Chapitre 3 :
Antonio semblait être dans son bureau. Elle entra sans prendre la peine de frapper, mais prit soin de claquer la porte derrière elle.
-Gabi !? Ca va ?
Il ne lui avait jamais vu un regard aussi sombre, pas dirigé vers lui en tout les cas.
Si un regard pouvait tuer…..
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Tu te fiches de moi !!??
Il se leva de derrière son bureau et s'approcha d'elle. Elle avait toujours les bras croisés sur sa poitrine, en position défensive.
-Gabi…..
-Pourquoi ?
-Pardon ?
-Pourquoi tu as été voir Francesca ?!
-Tu sais pourquoi.
-Non je ne sais pas pourquoi ! Elle a quelque chose sur nous et toi tu vas lui donner encore plus de preuves pour nous enfoncer !!
-Ca n'a plus aucune importance Gabi.
-Pour moi ça en a. Qu'est-ce qui t'as prit ?
-Je n'en sais rien. Je voulais juste essayé d'arranger les choses.
-En couchant avec elle ?
Il put voir combien elle était peinée.
-Je ne sais pas ce que Francesca t'a dit mais je n'ai pas couché avec elle.
-Je sais. Mais tu y as pensé.
-J'essayais de trouver une autre solution.
-Oui et bien ce n'était pas la bonne.
-Je sais ça maintenant.
La tension retomba quelque peu.
-Qu'est-ce qu'on va faire Antonio ?
-Je n'en sais rien, il y'a plusieurs alternatives je crois. Soit on arrive à avoir son argent.
-Ca m'a l'air compromis pour l'instant.
-Soit on subtilise la cassette. Ou alors je peux toujours essayer de la convaincre de laisser tomber.
-N'y penses même pas !
-De toute façon elle ne veut pas de moi.
-Antonio !
Elle lui tapa le bras.
-Tu sais bien que je plaisante.
-Ca n'est pas drôle. Et puis je ne suis pas certaine que Francesca dirait non une seconde fois.
Il la regarda en lui souriant tendrement.
-Quoi ?
-Rien c'est juste que tu es très belle quand tu es jalouse.
-Antonio….
Il fallait qu'il cesse ça de suite, ça lui faisait beaucoup trop mal. Comment elle pouvait continuer à mener sa vie avec Ricardo quand il lui disant ce genre de choses et la regardait de cette manière !?
-Je suis….
Elle plaça son index sur ses lèvres.
-Chut. Tu sais très bien que je ne suis pas désolée et je sais que tu ne l'es pas non plus.
Et c'était vrai, bien que cette vérité soit dérangeante. Ils se regardèrent, troublés par cette soudaine promiscuité. Elle savait que l'un d'eux devait rompre le contact sinon ça les emmèneraient à faire quelque chose qu'ils risquaient de regretter. Ou de ne pas regretter. C'est ce qui était sans doute le plus triste dans cette histoire.
Elle réussi néanmoins à détourner son regard du sien.
-Il faut que j'y aille.
Elle lui déposa un léger baiser près de la commissure des lèvres.
-Je sais. A plus tard.
Il secoua la tête quand la porte de son bureau se referma. Ca devenait de plus en plus dur chaque jour, mais maintenant avec les menaces de Francesca, il se devait de rester concentré, pour elle comme pour lui.
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