Edward
Edward était là avant moi.
Il a été le premier compagnon de Carlisle.
J'avais peur qu'il m'en veuille de mon intrusion, surtout que comme tous les jeunes mariés, Carlisle et moi avions beaucoup de mal à nous détacher physiquement l'un de l'autre.
Mais Edward est d'une grande intelligence, et d'une immense bonté.
Son don lui a même fait comprendre avant nous que nous étions destinés à nous aimer.
Edward a su être présent sans être envahissant, il a su faire partie de notre vie sans s'imposer, ou me donner à moi le sentiment d'être de trop.
J'ai compris qu'il était heureux pour Carlisle de notre amour.
C'est un homme d'une rare sensibilité, pour réussir ainsi à se réjouir du bonheur des autres, alors qu'il a si longtemps été une âme solitaire.
Au fil des jours, puis des mois et des années que j'ai passé auprès de lui, l'admiration et l'amour que je lui ai porté dès le début se sont renforcés, et Edward est devenu mon fils, non pas en remplacement de l'enfant que j'avais perdu, mais tout simplement un fils que j'ai choisi, un fils que j'aime et qui m'aime.
Vivre si proche de lui, le voir souffrir, être si solitaire et torturé aurait pu être très difficile, si je n'avais pas toujours gardé l'espoir de le voie enfin rencontrer l'âme sœur.
Il n'y croyait pas lui-même, mais je suis heureuse de voir que j'avais raison.
