième partie. Encore un peu de patience, je devrais actualiser pendant mes vacances (à partir du 20 avril…)
Bisous
In-Memoriam
