Chapitre 8 :

Antonio, sous pression depuis quelque temps, avait décidé de s'aérer en se baladant sur la plage.

Au bout de plusieurs minutes il distingua, au loin, Cole en grande conversation avec une personne qu'il ne voyait pas. Remarquant que la conversation devenait agitée il s'avança vers eux avant que ça ne dégénère, et bien vite il voulu faire demi tour en comprenant qui était la personne qui se disputait avec Cole, Francesca.

-Antonio !

Il se retourna vers eux, et salua Cole.

-Bonjour Cole. Que se passe-t-il ici ? J'ai l'impression qu'une nouvelle tempête va s'abattre sur Sunset.

Cole fut surprit du manque de civilité d'Antonio envers Francesca, mais vu que la principale intéressée n'avait pas l'air de s'en offusquer, il enchaina.

-Ce n'est rien Antonio. Francesca et moi avons une divergence d'opinons, rien qui ne puisse se régler immédiatement.

-Vous êtes sur que tout va bien Cole ?

-Oui, merci.

Il regarda sa montre pour effacer un certain malaise.

-Il se fait tard, je vais aller rejoindre Caitlin et Trey.

Antonio ne demandait pas mieux que de sauter sur cette excuse pour éviter Francesca.

- Laissez-moi-vous accompagner un peu.

-Hum hum.

Ils avaient commencé à avancer quand le raclement de gorge de Francesca les rappelèrent à l'ordre.

-Antonio j'aurai besoin de vous parler.

-Non !

Cette fois ci Cole n'eut plus aucun doute, elle avait encore mit son nez dans des histoires qui ne la regardait pas et ça avait prodigieusement énervé Antonio.

Ce n'était pas ses affaires, haussant les épaules, il rattrapa Antonio qui s'était remit à marcher.

-J'ai croisé votre adorable mère Antonio !

Antonio pila net. Ca y'est elle avait son attention.

-Cole je vais devoir…. m'occuper de certaines choses. Vous pourrez dire bonjour à Catlin et embrasser Trey pour moi ?

-Bien sur. Bonne soirée.

Cole les quitta, intrigué, se demandant ce que Francesca pouvait bien comploter cette fois ci.

Antonio se rapprocha d'elle, les yeux brillant de colère.

-Qu'est-ce que vous avez encore fait Francesca !?

Elle sourit doucement.

-Moi ?! Rien. Je voulais juste une petite séance de tarots.

Il lui attrapa le bras et l'emmena à lui.

-Oh si j'avais su qu'il me suffisait de voir votre mère pour vous avoir aussi près je l'aurai fait plus tôt !

Agacé, il la relâcha.

-Qu'est-ce que vous lui avez dit ?

-N'ayez pas peur, je ne lui ai pas parlé de vos petites sauteries avec Mademoiselle Martinez. Pas encore.

-Francesca…….

-Mais continuez comme ça et ça ne devrait pas tarder.

Il baissa les yeux.

-Je lui ai juste dit que la gente féminine trouvait que de mettre un col blanc sur un si beau corps était du gâchis.

-Pardon !!?

Elle le trouvait encore plus désirable lorsqu'il était en colère.

-Enlevez cet air outragé Antonio ! Vous savez très bien que vous êtes séduisant. Sinon pour répondre à votre question, nous avons aussi parlé de Gabi.

-Je croyais que vous…….

-Relax je n'ai rien dit sur vous deux. Par contre j'ai pu constater qu'elle ne faisait pas partie du top 5 de votre mère. C'est quand même curieux que Carmen sache que Gabi a un amant sans savoir que c'est vous !

-Je ne suis…..

-Oui comme vous voulez. En tout cas je suis sure que votre mère se pose tout un tas de questions maintenant.

-Qu'est-ce que vous lui avez dit ?

-Oh j'ai peut-être émis l'hypothèse que vous n'étiez pas un si gentil garçon que ça après tout.

Oh oh. Il fallait qu'il trouve sa mère.

-Vous savez quoi Francesca. Peu importe. Elle ne vous croirait pas de toute façon.

-Vous croyez ?! Même si je lui montre la preuve…..

-Ca vous ne le ferait jamais ! Je ne vous laisserai pas faire.

Elle se rapprocha doucement de lui.

-Comment ?

Il se recula, puis se retourna pour partir lorsqu'une main vint l'en empêcher.

Le temps s'arrêta l'espace de deux secondes, puis il retira prestement sa main de la sienne, et la regarda étrangement.

-Francesca j'en ai assez de vos petits jeux ! Vous voulez votre argent et vous allez l'avoir alors ne vous faites surtout pas de fausses idées !

Sur ce il parti définitivement. Une fois qu'il fut assez loin, elle murmura.

-Ca n'est pas moi qui suis venu avec cette idée en tête.

Et elle sourit, confiante. Après tout le peu de promiscuité qu'ils avaient partagé l'avait déjà infiniment troublé.

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