Chapitre 4 :

Ca faisait maintenant deux jours qu'il tournait le problème dans tous les sens, sans obtenir aucun résultat satisfaisant.

Regardant sa montre, il vit que c'était l'heure des confessions.

En une heure et demie de confessions il se dit qu'il avait décidemment tout entendu. S'apprêtant à sortir du confessionnal, il fut stoppé par une voix qu'il ne connaissait que trop bien.

-Pardonnez-moi Mon Père car j'ai pêché.

-Francesca….. Qu'est-ce que vous venez faire ici ?

-Je suis venue me confesser, c'est bien ce que l'on est supposé faire ici, non ?! Et aussi voir comment se déroule notre petite affaire.

-Francesca ! Pas ici !

-C'est ce que vous dites aussi à votre maitresse ?!

Elle l'entendit plus qu'elle ne le vit grincer des dents.

-Pardon, à Gabi.

-Ca suffit !

Il sorti précipitamment du confessionnal pour aller la chercher et la poussa prestement dans son bureau. Elle examina son poigné endolori.

-Vous m'avez fait mal !

-Ce que vous avez fait est…. Francesca ici on se recueille, on prie, ça n'est pas un lieu de débauche comme vous vous évertuez à le faire croire. Vous vous trompez sur mon compte.

-Oh j'en suis sure ! Et que dirait mademoiselle Martinez à ce sujet ?!

-Arrêtez ce petit jeu !

-Arrêtez-moi !

Elle posa ses mains sur son torse, les remontant dangereusement. Il lui emprisonna les mains avant qu'elles ne viennent défaire les boutons de sa chemise.

-Francesca je vous conseille d'arrêter ça maintenant.

-Pourquoi ?

-Croyez-moi vous n'allez pas apprécier le résultat.

-Ah oui ?!

La lueur de défi dans ses yeux lui montra qu'au contraire voir ce résultat était tout ce qu'elle attendait.

-Hum hum.

-Ricardo !

-Je n'interromps rien j'espère ?!

Antonio baissa les yeux sur les poignets de Francesca qu'il tenait encore en main. Ils étaient beaucoup trop proche, il la relâcha alors et se recula.

-Non inspecteur Torres.

-Non, bien sur que non Ricardo !

-Alors, de quoi étiez-vous en train de parler ?

-Voyez-vous nous étions en train de parler de votre charmante fiancée.

Elle vit les yeux d'Antonio s'agrandir de stupeur.

-De Gabi ?!

-Oui, entre autre.

Ricardo tourna alors la tête vers son frère pour constater qu'il était d'une pâleur inhabituelle.

-Ca va frangin ?

Francesca ce dit que cette diversion pouvait être une bonne porte de sortie.

-Il va bien. Je vais devoir vous laisser messieurs. Antonio repensez à notre petite discussion, et si vous avez besoin d'une infirmière je suis là !

Elle lui fit un clin d'œil et disparu.

-Ok c'était quoi ça ?!

-Je ne vois pas de quoi tu veux parler Ricardo.

-Déjà qu'est-ce qu'elle venait faire ici ?

-Elle est venue pour me parler.

-De quoi ?! De Gabi !?

-Non. De…. de Cole.

Antonio avait sorti la première idée qui lui passait par la tête, et à voir Ricardo qui ne bronchait pas il avait eu raison.

-D'accord. En tout cas y'a pas à dire elle n'a vraiment pas froid aux yeux. S'attaquer au mari d'une autre c'est une chose, s'attaquer à un prêtre en est une autre !

Antonio eu subitement un flash de Gabi allongée sous lui. Secouant la tête il essaya de se concentrer.

- Ecoute je ne sais pas ce qui se trame avec cette femme, mais elle est dangereuse. Je sais que ça fait parti de ton job mais devenir son ami n'est vraiment pas la chose à faire en ce moment.

-Crois-moi ce n'est pas mon intention.

-Ok.

Son bipper se mit à sonner.

-Faut que j'y aille.

Il s'arrêta, contrarié.

-Antonio, tu pourrais…. Est-ce que tu pourrais garder un œil sur Gabi ? Je ne veux vraiment pas qu'elle ait affaire à Francesca.

-Bien sur. Pas de problème.

-Merci T.

Et il parti, laissant derrière lui Antonio souriant d'un air désabusé, son frère lui demandant de veiller sur Gabi. Bien sur il le ferait, il ne rêvait que de ça, mais il n'était pas sur que Ricardo ait la même idée en tête que lui.

Si seulement il savait….

&&&&&