Chapitre 10 :

Rentrant à la mission contrariée, il alla prendre une douche.

Il sorti de la salle de bain en boxer, une serviette à la main. Relevant la tête il constata qu'il n'était pas seul dans la chambre.

-Comment êtes-vous entré ?!

-Bonsoir Antonio.

Francesca était assise sur le lit, jouant négligemment avec la bretelle de son haut. Elle releva vers lui des yeux envieux et un sourire appréciateur détendait ses traits. Gêné, il s'enroula dans la serviette pour essayer tant bien que mal de se cacher.

-Ca n'est pas la peine de vous cacher Antonio. Croyez-moi vous n'en avez pas besoin.

Elle se leva et s'avança vers lui, puis posa ses mains sur son torse et les descendit lentement, jusqu'à ce qu'elles butent sur le nœud de la dite serviette.

-Alors, je la défais ou pas ?

Il lui captura la main avant que celle-ci ne fasse quelque chose d'irrémédiable.

-Assez !

-Et moi qui croyais que vous alliez dire « encore » ! Vous me décevez.

Elle revint à la charge, ses mains nettement plus en haut cette fois. Il la prit par les épaules et la recula.

-Ca suffit Francesca !

Il la repoussa violemment et elle buta contre le lit.

-Je ne veux pas que vous me touchiez, je ne veux pas que vous m'approchiez. D'ailleurs ce que je veux c'est que vous soyez partie quand je reviendrai !!

Blessée dans son amour propre encore une fois, elle lutait pour ne pas pleurer et parvint à soutenir son regard.

-Vous ressemblez à votre maitresse Mon Père. Oui Antonio vous vous souvenez quand même de votre titre !?

-J'en ai assez !

Secouant la tête, il ramassa les affaires qu'il trouva et parti.

Francesca se laissa alors à pleurer. Pleurer parce que qui que soit les hommes qu'elle approchait, ils la fuyaient. Cole, Antonio, personne ne voulait d'elle.

Essuyant ses larmes d'un geste rageur, elle se promit qu'elle aurait la peau d'Antonio. Et tant pis s'il préférait la manière forte.

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