Chapitre 11 :
Antonio avait réussi à s'habiller décemment, un jeans et sa chemise cléricale, sans son sempiternel col blanc pour une fois, d'ailleurs sa chemise n'était qu'à moitié boutonné.
Il erra pendant un bon moment, l'air étant doux, et fini, sans vraiment l'avoir prémédité, chez son frère. Il n'eut même pas le temps de frapper à la porte, que celle-ci s'ouvrit sur Ricardo.
-T ! Qu'est-ce que tu fais là !?
-Ricardo ! Et bien je pensais….
-Ecoute j'ai pas trop le temps là je suis à la bourre mais je suis sur que Gabi ne t'en voudrait pas de me remplacer.
-Te remplacer ?
-Ouais. Elle à l'air un peu…. déprimé, ça serait bien que tu passes un peu de temps avec elle.
Génial ! Après tout c'est ce qu'il cherchait.
-Pas de problème.
-Merci petit frère ! Je te revaudrai ça !
Ricardo dévala les marches quatre à quatre. Antonio ferma la porte en rentrant.
-Ricardo tu as oublié quel….. Oh Antonio.
-Salut.
Il lui sourit timidement. Elle lui tourna le dos et continua sa vaisselle.
-Qu'est-ce qui t'amène ?
-Je….. voulais juste prendre des nouvelles.
Elle se retourna, dubitative, et prit alors conscience de sa tenue peu conventionnelle.
-Qu'est-ce qui t'es arrivé ?
-Pardon ?
Elle le désigna du menton. Se regardant il comprit.
-Oh ça. J'ai eu un petit imprévu avec Francesca.
Silence.
Il ne comprit que trop tard la bourde qu'il venait de faire.
-Francesca, bien sur.
Merde !
Ricardo venait de le prévenir que Gabi n'était pas dans son assiette et lui il lui parlait tranquillement de Francesca ! Non mais à quoi il pensait !?
Il la vit serrer le torchon qu'elle avait en main. Il s'approcha d'elle, l'encercla et la retint tout contre lui.
-Ce n'est pas ce que tu crois.
Elle acquiesça doucement, inspirant lentement, heureuse de pouvoir être contre lui.
-Que s'est-il passé alors ?
-Je sortais de ma douche et elle m'attendait dans ma chambre.
Il la vit de nouveau triturer le malheureux torchon et se dit que finalement il n'aurait pas du dire ça.
-Il ne s'est rien passé. Elle n'a rien vu.
Pour une raison qu'il lui était inconnue, il lui déposa un baiser dans les cheveux.
-Mais elle a essayé.
-Elle a essayé, ça m'a mit en colère et je suis parti avec ce que j'avais sous la main.
-Un jeans et une chemise !?
Elle se retourna alors dans ses bras et il pu voir qu'elle souriait.
-Et pas n'importe quelle chemise à ce que je vois.
Mut pas une envie soudaine, elle vint lui déposer un léger baiser à la naissance de la gorge, là où d'ordinaire son col blanc trônait fier et immaculé. Il ferma les yeux.
-J'aime ce nouveau style.
Elle sourit et posa de nouveau ses lèvres sur sa peau chaude, vibrante, tentante.
-Gabi……
Elle respira son odeur, celle qui lui avait tant manqué. Lui.
Elle le torturait. Mais quelle plus douce torture que celle là !?
Il la repoussa alors pour pouvoir enfin la voir. Joues rouge, lèvres entrouvertes et quémandeuses, pupilles dilatées, respiration saccadée. Il ne lui en fallu pas plus pour céder.
Sa bouche vint s'écraser sur celle de Gabi, leur langue bataillant pour avoir le dessus, ils retrouvaient enfin ces sensations qu'ils pensaient perdues.
Gabi quitta momentanément sa bouche pour repartir le long de sa gorge, de sa clavicule, puis elle défit le reste des boutons quand il la remonta à lui. La poussa durement contre le plan de travail, il réattaqua sa bouche, ses mains étaient passées sous son débardeur et la caressaient lascivement. Il remonta tout doucement vers son soutien-gorge….
- Vous ressemblez à votre maitresse Mon Père. Oui Antonio vous vous souvenez quand même de votre titre !? –
Il rouvrit subitement les yeux. Mon Dieu mais qu'est-ce qu'il faisait !?!?
-Antonio ?
Oh Seigneur !
Il descendit les yeux et tomba sur Gabi. Les cheveux ébouriffés, les lèvres pulpeuses de ses baisers et ses yeux encore plus brun que d'habitude, qui ne comprenaient pas.
-Je suis désolé Gabi.
Il la lâcha, essaya de se réajuster et parti sans prendre la peine de fermer la porte.
Elle ferma les yeux, ne comprenant pas se qui venait de se passer. Antonio et elle avaient faillit faire de nouveau l'amour. Dans sa cuisine, sa cuisine et celle de Ricardo.
Oh Mon Dieu !!!!!!!!
Elle remercia silencieusement Antonio d'avoir eu le courage de partir. Dieu sait qu'elle n'aurait pas pu s'arrêter. Pas plus qu'elle en avait envie.
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